‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 339 sur 1059 · SEYD · texte numérisé non relu

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Les requins sont très-communs dans tout l'archipel des Seychelles; les huîtres de différentes espèces y sont excellentes. La seule industrie locale consiste dans la manipulation de l'huile de coco, confiée à des créoles envoyés de Maurice. L^s cocos de mer sont vendus sur pied k des Arabes, qui préparent avec la pulpe un médicament ou huile essentielle qu'on expédie dans les Indes.

Les habitants des Seychelles, placés dans des conditions économiques très-défavorables, ne cultivent que ce qui est strictement nécessaire pour leurs besoins et envoient à Maurice un peu d'huile, du tabac, des écailles de poissons, en retour de quoi ils reçoivent les objets indispensables que leur pays ou leur travail ne produit pas. Cependant en 1864 l'exportation de l'huile de coco a atteint une valeur de 600,000 francs. La population des Seychelles s'élève à environ 8,000 hululants, parmi lesquels il n'y a qu'un très-petit nombre de Français et d'Anglais.

Ces îles étaient connues des Arabes et furent probablement découvertes, di's 1502, parVaseo de Gama. Quatre ans plus lard, elles furent visitées par Suarez, qui leur donna le nom d'îles des Six-Frèrss. En 1742, le capitaine Picaut aborda sur la plus grande, prit possession du groupe au nom de la France et les appela îles de La Bourdonnaye, du nom du gouverneur des possessions françaises dans les Indes. Ce ne fut que plus tard, ainsi qu'on le verra plus bas, qu'elles reçurent le nom qu'elles portent actuellement. Pendant la Révolution française, elles servirent de lieu de déportation pour les condamnés politiques, et des membres des plus anciennes familles de France sejlrouvèretit transportés sur ces îles sans autres ressources que celles qu'ils pouvaient tirer de la culture des lambeaux de terre <jui leur étaient assignés. Les déportés épousèrent des esclaves amenées du Mozambique, et c'est de ces mariages qu'est issue la plus grande partie de la population actuelle des îles. Snus le gouvernement du chevalier de Quincey, en 1791, elles furent livrées au commudore anglais Newcorne, qui menaçait d'en bombarder le cheflieu. Les traités de 1814 ont confirmé aux Anglais la posse-sion des Seychelles, qui servent encore de station importante pour les navires marchands qui se dirigent vers les Indes. Les Seychelles ne sont pas peuplées en raison de leur étendue; de fréquents incendies ont ruiné leurs belles forêts. Apres Mahé, les îles principales sont : Praslin et la Digue. Ces noms furent, à l'origine, imposas à Ces diverses localités en l'honneur d'officiers de notre Hutte investis de commun déments dans ces mers éloignées. Le nom de Seychelles est même celui d'un de nos compatriotes, le ministre de la marine Hérault de ^échelles, qui *e distingua par ses services et son habile administration. Il fut le premier qui y fonda un établissement français. La langue usitée aux Seychelles est la langue française ; mais elle s'est singulièrement corrompue, surtout dans la b isse classe de la population. La conjugaison des verbes, la déclinaison des pronoms et presque toutes les formes grammaticales ont disparu. Une des phrases que l'un entend la plus communément est celle-ci : Moi ne coût pas (Je ne connais pas, Je ne sais pas) ; beaucoup de mots se sont accrus d'une voyelle, intercalée dans l'intérieur; ainsi, l'on dit yelisser pour glisser, belouse pour blouse, etc. Cette corruption est d'autant plus étrange, qu'il y a trois générations à peine les habitants parlaient un français des plus corrects.

SËYCHES, bourg de France. V. au Sup/il.

SEYDELMANN (François), compositeur allemand, né à Dresde en 1748, mort en 1806. II lit ses premières études sous la direction de son père et du maître de chapelle Weber. Il reçut ensuite des leçons de contre-point de Neumann, qu'il accompagna en 17U4 en Italie. Il revint en 1771 à Dresde. Il a corn;. osé les opéras : Der lahme H usai; Die sc/tûne A ?■se/ie, 11 Capriciosu coretto, La Viltanella di Misnia, H Mastro, Jt Turcoin, Itatia, La Seroa scaltra; les oratorios : La Betulia liberata, La Morte d'Abe/e et Gios re di Giutla. Seydelmann a, en outre, composé vingt petits morceaux pour musique instrumentale.

SEYDELMANN (Jaeques-Crescent), inventeur de la peinture à la seiche, né à Dresde en 1750, mort dans la même ville en 1820. Il alla en 1771 à Ruine, où il se perfectionna sous Mengs, et se rendit en 1781 k Dresde, où il fut professeur à l'Académie des beaux-arts. Il retourna encore dix fois en Italie et alla aussi en Russie, Ce fut en 1778 qu'il imagina d'employer pour la peinture la seiche mélangée avec du bistre, procédé devenu aujourd'hui d'un emploi générai. En fait d'oeuvres artistiques, Sejdelinaiin n'a laissé que dus imitations et des copies. Parmi ces dernières, nous citerons celles des toiles de la galerie de Dresde, qu'il fit en 1803 pour l'empereur de Russie.

