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chef-d'œuvre. Ses successeurs furent des portraitistes, des animaliers, des peintres de fleurs. Ce sont les réalistes de l'antiquité. Ils eurent tout le succès qu'ils pouvaient attendre, parce qu'ils vinrent à temps, et, par eux, le génie grec se présenta sous un coté nouveau et accomplit, sous une face moins splendide, il est vrai, son admirable développement. Pamphile , élève d'Eupompe , peignit l'histoire. On cite de lui : les Héraclides suppliants, une Bataille près de Philonte , une Victoire des Athéniens, Ulysse sur son vaisseau, œuvres sagement composées et mathématiquement belles, car l'auteur était profond mathématicien et niait que, sans les mathématiques, l'art pût atteindre sa perfection. Cette sagesse et cette régularité lui valurent de telles admirations qu'Apelle , déjà célèbre, vint travailler avec lui. Mélanthe succéda à sa gloire et fut aussi sage que lui. Un portrait de lui, très-célèbre, représentait le tyran Aristrate, debout sur un char, à côté de la Victoire. Pausias fut son contemporain et peignit des fleurs. Voici Ja légende de ce peintre, contée par un moderne d'après Pline : • Dans sa jeunesse, il aima une marchande de couronnes nommée Glycère. En se jouant, il Copiait les fleurs dont elle était entourée et prétendait créer avec son pinceau des couronnes plus belles encore; c'est ainsi qu'il devint un grand peintre de fleurs. Il était pauvre alors, et Glycère le faisait vivre du produit de son petit commerce. Aussi, plus tard, quand il fut connu, voulutil consacrer le souvenir de ses bienfaits. Il fit son portrait et la représenta tenant une couronne. > Pausias aimait aussi à peindre les enfants et des sujets de décoration ; il peignit des plafonds et sema de fleurs les caissons, qui auparavant ne recevaient que des étoiles et des palmettes. Ce peintre peignait à l'encaustique. Il essaya la grande peinture et y échoua. Son hls Avistolaos peignit des sujets nobles; il représenta Epaminondas, Périclès, Médée, la Valeur, Thésée, le Peuple athénien. Un autre élève de Pausias fit de la grande peinture et fut incompris ; son peu de popularité lui venait peut-être de sa couleur, qui, dit Pline, abondait en jaune et était très-désagréable. Socrate, son rival, était bien plus goûté, au rapport des anciens, et nous le croyons sans peine. Socrate avait fait le Paresseux; c'était un homme qui tressait une corde de jonc et laissait son âne la manger à mesure. Néalcès, le contemporain et lami d'Aratus, fut encore un grand peintre; il fit un Combat naval entre les Egyptiens et les Perses, une Vénus, un Cheval écumant. Sa fille et ses élèves continuèrent son école, mais sans éclat; l'art ne peut survivre longtemps à la liberté.
SICYONIE s. f. (si-si-o-nl). Entom. Genre d'insectes lépidoptères diurpes, de la tribu des papilionides, dont l'espèce type vit au Brésil.
— Crust. Genre de crustacés décapodes brachyures,de la famille des salicoques, tribu des pénéens, formé aux dépens des palémons, et dont l'espèce type habite la Méditerranée.
SICYONIEN, IENNE s. etadj. (si-si-o-ni-ain, j-è-ne). Géogr. Habitant de Sicyone; qui appartient à cette ville ou à ses habitants : Les Sicyoniens. La population sicyonienne.
— Antiq. Chaussure sieyottienne, Sorte de chaussure fort élégante.
SICYONIS, nom ancien d'une petite île de la mer Egée, près de la côte orientale de la Laconie, en face d'Epidaure. Minerve y avait un temple.
S1CYOS s. m, (si-si-oss — du gr. sikuos, concombre). Bot. Genre de plantes grimpantes, de la famille des cucurbitacées, type de la tribu des sicyoïdées, comprenant une quinzaine d'espèces, qui croissent dans les régions chaudes du globe : Le sicyos peut être associé aux autres plantes grimpantes. (Vilmorin.)
