C13H1HC*H
La tétracétylsalicine est soluble dans l'eau, l'alcool et l'éther. Elle cristallise en aiguilles et réagit sur les alcalis de la même manière que son composé avec le chlorure d'acétyle. L'émulsine est sans action sur elle.
On obtient une acétochlorosalicine CWH«Cl(08H»O)O7 en faisant agir la monochlorosalicine {v. plus bas) sur le chlorure d'acétyle. Ce corps cristallise dans l'alcool et a des réactions analogues k celles de la tétracétylsalicine.
— Autres dérivés de la salicine renfermant des radicaux acides. Les chlorures de butyryle, de valéryle et de caproyle donnent, avec la salicine, des produits incristallisables.
— Chlorosalicines. On connaît trois dérivés chlorés de la salicine : le dérivé monochloré, le dérivé dichloré et le dérivé trichloré qu'on appelle encore, à tort, dérivé perchloré.
— Monochlorosalicine C,SH1TCI07. Lorsqu'on expose la salicine cristallisée à l'action du chlore, elle se convertit en une substance résineuse en même temps qu'il se dégage des torrents d'acide chlorhydrique. Mais si l'on dirige le courant de chlore à travers une pulpe formée de 1 partie de salicine finement pulvérisée et d'environ i parties d'eau, le tout se dissout peu à peu, et la chlbrosalicine se sépare ensuite sous la forme d'un précipité cristallisé nacré que l'on peut recueillir sur un linge, presser, comprimer ensuite à la presse entre plusieurs doubles de papier buvard, agiter à deux ou trois reprises avec de l'éther, qui enlève une substance résineuse, et faire enfin cristalliser dans l'eau bouillante.
La monochlorosalicine cristallise en longues aiguilles soyeuses très-légères, renfermant 2 molécules d'eau de cristallisation. Elle est soluble dans l'eau et dans l'alcool. L'éther ne la dissout pas. Chauffée, elle perd d'abord son eau ; puis elle fond en un liquide transparent et incolore. Ella finit par se décomposer avec dégagement d'acide chlorhydrique eu laissant un résidu de charbon. Au contact de l'émulsine, elle se résout promptement en glucose et en chlorosaligénine, ce qui prouve que le chlore y est substitué dans le groupe saligénique et nullement dans le groupe glucosique. L'acide sulfurique concentré la dissout en prenant une couleur rouge foncé. Chauffée avec les acidss minéraux étendus, elle se transforme eu glucose et eu une résine qui résulte de la décomposition de la chlorosaligénine.
— Dichlorosalicine Ci3fll6CI207. On l'obtient en faisant agir le chlore sur le composé précédent ou en prolongeant son action sur la salicine. Elle se présente en longues aiguilles soyeuses d'un blanc de neige, renfermant 2 molécules d'eau de cristallisation qu'elles perdent à 100°. C'est un corps inodore, un peu amer, presque insoluble dans l'eau froide, peu soluble dans l'eau bouillante, modérément soluble dans l'alcool, presque insoluble dans l'éther. A la distillation sèche, la dichlorosalicine donne, entre autres produits, du chlorosalicylol. Ses solutions aqueuses no précipitent point les sels métalliques. Les acides étendus la résolvent en glucose et on une résine rougeâtre; l'émulsine lu résout en glucose et en dichlorosaligéniiie.
— l'richlorosalicine ou percàlorosalicine
Ce corps prend naissance lorsqu'on fuit passer du chlore à travers un mélange chaud de dichlorosalicine et d'eau, en maintenant dans ce mélange de petits morceaux de inarbre destinés à neutraliser l'acide chlorhydrique à mesure qu'il se forme. 11 se précipite alors sous la forme d'une poudre cristalline jaune qu'on purifie en l'agitant k deux ou trois reprises avec de l'éther et en la faisant cristalliser dans l'alcool faible. Elle se présente alors sous la forme de petites aiguilles jaunâtres qui renferment 2 molécules d eau de cristallisation. Elle perd cette eau à 100". Elle est inodore, mais présente une certaine saveur amère. Chauffée, elle se décompose au-dessous de 100°. L'émulsine la résout en glucose et en produit résineux.