SEYDELMANN (Apollonie), veuve du précédent, peintre sur miniature, née à Trieste en 1738, morte à Dresde en 1840. Elle était membre de l'Académie pour la peinture en miniature à Dresde. On cite, parmi ses productions, sa Madone de Raphaël.

SEYDELMANN (Charles), acteur allemand, né à Glatz (Silésie) en 1795, mort en 1843. II entra, en 1813, au service militaire, puis aborda

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la carrière théâtrale sur les scènes de Bres- Jau, de Gratz et d'Olintitz, où il ne put cependant obtenir qu'un médiocre succès. Ce ne fut qu'à Prague qu'il réussit k poser les bases de Sa réfutation, qui fut. bientôt répandue dans toute l'Allemagne. Les mêmes applaudissements l'accueillirent successivement à Casse!, à Dnrmstadt, à Stuttgard, à Vienne et enfin à Berlin, où il accepta, en 1838, un engagement à. vie. I! excellait surtout dans les rôles de Louis XI, de Cromwell, de Shylock, de l'avocat Wellenberger dans les Avocats d'iffland, du Marchand de vinaigre du même auteur, de l'abbé de l'Epée et de Richard Erandon dans Eugène Aram de Rellstadt. Un genre de rôle où il se faisait tout particulièrement remarquer était celui des roués dans la comédie.

SEYDLITZ (Frédéric-Guillaume de), général prussien, né à Kalkar, près de Clèves, en 1721, mort en 1773. D'abord page du margrave de Srhwedt, il entra, en 1739, au service militaire de la Prusse, fit prisonnier à la bataille de Hohenfriedbergîe général saxon de Srhliuhting , fut promu pour cet exploit au grade de major et devint colonel en 1755. A, la bataille de Kollin (1757), il exécuta à la tête des cuirassiers de Rot-how une charge brillante, qui la fit nommer majorgénéral par Frédéric II. Le 7 septembre de la même année, il soutint, près de Pégau, un combat des plus vifs avec la cavalerie ennemie, chassa, quelques jours plus tard, le maréchal de Soubise de Gotha et, placé par le roi k la tète de toute la cavalerie, eut la plus grande part à la victoire de Rosbach , après laquelle il fut promu lieutenant général. Les batailles de Zorndorf et de Hochkireb mirent le comble à sa gloire. Blessé grièvement à Kunersdorf, il dut revenir a Berlin, et, comme ou attribuait la perte de cette bataille à l'ordre que le roi lui avait donné à contre-temps d'abandonner une position avantageuse, Frédéric II se montra très-froid envers lui et ne lui permit pas de prendre part à plusieurs des combats qui furent livrés dans la suite. Ils ne tardèrent pas cependant à se réconcilier, et, a la bataille de Freiberg en 1762, Seydlitz montra qu'il savait se servir aussi bien de l'infanterie que de la cavalerie. A la paix, le roi le nomma inspecteur de tous les régiments de cavalerie cantonnés dap.s la Silesie, l'éleva, en 1767, au grade de général de cavalerie et lui fit ériger après sa mon un monument en marbre sur la Wilhelmsplatze, à berlin. La vie de Seydlitz, qui fut le plus brillant général de cavalerie de son temps, a été écrite par Varnhngen vôn Ense (Berlin, 1834). Dans la première partie, Varnliagen raconte les faits d'armes de cet intrépide soldat; dans la seconde, il retrace son caractère original, mélange de solides qualités, de préjuges, de caprices, de nobles vertus, de vices de position, avec une vocation intraitable pour le métier de cavalier. Cette partie est la plus curieuse pour nous. L'histoire des intermittences de jalousie mesquine et de reconnaissance que Frédéric ressentit toujours k l'égard de ce précieux serviteur est fort intéressante. Le style de cette biographie est simple, convenable", sans prétention, comme il convient à un homme de goût.

SEYEB (Samuel), érudit anglais, ne à Bristol, mort en 1831. Il fit ses études à l'université d'Oxford, entra en même temps dans les ordres et dans le corps enseignant et devint successivement curé d'Horlield, recteur de Felion et président de la Société bibliographique de sa ville natale. On connaît de lui : Syntaxe du verbe latin (1798, in-8°) ; Principes du christianisme (1800, in-12) ;Latium redivivum (J808, in-fioj,

SEYETTE s. f. (sè-iè-te). Pêche. Petite seine qu'on traîne sur les grèves, pour prendre de petits poissons.

