‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 385 sur 1059 · SIKH · texte numérisé non relu

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allemand, né à Gross-Bettlingen, dans le Wurtemberg, en 1711, mort à Tubingue en 1793.11 commença par étudier la théologie, qu'il abandonna bientôt pour embrasser la carrière médicale, fréquenta plusieurs universités, fit divers voyages scientifiques et, ayant obtenu le diplôme de docteur à Halle en 1742, il se fixa à Stuttgard, où son habileté et ses succès lui valurent le titre de médecin de la cour. En 1751, il fut nommé professeur d'anatomie et de chirurgie à l'université de Tubingue. Avant de prendre possession de cette chaire, il vint à Strasbourg et à Paris, pour y profiter encore des leçons des médecins et des chirurgiens en réputation, et n'aborda le professorat qu'en 1753. Voici les principaux écrits de ce chirurgien : Dissertatio gua novum problema chirurgicum de extractione cataracte ullro perficiendaproponilur (Tubingue, 1752, in-40) • Oralio qua idea médicinal organotogics iromeaproponitur (Tubingue, 1753, in-40) ; Phthisis lismorrhoidalis illustn exempta illuslrala (1757, in-40) ; Medicina dynamica summatim prxfmita (1759, in-40); De febre terliana intermittente soporosa, ut plurimum fuuesta, féliciter tamen curnnda (1759 , in-40); Quxstiones medicm Parismx (1759); Medîcins dynamica spécimen quartum (1761); De explorations per iactum (1761); De vermibus intestinalibus (1770); Nosoloyia luxationis brachii (1771); De obesitatis corporis humain' nosologia (1775).

SIGWART (Henri - Christophe - Guillaume de), philosophe allemand, né à Reinmingsheim (Wurtemberg) en 1789, mort à Stuttgard en 1844. Après avoir terminé ses éludes à Tubingue, il entra dans l'enseignement et devint suppléant, puis titulaire de la chaire de philosophie à l'uuiversité de cette ville (181R). Hegel, qui aspirait à la possession de cette chaire, fut évincé par lui. En 1839, il devint surintendant ecclésiastique protestant à Stuttgard, Ses principaux écrils sont: Rapport entre le système de Spinoza et la phitosop/iie cartésienne (Tubingue, 1816); De peccato siue malo morali (Tubingue, 1818); Manuel de philosophie théorique (Tubingue, 1821); Leçons sur ('histoire de la philosophie (Siutigard, 1840, 4 vol. in-8»). 0 La base de son système philosophique, dit Rumelin, est un dualisme dynamique, la lutte de deux forces contraires, qui, dans la nature, s'appellent attraction et répulsion et, dans le monde intellectuel, volonté et Seiitiin-înt. L'entendement ou la raison est en même temps le lien et le résultat des deux tendances contraires dans chacune de ses sphères. Plus l'intelligence ou la raison se développe, plus l'opposition entre les deux tendances s'efface, et cette tendance doit un jour faire place à l'unité complète. 1

S1CYN, épouse de Loke, l'Ahriman de la mythologie Scandinave. Elle est la inère de Narve etde Wale. Très-dévouée à son époux, elle ne le quitte pas quand les ases t'enchaînent sur un rocher, et reçoit dans un bassin les gouttes de venin que laisse tomber sur sa tête un énorme serpent.

SIHAME s. m. (si-a-me). Ichthyol. Poisson du genre siliago, rapporté à tort par quelques auteurs au genre athérine, et qui vit dans la mer des Indes.

SIHL, rivière de Suisse. Elle prend sa Source à l'extrémité méridionale de la vallée appelée Sihllhal, dans le canton de Schwitz, au voisinage du mont Pragel, coule du S. au N., entre dans Je canton de Zurich, qu'elle sépare en partie de celui de Zug, et se jette dans la Limmat, à 1 kilom. au-dessous da Zurich, après un cours de 63 kilom. Ses eaux, pour l'ordinaire peu profondes, sont sujettes k se grossir subitement par la fonte des neiges et à la suite de grands orages. Elle n'est pas navigable, mais elle est utile pour Je flottage du bois.

SIHOUN, fleuve d'Asie. V. Sir-Daria.

S1KELIA, nom donné pnr M. Ampère et par quelques autres savants archéologues à un établissement sicule qui aurait existé sur le Palatin, longtemps avant la fondation de Rome par Rotnulus.

SIKHS, SEIKIIS, SEYKHSou SYK11S, peuple de l'Indoustan septentrional, établi sur les deux rives du Setledge, dans le Pendjab. On appelle Sikhs orientaux ceux qui habitent la rive gauche du fleuve et Sikhs occidentaux ceux qui habitent la rive droite. Selon Heeren, ils forment moins un peuple distinct, qu'une secte religieuse; leur nom, en effet, veut dire disciple; ils sont les disciples ou sectateurs d'un réformateur indou qui parut au xvio siècle, Nanek-Schah. Les Sikhs formèrent à cette époque une confédération; la région soumise à leur pouvoir était bornée au N. par le Caboul et le petit Thibet, à l'E. par la Chine et les possessions de la Compagnie anglaise, au S. par ce même empire indo-anglais et à 10. par le Bcloutchistan ; ces pays ont constitué le royaume de Lahore, fondé par Ruudjit-iSingh, avec lequel les Sikhs atteignirent L-ur plus haut point de puissance avant de tomber sous la domination de l'Angleterre. Les Sikhs sont g -ands et robustes ; leurs femmes-sont moin^ bollus, non pas que leurs traits manquent de régularité, mais parce qu'ils sont trop forts, trop prononcés. Elles portent leurs cheveux attachés sur le haut du front et tellement tirés avec la peau du visage que leurs sourcils, par

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