‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 440 sur 1059 · SIRI · texte numérisé non relu

SIRI

brûlant). Pathol. Coup de soleil, inflammation au cerveau causée par une insolation. Il Peu usité.

S1RICE (saint), éîu pape le 1" janvier 385, mort le 3 novembre 399. Il écrivit kHimerius, évoque de Tarragone, une lettre relative à l'administration des sacrements du baptême, de la pénitence et de la prêtrise. Il combattit les hérésies des novatiens, desdonatistes, des priscillianistes et des manichéens ; mais il parut moins hostile aux origéniens. Il assembla plusieurs synodes, un à Rome, un k Capoue et un troisième à Milan. Plusieurs de ses épîtres nous ont été conservées. L'Eglise honore sa mémoire le 26 novembre*

S1RIC1DE adj. (si-ri-si-de — de sirex , et du gr. eidos , aspect). Entom. Qui ressemble ou se rapporte au sirex.

— s. m. pi. Tribu de la famille des siriciens, ayant pour type le genre sirex : Chez les siRtciDES , la tarière est robuste et toujours saillante. (Blanchard.)

SIRIGIEN, IENNE adj. (si-ri-si-ain, i-è-ne — rad. sirex), Entom. Qui ressemble ou qui se rapporte au sirex.

— s. in. pi. Famille d'insectes hyménoptères, ayant pour type le genre sirex : ZessiRiciens sont des insectes d'assez grande taille. (Blanchard.)

SIRIKS (Violante-Béatrix), artiste peintre italienne, née a Florence en 1700. Elle eut successivement pour maîtres Jeanne Fratelli et François Conti et acquit de !a réputation comme peintre de portrait. Elle peignit aussi des fleurs et des fruits, des sujets historiques, etc. On cite, parmi ses productions : le portrait du grand-duc de Florence, le portrait de l'artiste elle-même et celui de son père.

SlIUEYS DE MAYIUM1ÀC (Jean-Jacques), homme politique français, né au château de Mayrinhac (Lot) en 1777, mort au même lieu en 1S31. Pendant la Révolution, la plupart de ses parents émigrèrent, et lui-même malgré sa jeunesse fut incarcéré. Rendu à la liberté, il vécut obscurément, puis fut, sous l'Empire, maire lie son village. A la Restauration , il accueillit les Bourbons avec enthousiasme et fut nommé député du Lot après les Cent- Jours (1815). Il se signala alors comme un des membres les plus fougueux de la Chambre introuvable, demanda qu'on rendit au clergé les biens non vendus, qu'on rétablît les maîtrises et jurandes et s'associa à toutes les propositions ultra-réactionnaires qui ne tendaient à rien moins qu'à ressusciter les abus les plus odieux et les plus grotesques de l'ancien régime. En même temps, ses fautes de français, ses bévues et ses quiproquos devinrent un inépuisable sujet de raillerie pour la petite presse de l'opposition. Non réélu en 1817, il reparut à la Chambre lors des élections qui suivirent la mort du duc de Berry et qui amenèrent le triomphe momentané de la réaction. L'appui qu'il donna au ministère lui valut d'être nommé successivement conseiller d'Etat et directeur général de l'agriculture, des haras et des manufactures (1824), L'année suivante, il vota la loi sur le sacrilège, sur le droit d'aînesse, sur l'indemnité des émigrés, etc., fut réélu en 1828, se rangea dans l'opposition qui parvint k renverser le ministère libéral, présidé par M. de Martignac, et perdit alors sa place de directeur général. Après l'arrivée au pouvoir du cabinet Polignac, Sirieys devint directeur du personnel au ministère de l'intérieur. Après la chute de Charles X, il retourna dans son département, où il vécut dans la retraite jusqu'à sa mort. On a de lui : Mémoire sur les élections du Lot (1816, in-8°); Observations sur ce qui a été inséré au Moniteur sur les élections du département du Lot (1816, in-8°); Observations sur l'administration générale des haras, de l'agriculture et des manufactures (1829, in-80).

