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il a écrit le second volume du Manuel de la philosophie de liant, publié par son père et par son oncle (Zurich, 1837, 2 vol.) et un Manuel du droit public suisse (Zurich, 1844 , 2 vol.). SNELL (Guillaume), magistrat suisse, frère du précédent, né a Idstein en 1789, mort a Berne en 1851. Il étudia le droit h Giessen et fut ensuite juge au tribunal correctionnel de Dillenbourg. Destitué pour avoir été compromis dans une conspiration, il devint, en 1819, professeur à Derpt, fut encore destitué de cette nouvelle fonction et professa successivement à Bâle (1821), à Zurich (1833) et à Rerne (1834). Dana cette dernière ville, il s'exposa, en partageant les idées libérales de son frère, à la colère du parti politique dominant. Sans être l'objet d'aucune accusation ni enquête, il fut arbitrairement destitué et expulsé de Berne. Il se réfugia à Bâle. Un changement de régime politique lui permit de revenir à Berne, ou il passa le reste de sa vie.
SNELL (Charles), physicien et mathématicien, de la famille des précédents, né à Dachsenhausenen 1806. Il se livra à l'étude des sciences naturelles et des sciences exactes, fut nommé, en 1829, professeur au gymnase de Dresde et, en 18*4, professeur de mathématiques et de physique à l'université d'Iéna, On a de lui : Einleitung in die différenciai und intégral Rechnung (Leipzig, 1846-1851 , 2 vol.); Lehrbuch der Géométrie (Leipzig, 1857- 1858, 3 vol.); Newton und die mechanische Physik (Leipzig, 2« édit., 1858); Die Schôpfung des Menschen (Leipzig, 1803).
SNELL DE ROYEN (Rodolphe), mathématicien hollandais, né à Oudewarden en 1547, mort a Leyde en 1613. Il étudia la médecine dans les principales écoles d'Allemagne et d'Italie, puis il enseignâtes mathématiques et enfin ouvrit à Leyde un cours d'hébreu. Ses ouvrages sont : Annotatianes in ethieam (Francfort, 1596, in-8°) ; Commentarius in rhetoricam Thalsi (Francfort, 1617, in-8°).
SNELLAERT (Ferdinand-Augustin), littérateur flamand, né à Courtray en 1809. Il étudia à Utrecht la médecine, revint dans sa ville natale après la révolution de Belgique et alla ensuite continuer ses études à Gand. Ce fut dans cette ville, où il s'établit plus tard pour exercer la pratique de son art, qu'il londa en 1836 la société flamande La langue est tout le peuple, qui commença la révolution littéraire connue sous le nom de mouvement flamand. Deux ans plus tard, son Histoire de la poésie néerlandaise en Belgique fut couronnée par l'Académie de Bruxelles. De 1840 à 1843, il publia une revue flamande intitulée : Journal d'art et de littérature, rédigea le dernier volume du Musée belge, publié par Willems, et, après la mort de ce dernier , surveilla la publication do ses Vieux chants flamands (Gand, 1848), ainsi que la seconde édition de son Reinart de Vos (Gand, 1850), auquel il joignit une préface avec diverses additions. On doit encore an même auteur un grand nombre d'opuscules et de pièces de poésie et des éditions d'anciens ouvrages flamands; nous citerons, entre autres : Sur les chambres de rhétorique de Courtray (Gand , 1839) ; Documents pour la connaissance du dialecte et de l'idiome de Courtray (Gand, 1844); Wallon et flamand (Gand, 1846); Courte esquisse biographique sur Willems (Gand, 1847); Abrégé de l'histoire de la littérature néerlandaise (Anvers, 1849), en flamand et en français, ouvrage qui est devenu classique et a eu de nombreuses éditions; Chants anciens et nouveaux (Gand, 1853); Bibliographie flamande (Gand, 1857), qui va de 1830 a 1855 ; les Gestes d'Alexandre par Maerlunt (Bruxelles, 1860-1861, 2 vol.), ouvrage édité aux frais de l'Académie belge, dont il fait partie.
SNELLENCK, SNELL1NCK ou SNELL1NKS
(Jean), peintre hollandais , né à Malines en 1544, mort en 1638. Il était peintre de la cour des archiducs Albert et Isabelle et peignit surtout des tableaux de bataille. Il a aussi peint des modèles pour les Gobelins. Son principal tableau est celui du maître-autel de Malines. L'église paroissiale de Saint- Jacques, à Anvers, possède uu portrait de Snelleuck par Van Dyck.
