POREUSE
i — Syn. Soporeux , soporatif, soporifère,
! soporifique. V. SOPORATIP.
! SOPORIFÈRE adj. (so-po-ri-fè-re — du lat. sopor, sommeil ; fero, je porte). Méd. Qui produit le sommeil : Plantes Soporiférus.
' Potion SOPORIFÈRE.
' — Fig. Qui eudort, qui ennuie : Un livre
SOPORIFERE.
: — Syn, Soporifère, soporatif , sopo-
reui, etc. V. SOPORATIF.
! SOPORIFIQUE adj. {so-po-ri-fi-ko — du , lat. sopor, sommeil ; facere, faire). Méd. Syn. de SOPORIFERE.
— s. ni. Médicament qui provoque le som- . meil ; La potion de lait d'amandes est un soporifique.
I — Fig. Chose endormante, ennuyeuse : Ce ', livre est un soporifique d'une grande puis- ' sanCe.
I — Syn- Soporifique, soporutlf, sopo-
: rem, etc. V. SOPORATIF.
! SOPRA adv. (so-pra — mot ital. qui signif, sur). Mus. Corne sopra, Comme la par- 1 tie qui est au-dessus.
I SOPRANl (Raffaello), biographe italien, né
I à Gênes à 1612, mort dans la même ville en
1670, Après la mort de sa femme, il résigna
! la charge de sénateur dont U était investi et
SOPR
entra dans les ordres. On lut doit : Scritlori délia Liguria (Gènes, 1667, in-4<>); Vite de' pitiori, scultori ed architetti genovesi (Gênes, 1674, in-4<>).
SOPRANISTE g. m. (so-pra-ni-ste — rad.
soprano). Mus. Nom donné aux castrats, qui ont des voix de soprano : Gluck eut, dans un temps, besoin de réagir contre la toute-puissance des sopranistks italiens. (Scudo.)
— Encycl. V. CASTRAT.
SOPRANO s. (so-pra-no — mot ital., même sens ; de sopra, venu du lat. supra, sur, dessus). Mus. Voix appelée autrement dessus, et qui est la plus aiguë des quatre parties de l'étendue de la voix humaine : Un soprano. Une soprano. Les femmes, les enfants et les castrats ont la voix de soprano. (Acad.) Sa voix, d'une étendue immense, contient tous les registres, depuis le soprano jusqu'à la basse. (Th. Gaut.) || Fi. -soprani.
— Par ext. Chanteur, chanteuse qui possède cette qualité de voix : Ce chanteur n'est pas un ténor, c'est un soprano. Elle a tme voix de soprano.
— Par euphémisme, Castrat.
— Rem. Quelques auteurs ont francisé le mot et disent : un soprane, des sopranes.
— Encycl. La voix de soprano s'étend, dans son étendue normale, de Vu( grave de la clef de sol, sous les lignes, jusqu'au la ou au si aigu, et comprend par conséquent près de deux octaves. Mais il est des voix plus riches, plus étoffées, dont le diapason s'étend considérablement davantage à l'aigu ; il en est même d'exceptionnelles qui vont jusqu'au fa, au sol, parfois jusqu'au la suraigu, parcourant ainsi une échelle de plus de deux octaves et demie. Mme Marie Cabel, Mme Miolan- Carvalho, Mlles Adelina Patti, Christine Nilsson, Mariinon sont douées de ces notes exceptionnelles. La nature de cette voix extra-aigue est qualifiée par les Italiens de soprano sfogato.
L'étendue de la voix de soprano ordinaire est contenue exactement dans les mêmes limites que celles de la voix de ténor ; mais elle sonne une octave plus haut, ainsi qu'il arrive pour toutes les voix féminines relativement a leurs similaires masculines.
Les jeunes garçons, alors qu'ils ne sont
fias encore formés et que le phénomène de a mue ne s'est pas encore opéré chez eux, ont toutes les qualités de la voix de soprano. Aussi, et comme on n'admet les femmes comme chanteuses dans les églises qu'à l'état d'exception, les parties de soprano y sont toujours tenues par des enfants de douze à quatorze ans.
La voix de soprano peut se diviser en trois parties : premier registre (voix de poitrine), à partir de l'ut grave jusqu'au sol qui vient ensuite ; deuxième registre (médium), depuis le sol du médium jusqu'au sol de l'octave supérieure; troisième registre (fausset), du sot supérieur à la dernière note de l'échelle. Les Italiens se servent ordinairement de la clef d'uf première ligne pour écrire les parties de soprano. Depuis longtemps, les Français ont à peu près complètement abandonné l'usage de cette clef a cet effet, et emploient la clef de sol. Les Allemands ont suivi cet exemple et ne font plus guère autrement.
Beaucoup de cantatrices, en France et en Italie, se sont rendues célèbres non-seulement par leur talent, mais par les belles qualités de leur voix de soprano. Nous allons en citer quelques-unes : Mnios Fel, Le Maure, ArnouJt, Be;iumesnil, Durancy, Laguerre, Saint-Huberty, Favart, Dugazon, Saint-Aubin, Duret-Suint-Aubin, Crètu, Javouret, Rigaut, Branchu, Philis, Boulanger, Lemonnier, Pradher, Cinti-Damoreau, Méric-Lalande, Mwinvielle-Fodor, Anna Thilloi), Falcon, Dorus-Gras, Anna de Lagrange, Castellan, Gassier, Charton-Demeur, Gueymanl- Lauters, Nantier-Didiée, Marie Sass, Marie Battu, Miolan=Carvalho, Maiinion, Marie Cabel, Vandenlieuvel-Duprez, Nilsson, etc., et, pour l'Italie, Mm«» Tonelli, Bertelazzi, Morichelli, Baletti, Strinasaoehi, Barilti, Grassini, Cataiani, Konzi de Begnis, Pasta, Mombelli, Ferlotti, Blasis, Sontag, Malibran, Boccabadati.Caradori, Giulia Grisi, Tadolini, Tacchinardi-Persiaui, Teresa Brambilla, Sofia C'ruvelli,Frezzolini, Bosio, Peneo, Adelina Patti, Volpini, etc., etc. Enfin, parmi les Allemandes, nous citerons : M«"â Caroline Ungher, Schrœder-Devrient, de Murska, Krauss, etc.
SOPRANSl (Fidèle), homme politique, avocat et littérateur italien, mort au commencement du xixe siècle. Nommé, eu 1796, membre de la municipalité de Milan sous la domination française, il vint à Paris et y contribua par ses démarches a la création de la république cisalpine. Il fut ministre de la police et ensuite l'un des trois directeurs de cette république. Renversé du pouvoir par Fouché, il protesta et ne quitta son poste que contraint par la force. Il fut réintégré ensuite dans ses fonctions de directeur. Lors de l'invasion des Austro-Russes en 1799, il se réfugia en France. Plus tard, il fut nommé préfetd'un des départements de la Lombardie. On doit à Sopransi des poésies latines très-remarquables sur la Révolution, sur les conquêtes de Bonaparte et la bataille de Marengo. Son poème, Bâtissons la paix, a été traduit en