SEUR
russe Igelstroem, qu'il suivit en 1793 à Varsovie, fut fait prisonnier par les Polonais pendant leur lutte avec la Russie et, après sa mise en liberté, revint à Leipzig, où il se fit professeur d'anglais, puis correcteur d'imprimerie. Dans la suite, il entreprit deux grands voyages à pied (1801 et 1805), pendant lesquels il visita le raidi et l'ouest, puis le nord-est de l'Europe. On a de lui : Renseignements importants sur les événements de la Pologne en 1794 (Leipzig, 1796) ; Deux lettres sur les changements tes plus récents eu Russie (Zurich, 1797) ; Oboles (1797, 2 vol.) ; Poésies (Leipzig, 1801); Promenade à Syracuse (Leipzig, 1802, 3 vol.; 5« édit.,-1868); Mon été pendant Vannée 1805 (Hambourg, 1806; 20 édit., 1815). Ses Œuvres complètes ont été publiées après sa mort (Leipzig, 1826-1827, 12 vol.; 6e édit., 1863, 8 vol.). Il avait commencé k écrire son A utobiographie, qui fut terminée par Clodius (Leipzig, 1813).
SEUR s. m. (seur). Bot. Nom vulgaire du sureau.
SEUKRE, ville de France (Côte-d'Or), ch.lieu do cant., arrond. et à 26 kilom. K. do lÏKdune, dans une plaine fertile, près de la rive gauche de la Saône ; pop. ago'-i 2,778 hab. — pop. tôt., 2,787 hab. Construction de bateaux ; corderies, coutelleries, tanneries, tuileries ; fabrication de chandelles, châles, vinaigre, moutarde f fours à chaux et à plâtre, huileries, moulins à blé. Commerce de vins, charbon, bois, fourrages. La ville, bign bâtie, bien percée, est dans une position charmante, sur le bord de la Saône, qu'on y traverse sur un beau pont d'où la vue se perd dans les arrière-montagnes de la Côte-d'Or.
— Histoire. Seurre (Sarrogium ou Surugium) passe aux yeux de quelques écrivains pour devoir son origine à un ancien camp romain, mais rien de sérieux n etaye celte hypothèse. Ce oui est certain, c'est que la ville actuelle n est pas le Seurre primitif, ruiné à deux reprises par les Sarrasins au vnic siècle, par les Normands au ixc. A cette époque, les habitants de la cité détruite se réfugièrent au bourg Saint-Georges, et bientôt, les pêcheurs s'étant rapprochés de la rivière, la cité nouvelle prit naissance. Fortifié en M4Q, Seurre fut brûlé trente ans après par les soldats du duc Charles; mais ses murs ne tardèrent pas à se relever, et François 1er en augmenta encore l'importance. Les premiers seigneurs de Seurre dont l'histoire fasse mention sont les comtes de "Vienne au xie siècle. Le domaine passa ensuite par mariage à la famille de Hochberg, d'où il sortit pour être successivement réuni au domaine de plusieurs familles princiéres, les d'Orléans, les Nemours, les Mercosur, etc. Erigée en marquisat, puis en duché-pairie au profit de Roger de Beltegarde (101 1), la ville porta pendant quelque temps ce dernier nom et ne reprit l'ancien qu'en 16-46, à l'extinction de la pairie. Depuis, le marquisat fut possédé par les Bourbon-Condé. En 1773, le comte de Lamarche le vendit à un gentillàtre du pays. Les armes de Seurre étaient d'azur, semé de roues d'argent, au lion couronné d'or. Elle portait pour devise : Loyale et sûre.