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On a donné à la trichlorosalicine le nom de perchlorosalieine parce que c'est le dérivé chloré le plus avancé quon ait pu obtenir; mais comme le groupe saligénique que ce corps renferme contient 6 atomes d'hydrogène directement unis au carbone, c'est-àdire remplaçâmes par du chlore, on conçoit que, par d'autres méthodes, on puisse aller au delà, et, par conséquent, le mot de perchlorosalicine appliqué a la salicine triehlorée est impropre.
— Bromosalicines. On ne connaît, jusqu'à ce jour, que la salicine monobromée.
— Monobromosalicine ClWBrO?. Ce corps se forme lorsqu'on ajoute peu à peu du brome dans une solution aqueuse de salicine renfermant 20 parties d'eau pour l partie de ce glucoside. Le liquide se prend en une pulpe solide qu'on agite avec de l'éther pour la débarrasser d'une substance résineuse et qu'on fait ensuite cristalliser dans l'eau. Elle forme alors des prismes à quatre pans qui renferment 2 molécules d'eau de cristallisation. Sa saveur est amère comme celle de la salicine. L'eau et l'alcool la dissolvent facilement; elle est insoluble dans l'éther, perd de l'eau à 110", fond a 260» et se décompose à 200<>. La bromosalicine se décompose sous l'inlluence de l'émulsine, mais moins facilement que la salicine. Lu monobromosaligénine ainsi produite rougit le chorure ferrique comme la saligénine. Les acides ajoutés à la solution de la monobromosalicine en précipitent de la bromosalirétine. Les sels de plomb basiques y font également naître un précipité. La monobromosalicine en solution tiède, soumise à l'action d'un excès de brome, donne des composés bromes supérieurs, qui n'ont été qu'imparfaitement étudiés.
— Plumbosalicink CiSHi4Pb"207? On l'obtient en versant de l'acétate basique de plomb dans une dissolution concentrée de salicine additionnée d'ammoniaque, jusqu'à ce que la moitié de la salicine soit précipitée. Le composé plombique se sépare alors sous la forme d'un composé blanc volumineux qui, une fois sec, ressemble à de l'amidon. Il a une saveur amère et douceâtre. L'acide acétique le dissout; il en est de même de la potasse. Il ne perd pas d'eau à 100°. Les acides les plus faiblesse décomposent en mettant lasalicine en liberté. L'acide sulfurique concentré le colore en rouge. Chauffé à 100° avec de l'iodure d'éthyle, il se convertit en un composé résineux.
En faisant varier les circonstances, on a obtenu d'autres composés de salicine et de plomb dont la composition différait. Ces corps ne sont ni les uns ni les autres bien définis.
SALIS (Baptiste), cordelier de l'étroite observance, de la province de Gênes. Il vivait au xve siècle et composa un traité des cas de conscience, intitulé : Summa Baptistitiana (Rome, 1479, in-fol.), qui eut beaucoup de succès et fut souvent réédité.
SALIS (Ulysse, baron de), officier et littérateur suisse, surnommé par Haller le Polybe des (Irisons, né en 1594, mort en 1674. Il descendait d'une ancienne famille dévouée depuis longtemps au service de la France et qui jouissait de quelques droits de souveraineté dans le canton des Grisons. Il servit d'abord dans l'armée vénitienne, se signala au siège de Gradiska, fit, sous le comte de Mansfeld, la campagne de 1621 et dut à la façon brillante dont il se conduisit à Campo d'être nommé colonel. Peu après, de Salis se rendit en France et donna de nouvelles preuves de sa valeur au siège de La Rochelle et à l'attaque du pas de Suze (1629). Deux ans plus tard, il forma un nouveau régiment grison, repoussa les offres brillantes que lui faisait le gouvernement espagnol pour entrer à son service et servit avec éclat, sous les ordres du duc de Rohan, dans la guerre de la Valteline. Il battit les Espagnols à La Fraucesea, passa à l'armée des Pays-Bas eu 1638 et fut nommé par le roi de France maréchal de camp en 1641. Etant passé à l'armée d'Italie, de Salis reçut le gouvernement de Coni, puis il prit part à plusieurs sièges, notamment à ceux de Nice et de Tortone. Sa mauvaise santé le força, en 1643, à quitter le service. Il retourna alors en Suisse et termina sa vie au château de Marschlins. Pendant les dernières années de sa vie, il écrivit en italien d'intéressants Mémoires, qui ont été conservés en manuscrit par sa famille et dont Haller fait le plus grand éloge.