SEYFFARTH (Waldemar),. voyageur et romancier allemand, né a Weissenfe.s en 1795, mort à Leipzig en 1850. Il étudia le droit k lèna, s'établit comme avocat dans sa ville natale, se fixa . nsuite à Leipzig, puis se mit à parcourir l'Europe. Il a laisse de* récits trèsanimés et tres-p.uoresques de ses excursions sous les titres 'suivants : Journées de voyage en Angleterre , en France, en Suisse, etc. (Leip/ig, 1835, 4 vol. in-8o); Lettres de Londres (1838, 2 vol.); Lettres bigarrées (1S40,

2 vol.). On lui doit aussi quelques romans, parmi lesquels on cite : Andronico (1841,

3 vol.) et Dick Brown (2 vol.).

SEYFFARTH (Gustave), orientaliste alle-

innuu, parent du précédent, né â Uebigau (Saxe) en 1796. Il étudia la philosophie et la philologie k l'université de Leipzig, où il se rit recevoir agrégé en 1824. et, l'année suivante, obtint k la même université une chaire d'archeo.ogie. M. Se>ffarth fut charge, en 182C, de visiter les collections égyptiennes de Munich, de Berlin, de Rome, de Turin, de Naples, de Paris, de Londies et de La Haye. Il passa trois années dans ces savantes recherches et rapporta à Leipzig de nombreuses copies d'inscriptions égyptiennes et des matériaux qui ont servi à tous ses travaux ultérieurs. M. Seytfarth a fait quelque bruit par ses polémiques avec un autre illustre archéologue, Champoliion, et par la hardiesse de ses hypothèses qui ont été vivement critiquées. On a de ce savant : De sonis litterarum grxcarum tum geminis tum udoptivis (Leipzig, 1824); De pronunciatione vocalium grscorum

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(1823); De lingua et litte.ris veterum jEgyptiorum (1825-1831, 2 vol.); Budimenla hierofjlyphices (1826); Systema astronomie JEgyptiorum quadripartitum ( 1833); Notre alvluibet, image du zodiaque (1834i; Alptiabeta yenuina JEyyptiorurn et Asianorum (1840); Principes de mythologie et d'ancienne histoire religieuse (1843); Recherches sur l'aimée de la naissance du Christ (1846K Rectifications de l'histoire de la chronologie et de lamythologie des Romains, des Persans et des Egyptiens, d'après de nouveaux documents historiques et astronomiques (1855); Grammalica Bgyptiaca (Gotha, 1855); Ecrits théologiques des anciens Egyptiens (Gotha, 1855), ouvrage dans lequel M. Seyffarth a publié la traduction de l'important papyrus de Turin, etc.

SEYFFERT (Frédéric-Everard de), architecte allemand de premier ordre, né à Lauffen, sur le Neckar, en 1781, mort à Stuttgard en 1856. Nommé architecte du roi de Wurtemberg, il a dressé et décoré presque tous les parcs et jardins de Stuttgard, de Lud- Wigsbourg et de Canstadt, entre autres celui du Rosenstein, celui de la Wilhelma (avec Zanth), le saîon et le château de Monrepos, près de Ludwigsbourg, le château de l'Ours, près de Stuttgard, l'établissement des eaux minérales à Canstadt, etc. On lui doit : Divers paysages duWurtemberg, sous le rapport horticole et architectural, avec de courtes notes (1825); Description du Rosenstein (1831).