SIDA s. m, {si-da • — nom grec de ]a guimauve). Bot. Genre de plantes herbacées et d'arbrisseaux, de la famille des malvaeées, type de la tribu des sidées, comprenant environ deux cents espèces, répandues dans les régions chaudes du globe : Quelgues espèces de sida sont cultivées comme plantes d'ayrément. (P. Duchartre.) il Syn. d'ABUTiLON et de NAPÉE, autres genres de malvacées.
— Encycl. Le genre sida renferme des végétaux herbacés, sous-frutescents ou frutescents, à feuilles alternes, pétiolées, entières ou plus rarement lobées; les fleurs sont solitaires ou groupées en petit nombre à l'extrémité de pédoncules axillaires j le fruit est une capsule composée de coques indéhiscentes et monospernies, verticillées autour d'un axe central. Ce genre renferme un grand nombre d'espèces, qui croissent dans les contrées les plus chaudes du globe et dont plusieurs sont cultivées dans nos jardins. Nous citerons particulièrement le sida arborescent, haut de 2 mètres, à grandes fleurs blanches, originaire du Mexique ; le sida réflexe, à corolle d'un rouge écarlate, qui croît au Pérou ; le sida rhomboidal, de l'Inde, dont on mange les feuilles et dont les rameaux servent à faire des balais, comme ceux du sida à feuilles de charme. Diverses espèces jouissent de propriétés médicales.
SIDA YO, ville de l'Océanie, sur la côte sep-
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tentrionale de l'Ile de Java, a l'entrée du détroit de Madura, à 30 kilom. N.-O. de Sourabaya. Station navale.
S1DDARTHA, nom du Bouddha Çakya- Mouni pendant qu'il était prince royal à la cour de son père, à Kapilavastou, et avant qu'il eût abandonné le monde. V. Bouddha.
SIDDHA, personnage divin de la mythologie indienne, dont les attributs et le caractère ne sont pas bien déterminés. C'est une espèce de demi-dieu qui, avec les vidyadharas et les mounis, habite les airs et jouit de pouvoirs surnaturels que lui ont mérités les rigueurs de sa dévotion. Rarement il est le sujet d'une légende. Il vit retiré, et on semble respecter ses habitudes en s'occupantpeu de lui.
S1DDIM, nom d'une vallée de la Palestine ancienne. Elle était, selon luGenèse, remplie de> puits d'asphalte et occupait remplacement où s'étendit plus tard le lac Asphaltite.
SIDDONS (Sarah Kemble, mistress), l'une des plus remarquables tragédiennes de l'Angleterre, née à Brecknok, dans le pays de Galles, en 1755, morte à Londres le 8 juin 1831. Elle était fille de l'acteur Roger Kemble et sœur de John-Philippe Kemble et de Charles Kemble. Elle reçut une brillante éducation et se maria fort jeune, par inclination, a Siddons, acteur qui faisait partie de la troupe dont Roger Kemble était directeur. Aussitôt après cotte union, elle suivit la carrière dramatique, dans laquelle elle devait trouver une gloire incontestée. En 1775, Garrick l'appela à Londres et la lit débuter sur le théâtre de Drury-Lane. Elle parut dans le rôle de Portia et obtint un succès complet. Cinq ans après, on la proclamait la première tragédienne de l'Angleterre, et les principales scènes de Londres se la disputaient. En même temps, le public, idolâtre de son talent, la comblait de ses faveurs. Douée d'une taille magnifique, mistress Siddons avait le geste noble et majestueux, une physionomie extrêmement mobile, un regard plein d'expression et de feu; sa voix était sonore et harmonieuse. On ne perdait pas un mot de ses rôles, tant. sa prononciation était nette, si bas qu'elle parlât : grande et rare qualité. Elle excellait dans 1 art de la scène et savait écouter. Jamais femme ne produisit plus d'effet, tant par fa beauté des traits, 1 expression des yeux, la distinction, la grâce et le charme de la personne que par l'élévation du talent. Un de ses plus beaux rôles était celui de Catherine d'Aragon, dans Henri VIII; mais son triomphe fut celui de lady Macbeth ; elle s'y montra toujours inimitable, et jamais la scène du somnambulisme n'a été mieux rendue que par elle. Mistress Siddons, dont la vie a toujours été à l'abri de tout reproche, se retira du théâtre en 1812 ; une fois seulement depuis lors, en 1816, elle consentit à, reparaître devant le public, a Edimbourg, et k y donner une série de représentations au bénéfice de son frère, Charles Kemble. Elle occupa exclusivement les loisirs de sa retraite k former sa nièce, miss Fanny Kemble, dont elle soigna avec une touchante sollicitude l'éducation artistique.
