V. Berlioz (Mme
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8MITHSOMTE s. f. (smi-tso-ni-te — dô Smithson, n. pr.). Miner. Carbonate de zinc.
— Encycl. La smithsonite, confondue quelquefois avec la calamine, est un carbonate de zinc, qui cristallise en rhombojdres obtus; sa densité varie de 3,60 à 4,45; sa dureté est intermédiaire entre celles de l'apatite et de l'aragonite. Calcinée sur le charbon, elle répand un éclat assez vif et une fumée blanche qui forme un dépôt sur la pièce d'essai. Cette substance présente plusieurs variétés; on distingue la. smithsonite cristallisée, en rhomboèdres aigus et dodécaèdres; stalaclitique, en échantillons peu volumineux; pseudomorphique, remplaçant le carbonate de chaux; lamellaire; fibreuse; compacte; cuprifère, colorée en bleu ou en vert par le cuivre carbonate. On la trouve à Autun, aux Pyrénées, à Holywall et autres localités d'Angleterre, dans le duché de Bade ; à Bleiberg, en Carinthie; dans le Banat, en Sibérie, etc.
SMITS (Gaspard), peintre allemand, né en Allemagne vers le commencement du x vnB siècle, mort à Dublin en 1680. Après avoir débuté en Allemagne dans la carrière artistique, il se rendit en Angleterre, puis en Irlande. Il a exécuté surtout des portraits à l'huile et en miniature. Il a peint beaucoup de Madeleines, sujet qu'il préférait à tous les autres. Dans la plupart de ses tableaux on voit un chardon ; cette particularité aide à reconnaître ses œuvres.
SMITS (Louis), peintre hollandais, connu sous le nom d'Hurtocnuip, né à Dordrecht en 1635, mort en 1G73. Il eut beaucoup de vogue. Ses tableaux ont une certaine originalité; mais il les peignait avec dès couleurs qui s'altéraient rapidement.
SMITS, peintre, né a Bréda vers l'an 1672. Il yla aulchâteau d'Hons-Laarsdyck plusieurs beaux plafonds ej des tableaux d'histoire de ce peintre.
SMITS (Dirk), poète et musicien hollandais, né à Rotterdam en 1702, mort dans la même ville en 1752. On ne connaît rien des détails de sa vie intime. Les ouvrages qu'on possède de lui sont : Israels Baelfegor (Rotterdam, 1737, in-40); De Hotte Stroom (Rotterdam, 1750, in-4°).
SM1TT (Frédéric), historien polonais, né à Narwa en 1787, mort à Saint-Pétersbourg en 1865. 11 fit ses études à l'université de Kiel, où il s'attacha particulièrement à l'étude de l'histoire et de l'art militaire. De retour à Narwa en 1806, Sraitt y passa quelques années comme précepteur particulier, puis se rendit à Moscou, ou il fit connaissance du fameux Karamzin et continua à se livrer à ses études favorites. En 1812, il entra dans l'armée et devint, en 1815, chef de la chancellerie et directeur de la police auprès du commandant de l'armée russe à Paris, revint en Pologne en 1819 et fut nommé censeur des journaux de Wilna. C'est à cette époque qu'il a conçu l'idée'd'éerire une étude sur la vie de Souwarow, ainsi que l'histoire du partage de la Pologne, etc. En 1831, il so rendit sur le théâtre do la guerre, pour rendre compte des opérations de l'armée russe dans les "journaux étrangers, assista à toutes les batailles, même à l'assaut de Varsovie, et fut témoin oculaire de tous les événements qu'il a décrits plus tard. Quelque temps après la prise de Varsovie, il revint à Wilna et de là passa a Saint-Pétersbourg, où il devint historiographe de l'armée russe au ministère de la guerre. Outre un grand nombre d'ouvrages écrits en allemand, on a de lui : Frédéric II; Catherine II et le partage de la Pologne, d'après des documents authentiques (Paris, 1801).
SM1TTEN s. m. (smi-tènn). Mamm. Nom donné par des voyageurs à un singe que l'on croit être le chimpanzé.
SMODIQUË s. m. (smo-di-ke — du gr. smôdix, tumeur). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des longicornes, tribu des cérambycins, comprenant quatre espèces, qui habitent l'Amérique.
SMŒLAND ou SMALAND, ancienne division administrative de la Suède, au S., dans la Gothie. Elle forme actuellement les lan ou préfectures de Calmar, Kronoberg et Jœnkoeping.
