‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 371 sur 1059 · SIEM · texte numérisé non relu

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légraphe écrivant, mécanique ou automate, l'inducteur électro-magnétique, l'indicateur hydrométrique électrique, la machine dynamo-électrique, etc. L'établissement dirigé par Siemens et par Halske a pris un développement immense en raison des travaux dont ils ont été chargés dans toutes les parties du monde. Us établirent en 1849 et 1850 les grandes lignes télégraphiques du nord de l'Allemagne; en 1851, le réseau souterrain des télégraphes de Berlin; en 1853, ils entreprirent et furent chargés d'entretenir pendant douze ans le réseau des télégraphes russes, dont la plus grande partie fut établie en fort peu de temps pendant la guerre de Crimée ; ils exécutèrent enfin un grand nombre d'autres lignes télégraphiques, en Angleterre, dans les colonies anglaises, dans l'Amérique du Sud, en Espagne, eto. Une succursale de leur maison, dirigée par C.-G. Siemens, fut établie à Londres, sous la raison sociale Siemens, Halske et Cie, et plus tard ils créèrent à "Woolwich une grande usine mécanique et une fabrique de câbles, — C'est un autre frère, Charles Siemens, directeur de la succursale de Saint-Pétersbourg, qui s'est en majeure partie occupé de l'exécution des travaux en Russie. — Enfin un quatrième frère, Walter Siemens, mort en 1868, dirigeait à Tiflis une autre succursale, à laquelle on doit l'établissement de grandes lignes télégraphiques, notamment de la ligne particulière de Londres aux Indes par le nord de l'Allemagne, la Russie et la Perse. Quelques mois avant sa mort, il avait été nommé consul de la confédération germanique du Nord à Tiflis. L'alné des frères a reçu, en 1860, de l'université de Berlin lu diplôme de docteur honoraire en philosophie,

SIEMIENSKI (Lucien-Hippolyte), écrivain et poëte polonais, né à Kamienna-Gora en . 1809. Son grand-père avait été général de l'armée polonaise et, après la malheureuse ; issue de l'insurrection de 1794, s'était réfugié j en Gallicie. Son frère, Antoine Siemienski, combattit à côté de Kosciusko, fut gravement blessé, tomba entre les mains des Prussiens, ; parvint k s'échapper et se fixa aussi en Gallicie. Lucien fit ses études à Lublin, puis à [ Odessa, où 11 se livra a l'étude des langues orientales. S'étant rendu en 1831 à Varsovie, il s'enrôla dans le bataillon des chasseurs de la légion lithuanienne, fut fait prisonnier, recouvra au bout d'une année la liberté et retourna à Lemberg, où il rédigea pendant quelques mois la Gazette de Lemberg. Il quitta bientôt la Pologne pour aller se fixer à Strasbourg, où il s'adonna exclusivement à la culture de la poésie et des lettres. En 1843, il passa dans le grand-duché de Posen, puis séjourna, de 1846 k 1848, à Berlin et à Bruxelles. Profitant de l'amnistie générale, il retourna en Gallicie et alla habiter Cracovie, où il fonda le Temps (Czus), un des meilleurs journaux politiques de la Pologne. Le sénat de l'Académie invita bientôt après Lucien Sie-' mienski à occuper la chaire de littérature-polonaise k l'université de Cracovie, où l'éminent écrivain réside encore (1875), entouré de l'estime de tous. Outre une fouie d'articles , de brochures, de dissertations et autres écrits qui ont paru dans divers journaux et recueils polonais, il a publié plusieurs ouvrages, dont les plus remarquables sont : Chansons de différents peuples (Posai!, 1842-1843, 8 parties) ; Switezianka , fantaisie en vers (Posen , 1843) ; Muzamerit ou les Récits au clair de la lune (Posen, 1843); Légendes et différentes traditions de la Pologne et de la Ruihénie (Posen, 1845); la Lecture progressive (Lesne, 1847) ; Machiavel et son système politique (Cracovie, 1850); Guide du chasseur (Posen, 1844); les Soirées sous le tilleul (Posen, 1845) ; histoire du peuple polonais (Pans, 1848); la Vie de Casimir Brodzinski (Cracovie, 1851); Mémoire sur Samuel Zborowski (Posen, 1844) ; Recueil de poésies diverses (Posen, 1844); Mimozn, récit sentimental envers (Wilna, 1850); Causeries littéraires (Cracovie, 1855, 2 vol.) ; Revue de la littérature universelle (Cracovie, 1855, 2 vol.); Rapsody historyezne i liryki (Saint- Pétersbourg, 1833) ; Adam Mickiewicz, souvenirs en vers (Cracovie, 1856) ; Wieczornice (Wilna, 1854, 3 vol.); la Vie et les œuvres du comte Stanislas Malachocoski (Cracovie, 1853); Mazajka, récits avec gravures (Cracovie, 1853); Romans (Saint-Pétersbourg, 1852); Revue de l'Exposition des antiquités et des arts à Cracovie (Cracovie, 1858); Quelques esquisses littéraires (Varsovie, 1859, 2 vol.); Souvenirs de Siyismond Krasinski (Cracovie, 1859) ; Carte de l'histoire des arts et de la poésie (Zytomierz, 1860); Album des peintres polonais (Leipzig, 1860) ; Etude sur la vie et les œuvres de Fr. Winzyk (Cracovie, 1865); la Lecture amusante pour les enfants (Zytomierz, 1860); Poésies de Michel-Ange (Cracovie, 1861, in-18); la Dernière année de la vie de Stanislas - Auguste, roi de Pologne (Cracovie, 1862); Poésies, recueil de diverses productions poétiques (Leipzig, 1863); Un diplomate polonais, le prince Adam Czartoryski (Cracovie, 1863); Portraits littéraires (Posen, 1865); Souvenir de A. -E.Kosmian (Lemberg, 1865) ; le Camp des classiques (Cracovie, 1866). Sieinienski avait débuté dans la carrière littéraire par la traduction de Rinlcopism Kralodworski, recueil de chants héroïques et lyriques de la Bohême ancienne , par

