‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 575 sur 1059 · V. Hiiao · texte numérisé non relu

V. Hiiao

— Souiller ses mains de sang, Commettre un meurtre.

— Souiller la couche nuptiale, le lit nuptial, Commettre un adultère.

Se souiller v. pr. Etre, devenir souillé : Vos vêtements SB souilleront bientôt, si vous n'y prenez garde.

— Fig. Se déshonorer par quelque acte honteux, contracter une souillure morale : C'est un homme qui s'est souillé de toutes les turpitudes, de tous les crimes.

SOUILLON s. (sou-llon; Il mil. — rad.

souiller). Personne qui souille, qui salit ses habits, qui se tient salement : Un vrai souillon. Une petite souillon. La femme la plus élégamment mise ressemblera toujours à une souillon si elle est mal chaussée. (Boitard.)

— Souillon de cuisine ou simplement Souillon, Laveuse de vaisselle.

SOU1LLONNER v. a. ou tr. (sou-llo-né ; Il mil. — rad. souillon). Salir, comme ferait un souillon : Souillonner une lettre. Souillonner une étoffe.

SOUILLURE s. f. (sou-Hure ; Il mil. — rad. souiller). Ce qui souille, tache, saleté : Vêlement couvert de souillures, La plus légère souillure, empreinte au blanc vêtement d'une vierge, n'en fait-elle pas quelque chose d'ignoble autant que sont les haillons d'un mendiant? (Balz.)

— Fig. Tache morale, ce qui déshonore : La souillure de l'âme. La souillure du péché, causée par le péché. Nul, ne fût-ce qu'une seule fois en toute sa vie, n'a touché au journalisme sans une souillure, un regret ou un remords. (E. de Gir.) Nulle atttention ne peut éviter les incalculables occasions de souillure. (H. Taine.) La France, à aucune époque, n'a supporté ta souillure d'une complète servitude. (A. Peyrat.)

Pas de tête, plutôt qu'une souillure au front.

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