SIDE, ville de l'Asie Mineure ancienne, dans la Pamphylie, près de la Méditerranée. Ancienne colonie éolienne , elle était consacrée au culte de Minerve et devint, sous la domination romaine, le chef-lieu de la Pamphylie D«. De nos jours, on voit sur remplacement de la vieille cité grecque la bourgade turque nommée Eski-Adalia, dans le pachalik de Caramauie.
SIDÉ, ÉE adj. (si-dé— rad. sida). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte au sida.
— s. f. pi. Tribu de la famille des malvacées, ayant pour type le genre sida.
SIDÉRAL, ALE adj. (si-.dé-ral, a-le — latin sideralis; de sidus, astre, qui signifie proprement brillant et appartient à la même famille que le lithuanien sioidus, blanc, et le sanscrit siia, blanc, brillant, qui est dans lo composé sitâbka, blanc, brillant et camphre). Astron. Qui appartient, qui a rapport aux astres : Influence sidérale. Observations sidérales. tJ Bévûlulion sidérale, Retour d'un astre au même point du ciel : Révolution sidérale du soleil, de la lune, il Année sidérale, Temps que met le centre du soleil à revenir occuper le même point du ciel par rapport aux Constellations. Il Jour sidéral, Temps que met une étoile pour revenir au même méridien, u Heure sidérale, Vingt-quatrième partie du jour sidéral. Il Minute sidérale, Soixantième del'heure sidérale. Il Seconde sidérale, Soixantième de la minute sidérale. Il Temps sidéral, Temps ayant pour base le jour sidéral. Il Pendule sidérale, Pendule qui marque le temps sidéral.
— Encycl. Le mouvement que semblent décrire les étoiles sur la sphère céleste étant une révolution autour d'une axe commun, il a été naturel de rapporter ces astres à un système de coordonnées dont cette ligne soit l'axe principal. Les coordonnées sidérales sont la distance polaire de l'étoile et son angle horaire; la première est l'arc de grand cercle qui mesure la distance de l'étoile k l'un des points d'intersection de l'axe de rotation {ligne des pôles) et de la sphère céleste ; la Seconde est l'angle dièdre compris entre le plan de cet arc et un second grand cercle fixe passant par la ligne des pôles et pris
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pour origine. On désigne communément ces coordonnées par S et AI.
La rotation diurne de la sphère céleste étant parfaitement uniforme, la distance polaire S reste constante pour une même étoile, mais l'angle AI croit proportionnellement au temps.
On comprend qu'au bout d'un intervalle de temps parfaitement défini une étoile qui est actuellement dans le plan origine des Al repassera dans ce plan avec un angle horaire de 360", et il s'écoulera le même temps entre deux passages consécutifs d'une étoile quelconque dans le plan considéré. Cette durée prend le nom de jour sidéral; on la divise en heures, minutes, secondes, et il en résulte que l'angle horaire d'une étoile s'accroît de 15» par heure sidérale, de 15' par . minute sidérale, de 15" par seconde sidérale.
On est convenu de faire commencer le jour sidéral en un point quelconque du globe,
c'est-à-dire de compter 0 omOs au moment où passe au méridien du lieu le point vernal, intersection de l'écliptique et de l'équateur céleste. A un instant quelconque, l'heure sidérale est — de l'angle horaire du point vernal, qui peut se déterminer par l'angle horaire d'une étoile, connaissant la différence constante de ces deux coordonnées.