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Vf. Hanke. Cette traduction, d'une exactitude extraordinaire, d'une pureté et d'une puissance poétique égales a l'original, commença la réputation de Siemienski. Orientaliste distingué, philologue habile, Siemienski a donné une excellente traduction de VOdyssée d'Homère, en vers polonais, ert de liiszen et Menisze de Ferdousi. C'est lui qui a commencé l'importante publication intitulée : Revue de la littérature universelle.

S1EMSSÉNIE s. f. (sièm-sé-nl — de Siemssen, nom d'homme). Bot. Genre de plantes, de la famille des composées, tribu des sénécionées, voisin des podolépis, dont l'espèce type croit en Australie.

SIEN, SIENNE adj. poss. (siain, siè-ne — lat. suus, même sens; de se, soi, se). Qui est à lui, qui lui appartient : Un SIEN ami. L'homme regarde comme sien tout ce qu'il a su approprier à son usage.

Dieu prodigue ses biena A ceux qui font vœu d'être siens.

La Fontaine.

Un «l'en ami, voyant ce somptueux repas. Lui dit : « Et d'où vient donc un si bon ordinaire ? •

La Fontaine.

— pr. poss. Le sien, La sienne, Celui, celle qui lui appartient, qui est à lui : Ce n'est pas mon habit, c'est le sien. Il s'occupe des affaires des autres et néglige les siennes. Quand on voit le feu dans ta maison de ses voisins, on peut craindre pour la siennb. (Acad.) Le fat diffère de l'homme vaniteux en ce qu'il s'inquiète peu du suffrage d'autrui : le sien lui suffit. (Alibert.) A chaque jour suffit sa tâche, mais chaque jour doit avoir la sienne. (Mich. Chev.) Un peintre réussit mieux à faire le portrait des autres que le sien. (P. Raynal.) Un des raffinements de la vanité est d'exalter un mérite que l'on croit inférieur AU sien. (De Bignicourt.)

On voit les maux d'autrui d'un autre œil que les siens.

Corneille.

fl Plusieurs grammairiens disent, en ce cas, que le nom est sous-entendu, et regardent sien comme un adjectif.

— s. m. Ce qui est à lui, ce qui lui appartient, son bien : A chacun le sien. Il ne demande que le sien. Si, content du sien, on eût pu s'abstenir du bien de ses voisins, on avait pour toujours la paix et la liberté. (La Bruy.) La bienfaisance est l'habitude de prendre du sien pour donner à autrui. (Val. Parisot.) A la commandite des idées, la femme n'apporte rien du sien. (Proudh.)

Ne point mentir, être content du rien.

C'est le plus sur...

La Fontaine.

— Y mettre du sien, Y contribuer de son argent, y mettre de son argent : Il voudrait profiter de l'affaire sans y avoir mis nu sien.

Il S'imposer des sacrifices, collaborer, conconcourir à la chose : Celui qui désire une chose avec une grande impatience y met trop du SIEN pour être récompensé par" le succès. (La Bruy.) // faut se garder d'être dupe en amitié, c'est-à-dire d'y mettre trop du sien. (P.-L. Courier.) Il Faire des concessions : Si chacun voulait T mettre du sien, la paix serait bientôt faite, il Inventer, exagérer, amplifier : Il a mis du sien dans cette histoire. (Acad.)

— pi. Alliés, proches, partisans, membres de sa famille, personnes de sa maison, de son parti : Il n'a pas oublié les siens. Il fut abandonné par les siens. On ne trouve rien de bien dit ou de bien fait que ce qui part des sikns, et on est incapable de goûter tout ce qui part d'ailleurs. (La Bruy.) Jamais on ne jouit si doucement de sa gloire que parmi les siens. (Delille.) Charles X et les siens ont été reconduits paisiblement à la frontière. (Dupin.)

— Loc. fam. Faire des siennes, Faire des folies, des fredaines : Il A fait bien des siennes. Il y a quelque galanterie en jeu; il vient faire ici des siennes. (Piron.) Je suis bambocheur, voilà tout... ; quel est le militaire qui «'a pas fait des siennes? (Th. Leclercq.)

— Prov. Ou n'est jamais trahi que par les siens. Ce sont nos parents, nos amis qui nous trahissent, il Chacun le sien, ce n'est pas trop, Chacun doit avoir sa part; chacun doit être maître de son bien : Si vous avez le plaisir de quereller, il faut bien que de mon côté j'aie le plaisir de pleurer; chacun le sien, ce n'est pas trop. (Mol.)

— AllUB. hlst. Tu» (ont, D!«n reconnaîtra le* Bien», Mot atroce d'un légat du pape pendant la croisade contre les albigeois.

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