SEYFRIED (Ignace-Xavier, chevalier de), compositeur allemand, né à Vienne (Autriche) en 1776, mort dans la même ville en 1841. Il était fils d'un conseiller de la cour du prince de Hohenlohe-SchiUingsfurst et montra dès son enfance de rares dispositions pour la musique. « Mozart et Kozeluch firent de lui un pianiste distingué, et l'organiste Haydn lui enseigna les règles de l'harmonie, dit M. Fètis. Destine au barreau par ses parents, Ignace de Seyfried se prépara à l'étude du droit en suivant à Prague des cours de littérature et de philosophie; il y fit la connaissance de Dionys Weber, de Tomaschek et de Witasek, qui encouragèrent son penchant pour la musique. De retour k Vienne, il y suivit des cours de droit qui ne l'empêchèrent pas d'étudier avec zèle le contre-point sous la direction d'Albreehtsberger. Le séjour de Winter à Vienne, où il était allé écrire [es Ruines de Babylone, fournit au jeune Seyfried l'occasion de s'instruire de tout ce qui concerne la composition dramatique. Ce fut sur les avis de ce musicien célèbre que son père consentit enfin à lui laisser suivre la carrière de l'art, pour laquelle il se sentait un penchant irrésistible. Les recommandations de ce maître lui firent aussi obtenir, k l'âge de vingt et un ans, les titres de compositeur et de directeur de musique du théâtre dirigé par Schikaneder. Son premier opéra y fut représenté en 1797. Seyfried a composé la musique d'environ soixante-dix opéras-coiniques, pantomimes, pièces féeriques, ballets, parodies et farces; des ouvertures et entr'actes pour plusieurs tragédies, telles que Jules César, la Pucelle d'Orléans, Attila, etc. En 1828, il donna sa démission de la place de directeur de musique du théâtre, et depuis ce temps il vécut dans la retraite , sans interrompre toutefois ses travaux. La musique d'église de Seyfried est fort estimée en Autriche... Dépourvu d'originalité dans les idées et dans la forme, mais infatigable dans ses travaux, Seyfried fut pendant plusieurs années le rédacteur principal de la Gazette spéciale de musique des Etats autrichiens; il a fourni de bons articles k la Gazette musicale de Leipzig , au recueil intitulé Ciecilia et à d'autres journaux. Enfin, il a été l'éditeur des œuvres théoriques d'Albrechtsberger, des études de composition de Beethoven et des essais de Preiudl sur l'harmonie et le contrepoint, recueillis et mis en ordre sous le titre de Wiener tonschuie (école de musique viennoise). Seyfried était membre des académies et sociétés de musique des Etats autrichiens, de Stockholm, de Paris, Graetz, Leybach, Nuremberg, Presbourg et Prague. Une circonstance singulière a signalé ses derniers jours. Etant tombé malade le jeudi 26 août au soir, il pressentit sur-le-champ qu'il n'avait plus que quelques heures à vivre, et il se mit aussitôt à rédiger pour les journaux de Vienne une note annonçant qu'il était mort le lendemain vendredi et dans laquelle il n'avait laissé en blanc que l'heure de sa mort. Dans la même soirée du jeudi, il fit appeler deux de ses amis et leur remit un paquet cacheté assez volumineux, avec prière de ne l'ouvrir qu'après sa mort. Ce paquet contenait la partition manuscrite d'une messe de Requiem de Seyfried et un bulletin portant que cet ouvrage, terminé au mois de juillet 1835, était destiné à être exécuté aux obsèques de l'auteur. Nous citerons, parmi ses morceaux de musique à'église : une Messe à quatre voix, un grand Requiem pour quatre voix d'hommes et chœur, l'oratorio intitulé : les Israélites dans le désert, un Regina cœli, deux Veiii Sancte Spiritus, plusieurs hymnes en langue hébraïque, des psaumes et hymnes en latin et en allemand, etc. Il a écrit aussi des sonates , rondeaux et variations pour piano; des quatuors pour violon; deux symphonies et des pièces pour divers instruments. Ses principaux opéras sont : Der Lawenbrun (1797); Der Wundermann um Rheinfall (1799) ; les Druides (1801); Cyrus (1803);

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les Samaritaines (180C); Richard Cœur de Lion (1810); la Rose rouge et ta Rose blanche (1810); Zémire et Azpr(1318), le meilleur de Ses opéras. Il composa la musique de divers mélodrames célèbres traduits du français, tels que Montezuma, Saùl, la Citerne, les Macchabées, l'Orpheline de Genève {Thérèse, de Victor Ducange), etc.

SEYKUS, peuple de l'itidoustan. V. Sikhs.

SEYMERIB s. f. (sé-me-rî). Bot. V. sey-

MURIB.

SEYMOCR (Jeanne), troisième femme de Henri VIII, roi -d'Angleterre, née dans le comté de Wilts vers 1516, morte le 24 octobre 1537.

La chronique raconte que, lorsqu'on vint apprendre la mort de Catherine d Aragon à Anne de Boulen, l'orgueilleuse amante-épouse de Henri VIII se tourna vers ses femmes en leur disant : « C'est maintenant que je suis bien la reine d'Angleterre. Enfin je n'ai plus de rivale 1 « Or, k l'heure même, Henri VIII, ce libertin blasé, las déjà de celle pour qui il avait répudié Catherine et déclaré bâtarde sa tille Mûrie, laissa tomber ses regards sur Jeanne Seymour. Et comme ce maître omnipotent n'aimait pas à attendre, aux regards il tit vite succéder les présents, aux présents les démarches, les invitations à se rendre. Un jour, Anne de Boulen entre inopinément dans une salle du palais et trouve Jeanne sur les genoux du roi. Ce jour était le lendemain de celui où si hautement lu favorite s'était déclarée reine d'Angleterre et avait cru la couronne à jamais affermie sur son front. Elle pâlit affreusement et, s'étant retirée dans sa chambre, elle se fit mettre au lit. Bientôt après elle accouchait avant terme d'un fils mort.

