HÉLIOTROPE
SIGNALÉ, ÉE (si-gna-lé; gn mil.) part, passé du v. Signaler. Annoncé par un signal : Il rapporta au gouverneur que le vaisseau signalé était le Suint-Géran. (B. de St-P.)
— Marqué comme d'un signe : Jour signalé par une victoire. Règne signalé par de grands événements. Epoque signalée par la renaissance des lettres, des arts,
— Remarquable, important, insigne : Service signale. Bravoure signalée. Le même jour que la bataille de Platée, la flotte des Grecs, commandée par Leutycliidas, roi de Lacédémone, et Xantippe l'Athénien, remporta une victoire signalée sur les Perses. (Barthél.)
— Connu comme tel : Un hâbleur signalé. Une coquette signalée. C'était le poltron le plus signalé de son siècle. (De Retz.) Il Emploi vieilli.
— Sjrn. Signalé, inxigiie. Y. INSIGNE.
SIGNALEMENT s. m, (si-gna-le-man ; gn mil. — rad. signaler). Administr. Description des traits et de l'extérieur d'une personne, destinée à faire reconnaître son identité ; Faire prendre le signalement de quelqu'un. Un ptsse-port contient le signalement de celui auquel il a été délivré. Le signalement de ce déserteur, de ce valeur avait été donné à la gendarmerie.
— Par ext. Description de l'extérieur d'une personne ou d'une chose, propre à la faire reconnaître : Donner le signalement d'un chien perdu:
— Encycl. Les passe-ports, les permis de chasse, les congés militaires, en un mot les actes et pièces qui doivent être représentés par ceux qui en sont porteurs contiennent le signalement ; néanmoins, les passe-ports destinés aux agents diplomatiques et aux personnes chargées d'une mission du gouvernement ne mentionnent point leur signalement.
Le signalement de personnes qui sont sous le coup d'un mandat d'arrestation, celui des criminels évadés sont toujours donnés aussi exactement que possible aux agents qui sont chargés de les rechercher. Ces signalements indiquent les nom, prénoms, surnoms, âge, profession, lieu de naissance et de domicile, les traits, les vêtements, les infirmités apparentes et marques particulières qui peuvent servir à faire reconnaître celui qu'on veut arrêter. Toutefois, l'âge de l'accusé ne constitue point une partie essentielle du signalement ■ attendu, dit un arrêt, qu'il n'est pas nécessaire que l'ordonnance de prise de corps contienne l'âge de l'accusé, la loi requérant qu'il n'y soit établi que son nom, son signalement, sa profession, son domicile. » La loi n'exige pas même les prénoms de l'inculpé. Ainsi, il a été jugé que la désignation du prévenu par son prénom, Jean, est suffisante, encore qu'il ait d'autres prénoms, alors surtout que c'est le seul sous lequel il est connu. Le ministère de l'intérieur, qui est chargé de la sûreté générale, fait imprimer périodiquement, à des époques rapprochées, et distribuer dans toute la France des cahiers contenant le nom et le signalement des prévenus, accusés ou condamnés en fuite ; les agents et les fonctionnaires à qui ces documents sont adressés doivent en prendre immédiatement connaissance, atin de se mettre en mesure d'opérer ou de faire opérer l'arrestation des personnes signalées.
Au signalement qui est donné aux agents de la force publique se trouve jointe 1 indication de la nature de l'acte, mandat, ordonnance, jugement ou arrêt par lequel l'ordre d'arrestation est donné; cet ordre est daté et indique l'autorité de laquelle il émane.
Les préfets envoient au ministre de l'intérieur le signalement de tous les condamnés contumaces; les procureurs de la République concourent à cette mesure en transmettant eux-mêmes aux préfets tous les documents fournis par la procédure et qui manqueraient à cet égard à l'autorité administrative (circulaires du 31 mars et du 12 mai 1823). Néanmoins, dans les cas urgents et dans les circonstances graves, les procureurs de la République et leurs substituts font eux-mêmes imprimer ces signalements pour les transmettre directement soit à leurs collègues, soit aux agents de la force publique.
SIGNALER v. a. ou tr. (si-gna-lé ; gn mil.
