‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 5 sur 1059 · SAAD · texte numérisé non relu

SAAD

sidence du conseil, les ministères de la guerre et de la marine. Il donna sa démission en 1869, mais garda néanmoins son portefeuille quelque temps encore. Il a quitté enfin le pouvoir, après avoir fait partie, soit comme ministre, soit comme président du conseil, de douze ministères. Esprit extrêmement libéral, le marquis de Sa da Bandeira a travaillé pendant trente-six ans à l'abolition de la traite, puis à l'émancipation des noirs. Ce fut sur son initiative que parut en 1836 le décret qui abolit la traite; ce fut également lui qui signa comme ministre les trois décrets de 1856 et celui du Î9 avril 1858, abolissant l'esclavage dans les colonies portugaises à partir de 1878. Enfin, ce fut lui qui, par un dernier décret, en 1869, transforma les esclaves en affranchis en les laissant néanmoins assujettis au travail forcé jusqu'en 1878. En 1874, le marquis de Sa da Bandeira a publié une brochure dans laquelle, après avoir raconté les améliorations successives apportées au sort des noirs dans les colonies portugaises, il proposa d'organiser le travail duns les colonies, dans le but de ménager la transition du travail forcé au travail libre.

8Â ou SAA DE MÉNÉZES (François Dis), poëte portugais, né à Porto dans la première moitié du xviie siècle, mort en 1664. Il entra dans les ordres vers 1642 et consacra les loisirs que lui laissait l'accomplissement de ses devoirs religieux à la composition d'un poème portant pour titre la Conquête deMalacca, dont Je merveilleux est emprunté à la mythologie chrétienne. Le héros de cette épopée, que quelques littérateurs placent immédiatement après les Lusiades de Camoëns, est Alphonse Albuquerque. V. conquête de Malacca.

SA ou SAA DE M1RANDA (François de), poète portugais, né à Coïmbre en 1495, mort en 1558. Il appartenait k une- des plus anciennes familles du Portugal, et il étudia le droit, en même temps que les belles-lettres, qui commençaient à refleurir dans sa patrie. Sa visita l'Espagne et l'Italie, dont il étudia à fond la littérature, et, à son retour, obtint un emploi à la cour du roi Jean III; mais il encourut plus tard la disgrâce de ce prince, quitta la capitale et passa ses dernières années dans une modeste retraite. Sa de Miranda est l'un des coryphées de l'école poétique de Coïmbre, qui « efforça de relever la poésie portugaise par l'imitation des auteurs classiques anciens et des grands poêles italiens. Le sentiment patriotique domine dans ses églogues, dont six sont écrites en espagnol et deux seulement en portugais, ainsi que dans ses Cantigus, encore si populaires de nos jours. Ii a aussi introduit l'épïtre {car ta) dans la poésie portugaise, et il peut èire regardé comme l'un ues créateurs du draine portugais, bien que ses deux comédies, les Etrangers et les Deux vilhalpandos, soient imitées des pièces classiques du théâtre italien, pour la mise en scène et les caractères. Mais les œuvres qui ont surtout établi sa réputation de po6te sont ses poésies bucoliques, dans lesquelles règne une mélancolie bien rare chez les poètes du Midi. Le recueil de ses compositions a été publié pour la première fois à Lisbonne en 1595. Il en a été donné depuis plusieurs éditions ; la meilleure est celle de 1784 (2 vol. iu-8°); quanta ses comédies, elles ont été réunies à celles d'Antoine Ferreira (Lisbonne, 1622).

SAÂ s. m. (sa-â), Métrol. Mesure de capacité usitée en Algérie pour la vente des grains, et qui vaut 48 litres.

SAAB s. m. (sa-abb), dialecte africain, appelé aussi bosjesman, qui est parlé parla tribu du même nom et appartient à la souche hottentote.

SAADA(BOP-), dont le nom signifie ville du Bonheur, oasis et vide de l'Algérie, province et à 310 kilum, de Cous tontine, à 280 kilom. S.-E. d'Alger, sur le versant N. des derniers contre-forts du Djebel-Maïder, à l'extrémité S. de la grande et fertile plaine du Hodna; 3,000 hab., dont 65 Européens seulement et 320 Israélites indigènes. Les maisons de Bou- Saada, comme celles de toutes les villes du sud ne l'Afrique, sont bâties en terre : on dirait des tanières; hommes et bêtes couchent généralement péle-méle. Bou-Saada fait un assez grand commerce de laine, de dattes et de céréales. Un marché s'y tient deux fois par semaine, le mercredi et le jeudi. Il L,'oasis de Sauda est arrosée par de uelles eaux et ombragée par 5,000 à 6,000 palmiers. La température varie entre 3<> et 48".

SAADA (BOU-) (cercle de), cercle de l'Algérie, province de Consuintme. 11 s'étend sur une longueur de 250 kilom. environ. La populatiun du cercle, d'après les bureaux arabes, s'é:ève à 15,000 hab. On y comptait en 1S70 : 27,107 chèvres, 97,870 moutons, 1,549 boeufs et 4,338 chameaux.

SAAD EDDYN-MOllAMMED, dit Khodjnh- Eaeudi, célèbre historien turc, né en 1536, mort a Consianiinople en 1599. -Son père, originaire de Perse, était attache comme chambellan à Sel'un 11. Le jeune Saad-Eddyn acquit des connaissances étendues en jurisprudence et en théologie musulmanes, fut chargé de professer à l'école attachée à la grande mosquée et devint, en 1573, précepteur (khodjah) de Mourad, fils de Sèlim III. Il acquit une grande influence sur l'esprit de son élève qui, devenu sultan en 1574, le nomma jugo mili-

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