SILPHION
SILPHIE s. f. (sil-fl). Bot. Syn. de SIL- PHION.
SILPHIÉ, ÉE adj. (sil-fi-é — du rad. silphion). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte au silphion.
— s. f. pi. Section de la tribu des sénécionées, dans la famille des composées, ayant pour type le genre silphion.
SILPHION s. m. (sil-fi-on — mot gr. qui désignait une sorte de gomme). Bot. Genre de plantes, de la famille des composées, tribu des sénécionées, type du groupe des silphiées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent surtout aux Etats-Unis : Le silphion à grandes feuilles figure agréablement dans nos jardins. (Th. de Berneaud.) Le silphion perfolié a des racines vivaces. (Bosc.) Il On dit aussi
S1LPHIUM, SILPHIDE et SILPHIE.
SILPHIOSPERME s. m', (sil-fi-o-spèr-me — du gr. silphion, espèce de gomme ; sperma,,. graine). Bot. Genre de plantes, de la famille des composées, tribu des sénécionées, comprenant deux espèces, qui croissent en Australie.
SILPHIUM s. m. (sil-fi-omm). Bot. Syn. de silphion' ; Par leur port majestueux et leur élévation, les silphiujis conviennent pour la décoration des grands jardins. (Vilmorin.) |j Nom donné par les anciens à une plante d'un genre indéterminé et à la gomme qu'on en extrayait.
— • Mat. méd. Ancien nom de l'opium et de l'assa fcetida.
— Encycl. Le silphium se récoltait en Libye, dans les environs de Cyrène. Les habitants de ce pays l'appelaient sirphi et attribuaient à sa racine certaines propriétés médicinales. Le suc de cette racine, appelé serpilium par les Romains, était tellement estimé que ces vainqueurs du monde déposaient dans le trésor public tout ce qu'ils pouvaient en acquérir. Jules César, a ce qu'il paraît, le vola au trésor pendant le temps de sa dictature. Pline nous apprend que depuis longtemps on avait perdu la 'connaissance de cette plante à l'époque où il écrivait ou, du moins, qu'on n'employait plus le silphium de Cyrène, mais que l'on en tirait d'Arménie, de Médie et de Perse. Quelques botanistes ont cru reconnaître le silphium de Cyx-ène dans l'assa fœtida ; mais il leur est absolument impossible de soutenir et de démontrer que la désagréable assa fcetida a une analogie quel- Conque avec une plante dont l'odeur, suivant les écrivains anciens, était odoriférante et agréable.
Le genre qui porte actuellement le nom de silphium comprend trois ou quatre espèces dont les fleurs ne sont pas dépourvues d'agrément, mais qui se font remarquer surtout