SALIS (Jean-André de), jurisconsulte suisse, parent du précédent. Il vivait au xviie siècle. On a de lui un ouvrage estimé, intitulé : Discorsi politici (discours politiques).
SALIS (Rodolphe de), officier suisse, de la famille des précédents, morten 1690. II entra au service de la France, devint colonel et se n distingua particulièrement au siège de Valenza (1656), à la bataille de Senef (1674) et au siège de Valenciennes (1677). Il reçut en 168S le grade de maréchal de champ.
SALIS (Pierre de), diplomate suisse, parent des précédents, mort en 1749. Il fut chargé de diverses négociations en Angleterre et en Hollande et publia la relation de ses missions diplomatiques en 1713 (in-4«).
SALIS (Charles-Ulysse de), historien et littérateur suisse, parent des précédents, né à Marschlins (canton des Grisons) en 1728, mort à Vienne en 1800. Il fit ses études à
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Bâle et, au retour d'un voyage qui dura un an, il fut nommé syndic dans cette ville. En 1757, il devint podestat (maire) de Titano, dans la Valteline, et, cinq ans après, il fit partie d'une députation chargée du renouvellement de la capitulation avec Milan. Il en donna la relation en allemand (Coire, 1764, in-fol.). A cette époque, la Valteline éta t un pays sujet de la Suisse et administré par des magistrats étrangers à la contrée. Salis profita de son séjour dans ce pays pour en étudier l'histoire ; mais il devait soulever des haines qui trouvèrent facilement un prétexte pour se manifester. Au moment où éclata la Révolution française, les Salis se prononcèrent pour l'ancien régime, qu'ils avaient toujours servi. Accusé par la famille Planta d'avoir livré aux Autrichiens l'ambassadeur Sémonville, Charles-Ulysse prit la fuite, fut condamné à mort par contumace et se rôtira à Vienne, en Autriche, où il' termina ses jours. Parmi ses ouvrages, on cite les suivants : Mémoires pour servir à la connaissance de l'histoire naturelle ei de l'économie domestique des Deux-Siciles (Zurich, 1790, 2 vol. in-8°) ; Fragments de l'histoire politique de la Valteline et des comtés de Chiavenne et de' Bormio , tirés des pièces originales (1792, 4 vol. in-8°); Voyages en diverses provinces du royaume de Naples (1793); Journal pour les ligues des Grisons (1799. in-8°, tome 1er, 6 cahiers in-8°); Archives historico-stalistigues pour les Grisons (1799, 3 vol. in-8°) ; Œuvres posthumes (1803-1804, 2 vol. in-8°); Galerie des malades souffrant du heimweh [mal du pays] (2« édit., 1804, 3 vol.).
SALIS (Rodolphe- Antoine-Hubert, bt.ron de), officier suisse, de la famille des précédents, né en 1732, mort en 1807. Il entra au service de la France , devint maréchal de camp en 1780 et reçut la croix du Mérite miiitaire. Appelé à Naples par Je ministre Acton, il y organisa l'armée, puis revint en Suisse (1790). L'année suivante, il fut ace usé d'être un des principaux agents d'un conité d'espionnage établi à Constance par les émigrés français. En 1799, le baron de Salis bva un régiment à la solde de l'Angleterre et prit part à plusieurs campagnes contre la France.
SALIS (Jean-Baptiste de), littérateur sui sse, de la famille des précédents, né à Bondo en 1737, mort à une époque inconnue. Il montra toute sa vie un caractère inconstant et :?ort exalté. Successivement podestat de Morbegno, commissaire des frontières de Ja Valteline et président du tribunal (1767), il obtint quelques distinctions dans les cours de Bavière et de Bade, prit même à Naple3 le titre de prince et revint exercer un emploi de cemmissaire de la zecca ii Chiavenna en 1781. Le plus remarquable de ses ouvrages est le pamphlet qu'il publia en 1790 à Zurich, en a.lemand, sous ce titre : Bibliolhek fur die Famitie von Oberan, etc. (Bibiothèque à l'usage des Obéran amis de la vérité).