Ce fils eût peut-être retardé la- chute, la mort tragique de la reine ; à coup sur il ne l'eût pas sauvée. Elle gênait le roi et dès lors il fallait qu'elle disparût. Atiue fut arrêtée et, le 15 mai 1536, condamnée, comme adultère et incestueuse avec son frère, à avoir la tête tranchée. Trois jours après, le 19 mai, elle subissait sa peine.

Le lendemain 20 mai 1536, Henri VIII épousait solennellement Jeanne Seyinour. Elle avait vingtansenviron,étantnée, avons-nous dit, vers 1516. Son père était un chevalier du comté de Wilts, possesseur d'une grande fortune et fort considéré à cause de cette fortune, dont il usait du reste magnifiquement dans la résidence seigneuriale qu'il s'était fait bâtir aux environs deSalisbury. Jeanne, toute jeune encore et joignant aux charmes de la jeunesse les grâces de l'esprit, fut placée comme fille d'honneur auprès d'Anne de Boulen, lorsque celle-ci pritla place de Catherine d'Aragon exilée, et c'est. chez elle que le roi Henri VIII la rencontra et qu'elle eut le dangereux honneur de plaire k ce monarque.

Voici le portrait de Jeanne d'après M. Dargaud. Il vient de montrer Henri VIII tout habillé de blanc, au lendemain delà mort d'Anne de Boulen, et se rendant avec Jeanne au lieu où doivent être célébrées les fêtes de son mariage,, la cérémonie des fiançailles. « Il (le roi ) profanait d'un regard hardi et curieux les teintes de pêche du visage de Jeanne et les ondes dorées de ses cheveux. Sous ce regard impatient, la belle fiancée baissait modestement ses yeux bleus voilés par de longs

cils

« La figure de Jeanne est d'un ovale exquis, la peau d'une délicatesse diaphane. Les joues sont fraîches et vermeilles, d'un velouté éclatant. Le nez est aquilin. X^es sourcils sont d'un dessin léger. Les prunelles, vives, pures, suaves, brillent dans leurs orbites de saphir d'une lueur vacillante et sont tin. ides comme les pupilles du faon. La bouche virginale voudrait parler, mais elle n'ose. Un elfroi secret erre sur ses lèvres éoarlates. Jeanne voit-elle la hache entre elle et le toi? Craint-elle d'interroger celui qui promet le trône et qui donne la mort ? Jeanne se laissait conduire de résidence en résidence. Elle tenait successivement sa cour dans tous ces palais où elle avait obéi. Le roi la promenait à. cheval dans ses forêts féodales. Dansses douleurs et dans ses ennuis, Henri redoublait de passion pour Jeanne. Il était de complexion amoureuse, et malgré l'embonpoint, malgré un ulcère dont il était affligé, malgré les soins du règne et de l'Eglise, il se livrait en jeune homme au plaisir en y mêlant étrangement les élans d'une sensibilité hypocrite et les arguties d'une casuistique barbare. »

Henri VIII fit davantage encore, tant sa passion était ardente, et, par un acte du Parlement, la couronne fut assurée aux enfants de Jeanne Seymour au détriment de Marie Tudor et d'Elisabeth, toutes deux déclarées bâtardes. Marie Tudor, qui sous couleur d'orthodoxie inondera de sang l'Angleterre, ne fit aucune opposition k l'acte du Parlement; elle y adhéra des deux mains, au contraire. Au prix de cette lâche impiété, elle put revenir à la cour présenter ses devoirs à la reine. Mais Jeanne, tout en l'accueillant, ne put retenir un sentiment de dégoût; jamais elle ne put, touten ta. traitant en tille bâtarde de Henri VIII, la considérer, l'aimer. Autre elle fut avec Elisabeth, la fille, tout enfant encore, d'Anne de Boulen, la pauvre orpheline ; elle l'aima de tout son bon cœur et fut pour elle bonne et douce.

Ainsi vivait Jeanne Seymour à- la cour d'An-

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gleterre, endormant de sa voix caressante les douleurs, les ennuis k la fois et les ] ensées sanguinaires du roi d'Angleterre et semant autour d'elle autant de bien et de joie qu'il était permis d'en semer, lorsque -advint un événement qui sembla devoir affermir pour elle l'amour de Henri Vlli : le 12 octobre 1537, elle accoucha d'un fils, auquel fut donné lo nom d'Edouard, o Le roi, dit l'auteur que nous citions tout k l'heure, était transporté d'aise. Il ne se possédait pas. Il répandait à poignées les grâces autour de lui. Il créa comte d'Hertford sir Edouard Seymour , le fr-re aîné de la reine, qu'il avait déjà fait lord Beaucharnp. Sir John Russel devint lord Russel, sir William Fitz- Williams, comte de Southampton, et sir William Paulet, lord Saint-John.

