‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 425 sur 1059 · SION · texte numérisé non relu

SION

SIOFNA. ou SIONA, déesse Scandinave qui dispose les cœurs à l'amour et préside ii la volupté.

SION s. m. (si-on). Bot. Genre de plantas

ombellifères. [| V. sium.

Sl'ON, la Sedunttm ou Civitas Sedunorum des Romains, appelée Sitten par les Allemands, ville de Suisse, ch.-l. de caut. du Valais, sur la Sionne, qui en traverse la ru» principale Sous terre et qui s'y joint au Rhône, à 190 kilom. S. de Berne, 90 kiiom. E. de Genève, par 46° 14' de latit. N., 5° 1' de longU. E.; 3,516 hab. Evêché; séminaire, collège,' école de droit. Sion est situé dans une belle et fertile plaine, où les champs, les prairies, les vergers et les jardins offrent le tableau le plus agréablement varié. Cette plaine est bornée au N. et au S. par des montagnes dont les bases sont couvertes de magnifiques vignobles. L'intérieur de la ville, entourée de murailles et d'un fossé profond, répond mal à la magnificence de ses environs ; les rues sont irrégulières, étroites et malpropres; cependant quelques rues, reconstruites depuis peu sur un meilleur plan, offrent plus de régularité et sont mieux aérées que les anciens quartiers, où le soleil peut à peine pénétrer. On y remarque la cathédrale, d'architecture gothique ; l'hôtel de ville, où l'on voit quelques inscriptions romaines, l'ancienne église des Jésuites et l'arsenal; Sur les collines rocheuses, auxquelles sont appuyées les maisons de la ville à l'E., se dressent les ruines du château de Tourbillon et de Valéria ; au pied de ces collines, on voit aussi les ruines du château de Majorie. Sion, ancienne station romaine, ainsi que le prouve une inscription conservée dans la cathédrale, fut en 1415 la théâtre d'une victoire des Valaisans sur les Savoisiens. Les Français s'emparèrent de cette ville en 1798 ; les Autrichiens l'occupèrent pendant quelques jours en 1799; reprise par les Français, elle devint le chef-lieu du département du Simplon en 1810.

SION , village et commune de France (Loire-Inférieure), cant. rie Derval, arrond. et à 18 kilom. É. de Châteaubriant; pop. aggl,, 390 hab. — pop. tôt., 2,819 hab. Forge et fonderie de fer et de fonte.

SION, ville de l'Indoustan anglais, présidence de Bombay, sur la côte N. de l'île de ce nom, sur la nier d'Oman, à 13 kilom. N. de la ville de Bombay. Elle commande le passage de l'Ile de Bombay à l'île Salsette.

SION, une des montagnes de Jérusalem, et par extension cette ville même. V. Jérusalem.

SION, montagne de France (Haute-Savoie), à 19 kilom. S.-O. de Genève, 400 mètres d'altit.

SION (le cardinal de). V. Schinnbr.

SIÛNE s. f. (si-o-ne). Entom. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, de la tribu des phalénides, type du groupa des sionites, comprenant une dizaine d'espèces, dont plusieurs sont abondamment répandues en Europe.

SIONIDB adj. (si-o-ni-de — de sione, et du gr. eidos, aspect). Entom. Syn. de sionitb.

SIONIB ou SIOUN1E, nom d'une ancienne province de l'Arménie, au ive et au ve siècle, située au S.-E. du lac d'Erivan et formant une principauté. Le nom de cette ancienne province est encore de nos jours le titre d'un archevêché in partibus.

SIONITB adj. (si-o-ni-te — rad. sione), Entom. Qui ressemble ou qui se rapporte à la sione.

— s. m. pi. Groupe d'insectes lépidoptères nocturnes, de la tribu des pbalénites, ayant pour type le genre sione. il On dit aussi

SIONIDK.

SIONITE s. m. (si-o-ni-te). Hist. relig. Membre d'une secte religieuse du x vuie siècle.

— Encycl. Les sionites ont été regardés par divers auteurs comme une branche de la secte d'Eller, qui avait pris le surnom de Père de Sion et donné à sa femme celui de Mère de Sion. Cependant on ne voit aucune connexité entre ses sectateurs et une colonie de Norvégiens qui, après avoir fait schisme avec l'Eglise établie dans leur pays, vinrent en 1744, sous le nom de Sionites, former un établissement dans le Holstein. On leur permit de choisir entre les villes de Friederichstadt, Fredericia et Altona; ils donnèrent à celle-ci la préférence. Un journal du temps les peint comme des hommes & grande barbe, qui se croient inspirés et doués du don de prophétie.

En 1787, on annonça que dans la contrés de Rzcozorz quelques familles avaient formé une nouvelle secte de sionites, du nom du coteau où ils résidaient, et qu'ils regardaient comme aussi sacré que la montagne de ce nom près de Jérusalem. Ils se disaient chrétiens et cependant ils rejetaient le baptême, parce qu'il est écrit aux Actes des apôtres : • Vous serez baptisés dans le Saint-Esprit. •

SIONITB (Gàbrikl), orientaliste syrien.

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