Or, dans la description du ciel, on détermine les étoiles par deux coordonnées uranographiques, dont l'une, l'ascension droite, est précisément l'angle dièdre compris entre le grand cercle de l'astre étudié et celui du point vernal ou point 7; cet angle est la différence constante des angles horaires. Il suffit dès lors de compter, ainsi qu'on le fait en général, les ascensions droites en sens inverse du mouvement diurne pour que l'heure sidérale, au moment où passe un astre au méridien, soit égale à l'ascension droite de cet astre, car celle-ci est, au moment du passage, précisément égale et a un signe contraire à l'angle horaire du point -j. La sphère céleste peut ainsi servir elle-même d'horloge sidérale, et ■ l'ensemble des astres, dit M. Faye, peut être assimilé au cadran d'une horloge dont le limbe tournerait devant une aiguille fixe, le méridien de l'observateur. Les ascensions droites des étoiles sont les divisions inégales de ce cadran. Mais dans ce système les numéros des divisions doivent croître en sens inverse de celui d'un cadran ordinaire parcouru par une aiguille mobile.
Le point ■j étant invisible dans le ciel, on applique le principe précédent pour déterminer 1 heure sidérale ; on évalue l'angle horaire d'un astre connu ; si AI est cet angle, iR l'ascension droite de l'astre, l'heure sidérale H est donnée par la relation
L'équatorial est un instrument qui permet de constater à chaque instant le temps sidéral. La ligne de visée de la lunette qui constitue cet instrument est mobile autour d'un axe dirigé suivant la ligne des pôles et est reliée à un cercle perpendiculaire à cet axe et sur lequel on peut lire les angles horaires. Si l'appareil se meut sous l'action d'un mouvement d'horlogerie qui lui fasse faire une rotation complète en vingt-quatre heures sidérales, la lunette, une fois dirigée sur un astre, le suivra constamment dans son mouvement.
L'année sidérale est le temps qui s'écoule entre deux époques auxquelles le soleil a la même ascension droite comptée à partir d'un point fixe ; l'année tropique est, au contraire, le temps qui s'écoule entre deux moments auxquels le soleil a la même ascension droite comptée à partir du point f (v. équinoxks [précession des]). Ces deux durées différent entre elles à cause du phénomène de rotation de la ligne des pôles autour de l'axe de i'écli ptique, phénomène qui se traduit par une rétrogradation continue des points équinoxiaux. L'année tropique s'obtient directement par l'observation. En mesurant l'année sidérale par l'observation, on la trouve sensiblement égale k 36&1 *,2564, et l'on en déduit la rétrogradation annuelle du point j; puis on calcule la durée de l'année sidérale exprimée en jours solaires. On a trouvé pour un intervalle de 35,525 jours, c'est-à-dire environ un siècle (1750-1850), que le soleil a parcouru en longitude par rapport au point •( un arc de l29,602,76i''J8j pendant ce temps, le point vernal a rétrogradé de 5,023",6. La différence est l'arc réellement parcouru, d'où se déduit facilement la valeur de l'arc décrit en un seul jour et, par conséquent, la durée de la révolution du soleil ou l'année sidérale. On obtient cette durée T ou divisant la circonférence par l'arc décrit en un jour :
T = — T^TX TT— = 365J' ,8563744.
La longueur de l'année sidérale est invariable,, tandis que l'année tropique est variable à cause de la rétrogradation îles points équinoxiaux.
Le rapport du jour sidéral au jour solaire moyen &e déduit facilement de l'équation précédente, puisqu'on doit avoir
3S6J.»W.2564 365j, sol.m.)S5637< Il en résulte que
1j.sid, = <)j.s.ni,
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SIDÉRANT, ANTE adj. (si-dé-ran, an-te — du lat. sidus, astre). Astrol. Qui produit la sidération, qui influe sur là santé ou la vie.
SIDÉRANTHE s. m. (si-dé-ran-te — du lat. sidus, astre, et du gr. anthos, fleur). Bot. Syn. douteux de haplopappb, genre de composées.
SIDÉRASTRÉE s. f. (si-dé-ra-stré — du lat. sidus, astre, et de astrée). Zooph. Division des astrées, genre de polypiers.
