‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 544 sur 1059 · SOTO · texte numérisé non relu

SOTO

1804, il exerça pendant le reste de sa vie les modestes fonctions de percepteur de la commune de La Chevrolière.

SOTIO s. m. (so-ti-o). Petite branche verte" d'une espèce de santal avec lequel les indigènes et surtout les Signares de la Sénégambie se nettoient les dents.

SOTION ou SOCION D'ALEXANDRIE, dit

l'Aîné, philosophe du ne siècle. Il florissait sous le règne de Ptolémée VI Philométor vers l'an 170 av. J.-C. Ses ouvrages sont perdus. On n'a que les titres de deux d'entre eux : les Silles de Timon et la Succession des philosophes. Diogène Laërce a cité quelques extraits de ce dernier ouvrage, et Heraclite, fils de Sérapion, en a donné un abrégé qui n'est pas parvenu jusqu'à nous.

SOTION ou SOCION D'ALEXANDRIE, dit

le Jeuue, philosophe pythagoricien qui vécut sous Auguste et Tibère. Il tenait à Rome une école que Sénèque fréquenta dans sa jeunesse. Stobée, dans son Recueil, donne souvent des extraits d'ouvrages de Sotion, mais il ne dit pas de quel Sotion. Quelques-uns des passages cités par Stobée sont tirés d'un traité intitulé : De la colère, qu'on croit avoir eu pour auteur Sotion le Jeune.

SOTION ou SOCION, philosophe péripatéticien, contemporain de Tibère. Il a écrit un ouvrage intitulé : Des faits incroyables sur les fleuves, les fontaines et les lacs, qui existait encore du temps de Photius, qui dit l'avoir lu tout entier, mais dont il ne reste aujourd'hui qu'une faible partie, publiée par Henri Estienne à la suite du volume intitulé : Aristotelis et Theophrasti scripta gumdarn, etc. (Paris, 1557, in-8<>), et par F. Sylburg, dans son édition des Œuvres d'Aristote. Schoelb attribue à Sotion la Corne d'Amalthée , recueil d'histoires variées, dont il ne nous reste qu'une anecdote sur Lass et Démosthène, qui nous a été transmise par Aulu-Gelle. — Plutarque, dans son traité de X Amour fraternel , parle d'un Sotion, frère d'Apollonius le Péripatéticien, mais on ne sait si ce Sotion est le même que le précédent.

SOTIRA, sage-femme de la Grèce, empirique , charlatans , qui employait pour guérir les maladies des moyens extravagants, ridicules. Pline parle de Sotira dans le XXVIIIe livre de son Histoire naturelle, qui, comme on sait, renferme bien des allégations hasardées, absurdes même. C'est d'après elle qu'il indique, comme un moyen trèsefficace de guérir les fièvres tierces et quartes, celui de frotter la plante des pieds du malade avec un morceau d'étoffe trempé dans le sang menstruel, ce qui, dit-il, est d'un effet bien plus sûr si l'opération est faite par la femme elle-même et a l'insu du malade. SUira prétendait aussi que l'emploi du même remède était propre à faire cesser l'accès des épileptiques. Outre ces formules empirif ues pour la guérison de la fièvre, on croit que Sotira est l'auteur d'un manuscrit de la bibliothèque de Florence intitulé Gynœcia.

SOT-L'Y-LAISSE s. m. Art culin. Morceau délicat qui se trouve au-dessus du croupion d'une volaille. Il PI. des sot-l'y-laisse.

SOTO (Dominique), théologien espagnol, né à Ségovie en 1494, mort à Salarcianque en 1560. Fils d'un jardinier, il devint sacristain de campagne et s'éleva par l'étude au grade de maître es arts. En 1524, il entra dans l'ordre de Saint-Dominique, enseigna la philosophie avec éclat dans l'université de Saiamanque, fut envoyé par Charles-Quint au concile de Trente (1545), avec le titre de premier théologien de l'empereur, et gagna tellement la confiance des Pères , qu'il fut un de ceux que l'on chargea de rédiger les décisions et de formuler les décrets. Au retour du concile, l'empereur le choisit pour son confesseur et l'établit juge dans le différend entre Las Casas et Sepulveda, au sujet de l'oppression et de la servitude que subissaient les Indiens. 11 se prononça hautement en faveur du premier, qui soutenait la cause de l'humanité. Théologien profond, mais attaché à l'école scolaslique, Soto a composé un Commentaire sur le Maître des sentences (Pierre Lombard), un Traité de la nature et de la grâce, où il soutient les doctrines du concile de Trente, et plusieurs autres ouvrages.

SOTO (Hernando de), navigateur espagnol, né à Xérès-de-los-Caballeros (Estramadure) en 1500, mort sur les rives du Mississipi, qu'il avait découvert, le 5 juin 1542. D'une famille noble, mais réduite à l'indigence, ii fut élevé par le fameux capitaine Pedrarias Davil», qu'il accompagna en Amérique lorsque celuici effectua son voyage de découverte à l'isthme de Darien. Après une expédition au Nicaragua (1527), il quitta le service de Davila, releva 1,100 kilomètres des côtes du Yucatan et du Guatemala (1528), en vue de la découverte du détroit qui, selon l'opinion des navigateurs du temps, devait unir les deux océans. En 1532, sur la demande expresse de Pizarre, il se joignit à l'expédition organisée pour la conquête du Pérou et prit une grande part aux victoires des Espagnols. Après la prise de Cuzco, capitale du Pérou, Soto revint en Espagne avec une fortune de 500,000 piastres (2,600,000 francs), reçut de l'empereur Charles- Quint l'accueil le plus chaleureux et épousa la fille de Da-

Page 1