SMOGLER v. n. ou intr. (smo-ghlé — angl. to smuggle, même sens). Paire la contre baudo sur mer.
SMOGLEUR (smo-gleur — de l'angl. to smuggle, faire la contrebande). Bâtiment ou individu qui fait la contrebande. Il On écrit aussi SWUQGLEB, à l'anglaise.
— Adjectiv. : Navire smogleor.
SMOKOWSKI (Vincent), dessinateur et peintre polonais contemporain, né en 1797. Il fit ses études artistiques à l'école des beaux-arts de Saint-Pétersbourg et débuta en fournissant quelques dessins a la première édition du Conrad Wallenrod de Mickiewiez. Craignant de ne pas trouver dans l'art des ressources suffisantes pour vivre, il étudia la médecine à Wilna, prit ses grades dans cette ville et, après y avoir été quelque temps professeur de dessin et de peinture à l'université, se rendit à "Varsovie, où il obtint l'emploi de médecin de la ville. Tout en pratiquant la médecine, il consacra ses loisirs à la peinture et au dessin. Ses toiles historiques furent fort remarquées aux expositions
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de Varsovie, et l'on cite comme les plus estimées celles qui représentent Jenn Kochanowshi avec Ursule, Jagellon et Hedwige et des Scènes populaires. Smokowski a le pre mier remis en honneur en Pologne la gravure sur bois. Dessinant et gravant lui-même avec un rare talent, il a fourni des illustrations à un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nou3 citerons : la Bibliothèque ancienne des écrivains polonais (1843) et les Portraits anciens (1842) do K.-WI. Wojcicki; la Pologne ancienne de Balinski et Lipinski; les Femmes polonaises et l'Album de Varsovie (1845) de Wojcicki; la Gerbe de la Vistule (1844); le Witolorauda de J.-lgnace Kraszewski (1845). Cet artiste s'est en outre fait connaître par quelques travaux littéraires, tels que les biographies des artistes Orlowski, R»stem,Wunkowiez, etc., et des articles dans différents recueils littéraires et artistiques polonais.
SMOLENSK, ville de la Russie d'Europe, ch.-l. du gouvernement de son nom, sur la rive gauche du Dnieper, à 700 kilom. S.-E. de Saint-Pétersbourg, à 415 kilom. S.-O. de Moscou, par 54» 47' de latit. N. et 29» 43' de longit. E.; 15,000 hab. Place forte, résidence d'un gouverneur militaire et civil ; siège d'un évêohé grec , séminaire, gymnase , écoles militaire et de commerce, cour d'appel. Fabrication de toiles, soieries, draps, cuirs. Commerce important de grains et de chanvre; entrepôt du commerce avec l'intérieur de la Russie. Smolensk, entourée de remparts et de fossés, renferme seize églises grecques, parmi lesquelles deux cathédrales, une église catholique, une église luthérienne, plusieurs couvents et un beau palais épiscopal. Cette ville, de fondation ancienne, eut d'abord des princes particuliers et fut, au moyen âge, très-iinportante. En 1180 et en 1388, elle fut dévastée par la peste, puis fut en butte aux attaques des Tartarcs qui la disputèrent pendant longtemps aux Lithuaniens. Ces derniers finirent par l'emporter et en restèrent maîtres jusqu'en 1514; elle fut à cette époque prise pur les Russes, qui l'annexèrent définitivement à leur empire en 1654, sous le règne d'Alexis Slicliailowitch, père de Pierre le Grand. Pendant la mémorable campagne de 1812, Napoléon 1er, qui courait après l'armée russe, finit par l'atteindre sous les murs de Smolensk et remporta sur elle une victoire, à la suite de laquelle la ville de Smolensk fut en partie incendiée.
SMOLENSK (gouvernement db), division administrative de la Russie d'Europe, comprise entre les gouvernementsdeTver au N., de Moscou au N.-E., de Kalouga à l'E., d'Orelau S.,deMohilev etde Pskov à l'O. Il mesure 380 kiloin.du N, au S., sur 300 kilom.de l'E. à l'O.; superficie, 58,740 kilom. carrés; 1,170,600 hab. Au point do vue administratif, il se divise en 12 districts. Comme dans toute la région do la Russie centrale, le sol présente un pays do plaines arrosé par de nombreux cours d'eau, dont les plus importants sont : la Duna, la Desna, le Dnieper et le Gjat. C'est une des contrées les plus fertiles de In Russie, principalement en céréales, chanvre et lin, dont il se fait une grande exportation. On y trouve de belles forêts qui appartiennent à lu couronne, des mines de fer, de cuivre et de sel. Les vastes pâturages qui s'étendent sur les rives des cours d'eau nourrissent beaucoup de bétail, et les essaims d'abeilles y sont nombreux et productifs. Les principales branches de l'industrie manufacturière sont la fabrication des tapis, la préparation des cuirs et la distillation de l'eau-de-vie.
