‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 582 sur 1059 · SOUPÇONNÉ · texte numérisé non relu

SOUPÇONNÉ

— Allus. hist, La femme do Cé#ar ae doit pa* mCine être soupçonnée. V. FEMME.

SOUPÇONNER v. a. ou tr. (sou-pso-né — rad. squ/jçon). Avoir un soupçon, des soupçons : Soupçonner quelqu'un d'un mauvais tour, d'une trahison, d'un crime. On le soupçonne d'avoir trompé son parent. (Acad.) J'ai tu votre belle lettre à n/nic la princesse des Ursins...; elle est si avantageuse pour moi, que je ne crois pas la devoir mettre dans mou paquet; 071 pourrait me soupçonner de l'avoir quémandée. (Mme t]e Maint.) La plus grande offense que l'on puisse faire a l'homme probe, c'est de soupçonner sa probité. (Ltimotte.) J'entends par espèces nobles, dans la nature, celles qui sont constantes, invariables et qu'on ne peut soupçonner de s' être dégradées. (Buff.) Camille nous ayant soupçonnes de n'être pus de véritables valets de pied de justice, elle nous avait suivis jusqu'au cabaret. (Le Sage.) Soupçonner une femme est un crime en amour. (Bulz.) Il y avait un retour général de l'opinion sur sou caractère, quou se reprochait d'iivoiR soupçonné de faiblesse. (Thiei-s.) Il ne faut pas soupçonner ceux que l'on emploie, ou il faut ne pas employer ceux que l'on soupçonne. (Boiste,) Je n'ai pu soupçonner un ennemi d'un crime.

Et souviens-toi qu'un cœur qui peut te pardonner Est un cœur que sans crime on ne peut soupçonner.

Crébillon.

Quoil me soujjcoimez-vous de quelque trahison?

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