Le roi proclama son fils Edouard prince de Galles. Tout à coup, cette perspective éclatante s'assombrit; douze jours après avoir donné à l'Angleterre un héritier qui, par les grâces qu'il tiendra de sa mère, fera un instant oublier Henri VIII, le 24 octobre 1537 la reine Jeanne expirait.

Le roi fut vivement affecté. On le croirait du moins d'après le billet qu'il écrivait à son frère en lubricité, au faune de la forêt de Fontainebleau, k François 1er le complimentant sur la naissance de son fils. « La Providence, lui répondait-il, a meslé cette grande joye avec l'amaritude du trépas de celle à qui je devois ce bonheur. » Mais c'était la un de ces accès d'hypocrite sensiblerie auxquels était sujet Henri VIII. Après quelques jours de veuvage, au mois de novembre, Henri VIII demanda la main de la duchesse douairière de Longueville, Marie de Lorraine, qui eut l'impertinence, au grand étonnement du roi, de ilécliner l'honneur qu'on voulait bien lui faire.

SEYMOUR (Edward), duc DE SOMERSET, homme d'Etat anglais, frère de la précédente, mort à Londres en 1552. Après avoir terminé ses études k Oxford, il fit son entrée k la cour de Henri VIII et, lors du mariage de sa sœur, reçut les titres de vicomte Beaucharnp et de comte de Hertford. Désigné dans le testament de Henri VIII comme un des seize gouverneurs chargés de veiller sur les intérêts du roi mineur, il se fit nommer protecteur du royaume, puis duc de Somerset et prit sur lui de déclarer Sa guerre à l'Ecosse. Ses velléités d'absolutisme soulevèrent l'Angleterre entière contre lui; effrayé alors de l'orage qui s'amoncelait sur sa tête, il renonça au protectorat et fit sa soumission au conseil, il fut aussitôt conduit k la Tour de Londres, dépouillé de ses emplois et condamné à une amende de 2,000 livres sterling par an. Rentré en grâce auprès d'Edouaru VI, il se vit accuser une seconde fois d'avoir tenté de pousser le peuple k la révolts, fut déclaré cou, able de félonie, condamné k mort et décapité. On a de lui : Epistola exhortaloria missa ad populum ScoiilB (Londres, 1548, in-40).

SEYMOUR (Anne, Marguerite et Jeanne), filles du précédent et nièces de l'épouse de Henri VHI.

Anne, Marguerite, Jeanne n'aimèrent, en ce temps d'hypocrisie et de dévergondage, que les choses de l'esprit, que l'étude des lettres. Elles cultivèrent surtout la poésie et laissèrent cent distiques composés sur le même sujet, la mort Ue Marguerite de Valois, et écrits en langue latine.

Ces distiques furent traduits en français, en grec, en italien, et imprimés k Paris, en 1551, in-8<>, sous ce titre : le 2'ombeau, de Marguerite de Valois, reine de Navarre faicl premièrement... etc.... depuis traduit en grec, italien et français par plusieurs des excellents poètes de la France... etc. (Cet ouvrage est catalogué à la Bibliothèque nationale sous la marque Y, 4526.)

Anne, l'aînée, épousa en premières noces le comte de Warwiek, fils du duc de Northumberland, et ensuite sir Charles Hunton ; les deux autres moururent dans le célibat.

SEYMOIJR (Thomas), baron de Sudulëy, frère d'Edward Seymour, exécuté à Londres en 1549. Grand amiral d'Angleterre sous Henri VIII, il fut nommé par ce prince membre du conseil de régence pendant la minorité d'Edouard VI et il épousa la veuve de Henri VIII, Catherine Parr (1547), Ambitieux et dépourvu de tout scrupule, il essaya de séduire la jeune princesse Elisabeth, qui devait plus tard monter sur le trône, dans la pensée, dil-on, de l'obliger à l'épouser pour cacher sa faute. Il venait de perdre sa femme (154S), lorsque ses tènèbreustis menées furent counues. Comme par sou incapacité et ses perfidies il avait mis plusieurs fois la sûreté de l'Etat en danger, Edouard VI le fit emprisonner à la Tour (16 janvier 1549). Traduit devant le Parlement pour y être jugé, il fut condamné à mort le 5 mars et exécute cinq jours plus tard.

SEYMOCR (Arabelle), fille de Charles Stuart, comte de Lennax, frère cudet de Henri Stuart Darnley, époux de Marie, reino d'Ecosse. Elle descendait aussi par sa mère des Cavendisû de Chatsworth, famille illustre et ancienne du comté de Derby.

