SIGA
habitants, qui lui attribuent la propriété de garantir de la foudre.
SIGA s. m. (si-ga). Entom. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, de la tribu des bombycites.
SIGA-GUSCH s. m. (si-ga-guch — nom persan). Mainm. Nom donné aux jeunes lynx, en Orient.
SIGALINE s. f. (si-ga-li-ne). Bot. Syn. de parkinsonie, genre de légumineuses.
SIGALION s. m. (si-ga-li-on). Annél. Genre d'annéiides chétopodes, de la famille des aphrodites, comprenant plusieurs espèces, qui vivent sur nos côtes.
S1GALON (Xavier) , peintre français , né à Uzès (Gard) en 1788, mort à Rome le 18 août 1837. Il était fils d'un pauvre maître d'école, chargé d'une nombreuse famille. Ayant montré de remarquables dispositions pour le dessin, il fut placé à l'école centrale de dessin de Nîmes, où ses progrès furent remarqués, puis il reçut des leçons de peinture de Monrose. Au bout de peu de temps, non-seulement Sigalon put donner des leçons qui l'aidèrent à vivre, mais encore il exécuta des portraits et des tableaux religieux , notamment la Mort de saint Louis et la Descente du Saint-Esprit sur les apôtres, qu'on voit, le premier dans la cathédrale de Nîmes, le second dans une église d'Aigues-Mortes. Cependant il rêvait un plus vaste théâtre et Paris l'attirait. A force de privations et d'économie, Sigalon parvint à mettre de côté 1,500 francs et partit alors pour Paris (1817). Il alla frapper a l'atelier de Guérin, dont il suivit pendant quelque temps les leçons, puis se mit à travailler seul, étudiant avec une opiniâtre ardeur les chefs-d'œuvre qu'il voyait au Louvre, particulièrement ceux des maîtres italiens. Le premier tableau qu'il exposa fut la Jeune courtisane (1822), tableau qui figure au musée du Louvre et qui montre un goût marqué pour la manière des peintres vénitiens. Il envoya au Salon de 1824 Locuste essayant des poisons, toile dans laquelle on trouvait de vigoureuses qualités auprès de défauts que signala la critique. Le banquier Laffitte acheta 6,000 francs ce tableau, que possède le musée de Nîmes. Un autre grand tableau, Alhalie faisant massacrer les enfants du sang royal (1827), fut encore plus vivement critiqué. Les groupes étaient mal agencés, la couleur fausse et les lois de la perspective mal observées; néanmoins, on pouvait y reconnaître la marque d'un tempérament plein de vigueur et d'audace, épris du grand, ne reculant pas devant l'horrible et cherchant à dégager une originalité puissante. Cette violente composition, que possède le musée de Nantes, fut pour le pauvre artiste une source de déboires qui l'affectèrent cruellement. Il exposa néanmoins, en 1831, deux toiles commandées par la liste civile, la Vision de saint Jérôme et un Christ en croix d'un grand effet; puis, en 1833, un Sujet anacréontique. A cette époque, toujours pauvre, désespérant d'arriver à la renommée, il était retourné à Nîmes, où, pour vivre, il donnait des leçons de dessin et faisait des portraits. M. Tbiers, qui avait apprécié son talent, étant devenu sur ces entrefaites ministre de l'intérieur, songea à lui. Il le chargea d'aller à Rome et de copier les fresques peintes par Michel-Ange à la chapelle Sixtine (1833). Accompagné d'un de ses élèves, Numa Boucoiron, Sigalon partit aussitôt pour l'Italie. Au bout de trois ans, il exposait aux thermes de Dioclètien, a Rome, son admirable copie du Jugement dernier, exécutée dans les mêmes dimensions que l'original. Cette œuvre magistrale produisit une vive sensation, et l'artiste accompagna à Paris, on mars 1837, sa copie, qui fut placée dans l'ancienne église des Petits-Augustins, faisant partie de l'Ecole des beaux-arts. Cette fois, la critique fut désarmée et l'éloge fut unanime. Aux 58,000 francs, prix fixé pour son travail, le ministre ajouta une pension de 3,000 francs et une indemnité de 30,000 francs. La fortune semblait alors sourire à Sigalon, qui s'empressa de retourner à Rome pour copier les douze figures colossales de Sibylles et de Prophètes exécutées par le grand Florentin dans la même chapelle; mais il s'était à peine mis au travail qu'il était atteint par une attaque de choléra et qu'il expirait, peu après, dans toute la vigueur de Son robuste talent. Deux ans plus tard, son buste, exécuté par Briant, fut inauguré dans le musée de Nîmes.
SIGALPHE s. m. (si-gi>l-/e). Entom. Genre d'insectes hyménoptères, de la famille des iclineumoniens, tribu des braconides, type du groupe des sigalphites, comprenant plusieurs espèces, assez répandues en France : Les sigalphes se font surtout remarquer par leur abdomen. (Blanchard.)
— Encycl. Les sigalphes sont caractérisés par un corps allongé, assez généralement chagriné; la tête assez large; les yeux saillants, de grandeur moyenne; trois ocelles grands, assez rapprochés, en ligne courbe sur le vertex; les antennes sétacées; les mandibules arquées, aiguës et bidentées à l'extrémité; les palpes velues, les maxillaires sétacées , les labiales filiformes; le corselet ovale, globuleux; l'abdomen en massue, voûté en dessus, concave en dessous, terminé, chez les femelles, par une tarière courte et conique; les pattes assez foi tes;