SlBINAGOlt ou SERINAGOR, c'est-à-dire Ville du bonheur, ville de l'Indoustan anglais , dans la présidence de Pendjab, k 130 kilom. N.-O, d'Almora, 280 kilom. N.-E. de Delhi, sur le cours supérieur du Gange. C'était autrefois une ville beaucoup plus importante, capitale du Ghéroual; elle fut détruite en partie par les Gorkhas et par un tremblement de terre. Elle ne renferme aujourd'hui aucun édifice remarquable, à l'exception d'un ancien palais eu granit. Commerce de denrées du Thibet et de la province de Lahore.

S1R1S ou SEMNUM, rivière de l'Italie ancienne, dans la Lucanie, affluent de lu mer Ionienne, près d'une petite ville du même nom, fondée, dit-on, par les Troyens, et où l'on voyait une image du Palladium. Cette ( rivière porte aujourd'hui le nom de Sinno, dans la province de la Busilicalo; elle descend du versant oriental de l'Apenuiu et se jette dans le golfe de Tarante.

SIR1UM s. m. (si-ri-omm). Bot. Syn. de santal, genre d'arbres.

SIRIUS s. m. (si-ri-uss — mot latin venu du gr. seirios, qui, selon plusieurs étyinologistes, est pour sFerios et répond a» sanscrit sûrya, védique sûr, sûra, soleil. Sûrya est contracté de svarya, dérivé de svar, ciel, lumière, substantif devenu indéclinable. Comparez svaru, lumière solaire. La racine sur,

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brtller,"qui est indiquée dans le Dhâtupatha, n'est pas encore constatée. Mnx Millier sépare le grec seirios du sanscrit svar , lequel, Selon lui, aurait donné surios ou serios plutôt que seirios , et il croit reconnaître le primitif du mot grac dans le nom sanscrit sunâsirau, qui désigne deux divinités, dont la première, dit- on, est Suna, et la seconde Sira. Un commentateur indien, Yâska, reconnaît dans Suna un nom de Vâyu, le vent, et dans Sira un nom d'Aditua, le soleil. Une autre autorité, Saunaka, déclare que Suna est un des noms d'Indra et que Sira est un de ceux de Vâyu. Asvalâyana nous dit de son côté que Sunasîrau peut désigner Vàyu ou Indra, ou Indra et Sûrya à la fois. Cela prouve, on tout cas, que la signification des deux noms était douteuse , même aux yeux des anciens théologiens indous. Le fait est que les Sunâsirau ne se rencontrent que deux fois dans le Rig-Véda, dans un hymne pour la moisson). Astron. Etoile de première grandeur, qui fait partie de la constellation du Grand Chien : Sirius est ta plus brillante étoile du Ciel. (Acad.)

— Poéliq. Canicule :

Ainsi du Sirius, 6 jeune bien-aimée,

Un moment l'haleine enflammée Di ta beauté vermeille a fatigué la Heur.

A. Chénier.

— Encycl, Sirius est la plus belle et la plus brillante des étoiles du ciel. Sa distance à la terre est de 52,174,000 millions *le lieues, 1,373,000 fois la distance du soleil à la terre. Les rayons du soleil nous arrivent eu huit minutes dix-sept secondes; la lumière de Sirius emploie pour arriver jusqu'à nous près de vingt-deux ans.

Ce grand astre est entouré, sans aucun doute, d'une foule de planètes et de satellites, mais notre vue ne peut atteindre ce cortège.

Par contre, si un astronome de Sirius ou de ses planètes tournait la pointe d'un puissant télescope vers le monde de notre système solaire, tout rempli de planètes et de satellites, il ne pourrait distinguer ni la terre, qui nous paraît si grande, ni Vénus, qui est si brillante, ni Jupiter, ni Neptune, ni aucune autre planète, et notre soleil, globe immense k nos yeux, ne lui paraîtrait que comme un point lumineux k peine perceptible.

Quoique placés k une si grande distance, Sirius et notre soleil appartiennent à la même couche d'étoiles, isolée dans les espaces célestes, que Humboldt appelle « uno lie dans l'univers. » Cette île de mondes et de soleils est de forme aplatie , lenticulaire, divisée, au tiers de son étendue, en deux branches. Son grand axe est de 4,171,200 millions de lieues, sept ou huit cents fois la distance de Sirius à la terre; et, cependant, elle n'est qu'une petite couche, extrêmement mince, si on la compare aux grandes couches, épaisses et profondes, et incomparablement plus riches en étoiles et en soleils, qui l'environnent.

