‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 364 sur 1059 · S1DE · texte numérisé non relu

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clat terreux. Ces masses, irréguliêres et sans caractères bien nets, ne peuvent se reconnaître que par leur densité et par l'action des acides. Le fer carbonate lithoïde se rencontre dans les terrains houillers; il est alors noir ou au moins très-brun, toujours mêlé de matières bitumineuses. C'est le black.band des Anglais. Une des apparences les plus ordinaires de cette espèce minérale est assez remarquable et a été recherchée sous le nom de septaria ; ce sont des sphéroïdes généralement aplatis, bruns et fendillés en tous sens, les fentes ayant été remplies postérieurement de matières offrant une autre coloration souvent blanche, chaux carbonatée ou quartz. Parfois aussi, te fer carbonate lithoïde revêt des formes étrangères par pseudomorphose.

SIDÉROSTAT s, m. (si-dé-ro-sta — du lat. sidus, astre ; stare, s'arrêter). Astron. Appareil destiné à annuler, pour l'observateur, le déplacement des astres dû au mouvement de rotation de la terre.

— Encycl. C'est a, M. Foucault qu'est due la conception du sidérostat que nous allons décrire, dont il a laissé plusieurs modèles et qui était destiné à l'Observatoire de Paris. C'est d'après M. Henri Sainte-Claire Deville, ami et contident de l'illustre physicien, que nous rapportons les détails qui vont suivre. On sait d ailleurs que M. Foucault avait antérieurement ( 1863 ) fait construire par M. Duboscq un héliostat d'un nouveau modèle, capable de comporter de grandes dimensions.

La plupart des instruments astronomiques, lunettes, télescopes, etc., ne comporteraient guère l'adjonction des appareils propres a l'étude des propriétés de la lumière stellaîre, Quant aux équatoriaux, ils éprouvent naturellement, lorsqu'on les charge de nouveaux appareils, des flexions élastiques qui détruisent la sûreté de leurs indications. Le «VMrostat devait avoir pour objet d'éviter tous ces inconvénients et de permettre l'observation de la lumière des astres dans les mêmes conditions de facilité où les physiciens opèrent dans la chambre obscure et avec les mêmes instruments que possèdent tous les cabinets de physique.

Le sidérostat se compose essentiellement d'un miroir plan argenté, mû par une horloge de manière à renvoyer dans une direction horizontale fixe les rayons de l'astre que l'on veut observer, et d'un appareil objectif rixe destiné à concentrer les rayons en son foyer. La fixité de l'objectif a cet avantage considérable d'éliminer toutes les causes d'erreur provenant de la flexibilité des pièces. Les rayons concentrés au foyer de l'objectif pénètrent dans une chambre obscure, où l'astronome peut à son aise les soumettre à toutes les expériences.

■ M. Foucault, dit M. Sainte-Claire Deville, avait associé M. Wolf à la conception du projet de sidérostat à construire à l'Observatoire. Il s'était réservé le miroir et son mouvement; M. Wolf avait fait le projet du télescope horizontal et de la chambre noire. Le traité à passer avec le constructeur, M. Eichens, fut écrit; un petit modèle du miroir avait été fait, lorsque tout fut brusquement arrêté à l'Observatoire, sans que M . Foucault en ait su ou m'en ait dit la raison. Si j'ai bonne mémoire, pendant plus de deux .années, le collaborateur de M. Foucault n'a cessé de réclamer, mais en vain, la construction du sidérostat. • M. Foucault prit le parti d'en faire établir un chez lui dans sa maison de 1» rue d'Assas. Il a été frappé le jour même où se terminaient les préparatifs.

Une des applications les plus intéressantes du sidérostat était celle qu'en voulait faire M. Foucault à l'étude permanente du soleil. 11 voulait disposer, dans une des salles les plus fréquentées de l'Observatoire, un appareil donnant sur un écran quadrillé une image flxe et amplifiée du soleil. L'apparition et la forme des taches, le passage d'un astéroïde sur le disque solaire auraient été un sujet d'études continuelles, faites sans danger pour les yeux, par toutes les personnes que leurs occupations amènent sans cesse à traverser cette salle. Pour la photographie du soleil, M. Foucault voulait employer, avec le sidérostat, un objectif de très-long foyer achromatisé pour les rayons chimiques. Un second miroir plan, presque normal au ri'3'on réfracté, recevait celui-ci à une distance de l'objectif égale à la moitié de sa longueur focale et ramenait l'image a se former sur la paroi antérieure de la chambre noire- auprès de l'objectif lui-même. L'observateur se trouvait ainsi à proximité de l'image et du miroir mobile, malgré la grandeur de la distance focale de l'objectif.

Le sidérostat devait, entre autres études du plus haut intérêt, être employé à la constatation, s'il y avait lieu, du déplacement des raies du spectre par suite du mouvement propre des étoiles.

SIDÉROTECHN1E s. f. (si-dé-ro-tè-kn! — du pref. sidéro, et du gr. technê, art). Ait de traiter les minerais de fer pour en" extraire le métal.

S1DÉROTECHNIQUE adj. (si-dé-ro-tè-knike — rad. sidéroteclmie). Qui appartient à la Bidérotechnie.

SIDÉROTHÉRIUM s. m. (si-dé-ro-té-riomra — du gr. sidéras, fer, et de t/iérion, bête

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