SMOLER (Jean-Arnosf), en russe Smolim-, en allemand Sebmaler, écrivain serbe-wende, né dans la haute Silésie prussienne en 1816. Il fit ses études à Lohsa, à Bautzen et à tJreslau et suivit ensuite pendant quatre ans les cours de la Faculté de théologie de cette dernière ville. Il Ht des recherches sur l'histoire de la Lusace et fonda en 1838, avec l'Allemand Rôssler, une association consacrée à l'étude de la langue serbe-wende. Il prit ensuite pour objet de ses recherches les autres langues slaves. Après avoir étudié la théologie en 1840, il obtint du roi de Prusse un subside pour continuer ses recherches sur les langues slaves et fut nommé professeur. Ce fut alors que commença sa carrière littéraire. En 1846, il fut appelé avec le professeur Jordan a Leipzig, pour y entrer dans la rédaction du journal Slavische Jahrbùcher. En 1848, il passa à Bautzen, où il écrivit dans la revue hebdomadaire Tydzenska Nowina et fonda un grand nombre de sociétés destinées à favoriser la renaissance nationale des Serbes-Wendes. En 1850, il devin^ professeur du cours facultatif de langud wende au gymnase de Bautzen. Il fonda ensuite avec M. Pech, en 1803, une grande entreprise commerciale de librairie et fit imprimer à profusion des livres en langue wende et en autres langues slaves. Parmi les nombreux ouvrages de Smoler, nous citerons : les Chants des Serbes de la haute et de la basse Lusace (1841-1843) ; Dictionnaire serbe-allemand (1843); Manuscrit de Kralodvior (1852) ; Histoire des Serbes et des Bulgares, en allemand. Smoler a aussi fondé un grand nombre de revues wendos et allemandes.
SMOLKA (François), homme d'Etat autrichien, né à Kulusz (Galieie) en 1810. Il lit ses
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études k l'université de Lemberg, où il fut reçu docteur en droit (1836), et s'inscrivit au barreau de cette ville quatre ans plus tard. Mais, dès l'année suivante, il fut arrêté pour !a part qu'il avait prise, depuis 1832, k diverses sociétés politiques secrètes, et, après quatre années d une rigoureuse détention, il fut condamné a mort. L'amnistie proclamée en 1845 le rendit cependant à la liberté, mais il ne put reprendre l'exercice de sa profession. Au début des mouvements de 1848, il fut l'un des principaux rédacteurs et l'un des signataires de l'adresse gallicienne du 19 mars relative à la suppression du servage et à l'octroi de droits civiques réclamés depuis IS42 par les états de la province de Gallicie. Rétabli peu après dans la jouissance de tous ses droits de citoyen, il fut élu député au Reichstag autrichien, où il fit valoir les mêmes réclamations et prouva, en outre, combien il était nécessaire de séparer l'Italie et la Hongrie du reste de l'empire d'Autriche. Nommé, le 18 septembre 1848, vice-président du Reichstag, il s'efforça en vain d'arrêter la désorganisation qui s'opérait autour de lui et qu'ii tut seul k combattre, comme président provisoire après la fuite du président Strohbach". Lorsque le gouvernement eut dissous, le 7 mars 1849, cette assemblée qui, à trois reprises, l'avait encore élu président, il ne voulut pas accepter les fonctions qu'on lui offrait dans l'administration de la Gallicie et reprit l'exercice de la profession d'avocat. Le rétablissement du gouvernement constitutionnel en Autriche le rappela, en 1861, dans l'arène parlementaire. Elu député de Lemberg h la diète de Gallicie, qui 1 envoya k son tour k la seconde Chambre de Vienne, il combattit, dans cette dernière, le système de centralisation du cabinet Sehmerling, chercha à obtenir pour chacun des royaumes do l'empire d'Autriche la plus grande autonomie possible et attaqua vivement le système répressif qui fut mis en vigueur après la dissolution de la diète de Hongrie en avril 18G1. Il reçut a cette occasion de plusieurs villes slaves le droit de bourgeoisie et de plusieurs eomitats hongrois le titre d'assesseur honoraire. Le système qu'il défendait ayant été complètement écarté, à la suite de la décision qui garantissait k la Hongrie seule une situation indépendante, il renonça à son mandat de député et ne fit plus partie depuis lors que de la commission provinciale de Gallicie.