SIDÉRATION s. f. (si-dé-ra-si-on — du lat. sidus, astre). Astrol. Influence attribuée k un astre sur la vie ou la santé d'une personne.
— Méd. Etat de prostration, d'anéantissement dont les organes sont frappés subitement, comme dans la paralysie, l'apoplexie, et qu'on attribuait autrefois à l'influence des astres.
— Hortic. Maladie des arbres , attribuée vulgairement à l'influence des astres.
SIDÉRÉTINE s. f. (si-dé-ré-ti-ne — contract. du gr. sidéros, fer ; retiné, résine). Miner. Substance d'un éclat résineux, qui contient du sulfate et de l'arséniate de fer.
— Encycl., La sidérétine, appelée aussi sidéritine, sidérotine, est une substance brune, transparente, d'un éclat résineux, quelquefois mate et jaune de rouille, très-fragile, rayée par le calcaire, d'une densité égale k 2,4. Elle se compose essentiellement de sulfate et d'arséniate de fer et d'eau, avec des traces de manganèse. Par la calcination, elle donne une eau acide et un résidu rouge; attaquée par l'acide chlorhydrique, elle produit une solution qui précipite en bleu par le cyanoferrure de potassium. On la trouve dans les mines de Schneeberg et probablement aussi dans d'autres localités. On peut rapprocher de cette espèce une variété privée d'acide arsénique, laquelle présente un aspect terreux et une coloration blanchâtre, jaune ou grisâtre.
SIDÉRIDEadj. (si-tlé-ri-de — dagr. sidêros, fer; eidos, aspect). Miner. Qui ressemble au fer,
— s. f. pi. Famille de minéraux, qui comprend le fer et ses dérivés,
SIDÉRIDIE s. f. (si-dé-ri-dî — du gr. sidéros, fer ; eidos, aspect). Entom. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, de la tribu des noctuélides.
SIDÉRIQUE adj. (si-dé-ri-ke — du lat. sidus t astre). Qui vient des astres : Lumière
SIDERIQUE.
SIDÉRIQUE adj. (si-dé-ri-ke — du gr. sidéros, fer). Miner. Qui a rapport au fer.
SIDÉRISME s. m. (si-dé-ri-sme — du lat. sidus, astre). Culte, adoration des astres.
SIDÉRISME s. m. (si-dé-ri-sme — du gr.
sidêros, fer). Méd. Variété de magnétisme animal qui consisterait à mettre en rapport avec les métaux le sujet qui doit être magnétisé.
SIDÉRITE s. f. (si-dé-ri-te — latin sideritis, aimant ; du gr. lit/ios sideritis, pierre de fer, nom auquel on semble avoir attaché, selon M. Th. -H. Martin, au moins subsidiairement, la signification de pierre qui dompte le fer. D'après Delauriay, les anciens auraient complètement ignoré que l'aimant fût un minerai de fer, et son opinion est appuyée parce fait que Pline, après avoir parlé de l'aimant à propos du fer, annonce qu'il remet k en traiter à la place convenable, c'est-à-dire parmi les pierres. Mais on sait quelle est la bizarrerie des classifications ininéralogiques de Pline qui, d'ailleurs, est loin de représenter lidèlement toute la science antique. La vraie nature de l'aimant est clairement définie par d'autres textes anciens. Si donc la dénomination de pierre de fer, sideritis lit/ios, donnée à l'aimant, était motivée en partie par l'action de ce corps sur le fer, elle pouvait l'être en même temps par la relation connue ou du moins soupçonnée de ce même corps avec ce minerai de fer, appelé également sideritis. M. Th.-H. Martin pense que l'on attachait encore une autre idée k ce nom de l'aimant. Dioscoride applique ce même nom de sideritis à trois plantes qui, toutes trois, se distinguent par des propriétés énergiques et dont deux se nomment à la fois sideritis et êrakleia. Il est donc probable que ces deux noms désignaientméthaphoriquementla force dont Hercule était le symbole et dont le fer était l'emblème. Le nom de sideritis était aussi donné quelquefois en grec à une pierre qui rendait des oracles et faisait d'autres prodiges ; mais cette pierre, nommé aussi 6etyle, était un aérolithe et non un aimant). Antiq. Nom que les anciens donnaient à l'aimant.
