SNEL
lèbres de son temps. La musée du Louvre h possédé de Snayers une suite de douze tableaux de bataille, les Actions mémorables de l'archiduc Lropold - Guillaume et du feldmaréchal Piccolotnini. Ces œuvres remarquables, qui provenaient de la galerie impériale devienne, ont été rendues en 1815.
SNAYBRS (Henri), graveur flamand, né à Anvers en 1612. Sa vie, tout intime, ne nous a été révélée par aucun biographe, et il ne nous est connu que par ses belles compositions qui reproduisent si exactement le faire de Rubens. Parmi ses chefs-d'œuvre, on cite : la Vierge sur une estrade, les Pères et tes docteurs de l'Eglise, la Communion de saint François d'Assise, d'après Rubens: Portrait deVan Oost, d'après Jordaens; le Prince Jtupert et Samson livré par Dalila, d'après Van Dyck ; la Vierge debout tenant l'Enfant Jésus, d'après sa propre composition.
SNEEDORF (Jens Schelderup), écrivain danois, né à Sorœ en 1724, mort en 1764. Il fut nommé, en 1751, professeur de droit et de politique à l'Académie de Sorœ et, en 1761, précepteur du prince Frédéric. Il a beaucoup écrit sur la nécessité d'épurer la langue danoise et d'en exclure les mots de provenance étrangère ; il n'en abusait pas moins, dit-on, des mots et des expressions tirés du français. On a de lui : Om den borgerlige Regjering (1757) et Patriotisk rilskuer, revue hebdomadaire (1761-1763).
SNEEK, ville du royaume de Hollande, province de Frise, arrond, et à 25 kilom, S.-O. de Leuwarden, sur la Zwette ; 6,705 hab. Fabrication de toiles, poterie, huile, horloges en bois. Commerce de beurra, fromages, grains, lin.
SNELGRAYE (Guillaume), navigateur anglais du xvme siècle. Il fit la traite des nègres à la côte de Guinée, subit une courte captivité chez des pirates en 1718 et continua ses voyages jusque vers 1732. On a de lui, en anglais : Nouvelle relation de quelques endroits de Guinée et du commerce d esclaves qu'on y fait (Londres, 1734, in-12, avec une carte ; traduction française, Amsterdam, 1735, in-12, avec une carte).
SNELL (Christian-Guillaume), philosophe et moraliste allemand, né a Dach.senhausen en 1755, mort à Wiesbaden en 1834. Il étudia a Gœttingue et fut directeur du gymnase dldstein, puis, à partir de 1816, de celui deWeilbourg. Il a publié un grand nombre d'ouvrages de philosophie où l'on remarque l'empreinte des idées de Kant, et a collaboré à l'ouvrage de son frère, intitulé: Manuel de l'histoire de la philosophie pour les amateurs (1802-1819).
SNELL (Frédéric-Guillaume), philosophe allemand, frère du précédent, né à Wiesbaden en 1761, mort en 1830. Il professa la philosophie à Giessen. Ses principaux ouvrages sont : Manuel pour le premier degré des études philosophiques (Giessen, 1794, 2 vol. in-8°; 7e édit., 1832) : Exposition et éclaircissement de la critique au jugement de Kant (1791-1792, 2 vol. in-8°); Criticismephilosophique comparé au dogmatisme et au scepticisme (1802) ; Manuel de l'histoire de la philosophie pour tes amateurs (1802-1819, 8 vol.); Eléments de logique (l$oi ; réédités en 1812 et en 1818).
SNELL (Louis), homme politique suisse, né à Idstein, dans l'ancien duché de Nassau, en 1785, mort en 1854. Il fut, de 1809 à 1817, professeur au gymnase de sa ville natale, après la suppression duquel il fut appelé à la direction de l'établissement du même genre que le gouvernement prussien venait de fonder à Wetzlar et qu il éleva rapidement à une grande prospérité. Mais le libéralisme de Ses opinions amena sa prompte destitution et il se rendit alors à Londres, où il trouva des ressources dans l'enseignement privé. II revint sur le continent en 1827, fut nommé professeur de littérature et d'histoire de la philosophie grecque à l'université de Bâle et, après la révolution de juillet 1830, il se montra un des plus ardents parmi ceux qui demandaient une réforme politique en Suisse. En 1831, il prit la direction du journal le liépuôlicain, obtint le droit de bourgeoisie dans le canton de Zurich et fut élu membre du grand conseil. Après la fondation de l'université de Zurich, il occupa une chaire et passa ensuite à l'université de Berne, où il fit des cours sur la philosophie du droit public, la science du gouvernement, le droit public fédéral, etc. A la suite de démêlés avec le parti alors dominant dans le canton, il dut, en 1836, se démettre de ses fonctions et revintà Zurich, où, prévoyant une prochaine évolution réactionnaire, il s'opposa de tous ses efforts aux progrès du piétisme et à la nomination du docteur Strauss a la chaire de dogmatique et d'histoire ecclésiastique. Quand la réaction eut triomphé, il contribua puissamment, par son opposition constante, à ramener l'opinion publique égarée. En 1S44, il rédigea la pétition adressée au grand conseil pour la suppression de l'ordre des jésuites, tandis que Relier agissait de même dans le canton d'Aarau. Pendant un long séjour qu'il fit a Nassau, il collabora à différentes feuilles libérales allemandes et, à son retour en Suisse (1847) , continua de combattre par la presse les jésuites et le Sunderbund, en même temps qu'il réclamait l'établissement d'une nouvelle constitution. Outre un grand nombre d'opuscules dirigés la plupart contre l'ultramonianisme en Suisse,