SMOLLETT (Tobie- George), littérateur anglais, né à Dalquhurn, comté de Dumbarton, en 1721, mort à Livourne en 1771. En sortant du collège de Dumbarton, il alla étudier la médecine h Glasgow, puis fit, comme chirurgien de marine, Ta campagne de Carthagène (1741). Ce genre de vie ne lui convenant point, il quitta le service, se rendit en Amérique, entra en relation à la Jamaïque avec Anne Lascelles, dont il devait plus tard faire sa femme, et revint en Angleterre (1746). Smollett alla se fixer alors à Londres et ne tarda pas k se faire connaître dans le monde littéraire par divers travaux, notamment par des pièces de théâtre et par des satires, où il donna carrière à son esprit mordant et irascible. En 1748, il publia les Aventures de lioderick Random (traduit en français en 1761), roman qui eut une vogue extraordinaire, et dans lequel il fit une peinture humoristique et piquante des mœurs populaires. Deux ans plus tard, Smollett se rendit k Paris; mais, connaissant peu notre iangue, il y resta peu de temps et n'en rapporta guère que des idées malveillantes et fort injustes contre les Français. Peu après son retour, il se fît recevoir docteur en médecine à Aberdeen, dans le but d'exercer l'art médical; mais, dès l'année suivante, il publiait Peregrine Pickle (1751), production licencieuse (traduite en français par Toussaint, 1753), dont il donna une édition expurgée des scènes qui avaient scandalisé la saine partie du public. La réputation qu'il s'était acquise lui fit confier la rédaction du CriticalRemeu), revue périodique publiée sous les auspices du parti tory et du haut clergé. Dans cette situation, il ise fit un grand nombre d'ennemis par l'âpreté de ses critiques et fut condamné k trois mois de prison pour diffamation envers l'amiral Knovries. Smollett se tourna alors vers l'étude de l'histoire et publia l'Histoire complète de l'Angleterre depuis les premiers temps jusqu'au traité d'Aix-la-Chapelle (Londres, 1757, 6 vol. in-8<>), qu'il fit suivre d'une Continuation allant de 1748 à 1764 (Londres, 1758-1765, 16 vol. in-go). Tout en se livrant à ses grands travaux, il fit jouer, lors de la guerre qui éclata entre l'Angleterre et la Fiance (1757), une comédie in t'unlèn Iteprisals or the Tars of the England, qui dut principalement son grand succès aux attaques virulentes et grossières qu'il lançait contre la France.
Smollett , au commencement du règne de George III, se mit aux gages du minis- •tère de lord Bute (1762) et le soutint dans une feuille vénale, le Ériton; mais n'ayant pas reçu la récompense promise, il s'en vengea par d'anières satires. En 1763, il fit un voyage en France et en Italie, et, selon l'expression de Sterne, « de Bologne k Paris et de Paris à Rome, il vit tout à travers le spleen et la jaunisse. » De retour en Angleterre, il traduisit les Œuvres de Voltaire et se livra à des travaux d'une médiocre valeur littéraire. Sa santé s'étant profondément altérée,
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il partit de nouveau pour l'Italie, dans l'espoir d'y trouver la guérison (1770). Il alla se fixer dans une campagne, près de Livourne, et ce fut là qu'il mourut le 20 octobre de l'année suivante. Smollett est un des écrivains les plu3 célèbres de son époque. Il avait beaucoup d'instruction et de sagacité, une imagination fertile, une grande facilité ; mais il a trop souvent outragé dans ses ouvrages la morale, la décence et le bon goût. Waïter Scott n'hésite pas cependant k le placer sur la même ligne que Fielding". Cette opinion a généralement été trouvée trop favorable.
Ses jugements sont empreints de passion et de parti pris. Il manquait de vues philosophiques, élevées et profondes, et les causes auxquelles il s'attacha montrent qu'il n'avait nul goût pour la liberté. Jaloux, irritable et vain, il se fit de nombreux ennemis, et, malgré son talent de pamphlétaire, il lui arriva d'être battu sur son propre terrain par le célèbre Wilkes, qui le réduisit au silence.