— Miner. Substance métallique qui se trouve combinée avec quelques espèces de fer.
— Bot. Syn. de sideritis.
SIDÉRITIDE s. f. (si-dé-ri-ti-de). Bot. Syn.
de SIDERITIS.
SIDERITIS s. m. (si-dé-ri-tiss — du gr. sidéros, fer), Bot. Genre de plantes, de la famille des labiées, tribu des stachydéefi, comprenant une quarantaine d'espèces, qui croissent dans les régions tempérées de l'ancjen continent, et nommées vulgairement crapaudines : Les smùmTis s'avancent peu vers le Nord. (F. Hcefer.) Il On dit aussi Sidéritb
et SIDÉRITIDE,
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SIDERNO, ville du royaume d'Italie, province de la Calabre Ultérieure Pe, district de Gerace, ch.-l. de mandement, à 3 kilom. de la mer Ionienne; 6,163 hab.
SIDÉRO, préfixe qui désigne le fer et qui .yient du grec sidêros, fer. L'origine de ce mot grec est obscure. Pott compare le latin sidus, astre, et le lithuanien swidus, blanc, ce qui conduirait à la signification de métal brillant. Benfey s'adresse à la racine svid, suer, grec idiô, en se fondant sur ce que l'allemand selvieissen, ancien allemand sueizan, faire suer, griller, causatif de suisan, signifie souder le fer, et sur ce que le sanscrit svidita se prend dans le double sens de mis en sueur et de fondu. Il semble difficile de croire toutefois que le plus rèfractaire des métaux usuels ait tiré son nom de la notion de fusibilité. Pictet compare le lithuanien sidabras, argent, expliqué de différentes façons par les philologues d'Allemagne, mais composé, selon lui, du sanscrit cita, rocher, pierre, et de bhara, suffixe de la racine sanscrite bhar, porter, produire, proprement porté, produit par le rocher, et il pense que le grec sidêros a une formation analogue.
SIDÉROCALCITE s. f. (si-dé-ro-kal-si-te — du préf. sidéro, et de calcite). Miner. Carbonate de magnésie et de chaux ferrifère.
S1DÉROCHROME s. m. (si-dé-ro-krô-me — du préf. sidéro, et de chrome). Miner. Substance composée d'oxyde de chrome et de peroxyde de fer et d'alumine.
— Encycl, Le sidérochrome est une substance noire, d'un éclat métallique, cristallisant en octaèdres, rayantle verre et rayée par le feldspath, d'une densité égale k 4,5. Il est infusible au chalumeau et possède la propriété d'être attiré par l'aimant. Il se compose d'oxyde de chrome, de. peroxyde de fer et d'alumine. On en connaît plusieurs variétés: le sidérochrome cristallisé, en petits octaèdres; le sidérochrome amorphe, en nids ou en rognons, à texture lamellaire, granulaire ou compacte ; le sidérochrome sableux, en grains plus Ou moins fins. Ce minéral forme des amas plus ou moins considérables dans les serpentines, à Bastide-la- Carrades (Var), à Silberberg (Silésie), à Krieglack (Styrie), aux Etats-Unis, La variété sableuse se trouve à Haïti.
SIDÉROCTANIQUE adj. (si-dé-ro-si-a-nike — du préf. sidéro, et de cyanique). Chim. Se dit d'un hydracide composé de fer et de cyanogène.
SIDÉRODACTYLE s. m. (si-dé-ro-da-kti-Ie
— du préf. sidéro, et du gr. daktulos, doigt). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des charançons, tribu des brachydérides, comprenant six espèces qui habitent l'Afrique tropicale.
SIDÉRODENDRON s. m. (si-dé-ro-dain-dron
— du préf. sidéro, et du gr. dendron, arbre). Bot, Genre d'arbres; de la famille des rubiacées, tribu des cofféacées, voisin des caféiers, et comprenant plusieurs espèces qui croissent dans l'Amérique tropicale.
