SIEM
les œuvres de ce peintre savant et distingué, nous citerons : le Comte Eberhardt de Wurtemberg assis près du cadavre de son fils, tiré d'une ballade d'Uhland ; l'Entrée de Luther à Worms; Joachim Ivr, électeur de Brandebourg, rendant justice à un marchand dépouillé par un seigneur de sa suite; Frédéric défendant ion fils pressé par les soldats de l'empereur ; Y Empereur Maximilien tenant l'échelle d'Albert Durer, etc. Cet artiste a exécuté également des tableaux de genre, notamment le Retour du trompette, Jeune fille lisant les prières, et quelques autres toiles qui ont figuré aux Salons de Paris : les Enfants dans l'atelier de l'artiste et X Hospitalité (1861); Un moine faisant la charité à la porte d'un monastère (1865), etc.
SIÉGESBECKIE s. f. (sié-jé-sbè-kt — de Siegesbeck, botan. russe). Bot. Genre de plantes de la famille des composées, tribu des sénécionées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent dans les régions tropicales,
SIÉGLINGIE s. f. (sié-glain-jî — de Siegling, savant allem.). Bot. Genre de plantes Se la famille des graminées, réuni par plusieurs auteurs, comme simple section , au genre danthonie.
SIEJKOWSKI (Michel), historien polonais, né vers 1690, mort en 1752 à Cracovie, où il était prieur du couvent des dominicains. Outre un grand nombre de panégyriques publiés ensemble sous le titre d Orationes gralulatorix (Cracovie, 1748), on a de lui : Chronicon universitatis cracoviensis (Cracovie, 1733, in-4o); Monohgium dominicanorttm (Cracovie 1743, in-4°) ; jours de fête des saints de l'ordre des dominicains de la province de Pologne (Cracovie , 1743) ; Elogium unioersitatis cracoviensis (Cracovie, 174T, in-4°); Bibliothèque des prédicateurs célèbres de la Pologne, etc.
SIEMENS (Ernest- Werner), ingénieur allemand, né à Lenthe, près de Hanovre, en 1816. Elevé au gymnase de Lubeck, il entra en 1834 comme volontaire dans l'artillerie prussienne et fut admis l'année suivante à l'école d'artillerie et du génie do Berlin. Il s'y adonna surtout à l'étude des sciences mathématiques, de la physique et de la chimie, dont il continua a s'occuper avec la plus grande ardeur après être devenu en 1838 officier d'artillerie a Magdebourg. Son attention se porta à cette époque sur la galvanoplastie, qui venait d'être découverte, et ce fut lui qui, en 1841, prit en Prusse le premier brevet pour l'argenture et la dorure galvaniques. 11 tourna dès lors de plus en plus ses recherches et ses expériences vers la pratique et flt différentes inventions, entre autres celle du régulateur différentiel, pour l'exploitation desquelles il envoya en 1842, en Angleterre, son frère puîné, Charles-Guillaume Siemens, né en 1822. Celui-ci reçut à Londres un excellent accueil, s'y établit comme ingénieur civil et y acquit rapidement en cette qualité une grande réputation. Dans l'intervalle, E.-Werner Siemens s'était rendu à ses frais à Berlin, où il fut attaché en, 1814 aux ateliers de l'artillerie, et prit une part active aux travaux de l'Institut polytechnique, de la Société physique, etc. 11 suivit surtout avec un intérêt particulier les progrès de la télégraphie électro -magnétique , qui avait déjk reçu des applications pratiques en Angleterre et en Amérique. Le perfectionnement et les progrès de cette invention ont été depuis cette époque le but unique de ses travaux. En 1847, il fut nommé membre adjoint de la commission établie pour l'introduction de la télégraphie électrique en Prusse; mais les événements politiques de l'année 184g l'appelèrent dans le Slesvig-Holstein, où, avec l'aide de son beau-frère Himly, il établit dans le port de Kiel des mines sousmarines munies de mèches éiectriques, alors employées pour la première fois. Nommé peu après commandant de la forteresse de Friedriohsart, il construisit en cettequalitéles batteries de défense du port d'Eckernfœrde, devenues si célèbres par la lutte qu'elles soutinrent en 1849. Après avoir pendant l'hiver de 1848 à 1849 dirigé aux frais du gouvernement prussien l'établissement de la ligne télégraphique souterraine de Berlin à Franefort-sur-le-Mein et à Aix-ia-Chapelle, Siemens quitta le service militaire et fonda à Berlin, avec le mécanicien J.-G. Halske , dont il était l'associé depuis 1847, un établissement pour la construction des télégraphes. Cet établissement devint rapidement une immense usine, qui acquit une grande réputation, non-seulement à cause des inventions et des améliorations télégraphiques que Siemens et son associé avaient faites dans l'intervalle, mais encore par la solidité et la perfection des ouvrages mécaniques qui s'y fabriquaient. Parmi les découvertes que l'on doit à Siemens, et qu'il a presque toutes décrites lui-même dans les Annales de Poggendorf, nous mentionnerons ses procédés pour déterminer la situation des altérations des fils conducteurs souterrains et sous-marins, pour l'examen des fils isolés, pour la réparation des masses résistantes. Cette dernière découverte est connue sous le nom d'unité de résistance de Siemens, etc. Parmi ses inventions techniques, il faut citer le système de télégraphe à aiguilles et de télégraphe imprimant automoteur, le télégraphe à aiguille inagnético-électrique, le té-