Cette double origine causa tous les malheurs de miss Arabelle. Son nom devint, à plusieurs reprises, un sigue de ralliement, un drapeau pour les adversaires d'Klisabeth et de Jacques Ier. Compromise dans une de ces

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accusations de complots auxquelles l'artificieuse Elisabeth savait donner une apparence de réalité et qu'elle dirigeait contre tous ceux qu'elle voulait perdre, miss Arabelle fut arrêtée; mais comme elle paraissait moins à craindre que Marie Stuart qu'on avait décapitée en 1586, sur une accusation de complot contre la sûreté de la vie de la reine, on se contenta de l'enfermer dans une prison, où elle languit longtemps captive.

Rendue à la liberté vers la lin du règne d'Elisabeth, elle tut de nouveau arrêtée sur l'ordre du fils de Marie Stuart, Jacques VI d'Ecosse, son parent, devenu Jacques 1er d'Angleierre.

Arabelle venait d'épouser secrètement le duc de Seymour et rassemblait autour d'elle tout le parti aristocratique qui, & en croire les ministres, tramait une conspiration contre le nouveau roi. Il ne s'agissait de rien moins que de substituer Arabelle k Jacques I" sur le trône d'Angleterre, par l'appui de l'Espagne et de l'Autriche. Une correspondance Secrète avait lieu; elle fut saisie, et lord Cobham, lord Thomas Grey de Witton et l'illustre Walter Raleigh furent livrés à une commission présidée par Coke etCecil, leurs plus grands ennemis.

La duchesse de Sevmour et son mari avaient été enfermés à la Tour; ils parvinrent k s'échapper et le duc de Sevmour s'embarqua. Mais iady Arabelle fut arrêtée et réintégrée dans son cachot, où elle mourut en 1615.

SEYMOUR (sir Michel), marin anglais, né à Plytnouth en 1802. Comme son père, qui avait été contre-amiral, il entra de bonne heure dans la marine, servit sous ce dernier pendant les campagnes de 1813 et de 1814, puis entra à l'Ecole de marine, où il resta jusqu'en 1817. Nommé lieutenant en 1822, capitaine en 1826, il rit diverses croisières dans lu Méditerranée et sur les côtes du continent américain. M. Seymour était depuis 1850 inspecteur des magasins et docks de Sheerness et de Devonport, lorsque commença la guerre d'Orient (1354). Il prit part à cette guerre, sous les ordres de sir Charles Napier, qui le choisit pour capitaine de pavillon, reçut en 1855 le grade de contre-amiral, pour commander en second la flotte anglaise qui opéra dans la Baltique sous les ordres de l'amiral Dundas. L'année suivante, sir Seymour prit le commandement de la station navale de la Chine. Ayant vainement exigé des réparalions pour insultes faites à un équipage anglais, il s'empara des forts qui protégeaient Canton (24 octobre 1856), puis bombarda la ville (3 et 4 novembre). Faute de forces suffisantes, il borna lk ses opérations de guerre, qui devaient être reprises de concert avec la France en 1858. 11 fut promu grand-croix de l'ordre du Bain, alla représenter la ville de Devonport au Parlement (1859) et devint, deux ans plus tard, vice-amiral du pavillon rouge.

SEYMOUR (lord Henry), personnage anglais, qui s'est rendu célèbre par ses excentricités, né en 1805, mort vers 1860. Il était frère de lord Eicbard Seymour , marquis d'Hertford. Lord Henry Seymour fut longtemps un des lions du inonde parisien et reçut du peuple le surnom de lord Anouiiie. Comme nous avons parlé ailleurs (v. Courtillb et original) des principales excentricités qui ont rendu ce personnage fameux, nous nous bornerons ici à y renvoyer le lecteur.

SEYMOUR ( Horatio ) , homme politique américain, né dans l'Etat de New-York en 1311. Il s adonna k l'étude de la jurisprudence, puis se fixa k Utica, où il acquit bientôt la réputation d'un savant juriste. Elu, en 1842, député à l'Assemblée législative de New-York, il fut nommé successivement gouverneur de cet Etat en 1852 et eu 1&62. Attaché au parti démocratique, il se trouva dans une situation fort d'uficile lors de la guerre de la sécession, et dut faire mettre à exécution, k New-York, le bill sur la conscription, qu'il avait combattu et qui avait été voté par le congrès. Lorsque son parti eut été vaincu, il en resta un des représentants les plus autorisés et, lors des élections k la présidence de la république, en juillet 1868, il fut choisi pour candidat par les démocrates contre le général tirant, candidat dos républicains, qui fut élu. Malgré son échec, M. Seymour n'en a pas moins continué à jouer un rôle important dans les affaires publiques.

SEYMOUR-CONWAY (Richard), marquis d'Hertford, pair d'Angleterre. V. Hkrtford.

