SINT
hyalin, presque opaque, d'un ronge vif. Il Alinerai d'or mêlé de galène et de blende.
— Blas. Couleur verte, représentée dans la gravure par des hachures obliques qui vont de l'angle dextre du chef a l'angle sénestre de la pointe : Un rayon s'allonge sur la plaine comme une barre d'or sur un champ de sinoplk. (Th. Gaut.)
SINOPLIE s. f. (si-no-plî). Pathol. Matière plâtreuse qu'on trouve dans les articulations des personnes affectées de la goutte. Il Peu usité.
S1NOPOLI, ville du royaume d'Italie, province de la Calabre Ultérieure Ire, district de Palmi, chef-lieu de mandement, au pied des Apennins; 3,149 hab.
SIN'SART (dom Benoit), théologien français, né à Sedan en 1C9C, mort à Munster en 1776. Il fut quelque temps ingénieur en Hollande, puis il entra chez les bénédictins de Saint-Vannes, professa la philosophie et la théologie à l'abbaye de Scnones, et enfin devint nbbé de Saint-Grégoire à Munster. Ses principaux ouvrages sont : les Vrais principes de saint Augustin sur la grâce {Rouen, 1739, in-8«); Défense du dogme sur l'éternité des peines (Strasbourg, 1748, in-S°); llecueil de pensées diverses sur l'immatérialité de l'âme (Colmar, 1756, in -8»).
S1NSIGNOTTE s. f. (sain-si-gno-te ; gn mil.). Ornith. Nom vulgaire du pipit des buissons et de la rousseline.
SINSIN s. m. (sain-sain). Miimm. Espèce de singe, qui habite la Chine et la Turtarie.
SINSONTE s. m. (sain-son-te). Ornith.
Nom vulgaire du moqueur.
S1NTEN1S (Chrétien-Frédéric), littérateur allemand, né à Zerbst en 1750, mort dans la même ville en 1820. Il était devenu successivement professeur de théologie et de métaphysique, conseiller consistorial et ecclésiastique et pasteur de l'église de la Trinité. On a de lui environ cinquante romans, recueils de serinons, livres édifiants et écrits sur la morale, la religion et la pédagogie, ouvrages qui ont tous pour but de répandre dans les classes instruites de la société les lumières du rationalisme appliqué à la religion et aux événements de la vie. Dans tous domine une ferme croyance à l'immortalité de l'âme, croyance développée surtout dans ses deux principaux ouvrages, Elpizon et Pistenon, qui, de leur temps, concilièrent à Sintenis Fadmiration d'un grand nombre de lecteurs.
SVNTENIS (Guillaume-François), théologien allemand, neveu du précédent, né à Dornburg en 1794, mort en 1859. Il étudia la théologie à "Wittemberg , remplit diverses fonctions ecclésiastiques et devint en 1824 second pasteur, puis, en 1831, premier pasteur de l'église du Saint-Esprit à Magdebourg. Il fut, comme son oncle, un partisan du rationalisme et s'attira par ses doctrines la haine du parti orthodoxe; cette haine en vint a un tel point, qu'il f..t un jour publiquement attaqué dans sa chaire pour avoir fuit en 1840, dans le Journal de Alagdebourg, une vive critique d'une image de la Vierge recommandée à la vénération des fidèles par ses adversaires. Cet attentat excita pendant longtemps une vive agitation à Magdebourg et dans une partie de l'Allemagne. — C'est à la même famille qu'appartenait Charles Sintunis, mort en 1867, directeur du gymnase de Zerbst et connu en philologie par des travaux critiques estimés sur Plutarque, Arrien, Denys d'Ilaliearnasse et Diodore de Sicile.
SINTENIS (Charles-Frédéric-Ferdinand), jurisconsulte allemand, cousin du précédent, né à Zerbst en 1804, mort à Dessau en 1868. Il fit ses études aux universités de Leipzig et d'Iéna, prit ses grades en 1825 et s'établit comme avocat dans sa ville natale, où il eut bientôt une clientèle étendue. Consacrant ses loisirs à des travaux théoriques, il publia, avec le concours de plusieurs autres jurisconsultes allemands, la première traduction allemande du Corpus juris civilis (1829-1834), que complètent des traductions d'extraits du Corpus juris canonici. Nommé en 1837 professeur de droit à l'université de Giessen, il devint, quatre ans plus tard, membre du gouvernement et du consistoire provincial a Dessau, et, lorsque le duc d'Anhalt-Dessau eut pris en 1847 l'administration du duché de Kœthen, il fut appelé à faire partie de cette administration en qualité de directeur des affaires du cabinet. Il perdit cet emploi a la suite des événements politiques de 1848, devint l'année suivante membre de la diète d'Anhalt, où il appartint à l'extrême droite, et siégea en 1850 dans la Chambre des états au parlement de l'union, à Erfurt. Appelé la même année à la vice-présidence, puis en 18r>3 à la présidence de la cour suprême provinciale des duchés d'Anhalt et de Kœthen, il entra en 1S6Z au ministère, fut eharge en 1803 d'aller prendre possession, au nom du duc, du duché d'Anhalt- Bernbourg et, peu de temps après, devint présidentdu nouveau ministère d'Etat pour tous les duchés d'Anhalt. Il accompagna plus tard le prince héritier au congres ^es princes à Francfort et prit, en 1866 et 1867, à Berlin, une part active aux débats sur le projet de l'acte de la Confédération germanique du Nord. 0:i a encore de lui, entre autres ouvrages . M'inuel du droit hypothécaire