SNELLIUS (YillebrordSNELL de Royen, dit), astronome et géomètre hollandais , né à Leyde en 1591, mort en 1626. Il professa avec distinction les mathématiques dans sa ville natale, parait avoir découvert le premier la véritable loi de la réfraction et l'aurait, au dire de Huyghens, consignée dans un ouvrage resté manuscrit ; mais plusieurs contemporains en avaient eu des.copies. Peutêtre ne l'a-t-il présentée que comme formule empirique, ce qui expliquerait comment Descartes , qui en a donné une démonstration théorique, se serait cru autorisé à se l'approprier. Rien, au reste, en admettant même la réalité de la découverte de Snellius, rien ne prouve que Descartes n'ait pas fait la même découverte à la même époque, Snellius, en tout cas, n'en a point saisi la valeur, tandis que Descartes en a tiré immédiatement les plus importantes conséquences.
Le plus remarquable ouvrage de SDellius est intitulé : Eratostlienes Batavus de terrs a?nbitusveraquantitate(l6n). C'estle compte rendu des opérations géodésiques qu'il entreprit pour mesurer l'arc du méridien compris entre Leyde et Soeterwoode. Cette tentative de Snellius est d'autant plus méritoire,
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qu'elle est la première qui ait été faite par la méthode trigonométiique telle qu'on l'ero-
Eloierait encore aujourd'hui; mais il prit une ase de 87 pieds seulement, beaucoup trop petite par conséquent dans tous les cas, surtout dans celui où il se trouvait, n'ayant à sa disposition que des instruments très-médiocres pour mesurer les angles. Du reste, il embrouilla plusieurs fois ses nombres, se trompa dans ses calculs et finalement n'arriva à rien d'exact. Il avait seulement ouvert la voie et indiqué la méthode à suivre. Il s'aperçut lui-même de ses erreurs et avait projeté de recommencer toute l'opération ; mais la mort l'en empêcha. U n'eût pu, d'ailleurs, faire beaucoup mieux la seconde fois que la première. Une minute d'erreur dan3 la détermination de la différence des latitudes des extrémités d'un are du méridien correspond , en effet , à une erreur de 10,000,0ff0 ., ,L
mètres ou 2,000 mètres a peu près;
la mesure d'un degré du méridien à moins de 2,000 mètres près est donc impossible avec des graphoinètres ne donnant que la minute. Or, le quart de cercle de Snellius ne pouvait certainement pas lui donner les minutes exactement.
On a encore de Snellius une trigonométrie imprimée après sa mort, par les soins de son fils, sous le titre de : Viltebrordi Snelli doctrine triangulorum canonial tibri quatuor, etc. On y trouve, pour la formation des tables, des formules qui ne seraient plus aujourd'hui d'aucune utilité, mais qui n'en présentent pas moins un certain intérêt, même après celles de Viète. La méthode des triangles polaires y est pour la première fois systématiquement employée.
La mort prématurée de Snellius et sa mauvaise santé dans les dernières années de sa vie doivent encore ajouter, dit Delambre, à l'idée qu'on se formerait de lui par la lecture de ses ouvrages.
SNELLMANN (Jean-Guillaume), écrivain suédois, né à Stockholm en 1806. Il étudia en Finlande, puis à l'université d'Abo. Après avoir suivi pendant quelque temps les cours de théologie, il reçut, en 1832, le titre de docteur et ensuite, trois ans plus tard, celui de privat-docenl en philosophie. Pendant son court séjour à Stockholm en 1837, il fit paraître la première partie de son Eilosofisk Elementarleurs, dans laquelle il traite de la psychologie. Pendant les deux années suivantes, il publia en Finlande un écrit littéraire et satirique intitulé : Spanska Flugan (la Mouche espagnole), qui déplut aux autorités russes. Il dut quitter en 1838 la Finlande et retourner en Suède. U y continua ses travaux littéraires et fit paraître (1840-1842) la suite de son Elementarkurs, dans laquelle il traite de la logique. Il donna ensuite : Om det akademiske studiet (1840) et, en allemand, Versuch einer speculatioen Enlwickelung der Idée der Persônlichlceit (1841). Il a écrit aussi dans un grand nombre de revues suédoises. Revenu en Finlande, il y fut nommé directeur de l'Ecole supérieure élémentaire à Knopia et, en 1856, professeur a l'université d'Helsingfors. Pendant cette seconde période de sa vie, il publia le journal Pointa (1844 et 1848) et les revues littéraires mensuelles Kalonesi (1846) et Litleraturblad for altmdn medborgerlig bildning (1847).