En dépit de cette devise, Seurre fut plus d'une fois en lutte ouverte avec la royauté. La Ligue trouva dans cette ville un de ses derniers retranchements. Trois ans après la complète soumission du reste de la Bourgogne, elle était en pleine révolte contre l'autorité royale, sans toutefois reconnaître aucun parti ni arborer aucun drapeau. Mayenne tenta vainement de s'en emparer; Seurre, commandé alors par un capiluine nommé Lafortune , qui s'y était retire avec une troupe d'Italiens et de Français, repoussa toutes les attaques. Mais, encouragé» par le succès, la garnison se mit à lever des contributions et des taxes, rançonnant ta population environnante ; le roi ordonna alors le blocus de la ville. Ce blocus, quelque rigoureux qu'il fût, n'amena aucun résultat; Lafortune, par des sorties aussi hardies que fréquentes, semait le désordre parmi les assiégeants et, enlevant des prisonniers de grand nom, spéculant sur ces prises, trouvait moyen de s'approvisionner en dépit du blocus. Le maréchal de Biron finit par lui accorder une trêve de six ans, pendant laquelle Lafortune continua à régner sur la contrée, librement et sans contrôle. Cependant le traité de Vervins le détermina à capituler, et il se décida à abandonner la place moyennant une gratification de cinq mille éuus. .Seurre fut plus tard une des plus fortes places de la Fronde; Comlè, gouverneur de Bourgogne., y avait placé un commandant qui refusa de la rendre au roi. Louis XIV, alor3 à Dijon, se rendit en personne sous les murs de Seurre et en fit commencer le siège; mais ce ne fut qu'après quinze jours de tranchée ouverte que la capitulation fut signée. Le roi pardonna aux habitants, qui déclarèrent n'avoir obéi qu'à la force. Deux ans après, Seurre se retrouva dans la même situation. S'étant de nouveau révolté, le prince de Coudé y replaça une garnison ennemie de la royauté, qui désolait-la campagne par des sorties fréquentes. Des plaintes s'élevèrent dans la province, et une armée investit bientôt la ville rebelle. Seurre résistaun mois, mais le manque de vivres força la ville à capituler. « Cent hommes de troupes royales, dit M. Jolibois, avaient péri dans le siège. Dijon donna des fêtes brillantes a cette
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occasion ; la malheureuse ville de Seurre y fut brûlée en effigie a côté de l'image de la Fronde, ses fortifications furent rasées, et si l'on avait cru les autres villes, elle aurait été entièrement détruite. » Seurre possédait une commune depuis 1278 et jouissait des mêmes privilèges que Beaune et Auxonne. Son administration dépendait d'un maire, assisté de sept échevins et de douze prud'hommes, Le maire avait sa justice indépendante de celle du seigneur. La paroisse dépendait du diocèse de Besançon. Seurre possédait autrefois de nombreux. couvents : religieuses de Sainte- Claire, capucines, ursulines et augustines reformées. La maison de ces dernières, établie dans l'origine à Saint-Georges, fut incendiée en 1597, rebâtie, incendiée de nouveau et définitivement transférée dans la cité même (1653). C'est dans cet ancien monastère que l'ordre des chevaliers de Saint-Georges avait tenu pendant longtemps son chapitre.
— Monuments. On remarque à Seurre :
l'hôtel de ville, qui orne sa place principale ; l'église paroissiale, éditîce de la fin du xiv« siècle , surmonté d'un beau clocher ; enfin le château, entouré d'un vaste parc qui sert do promenade publique aux habitants. Il ne reste que des vestiges, insignifiants des anciennes fortifications.
Seurre est le berceau de la famille de Bossue t.