SALIS (Raoul de), baron d'HALDBNSTiiïN, historien suisse, de la famille des précéder, ts, né en 1750, mort en 1781. Il passa sa via à faire des recherches sur l'histoire si intéressante de son pays natal et il publia les ouvrages suivants : Vers sur la mort du grc.nd Haller (1778, in-8°) ; Essais de chansons grisonnes (Coire, 1781, in-12, en allemand). On possède de lui les manuscrits suivant!: : Voyage (fait en 1773) dans la haute et basse Engadine (en allemand); Bhstia illustrata, contenant l'histoire ou les principaux événements de la vie des hommes célèbres qui ont paru au pays des Grisons jusqu'à ce jour; Rhxlia litteraria ou Catalogue de tous les auteurs grisons, de leur vie et de leurs ouvrages. Il en compte près de 1,000, en y compreni.nt les étrangers qui ont écrit sur les Grisons
SALIS (Jean-Gaudence, baron de), poiite suisse, parent des précédents, né à Seevis (pays des Grisons) en 1762, mort à Malans (dans le même pays) vers le commencement du xixe siècle. Il suivit la carrière des armes et devint capitaine de la garde suisse à Versailles. Au moment où commença la Révolution, il passa dans les troupes de ligne et lit, sous le général Montesquiou, la campagne qui aboutit à la conquête de la Savoie. Il donna ensuite sa démission et vint habiter pendant quelque temps la ville de Coire. 11 fut nommé en 1798 inspecteur général des milices suisses. De Salis était un remarquable poète. « On ne. trouve pas en lui, dit M. Divan, l'élévation de Haller ou des frères St<tlberg, la verve de Holty, la naïveté ou la grâce facile de Weisse, l'abondance ou la correcte élégance de son ami Matthisson. Dans l'idylle comme dans l'élégie, la sphère de son imagination est bornée, et les jouissances de la campagne, la beauté de la nature, la bie ifaisance du Créateur, la fragilité des biens terrestres, le charme de la vertu, le souvenir des amis qui lui ont été enlevés, l'esporance d'une vie meilleure, sujets très-féconds sans doute, ne lui inspirent que des accents peu variés; mais ces accents simples et pui's sont presque toujours les épanchements d ut.o âme noble et sensible. Aussi Salis est-il un des poètes avec lesquels on se seut le plus à l'aise. Quelques-unes de ses compositions r.e contiennent que des peintures ou des des criptions et n ont, par conséquent, qu'un intérêt secondaire; mais un plus grand nombie sont entremêlées de considérations morale s ou religieuses et l'on y trouve des traits
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d'une sensibilité exquise. » Ses Poésies, publiées pour la première fois à Zurich (1793, in-8»), ont été souvent rééditées depuis. Elles sont écrites en allemand. Parmi les morceaux les plus remarquables, on cite : Stances sur le mois de mars; l'Image de la vie; le Chant du laboureur; la Confiance; V Enfance, morceau charmant ; les Stances sur le soir et le Souvenir des absents, etc.
SALIS (Tatius-Rodolphe-Gilbert, baron de), né en Lorraine en 1752, mort à Thugny en 1820. Il émigra en 1790 et combattit contre sa patrie parmi les émigrés. 11 obtint, à son retour en France sous le Consulat, la restitution de ses biens confisqués. Nommé par Louis XVIII maréchal de camp en 1815, il fut, la même année, envoyé par le département des Ardennes à la Chambre dite introuvable; puis, après la dissolution du 5 septembre 1816, à la Chambre haute. Il siégea à la droite dans ces deux assemblées.
SALISATEUR s. m. (sa-li-za-teur — lat.
salisator; de salire, sauter). Antiq. rom. Celui qui prétendait prédire l'avenir à. l'aide des palpitations, des tressaillements de diverses parties de son corps.
SAL1S-SAMADE (baron DE), mort en 1803.
Il se trouvait en qualité de major du régiment de Châteauvieux à l'affaire de Nancy (1790) et mérita par sa conduite courageuse d'être nommé lieutenant-colonel. Il déploya de la fermeté à l'époque du massacre du général Théobald Dillon (avril 1792). La même année, le corps dont il faisait partie fut licencié et le baron de Salis-Samade rentra dans la vie privée.
SALIS-SOGLIO (Jean-Ulric de), général suisse, né à C'hure en 1790, mort le 18 août 1855. Il servit dans l'armée française, se distingua à Hanau et fut blessé au combat de Brienne. Il passa en qualité de capitaine dans un régiment suisse au service du gouvernement hollandais. Ce corps fut licencié en 1840. Revenu en Suisse, Salis -Soglio fut chargé de réprimer et d'apaiser les troubles du Valais. En 1846, il se mit à la tête de l'armée du Sunderbund et fut battu.