— Encycl. Les sidérodendrons sont des arbres à rameaux nombreux, portant des feuilles opposées, obovales, allongées; des fleurs petites, groupées en cymes axillaires, ayant un calice et une corolle à quatre divisions; le fruit est une baie, à deux loges monospermes, couronnée par le calice persistant. Ces végétaux croissent dans l'Amérique tropicale et aux Antilles. Leur bois est d'un brun rougeâtre ferrugineux, pesant, compacte et si dur, surtout quand il est sec, que la hache peut à peine l'entamer ; aussi l'appelle-t-on vulgairement bois de fer. Il est susceptible de prendre un très-beau poli; on en fait des armes, des instruments tranchants, des fourneaux de pipe, etc. ; on l'emploie aussi dans les constructions et l'ébénisterie. Son écorce dure et épaisse est gris cendré en dehors, rougeâtre en dedans ; on l'a vantée contre le scorbut et la syphilis; elle est stomachique et entre dans la composition de l'êlixir américain.
S1DÉROGASTRE adj, (si-dé-ro-ga-stre — du préf. sidéro, et du gr. gastêr, ventre). Zool. Qui a l'abdomen de couleur ferrugineuse.
SIDÉROGRAPHE s. m.(si-dé-ro-gra-fe — du préf. sidéro, et du gr. graphe, j'écris). Graveur sur fer ou sur acier. i[ Peu usité.
SIDÉROGRAPHIE s. f. (si-dé-ro-gra-fî — rad. sidérographe). Art de graver sur fer ou sur acier. Il Peu usité.
— Encycl. Plusieurs graveurs du xv« et du xvie siècle se servirent de planches de fer pour exécuter leurs travaux. Cet usage fut abandonné par la suite; il était même entière-, ment oublié, lorsque, au commencement de ce siècle, on eut l'idée de le faire revivre, mais en remplaçant le fer par l'acier. On attribue généralement cette innovation aux Américains Perkins, Heath et Fairman, qui l'auraient faite en 1816; ce furent du moins ces artistes qui l'exploitèrent avec succès. Depuis cette époque, la gravure sur acier s'est répandue dans tous les pays; on remploie surtout^pour les ouvrages qui doivent être tirés à un très-grand nombre d'exemplaires. On l'exécute par les procédés ordinaires de la gravure sur cuivre, soit k l'eauforte, soit au burin, au lavis, au pointillé, à la manière noire, en couleur, etc. V. gravure.
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SIDÉROGRAPHIQDE adj. (si-dé-ro-gra-fi-ke — rad. sidérographie). Qui appartient à la sidérographie : Procédé sidérographique.
SIDÉROLINE s. f. (si-dé-ro-li-ne). Foram. Genre de foraminifères ou rhizopodes hélicostègues, de la famille des nautiloïdes, dont l'espèce type est un fossile du terrain crétacé de Maëstricht : Les sidérolines sont de très-petites coquilles marines. (H. Hupé.) Il On dit aussi Sidérolite.
— Encycl. Les sidérolines ou sidérolites ont pour caractères : une coquille à plusieurs loges, discoïde, un peu irrégulière, à tours contigus, dont le dernier enveloppe complètement tous les autres, à disque convexe et finement tuberculeux sur les deux faces- la circonférence amincie et bordée de lobes inégaux et rayonnant en étoile; les cloisons transversales et sans perforation ; l'ouverture un peu latérale ou nulle. Ce genre ne renferme qu'un petit nombre d'espèces ; deux seulement sont vivantes et se trouvent dans les mers. La plus connue est la sidérotine de Defrance, très-petite, blanc jaunâtre et qui ressemble beaucoup à une nummulite. Les sidérolines ckausse~trape et lisse se trouvent à l'état fossile dans les sables de la montagne Saint-Pierre, près de Maëstricht.
SIDÉROLITE OU SIDÉROLITHE s. f. (sidé-ro-li-te — du préf. sidéro, et du gr. lithos, pierre). Foram. Syn. de sidéroline.
— Miner. Minerai de fer.