SEYMOUR-HADEN, chirurgien et graveur anglais, ne en 1812. H étudia la médecine et la chirurgie, Se fit recevoir docteur et fut agrégé au collège des chirurgiens d'Angleterre. M. Seymour-Haden a fondé un hospice d'incurables, qui est devenu un hôpital royal. Ce savant, attaché comme chirurgien honoraire au musée de South-Kensington, a fait partie du jury lors des Expositions universelles de 1855 et de 1862. Tout en s'adounant k la science, il a cultivé les arts, particulièrement la gravure à l'eau-forte. Pendant des voyages qu'il» faits en Italie et en Ecosse, il a recueilli des vues et exécuté de remarquables eaux-fortes, dont M. Philippe Burty a publié un intéressant recueil.

SEYMURIE s. f. (sè-mou-ri — de lord Seymour, homme d'Etat angl.). Bot. Genre de plantes, de la famille des personnées,

SÉZA

tribu des gérardiées, comprenant des espèces qui croissent dans l'Amérique du Nord. Il On dit aussi SEYMiiRie.

SEYNE (la), ville maritime de France (Var), cant. d'OUioules, arrond. et k 6 kilom. S.-O. de Toulon, au fond de la rade de Toulon, où elle a un port de commerce; pop. aggl-, 7,233 hab. — pop. tôt., 10,123 hab. La Seyne tire son importance, qui s'accroît de jour en jour, de la construction des navires. La Société des forges et chantiers de la Méditerranée y a établi récemment un des plus beaux chantiers de constructions navales connus en Europe. C'est de lk que partent chaque jour les nombreux vaisseaux ou barques commandés tant par les armateurs du commerce français et par la compagnie des messageries que par les gouvernements étrangers. Les chantiers de La Seyne emploient environ 3,000 ouvriers et acquerront incessamment l'importance de ceux que la Société possède à Marseille et dont ils ne sont, k proprement parler, que l'annexe. Le port de La Seyne, que l'on creuse actuellement (1875), mesure une superficie d'environ 24,600 mètres. Malheureusement l'insuffisance du tirant d'eau aux abords des quais oblige les navires marchands k user de l'intermédiaire de bateaux chalands pour opérer leur chargement ou leur déchargement. Le mouvement du port de La Seyne, en 18C1, a été de 19 entrées et de 9 sorties, représentant ensemble 7,092 tonnes. La Seyne possède un collège de maristes et une promenade plantée d'arbres. Elle est en communication continuelle avec Toulon , k l'aide d'un double service de voilures et de bateaux.

SEYNE, petite ville de France (Basses-Alpes), chef-lieu de cant., arrond. et k 43 kilom-. N. de Digne, près de la petite rivière de Blanche ; pop. aggl., 825 hab. — pop. tôt., 2,3l2 hab. Place de guerre de 3» classe; fabrication de toiles, commerce da mulets, chevaux et bestiaux. Seyne est bâtie sur le penchant d'un coteau, dans une vaste et fertile plaine entourée de montagnes souvent couvertes de neiges. Elle est entourée de remparts et défendue par une citadelle. L'église paroissiale, construction romane du xnc siècle, est surmontée d'un beau clocher ogival; l'intérieur ne présente de remarquable que les sculptures des chapiteaux. Les évêques de la province d'Arles tinrent un concile provincial k Seyne en 1267.

SEYNE S (Alphonse de), architecte et dessinateur, mort k Nîmes en 1844. Il a publié deux ouvrages estimés sur les antiquités de Nîtnes, savoir : Monuments romains de Nimes, dessinés d'après nature et lithographies (Paris, 1818, 5 liv. petit in-fol.); Essai sur les fouilles faites en 1821 et en 1822 autour de la Maison carrée (Nîmes, 1823, in-S°, avec 3 planches dont une coloriée ; 2« édit., Nîmes, 1824, in-8<>, avec A planches).

SEYN1, ville de la Russie d'Europe (Pologne), chef-lieu du district de son nom dans le gouvernement d'Augustow, à 15 kilom. O. de Suwafki, près de Memel; 2,700 hab. Fabriques de draps et de cuirs.

SEYPAN, île de l'Océanie. V. Saypan.

SEYSSEL, bourg de France (Ain), chef-lieu de cant., arrond. et k 29 kilom. N.-E. de Beliey, sur la rive droite du Rhône, qui y devient uavigable; pop. aggl., 1,078 hab. — pop. tôt., 1,184 hab. Riches mines d'asphalte et do bitume ; filature de coton, scierie ; carrières de pierres blanches. Beau pont suspendu sur le Rhône, qui met en communication Seyssel, chef-lieu de cant. du département de l'Ain, et Seyssel, chef-lieu de cant. du département de la Haute-Savoie.

SEYSSEL, bourg de France (Haute-Savoie), ch.-l. de cant., arrond. et a 35 kilom. de Saint-Julien; pop. aggl., 496 hab. — pop. tôt., 1,509 hab. Ateliers de construction de bateaux.

SEYSSEL (Claude de), historien français.

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