SIRLET ou SIRLETO (Guillaume), cardinal et érudit italien , né à Guardavalle (Calabre) en 1514., mort à Rome en 1585. Entré dans les ordres, il vint à Rome et commença par enseigner la rhétorique aux élèves des clercs réguliers de Saint- Sylvestre. Devenu précepteur d'Erennio Cervini { pape plus tard sous le nom de Marcel II), il fut nommé en 1555 secrétaire des brefs. C'est alors que commença sa fortune; successivement protonotaire apostolique, secrétaire du concile de Trente, cardinal, cvêque de San-Marco, 'puis de Squillaci, il résigna cet évêohé pour accepter la direction de la bibliothèque du Vatican. C'était un homme fort instruit, qui parlait plusieurs langues et avait une prodigieuse mémoire. On a de lui, entre autres écrits : Adnotationes in psatmos (dans la Bible polyglotte d'Anvers, 1569, in-fol.) ; Meuoloffium Grxcorum (dans les Antiqum lecliones de Canisi (Ingolstadt, 1601, in-40), etc. Sirlet avait formé une riche bibliothèque, que le cardinal Colonua acheta 14,000 ducats.

S1RL1 s. m. (sir-li — onornatop. du. cri de l'oiseau). Ornith. Genre de passereaux, formé aux dépens des alouettes, et dont l'espèce type habite l'Afrique.

SlttMlÛ, nom ancien de Sermioniî.

S1RM1UM, ancienne ville de l'empire romain, dans la Pannonie, sur la rive gauche de la Save, Cette ville, dont il ne reste que quelques débris informes près de Mitruvitz, avait été fondée h une époque très-reculée par une peuplade de Gaulois Taurisques. Sous la domination romaine, elle devint très-importaute et fut l'arsenal militaire de Rome pour les gi, erres contre les peuples du Danube. Elle était le quartier général du commaudant de la flottille du Danube et possédait une fabrique d'armes et un château impérial. Les Avares s'en emparèrent au vie siéeie et la détruisirent totalement. Patrie des empereurs Aurêlien, Gratien et Probus. Plusieurs conciles ont été tenus à Siruiium. En 351, des évêques réunis en concile y condamnèrent comme hérétique Photin, éveque de Siruiium, qui ne reconnaissait qu'une seule v*rtu opératrice dans le Père, le Fiis et le Saint-Esprit. Dans le concile de 357, les évêques ariens qui le composaient défendirent de dire que le Fils est consubstautiel au Père et dressèrent un symbole, que le plus grand nombre des évoques d'Occident refusèrent de signer. Eu

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359, douze évêques semi-ariens se rendirent k Sirmium, où se trouvait l'empereur Constance, et obtinrent l'autorisation d'y réunir un concile. Ce concile rédigea une nouvelle formule de foi, qui rejetait le mot de substance et défendait d'en faire usage à l'avenir en parlant de Dieu. Le pape Libère, qui avait assisté k cette réunion et approuvé la formule adoptée, désavoua ce qu'il avait fait après son retour à Rome.

SIRMOND (Jacques), savant jésuite français, né Riom en 1559, mort à Paris en 1651. 11 professa la rhétorique à Paris et eut pour élève Charles de Valois et saint François de Sales. En 1590, le Père Aquaviva, général de la Société, l'appela k Rome et le choisit pour son secrétaire. Cet emploi, qu'il remplit pendant seize ans, le mit en rapport avec les savants lus plus distingués de l'Italie, lui ouvrit la bibliothèque Vaticane et lui permit d'acquérir une érudition de premier ordre. En 1637, le roi Louis XIII le choisit pour son confesseur. On lui doit la publication d'une grande quantité d'auteurs ecclésiastiques et la collection des conciles de France (Concilia antiqua GalUs, 1629). II débrouilla la chronologie et, par sa critique savante, rendit les plus grands services à 1 histoire de l'Eglise.