Le plus remarquable de ses écrits est son Histoire d'Angleterre (traduite en français par Targe, 1759 et suiv.). Cet ouvrage brille par l'ordre, la clarté et l'exactitude, mais manque d'élévation. La partie qui s'étend de 1688 à 1760 est ordinairement ajoutée à l' Histoire de Hume, supérieure sous le rapport philosophique , l'indépendance et la profondeur de vues. Outre les ouvrages déjà mentionnés, nous citerons de lui : les Alarmes de l'Ecosse {Tears of Scotland), poème dans lequel il célèbre les vaincus de Culloden ; des pièces de théâtre, Iteproof, Adoice, Alceste, etc.; Aventures of Ferdinand count Fathom (1754, 3 vol.); une traduction de Don. Quichotte (1755) ; Sir Lancelot Greaves (1762) ; The Adeentures of an atom (1769) , pamphlet dirigé contre plusieurs hommes politiques, notamment contre son ancien patron, lord Buto ; Travels through France and Italy (1766, 2 vol. in-go); Expédition of Humphrey Clinker (1771, 3 vol. in- 12), ouvrage curieux et amusant, qu'il écrivit peu de temps avant sa mort, etc. Ses Œuvres choisies ont été publiées k Londres (1797, 8 vol. in-80) et plusieurs fois rééditées.
SMORZANDO adv. (smor-dzan-do — mot ital. qui siguirie en a/faiblissant). Mus. Se place sur les partitions, pour indiquer qu'un passage doit être exécuté en affaiblissant le son,
SMOTRYSK11 (Erasme), écrivain polonais, recteur de l'Académie d'Ostrog, mort en 1601. Il fut d'abord sous-starosle de Kaminiec et ensuite sous-trésorier du prince Constantin d'Ostrog. Ce prince, sachant Smotryskii trèsversé dans la langue grecque, le chargea de la publication d'une Bible slave (1580). Smotryskii a fait paraître en outre , en 1586, un calendrier ruthène.
SMOTRYSKII (Mèlèce), fils du précédent, archevêque de Polock,néà Smotrytcka (Podolie), mort k Derman en 1633. Il étudia à l'Académie d'Ostrog, puis à celle des jésuites de Vilna. De retour à Ostrog, il y fut précepteur du jeune princ.e Solomereck, avec lequel il visita en 1610 les universités de Breslau, de Leipzig et de Nuremberg. De retour en Pologne, Smotryskii se rendit à Minsk et fit paraître en 1611 un écrit intitulé Lament, où il attaquait les catholiques et les grecs unis. Il entra ensuite dans l'ordre des Basiliens et se livra à une polémique acharnée en faveur de la religion grecque dissidente. En 1620, il fut nommé archimandrite k Wilna, puis recteur de l'école de Kiev. Enfin, il fut nommé archevêque de Polock par le patriarche Théophane. (Jette nomination ne tut pas reconnue par le roi Sigismond III. Néanmoins, Smotryskii exerça ses fonctions et fit une active propagande en faveur de la religion grecque dissidente. Mais il se convertit ensuite, d'abord en secret, puis publiquement à la religion grecque unie, se rendit auprès du patriarche de Constantinople, puis à Jérusalem et enfin, en 1625, k Rome, où il adhéra solennellement à la religion grecque unie en 1625. Cette conversion, s'il faut en croire les grecs dissidents, n'aurait été inspirée que par l'appât du lucre. Quoi qu'il en soit de cette assertion, Smotryskii fut récompensé de sa conversion par la riche abbaye de Derman, devint un zélé propagateur de la religion qu'il avait tant attaquée et publia contre la religion qu'il avait abandonnée un grand nombre A écrits, parmi lesquels nous citerons celui qui est intitulé : Apolorjija peregrynacyi de Krajow wschodnich (1628). Excommunié en 1327 à la réunion des grecs dissidents par l'archevêque de Kiev, il lit en 1629 sa soumission par écrit k la cour de Rome. Celle-ci lui garantit la possession des abbayes de Derman et de Wilna et le nomma archevêque d'Hieropolis. Depuis lors, Smotryskii ne cessa de publier des ouvrages de polémique religieuse. I] passa les quatre dernières années de sa vie à Derman, où il mourut. C'était, disent ses biographes, un des hommes les plus savants de son siècle. Il avait obtenu des grades académiques et était docteur en médecine. On lui reproche son inconstance et son humeur querelleuse. Citons, parmi ses nombreux ouvrages, unp grammaire grecque intitulée : Jnstitutiones lingux griecm libri II (Cologne, I6l5),etuna grammaire slave intitulée : Prawilnaja syntagma czyligrammalikajezyka slowianskiego (ira édition, 1619, suivie de beaucoup d'au-
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très, parmi lesquelles nous citerons celle de Rymnik [Roumanie], 1755).