SNETK s. m. (snetkk). Ichthyol. Nom vulgaire d'un poisson du genre cyprin.
SNEYDERS ou SNYDERS (François), peintre flamand, né à Anvers en 1579, mort dans cette ville en 1657, Elève de Pierre Breughel et de Van Balen, il fit de rapides progrès et partit pour l'Italie pour y perfectionner son talent, A Rome, il étudia particulièrement les oeuvres du Castiglione, et, lorsqu'il revint en Flandre, il était le premier peintre d'animaux, de fruits et de natures mortes de son temps. Rubens lui confia l'exécution des fruits et des animaux qu'il introduisait dans ses compositions et se plut, ainsi que Jordaens, à orner ses tableaux de figures. Plusieurs toiles représentant des chasses, qu'il exécuta pour le roi d'Espagne Philippe III, étendirent sa réputation. L archiduc Albert, gouverneur des Pays-Bas, l'appela à Bruxelles, le nomma son premier peintre et le chargea de nombreux travaux. Outre ses chasses, genre dans lequel il excellait, Sneyders a peint un grand nombre d'intérieurs, des cuisines encombrées de poissons, de gibier, de légumes, etc., qui ont une réputation méritée. Sneyders avait fait une étude approfondie des animaux, qu'il représente avec les attitudes et les expressions les plus vraies et les plus variées. U sut leur donner une grande intensité de vie, et ses compositions animées ont une fougue et une animation extraordinaires. C'était, en outre, un excellent dessinateur, un chaud coloriste et un peintre d'une extrême habileté. La plupart de ses tableaux sont restés dans les appartements qu'ils étaient appelés à décorer. Le musée du Louvre en possède sept qui sont excellents : une Chasse au cerf, une Chasse au sanglier, l'Entrée des animaux dans l'arche, un Intérieur de cuisine, des^ Chiens~dans un garde-manger, un Cheval et autres quadrupèdes, Un singe, un écureuil et un perroquet avec des fruits. Sneyders gravait avec talent à l'eau-forte. Ou a de lui seize planches représentant des animaux. I
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SNIADECKI (Jean-Baptiste), astronome et mathématicien polonais, .né à Znin, voyvodie de Gnesen, en 1756, mort en 1830. U fut élevé au gymnase de Posen, alla, en 1772, étudier à l'université de Cracovie et fut nommé en 1777, par Hugo Kollontaj, le réformateur de l'instruction publique en Pologne, professeur de statique, d'hydraulique, de logique et d'économie politique à l'école de Nowodwor, à Cracovie. C'était la première fois que l'économie politique était introduite dans l'enseignement en Pologne, et Quesnay faisait autorité dans cette matière. Désireux de concourir aux réformes que l'on cherchait alors à introduire dans l'instruction publique, Sniadecki obtint d'être envoyé a l'étranger aux. frais du gouvernement. Il se rendit d'abord à Gœttingue, y apprit rapidement l'allemand, puis l'anglais, afin de pouvoir lire les écrits de Maclaurin et de Simson, et, deux ans plus tard, se rendit par la Hollande à Paris, où il se lia avec le mathématicien Cousin, qui le présenta à Delille et à d'Alembert. Ce dernier le recommanda à l'ambassadeur d'Espagne Aranda, qui lui offrit la direction de l'observatoire qu'on venait d'établir à Madrid ; mais il déclina cette offre pour accepter la chaire de mathématiques et d'astronomie à l'université de Cracovie. Il revint en 1781 dans sa patrie, où, pendant près d'un demi-siècle, il devait être à ta tête de la -science. En 1787, il fit un voyage en Angleterre, dans le but surtout d'y étudier la puissance du télescope de Herschel, et devint l'ami de cet astronome, qui le présenta au roi George III. Sauf un autre voyage en