SIKMOND (Jean), littérateur français, neveu du précédent, né vers 1589 à Riom, en Auvergne, mort dans la même ville en 1649. Grâce k sou oncle, il fut employé par le cardinal de Richelieu k réfuter les pamphlets de l'abbé Morgues et s'acquitta si bien de cette tâche, que l'étninence le proclama l'un des meilleurs écrivains de l'époque et le nomma historiographe du roi, avec un traitement de 1,200 écus. En 1634, il entra k l'Académie française et proposa à ses confrères de s'obliger par serinent à n'employer que les mois approuvés par la pluralité des voix, • de manière que celui qui en aurait usé d'autre sorte aurait commis, non pas une faute, mais un péchi', » moyen plus risible qu'efficace. A la mort du cardinal , Sirmond retourna en Auvergne. Ses écrits se composent de : Discours au roi sur l'excellence de ses vertus (Paris, 1624, in-8°); le Catholique d'Etat ou Discours politique des alliances du roi (Paris, 1625-1626, in-80), sous le nom de Ferrier; la Lettre déchiffrée (Paris, 1631, in-s») , c'est un panégyrique de Richelieu ; Vie du cardinal d'Aïuboise, par le sieur des Montagnes (Taris, 1631, in -8"); le Coup d'Etat de Louis Xtlt (Paris, 1631, in-8°); Avertissement aux provinces sur tes nouveaux mouvements du royaume, par de Cléonville (Paris, 1631, in-8°) ; [Homme du pape et du roi (Paris, 1634, in-4°), réponse k l'ambassadeur vénitien Délia liocca; Consolation à ta reine sur la mort du roi (Paris, 1643, in-4°); Carminum libri II (Paris, 1654, in-go) ; ce recueil fut publié pur le Mis de l'auteur.

SIRMOND (Antoine), théologien français, frère du précèdent, ne à Riom en 1591, more à Paris eu 1643. Il entra à dix-sept ans dans la compagnie de Jésus et devint professeur de théologie, puis prédicateur de son ordre. On lui doit : De immortalitate animx demonstratio physiea (Taris, 1625, in-8<J); \' Auditeur de la parole de Dieu (Paris, 1638, in-8°); le Prédicateur (Paris, 163S, in-S<>);la Défense de la vertu (Paris, 1641, in-8°). Ce iivre contient une proposition des plus étranges, qui fut désavouée par les jésuites. L'auteur avançait qu'il n'est pas nécessaire d'aimer Dieu pourvu qu'on observe, d'ailleurs, les autres commandements.

SIRMONDIQUE adj. (sir-mon-di-ke). Paléogr. Formules sirmondiques, Collection d'actes publics, publiée par le F. Sirmond.

SIRO s. m. (si-ro — du gr. siros, fosse). Aracbn. Genre d'arachnides, de la famille des acariens, forme aux dépens des cirons, et dont l'espèce type habile la France.

SIROCO s. m. (si-ro-ko — italien seirocco,scilocco, sirocco, espagnol siroco, xaloque. Ce mot vient de l'arabe schorouk, qui signiiie proprement lever du soieil, du verbe schuraka, le soleil est levé. Le siroco est effective ment un vent d'orient, on plutôt un vent du sud-est). Nom qu'on donne, sur la Méditerranée et sur les côtes d'Afrique, au vent du sud-est : En Italie, le siuoco est le contrecoup des vents brûtants de l'Afrique. (A, Maury.) [1 Ou écrit aussi sirocco k l'italienne, et quelquefois siroo.

SIROCRÛCIS s. m. (si-ro-kro-siss — du gr. seira, chaîne; fcrokts, duvet). BoU Genre d'algues filamenteuses articulées.

SIKOD, village et commune de France (Jura), canton de Chainpagnole, arrond. et k 31 kiioin.S,-E. de Poligny, sur la rive gauche de l'Ain; 775 hab. Papeterie, usine métallurgique. On y voit une église paroissiale, du style romano-ogival, décorée k l'intérieur de nombreuses statues et statuettes. Près du village, l'Ain forme une belle cascade de 17 mètres de hauteur sur 45 mètres de largeur.