SEURRE (Gabriel -Bernard), dit Seurre l'alné, statuaire, né à Paris le 11 juillet 1795, mort le 6 octobre 1867. Il avait à peine dixhuit ans (1813) quand il entra dans l'atelier de Cartellier. Trois ans plus lard, il était admis à l'Ecole des beaux-arts, et il en sortait en ISIS avec le grand premier prix de sculpture. Quelquesmois après son retourde Rome, il exposa au Salon de 1824 une Haiyneuse, d'une forme élégante et d'un modelé délicat, qui fut achetée par l'Etat et placée au Grand Trianon, Une Suinte Barbe, commandée par la préfecture de la Seine pour 1 église de la Sorbonne et exposée au Salon de 1827, n'obtint pas moins de succès. L'année suivante, M. Seurre fut chargé d'exécuter des sculptures pour l'arc de triomphe de l'Etoile, et il proposa de couronner l'éd fiée par un quadrige orné de ligures gigantesques. Il a exposé depuis Sylvie pleurant son cerf et, en 1830, le modèle de la Victoire d'Aboukir, basrelief exécuté plus tard à l'arc de triomphe de l'Etoile. A partir de cette époque, M. Seurre l'alné n'envoya plus aucune de ses œuvres aux expositions publiques. En 18-12, sa Statue de Molière ne put être jugée que du jour de son érection a la place qu'elle occupe dans la fontaine de même nom. Citons encore, parmi ses œuvres, Paris donnant la pomma à Vénus, qu'on voit à Nantes. C'est à M. Thierry, dans son Histoire de l'Arc de triomphe, que nous devons de connaître les Projets de dé' coration de l'Arc de triomphe présentés par Seurre l'alné. Chevalier de la Légion d'honneur en 1837, cet artiste de beaucoup de talent fut nommé membre de l'Institut en 1852.
SECRRE(Charles-Marie-Emile),diti<jjciinc, statuaire, frère du précédent, ne à Paris ep 1798, mort dans la même ville en 18â8. Elève de son frère et de Cartellier, il obtint en 1822 le second grand prix de Rome, et en 1824 le premier prix. A son retour de Rome, Seurre le jeune se livra quelque temps à la gravure en médailles; mais il rentra bientôt dans le grand art, qui lui réservait des succès plus sérieux. 11 débuta en 1831 par une Léda trèsremarquèe, qui lui valut les sympathies de la famille d'Orléans. Depuis cette époque, il n'a plus paru au Salon ; mais il a produit plusieurs morceaux fort importants. Cette Léda, qui faisait partie de la galerie dite du Palais- Royal, fut brisée en 1848. Vers 1S33, le sculpteur fut chargé d'exécuter la statue de Napoléon Ie* qui a surmonté la colonne Ven, dôme de 1833 à 1863, époque où elle fut remplacée par le Triomphateur romain de M, Dumont, de l'Institut. Le Napoléon de Seurre existe ainsi, réduit à la grandeur nature, à "Versailles, avec quelques variantes dans le détail, surtout dans le costume. Ce bronze est l'œuvre la plus importante de Seurre. On lut doit encore plusieurs autres productions remarquables à plus d'un titre, entre autres : des iius-reliefs, dans la chapelle de Dieux; lu statue équestre de Louis XII, an château de Blois; la Marine, deux pendentifs de l'arc de triomphe de l'Etoile; des statues en marbre de Charles VII et de Gaston de Foix, le buste de l'amiral Hugues Quiérei, dans les galeries de Versailles; une statue de Boileau, au nouveau Louvre; la Poésie, charmante statue qui décote le mausolée de Casimir Delavigne au Pèie-Luchaise, etc.
Seurre le jeune était d'une nature modeste et bienveillante. Fuyant le bruit, évitant les compliments les plus discrets, il s'isolait dans son atelier et fréquentait peu le inonde.
SEDTÈKE s. f. (seu-tè-re — de Seuter, botau. alleiu.). Bot. Genre de plantes, do la famille des asclépiadêes, dont l'espèce type croît dans l'Améri jue du Nord.
SEV, dieu époux de Nout. Son nom parait signifier le temps. Dans les scènes funéraires, il est figuré couché. Ses symboles sont une étoile et une oie.
SEVAN'GA (lac), lac de la Russie d'Asie, nommé aussi Sivan ou Gouhtcha, c'est-à-dire bleu, dans le gouvernement et à 45 kilom. N.-O, d'Ërivan. Il mesure 65 kilom, du N.-O.
SEVE
au S.-E. et 22 kilom. de largeur; il reçoit le tribut de plusieurs rivières et verse ses eaux dans l'Aras, par le Zenghi.
SÊVASTOPOL, ville de la Russie d'Europe.