‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 455 sur 1059 · SIX A · texte numérisé non relu

SIX A

débris de êka , un. Quant au vaksh final , il propose d'y voir la racine sanscrite vaksh, croître, en zend vaksh, vash et vas , en gothique vahsjan, vohs, etc. Resterait le » intermédiaire, où l'on pourrait voir la préposition sa, avec, dans les composés. Ainsi ksvaksh, de éka-sa-vaksh ou vaksha, donnerait pour le six le nombre cinq (sous -entendu) avec accroissement de un. La ressens blance singulière de l'hébreu shêsh, mais, en arabe sitt, avec !e sanscrit shash est trèsprobablement due au hasard.

Su femme* de Henri V1I1 (les), scène historique d'Empis (1854). V. Henri VIII (les six femmes de).

SIX (Jean), poëte hollandais, né à Amsterdam en 1618, mort dans la même ville en 1100. 11 était bourgmestre et consacrait ses loisirs à la poésie. Une tragédie de Médée est considérée comme son chef-d'œuvre.

SIX-FODKS, village et comm. de France (Var), eant. d'OUioules , arrond. et à 8 kilom. 0. de Toulon, sur un petit monticule conique ; 2,830 hab. Fabrication d'huile, briques et tuiles. L'église paroissiale est une construction du xie siècle, classée au nombre des monuments historiques; elle renferme une belle statue de la Vierge, en marbre, attribuée à Puget.

Sixain s. m. (si-zain — rad. six), Littér. Petite pièce de poésie composée de six vers : Un tel a mis plusieurs maximes de morale en sixains. (Acad.)

— Comm. Paquet de six jeux de cartes : Trois sixains de cartes entières, de cartes de piquet, de reversis, d'écarté, il Paquet de six pièces ou demi-pièces de ruban, de fil ou de laine. Il Paquet d'épingles composé de six milliers. IJ Barrique contenant 110 litres. En ce sens, on dit aussi dëmi-tiercerollk.

— Ane. métrol. Poids valant le quart d'une once.

— Encycl. Littér. Le sixain est une petite pièce de poésie composée de six vers; les deux.premiers doivent être à rimes plates, les quatre autres à rimes entrelacées. L'épigramme, l'épitaphe, le madrigal revêtent assez souvent la forme du sixain.

Telle est une épigramme de Boileau contre Cotin .■

En vain par mille et mille outragea

Mes ennemis, dans leurs ouvrages, Ont cru me rendre affreux aux yeux de l'univers;

Cotin, pour décrier mon style,

À pris un chemin plus facile;

C'est de m'attribuer ses vers.

L'épitaphe suivante de Piron, faite par luimême, est un sixain :

Ami pasBant, qui désires connaître Ce que je fus : je ne voulus rien être; Je vécus nul, et certes je Ils bien; Car, après tout, bien fou qui se propose. De rien venant et retournant a rien.

D'être ici-bas, eu passant, quelque chose.

Voici encore trois sixains; le premier et le troisième sont des épigrainmes; l'autre n'est qu'une anecdote rimée :

Page 1