‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 365 sur 1059 · SIDI · texte numérisé non relu

SIDI

Genre de pachydermes

sauvage). Mamra.

fossiles.

SIDÉROXYDE s. m. (si-dé-ro-ksi-de — du gr. sidêros, fer, et de oxyde). Miner. Oxyde ce fer.

SIDÉROXYLE s. m. (si-dé-ro-ksi-le —du gr. sidêros, far;xulm, bois). Bot. Genre d'arbres, de la famille des sapotacées, comprenant plus de quarante espèces, qui croissent dans les régions tropicales de l'ancien continent, et surtout aux îles de France et de la Réunion, il Syn. de curtisie, genre de la famille des cornées.

— Encycl. Les sidéroxyles sont des arbres ou des arbrisseaux souvent épineux et à rameaux contournés, portant des feuilles alternes ; les fleurs, situées à l'aisselle des feuilles, ont un calice et une corolle à cinq divisions; le fruit est charnu, à cinq loges inonospermes. Les nombreuses espèces de ce genre croissent dans les régions tropicales de l'ancien continent, et surtout aux îles Maurice et de la Réunion; elles fournissent un bois très-dur, de couleur palf, confondu avec celui des sidérodendrons et do quelques antres genres sous le nom de bois de fer, mais plus particulièrement appelé bois de fer blanc. On assure que, malgré sa dureté, il est attaqué par certains insectes. On l'emploie aux mêmes usages que celui des sidérodendrons. L'écorce râpée est employée pour exciter, la transpiration. L'espèce la plus connue est le sidéroxy'e cendré ou argan, nom sous lequel on a confondu plusieurs espèces distincte1'.

S1DER5 ou SIERKB, bourg de la Suisse, dans le canton du Valais, sur la rive droite du Rhône, à 19 kilom. N.-E. de Sion ; 1,067 hab. Récolte de vins dits de Malvoisie; mine de nickel. Les environs du bourg1 sont du nombre des contrées les plus intéressantes de la Suisse et oifrent une grande variété de sites. SIDÉRURGIE s. f. (si-dé-rur-jl — du préf. sidêru, et du gr. ergon, ouvrage). Art de fabriquer et de travailler le fer.

SIDÉRURGIQUE adj. (si-dé-rur-ji-ke — rad. sidérurgie). Qui a rapport à ta sidérurgie, il l'industrie du fer.

SIDI s. m. (si-di). V. skia.

SIDI-BEL-ABBES, ville d'Algérie, province I de Constantine, située au centre d'une plaine I assez fertile, qu'arrosent l'oued Mekerra et I le Djebel-Tessala; 5,000 hab. C'est depuis l 1843 seulement que le territoire de Sidii bel-Abbés est soumis a la domination fran- I çaise. Le 12 juin de cette année, le général , Bedeau en prit possession afin de former de ce côté uni! barrière aux incessantes expéditions des Beni-Amer, tribu arabe remuante et dangereuse, dont Sidi-bel-Abbès était le quartier général et le centre. Une redoute rut immédiatement bâtie à peu de distance, dans une situation favorable. Cette redoute fut sur le point d'être enlevée par surprise le 30 janvier 18-15 ; mais les envahisseurs furent énergiquement repoussés, A cette époque, la ville n'existait pas encore. Ce fut par décret du 5 janvier 1849 que la création d'une ville à Sidi-bel-Abbès fut décidée, et depuis lors la jeune cité a prospéré rapidement. Elle est enceinte d'un mur crénelé, bastionné, et d'un fossé profond et se divise en quartier civil et quartier militaire. Des rues droites et bien percées, des fontaines nombreuses assurent fa salubrité de la ville. Parmi ses principaux monuments, nous citerons l'église, le théâtre, le marché couvert, l'hôtel de ville, les écoles, les casernes, l'hôpital, le cercle des officiers, etc. Simple poste militaire il y a dix ans, Sidi-bel-Abbès est aujourd'hui une ville toute française.

S1DI-BOU-SAÏD, village de la Tunisie, à 24 kiloin. N.-E. de Tunis, à l'extrémité du cap Cartilage. On y voit le tombeau de saint Louis.

SIDI-BRAHIM, village d'Algérie, province d'Oran, à 15 kilom. S. de Djemma-Ghazaouat. Une petite colonne, commandée par le lieutenant-colonel de Montagnac et composée de 3 compagnies du 8° chasseurs et de 60 hussards, se dirigeait vers Djemma-Ghazaouat le 22 septembre 1845, lorsqu'au sortir d'un ravin elle fut enveloppée par une nuée d'Arabes. La plupart des Français, y compris leur chef, furent massacrés. Le reste, grâce à une retraite habile, parvint à gagner le marabout de Sidi-Brahim. Là, enveloppés de nouveau parles Arabes, sous les ordres d'Abdel-Kader, les Français, sans eau et sans pain, résistèrent, le 23, à toutes les attaques; vainement Abd-el-Kader leur fit promettre la vie sauve s'ils voulaient déposer les armes. Vers le soir du deuxième jour, le capitaine de Gérea,ux, le seul officier qui survécût, désespérant de recevoir du secours, résolut de sortir avec sa petite troupe pour essayer de gagner le camp de Djemma-Ghazaouat. Après des prodiges de valeur et d'audace, cette troupe, qui ne comptait plus que quatorze hommes, arriva enfin au camp, et quatre d'entre eux moururent en arrivant.

SIDl-FERRIJCH, bourg de l'Algérie, province et à 26 kilom. O. d'Alger, sur la presqu'île du même nom, où débarquèrent les Français le 14 juin 1830, et où ils remportèrent leur première victoire en Algérie. Un monument rappelle ce fait d'armes.

SID1-11ESCHAM, Etat de l'Afrique, dans le Maghreb, borné au N.-E. et à l'E. par le Ma-

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