‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 551 sur 1059 · V. PAPYRUS · texte numérisé non relu

V. PAPYRUS

Voici les autres es pèces :

Le souchet cornes iible porte aussi le nom vulgaire d'amande du terre ; il croit spontanément dans le midi de l'Europe, eu Orient, dans l'Afrique septentrionale. Cette plante a des rhizomes garnis de tubercules d une saveur sucrée et agréable et assez semblables k la châtaigne. Ils sont alimentaires, on peut en faire des émuls.ons et des sorbets. A Madrid on en consomme annuellement environ 12,000 kilog. pour la préparation de l'orgeat. On peuc aussi en extraire de l'huile. Ce souchet est d'une culture facile. .On plante au mois de mars, d.ins une terre légère et humide, des tubercules qu'on a d'abord fait gonfler dans l'eau, lia récolte se fait vers le mois d'octobre.

Le souchet long est commun dans une grande partie de l'Europe. On lui donne aussi quelquefois le nom de souchet odorant ; il a un long rhizome, rampant, noirâtre; il a une saveur un peu amèro et une odeur agréable, surtout lorsqu'il est frais. Dans l'ancienne médecine on administrait fréquemment son infusion dans l'eau ou dans l'alcool

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en qualité de médicament tonique, stomi» chique et digestif; aujourd'hui on n'en fuit guère usage k ce point de vue, mais on l'emploie en parfumerie.

Le souchet rond a des propriétés médicales analogues à celles du précédent, mais plus prononcées. D ailleurs on n'en fait également plus usage. Le souchet hydre envahit quelquefois les champs de cannes à sucre au point de les rendre complètement stériles.

SOBCHET (Jean-Baptiste), littérateur français, né k Chartres a la tin du xvi» siècle, mort en 1654. U fut docteur de Sorbonne et successivement curé d'Abondant, près Dreux, en 1618, notaire et secrétaire du chapitre de Notre-Dame dans sa ville natale et chanoine de cette cathédrale en 1632. On a de lui une édition des Œuvres de saint Yves, édition dont le P. Fronteau, chanoine régulier, publia une contrefaçon ; une Vie de saint Bernard (B. Bernardi, etc., vita, autore cosstaneo Gattfrido Grosso, nunc primum prodit in lucem, opéra et studio J. Bapt. Soucheti, etc. Paris, 1649, in-40), et une Histoire de la ville et de l'église de Chartres. Le manuscrit original de ce dernier ouvrage, 1 vol.in-fol., est conservé à la bibliothèque da cette ville; la bibliothèque de Paris en possède une copie. M. Etienne, chanoine de Chartres, a fait, vers 1700, un abrégé de ce même ouvrage. Plusieurs bibliothèques possèdent des copies du manuscrit de cet abrégé.

SOUCHET (Etienne), avocat, né à Angoulême en 1738, mort dans la même ville en 1822. Son commentaire de la Coutume d'Angoumois conférée avec le droit commun du royaume de France (2 vol. in-4», 1780, Paris), est un ouvrage estimable, mais qui a manqué d'à-propos en paraissant à la veille de la Révolution. Souchet, adversaire de l'école économiste, s'était élevé, en 1778, contre la légitimité du prêt à intérêt, et il avait émis ses réflexions sur ce sujet dans un Traité de l'usure (Paris, in-12), servant de réponse à une lettre publiée en 1770, sous le nom de M. Piost de Uoyer, procureur général de la ville de Lyon. Nommé procureur de la commune d'Angoulême en 1790, il donna sa démission le 12 mars 1791, après avoir protesté contre une proclamation du conseil municipal relative au club des Amis de la vérité. -Les électeurs le remirent en fonction le même mois. Deux ans plus tard, en 1793, ii fut suspendu provisoirement par une décision du conseil général du département, pour avoir ordonné la mise eu liberté des royalistes détenus au château et au couvent des Ursulines, et arrêtés en vertu de la loi dans l'affaire dite des chaumes de Crage, La Convention approuva le conseil général, et, Sur le rapport de Dartigoyte, un décret du 28 juillet 1793 déclara illégales la conduite du maire et celle du procureur de la commune, et ordonna que les prisonniers libérés fussent réintégrés dans les mêmes prisons.