SIGN
— rad. signal). Donner le signalement de : On I'a signalé à la police. On /'avait signalé sur toutes les routes.
— Indiquer, annoncer par des signaux :
StGNALEB une flotte. Signaler un corsaire. Signaler la terre.
— Indiquer, faire remarquer, appeler l'attention sur : Signaler un homme. Signaler des erreurs dans un livre. L'histoire ne signale aucune femme comme auteur d'une découverte. (Jouy.) Signaler un mal, c'est le combattre. (G. Sand.) On se contente dans la conversation de signaler, d'étiqueter les cko' ses par leur nom, sans se donner le temps d'en avoir l'idée. (J. Joubert.)
— Rendre remarquable, fameux : D'horribles cruautés ont signalé son passage. (Acad.) Nous nous consolons aisément des disgrâces de nos amis, lorsqu'elles servent à signaler noire tendresse pour eux. (La Roehef.) L'envie Signale le mérite supérieur et n'épargne que la médiocrité. (Lévis.)
Il soupirait, le soir, si sa main fortunée Wavait de ses bienfaits sitjnalè sa journée.
Boileao.
Se signaler v. pr. Etre signalé : Tous les navires en vue se signalent à l'aide de sémaphores établis sur la côte.
— Se distinguer ; se rendre remarquable, fameux : Chercher à se signaler. Se signaler rfnits les lettres, dans tes ans. Il s'est Signalé par son audace, par ses friponneries. Il serait triste d'arrêter les yeux sur le déclin d'une nation gui se serait signalée par des exploits utiles au genre humain. (Raynal.) Notre époque se signale par une grande multiplicité de maladies morales jusqu'alors inobservées, désormais contagieuses et mortelles. (G. Sand.) Oumid un Chinois se signale par une belle action, on anoblit ses ancêtres. (P. Leroux.) Eles-vous pauvre , signalez- vous par des vertus; êtes-vous riche, signalezvous par des bienfaits, (J. Joubert.)
Faut-il dans la satire encor me signaler ?
Bojleau.
SIGNALÉTIQUE adj. (si-gna-lé-ti-ke; gn mil. — rad. signaler). Qui donne le signalement, la description propre à faire reconnaître : Etat nominatif et signalétique.
— Par ext. Caractéristique : Le trait siGNAlétique de notre espèce, après la pensée, est la croyance. (Pioudhon.)
SIGNATAIRE s. (si-gna-tè-re ; gn mil. — rad. signer). Personne qui a signé : Le signataire d'un acte, d'un contrat.
SIGNATURE s. f. (si-gna-tu-re ; gn mil. — lut. signatura; de signare, marquer d'un signe). Nom ou marque que l'on met au bas d'un écrit, pour attester qu'on en est l'auteur ou qu'on en approuve le contenu : Fausse SI- GNATURE. Mettre sa signature. Reconnaître sa signature.
La cour de Votre Altesse attend la signature. C. Delà vigne.
— Action de signer : Ce ministre emploie par semaine plusieurs heures à la signature, (Acad.)
— Mettre, envoyer à lasignature, Remettre entre les mains de celui qui doit signer ou faire signer : Envoyer des actes À la. signature.
— Signature de justice, Signature de grâce, Tribunaux établis à Rome, sous les papes, pour connaître de différentes sortes d'affaires.
— Diplomatiq. Signature en cour de Home, Lettre sur papier expédiée de la chancellerie romaine en réponse a une supplique adressée au pape pour une grâce, une dispense ou une collation de petit bénéfice, pièce qui porte le fiât écrit de sa main ou le concessum écrit en sa présence et par son ordre.
— Superst. Signe mystérieux que chaque homme, d'après les anciens médecins, porte depuis sa naissance, et qu'il doit à l'influence des astres.
— Fin. Jetons de signature, Indemnité qu'on paye, dans les sociétés financières, aux administrateurs et agents chargés de mettre leur signature au bas des titres destinés à être livrés à la circulation.
— Méd. Particularité de forme ou de coloration qui, d'après les anciens médecins, indique les propriétés curatives des médicaments, par un rapport plus ou moins éloigné avec les causes ou la nature de la maladie.
Il Accident de la peau, plus souvent appelé