Allemagne et en Italie, le reste de sa vie se passa dans sa patrie, à Cracovie d'abord, puis, à partir de 1806, à Wilna, où l'empereur Alexandre avait fondé une université dans laquelle, au dire de Lelewel et autres, on accordait aux sciences exactes une trop grande prépondérance sur les autres branches de l'enseignement. Les observations astronomiques' qu'il fit dans cette ville de 1807 à 1823 ont été consignées dans les Mémoires de l'Académie de Saint- Pétersbourg et dans les Annales astronomiques de Berlin. A la chute de l'université de Wilna, Sniadecki rentra dans la vie privée et mourut six ans plus tard, à la veille de la grande insurrection. On a de lui : In laudem divi Stanislai Casimirilani oratio (Cracovie, 1776, in-4°) ; Calendriers astronomiques pour les années 1777 et 1778; Théorie du calcul algébrique appliqué aux lignes courbes (Cracovie, 1783, 2 vol. in-4») ; Entrelien sur Copernic (Varsovie, 1802; trad. en français, 1803 ; 3e édit., Paris, 1820) ; Géographie ou Description mathématique et physique de la terre (Varsovie, 1804; trad. en russe par Kaniewiecki, Charkow, 1817); Réflexions sur les passages relatifs à l'histoire et aux affaires de Pologne, insérées dans l'Essai sur la Rëformalion de M. Villiers (Paris, 1804) ; Vie scientifique et publique de Martin Pocsobut (Wilna, 1810); ViedeP.Zawadowski (Wilna, 1814); Vie littéraire de Hugo Kollontaj (Wilna, 1814) ; Trigonométrie sphérique exposée analytiquement (Wilna, 181"; ?e édit,, 1820); Du calcul des chances (Wilna?' 1817); Œuvres diverses (Wilna, 1814, 2 vol. ; 2« édit., revue et augmentée, 1818-1822, 4 vol. in-4°). Balinski a publié en polonais : Souvenirs sur Jean Sniadecki (Wilna, 1865, 2 vol.).
SNIADECKI (Andpé), physiologiste polonais, frère du précédent, né en 1768, mort en 1138. Il commença ses études à l'université de Cracovie, alla le3 compléter à Pavie et à Edimbourg et devint dans la suite professeur de chimie et de pharmacie a l'université de Wilna. « Ce que Jean Sniadecki fit pour les mathématiques et l'astronomie, dit Stanislas Kozmian dans son excellente Histoire de la littérature polonaise au xixe siècle, publiée dans VAlhenxum de Londres (1838), son frère André le lit pour la chimie et la physiologie, et l'époque de ces deux frères a été l'âge d'or de l'université de Wilna. » Après la suppression de cette université, André Sniadecki obtint à l'école médicale qui fut établie dans la même ville une chaire qu'il occupa jusqu'à sa mort. On a de lui : Discours sur l'incertitude des opinions et des doctrines fondées sur l'expérience (Wilna, 1799, in-4") ; Eléments de chimie (Wilna, 1800, 2 vol.; 3e édit., 1817) ; Théorie des êtres organisés (Varsovie et Wilna, 1804-1811,2 vol. in-8°; 2<= édit., Wilna, 1837-1838, 3 vol.), traduite en français par Ballard et Desaix (Paris, 1825). Le recueil complet des œuvres d'André Sniadecki a été publié par Balinski (Leipzig, 1841, 6 vol.).
SNIATYN , ville de l'empire d'Autriche, dans la Gallicie, cercle et à 45 kilom. S.-E. de Kolomea, sur la rive gauche du Pruth ; 7,200 hab. Tanneries.
SNIEDERS (Jean-Renier), poète et romancier flamand, né h Bladel (Brabant hollandais) en 1812. Il étudia à Louvain la théologie, puis la médecine. En 1838 , il s'établit à Turnhout (Belgique) et y pratiqua la médecine. On a de lui : Romantische verhaelen (1850) ; Het kind met den helm (1852) ; De hut Van Wartje Nulph (1853); Dorps verhaelen (1854) ; Het eerekrius (1854); De meesterknecht (1854); Amanda (1856); Doctor Marcus (1856), etc.
SNIEDERS (Auguste), frère du précédent, poète et romancier flamand, né à Bladel en