SOUCHETAGE s. m. (sou-che-taje — rad.

souche). Eaux et for. Visite qu'on fait dans un bois, après la coupe, pour compter les souches.

— Encycl. Sylvie, On donne le nom de •ouchetage tantôt à la désignation, par un signe particulier, des arbres k abattre dans les coupes, désignation qui se fait avant l'adjudication, tantôt à la visite ou inspection faite après la coupe, pour reconnaître te nombre et la qualité des souches abattues. Le souchetage doit être fait aux environs ou à une faible distance des coupes ou ventes, en présence des officiers. ou employés supérieurs des forêts et des adjudicataires ou marchands, si ceux-ci veulent y assister. Le procès-verbal doit constater le détail des souches trouvées et les délits commis dans i'exploitation ; il doit distinguer les diverses catégories d'âge des arbres. Les procès-verbaux du second soucheiage doivent être répétés et confrontés sur ceux du premier, et la différence qui se trouve des uns aux autres, s'il y en a, doit être remarquée par le menu, et en détail. (Dict. forestier.)

SOUCHETEUR s. m. (sou-che-teur — rad.

souchet). Euux et for. Expert qui assiste au souchetage.

— Technol. Nom donné, dans les carrièrea des environs de Paris, aux ouvriers qui sont spécialement chargés d'attaquer les blocs par le bas, après que les trancheurs les ont isolés latéralement de la masse en ouvrant des tranchées verticales dans celles-ci.

SOUCHEVEB v. a. ou fr. (sou-che-vé — rad. souche). Techn. Enlever le souchet dans une carrière, pour séparer les lits de pierre.

SOUCHON s, m. (sou-chon — rad. souche). Petite souche.

SOUCHON s. m. (sou-chon). Comm. Sorte de fer en barre.

SOUCHON (François), peintre et dessinateur français, né k Alais (Gard) en 1787, mort à Lille en 1857. Elève de David, il se lia avec Sigalon, qu'il accompagna à Rome en 1833. De retour en France, Souchon fut nommé, en 1836, directeur de l'école de peinture de Lille. Parmi ses tableaux, on cite : le Martyre de saint Sébastien, qui fut exposé en 1814 et qui se trouve aujourd'hui dans la cathédrale de Bordeaux; la Résurrection de Lazare, exposée en 1807 et qui se trouve maintenant dans l'église du Chardonnet à

souc

Paris, et un Portrait de l'abbé Leclair, curé de Notre-Dame-de-Lorette, qui figure au Salon de 1833. On doit encore à Souchon un ;> grand nombre de dessins, dont douze ont été acquis en 1856 par la ville de Lille et placés dans le musée Viear, Parmi ces derniers on signale le carton du Martyre de saint Sébastien; Diane de Poitiers; Alain Char lier et Marguerite d'Ecosse, épouse du Dauphin, depuis Louis XI; Joconde, d'après Léonard de Vinci, et François 1" et Diane de Poitiers.

SOU-CHONG s. m. (sou-chon). Comm. Espèce de thé chinois fort estimé.

— Adjectivem. Du thé souchong.

SOUCI s. m. (sou-ci — Du latin solsequium, de sol, soleil, et sequi, suivre, de la racine sanscrite saik, aller, approcher. Le latin solsequium a exactement la même signification que le grec héliotropion ou le français tournesol. Le souci est ainsi nommé parce que sa fleur se ferme quand le soleil se couche et s'ouvre quand il se lève). Bot. Genre de plantes de la famille des composées, tribu des calendulées, comprenant plusieurs espèces, qui Itabitent l'Europe centrale et la région méditerranéenne. Le souci officinal se trouve dans tous tes jardins. (P. Duchartre.) On doit semer le souci des jardins aussitôt que sa graine est mûre. (Bosc.) Les soucis sont des plantes herbacées, annuelles. (T. dé Berneaud.)

Veuve de son amant, quand jadis Cythérée Mêla ses pleurs au sang de son cher Adonis, Du sang naquit, dit-on, l'anémone pourprée, Des pleurs naquirent les soucis.

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