S1ROÈS (Kobad II), 24« roi sassanide de Perse (628-629). Il monta sur le trône aprè3 s'être révolté contre son père, qu'il laissa mettre à mort par son parti, et rit ensuite périr quatorze de ses frères. Il fit la paix aveu l'empereur Héraclius et lui rendit 300 étendards pris par sou père. Ce fut ainsi que se termina la longue lutte des deux empires, lutte qui, depuis Crassus, avait duré sept siè-

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clés. Siroès ne fit rien de remarquable et mourut de la peste.

Siroè», roi de Perse (Siroe, re di Persia), opéra italien, livret de Métastase, musique de Vinci; représenté sur le théâtre de Saint- Jean-Chrysostome, à Venise, en 1726. Cette tragédie, dont le sujet est tiré de l'histoirede la dynastie des Sassanides, a obtenu un imwen.se succès et a inspiré une quinzaine de partitions importantes. Voici les moiceaux et airs principaux de cet opéra : Sempre l'istesso aspetio ; Se il mio patirno avwre ; Ù'oyni amator la sede ; Se il labbro nmor li giura; Oplacido il mare; L'onda, che mormora; La forte mia tiranna ; Dal lorrente che ruina; Vedesti mai sut prato; L'incerlo mio pensier; Fra l'orror delta tempesta; Mi taguerà tacendo; Mi credi infedele; Sgembra d'ail' anima ; Dcggio a te del giorno i rai; Fra sdegno, ed amore; Se pugnnr non sai col fato; Tu di pietà mi spogli; Frà dubbj affetli miei ; Amico il fato; Non vi piacqne, inyiusti Dei ; Al tuo' sangue io son crudele; Se il earo figlio; Gelido in'ogni vena ; Beitchè tinta del sangue fraterno ; C/i'io mai vi possa ; Se l'amor tuo mi rendi ; et le chœur final, 1 suoi vemici uffetti.

S1ROGON1E s. f. (si-ro-go-nl — du gr. seira, chaîne >tyuuos, semence). Bot. Genre d'algues filamenteuses articulées, de la tribu des conjuguées ou zygnémèes.

S1ROLO, bourg du royaume d'Italie, province, district et mandement d'Aneône, près de l'Adriatique; 2,283 hab.

SIROP s. m. (si-ro. — Ce mot représente l'italien siroppo, sciroppo et l'espagnol xarope, de l'arabe scharab, bois, son, vin, cale, du verbe sliariba, il a bu, qui appartient à la même famille que l'hébreu sàraph, chakléen srapk, il a humé, Comparez l'arabe skarb, skirb,shurb, action de humer, de boire, s/iorbar, breuvage, d'où sûrement le persan shôrbâ, soupe, .\liârb; vin, kourde siorba et scherab. Les formes sémitiques proviennent d'une onomatopée ijui se retrouve aus>i dans les langues aryennes : latui sorbere, humer, sorbilio, sorbiliuin, jus, bouillon ; irlandais moyen srubuint, je hume, srubog, gorgée de liquide ; lithuanien srubti, srël/ti, surïti, surpti, sulpti, humer, sucer, sruôa, soupe; ancien slave îj-ubanUe, bouillon, illyrien ciorba, soupe, grec ropheô, ritphrô, roplianô, humer, pour srop/ted, suivant Pott, ou suivant Kuhn pour sorpheô Ces divers termes ont évidemment le caractère d'onomatopées qui comportent une certaine latitude de variations phoniques. Varron déjà fait provenir le latin sorbeo, je hume, du bruit eue l'on fait en aspirant un liquide). Liqueur visqueuse, filante, formée d'une dissolution de sucre, à laquelle on ajoute souvent certains sucs-, et quon fait cuire jusqu'à la consistance voulue : Sikop de groseilles, de mûres, de grenades. Sirop de roses pâles, de /leurs de pécher. Sirop anliscorbntïque. Faire bouillir jusqu'à consistance de siiîop.

J'humectais vainement mes poumons irrités Des sirops Onctueux par Charlard inventés.

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