SMUGGLER s. m. V. SMOGLECR.
SMDGLEWICZ (François), peintre polonais, né à Varsovie en 1745, mort en 1807. Il montra dès l'âge le plus tendre des dispositions artistiques remarquables, que son père l'envoya développer à Rome en 1703. Ladeuxième année de son séjour, il y obtint la première récompense académique, pour laquelle concourait, entre autres, le peintre français David, devenu si célèbre dans la suite. Ce succès valut au jeune Smuglewiez la faveur du roi Stanislas-Auguste , qui lui fournit les moyens de prolonger son séjour en Italie, où il devint l'élève de Raphaël Mengs. Ses premières œuvres furent des dessins exécutés d'après les anciens monuments de Rome, parmi lesquels nous citerons ceux des Bains ■de Titus, en dix planches, gravées k Rome par Carloni. Il exécuta ensuite plusieurs toiles historiques , dont une partie fut achetée par le roi Stanislas-Auguste pour sa galerie particulière. De retour dans sa patrie en 1785, il fut aussitôt chargé de décorer l'église des Basiliens à Varsovie et exécuta ensuite plusieurs grands tablenux historiques pour le prince Massalski, évêque de Vilna. En 1797, il fut nommé professeur de peinture à l'Académie de cette ville et, trois ans plus tard, fut appelé à Saint-Pétersbourg par le czar Paul 1er, qui le chargea de la décoration du château de Saint-Michel; mais ce travail fut une source de soucis pour l'artiste, car, par suite de l'humidité des murs sur lesquels il travaillait, ses peintures étaient k peine terminées qu'elles tombaient en débris et que tout était à recommencer. Après avoir inutilement employé tous les moyens pour remédier à cet inconvénient, l'artiste découragé revint à Wilna, où il mourut peu après. Il n'a pas laissé moins de 182 tableaux, dont la plupart sont du genre religieux et se trouvent dans les principales églises de la Pologne. Parmi ceux dont il a emprunté le sujet à l'histoire de la Pologne, on cite, comme les plus remarquables : le Serment de Koseiuszko sur le marché de Cracooie en 1794; Confirmation du statut accordé aux serfs à Pawloio en 1769 par le prêtre Brsostovoski, référendaire du grand-duché de Lithuanien Serfs lithuaniens; Cracoviens et Lubliniens ; Vues de Krzeszowic ; Mort du général Jacob Jasinski le 4 novembre 1794 ; les portraits du roi Stanislas-Auguste et d'un grand nombre de personnages célèbres de cette époque.
SMYBEUT (John), peintre américain, d'origine écossaise, né à Edimbourg en 1684, mort à Boston en 1751, Simple peintre en bâtiment au début de sa carrière, il réussit à se faire admettre dans l'atelier d'un des maîtres les plus en vogue de l'époque k Londres, et alla plus tard terminer a Rome son éducation artistique. Suivant les conseils du célèbre Berkeley, évéquede Cloyne, en Irlande, il partit pour l'Amérique et y résida jusqu'à sa mort. 11 nous reste de lui des portraits très-remarquables; il peignit aussi quelquesunes des plus belles femmes dô son temps. On cite, comme ses œuvres les plus estimées : le portrait de Jonathan Edwards, que son ouvrage sur le libre arbitre a placé k un rang éininent parmi les philosophes du xvne siècle ; celui de Berkeley, qui se trouve aujourd'hui dans le musée du collège d'Yale, k Newhaven, et une copie du Cardinal Bentivoglio d'après Van Dyck. Cette dernière toile est conservée a l'université d'Harward, k Cambridge (Massachusetts), et a souvent servi de modèle aux peintres de portrait américains.
SMYRNA, nom sous lequel quelques mythographes désignent Myrrha, mère d'Adonis.