SIDÉROLITIQUE ou SIDÉROLITHIQUE
adj. (si-dè-ro-li-ti-ke — du préf. sidéro, et du gr. lithos, pierre). Géol. Qui contient des minerais de fer: Roches sidérouthiques.
Bassin sidérolithique.
SIDÉROMANCIEjs. f. (si-dé-ro-man-sl — du gr. sidêros, fer; manteia, divination). Sorte de divination qui se pratiquait au moyen d'un fer rouge sur lequel on jetait des pailles, pour étudier la forme des étincelles qu'elles produisaient, la disposition des cendres qu'elles laissaient.
SIDÉROMANCIEN, IENNE s. '(si-dé-roman-si-ain, i-è-ne — rad. sidéromancie).
Personne qui pratique la sidéromancie.
SIDÉRONE s. m. (si-dé-ro-ne — du gr.
sidêros, fer). Entom. Genre d'insectes lépidoptères diurnes.
SIDÉROPLÉSITE s. f. (si-dé-ro-plé-zi-to — du préf. sidéro, et du gr. plésios, voisin}. Miner. Fer carbonate magnésien cristallisé.
SIDÉROPORE s. m. (si-dé-ro-po-re — du lat. sidus, étoile, et de pore). Zooph. Genre de polypiers zoanthaires pierreux, formé aux dépens des madrépores ou des porites.
SIDÉROSE s. f. (si-dé-rô-ze — du gr. «'déros, fer). Miner. Fer carbonate spathique.
— Encycl. Le fer carbonate se présente sous deux états : le fer carbonate spathique, c'est-à-dire cristallisé ou k structure cristalline, et le fer carbonate lithoïde, qui est tout à fait compacte. Il y a encore un troisième état, forme dimorphe de fer spathique, que l'on rencontre dans lu janckérite, espèce d'aragonite à base de fer, isomorphe aux carbonates prismatiques de baryte, de strontiane, de plomb, à l'aragonite, tandis que le fer spathique ou sidérose proprement dite est isomorphe aux carbonates rhomboédriques do la série magnésienne. Cette variété est trèsrare. A ces divers états, le carbonate de fer a toujours pour formule FeO,CO*. Chauffé au chalumeau, k la flamme oxydante, il rougit en donnant du sesquioxyde. Chauffé en vase clos ou dans un tube, il noircit et donne un résidu attirable à l'aimant. Il est infusible et fait difficilement effervescence avec les acides.
— Fer spathique, La sidérose cristallise en rhomboèdres de 107°, avec le clivage rhomboédrique ; sa cassure est lamelleuse, rarement conchoïdale. En sortant de la mina et parfaitement pur, le fer carbonate est souvent tout à fait blanc ; mais il s'altère assez vite à l'air et prend toujours une teinte blonde, parfois brune. Souvent il devient complètement noir, grâce à la présence d'une certaine proportion de manganèse. Cette décomposition si rapide est remarquable, parce que les carbonates de fer et de manganèse, pris isolément, ne sont que moyennement altérables, tandis que leur mélange se suroxyde avec la plus grande facilité. La sidérose se présente généralement en rhomboèdres primitifs, à laces le plus souvent courbes; elle se trouve aussi fréquemment en cristaux lenticulaires très-déformés, souvent crêtes; on la rencontre encore en. couches alternatives de coloration différente. Son éclat est analogue k celui de la dolomie, dont elle se distingue par sa densité, qui approche de 4. La sidérose a été vue en masses lamelleuses, saccharoides ou grenues, assez difficiles à distinguer de la chaux carbonatée, sauf par la densité. Quelquefois enfin, mais exceptionnellement, elle se trouve à l'état fibreux, sous le nom de sphérosidérite, et tapisse en général certaines cavités basaltiques : elle est alors formée de petits mamelons à surface veloutée et dont la cassure est fibreuse et esquilleuse. Cette variété, que l'on pourrait confondre avec la variété blonde , s'en distingue par l'action qu'exercent sur elle les acides.
— Fer carbonate litàoïde. Il est en général blanc dans les cassures fraîches; mais il s'al tère k l'air et devient brun. La cassure est compacte, parfois conchoïdale, et n'a que l'é.