SALISBUHGUM, nom latin de Salzbourg.
SAL1SBURI s. m. (sa-lis-bu-ri — de Salisbury, botan. angl.). Bot. Syn, do gingka, genre de conifères : Dans son pays natal, le salisburi se cultive pour son fruit. (Bosc.)
SALISBURY ou NEW-SABUM, ville d'Angleterre, chef-lieu du comté de "Wilts, sur l'Avon, à 150 kilom. S.-O. de Londres, 34 kilom. O. de Winchester; 11,657 hab. Ecole latine, où le poëte Addison fit ses études; école de sages-femmes, plusieurs hôpitaux. Salisbury est renommé pour sa coutellerie ; on y fabrique aussi beaucoup de chaussures, des lainages et des étoffes de laine et de coton ; son commerce est favorisé par la navigation de l'Avon et du canal de Salisbury à Southampton.
— Histoire. Le nom originaire de Salisbury fut New-Sarum, par opposition à Old- Saruin (vieux Sarum), ancienne cité aujourd'hui abandonnée et qu'on s'accorde à considérer comme le Sorbiodunum des Romains.
Sorbiodunum changea son nom sous la domination saxonne contre celui de Searobyring, d'où l'usage fit ensuite .Serabyria, Serasberia, et finalement Salisbury. C'est sous les murs de la ville qu'eut lieu la bataille dans laquelle Kenric, fils de Cerdic, défit les Bretons en 552. En 1003, Salisbury tomba au pouvoir de Sweyn, roi de Danemark. L'ancien Salisbury était devenu le siège d'un évêché et plusieurs conciles y avaient été tenus, notamment un en 1116. Une forteresse et de solides murailles en faisaient une place importante, lorsqu'au xme siècle les discussions des seigneurs et du clergé amenèrent une éclatante séparation. Le clergé, abandonnant l'antique Sorbiodunum, alla bâtir une cathédrale nouvelle à New-Sarum, et une ville nouvelle aussi ne tarda pas à s'élever autour de la basilique. La rapide fortune qu'elle fit contribua à la ruine de sa rivale, et il ne reste plus aujourd'hui de l'Old-Sarumque quelques maisons et une ligne d'anciennes murailles que recouvrentles herbes et les plantes grimpantes. Le surplus de l'histoire de Salisbury est dans ses monuments.
— Monuments. Le principal monument de Salisbury est sa cathédrale, commencée en 1220 et terminée en 1258. Elle eut pour fondateur l'évêque Richard Poon, qui en posa les trois premières pierres, et pour architecte Elias de Durham.La quatrième pierre fut posée par le comte, la cinquième par la comtesse de Salisbury, et plusieurs grands seigneurs posèrent les suivantes. L'édifice est un des plus beaux échantillons du gothique anglais parvenu à son développement. La symétrie des détails, qui tous concourent à un ensemble majestueux, la sobriété de l'ornementation le distinguent des constructions postérieures. La belle flèche qui le surmonte a été ajoutée seulement sous le règne d'Edouard III, et, contrairement à ce qui résulte d'ordinaire de ces adjonctions tardives, l'effet en est magistral et imposant. « La flèche de la cathédrale de Salisbury, dit son historiographe contemporain, est la plus haute qui existe en Angleterre. Elle s'élève à 130 mètres au-dessus du sol ; elle a l9m,75 environ de plus que le sommet de Saint- Paul et elle ne le cède que de 22 à 23 mètres à la flèche de Stras-
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bourg, la plus haute qui soit dans le monde. La longueur de l'édifice est de 155 mètres ; la largeur, en mesurant le grand transsept d'une extrémité à l'autre, est de 72™,50 environ ; à l'intérieur, la hauteur de l'édifice est de 26 mètres et le circuit des murs extérieurs a exactement un demi- mille, soit 804°>,70. » Bien que l'intérieur de la cathédrale soit loin d'avoir la valeur architecturale de l'extérieur, il ne manque cependant ni de grandeur ni de majesté. On y remarque un grand nombre de monuments funéraires, érigés la plupart aux évêques qui se
sont succédé sur le siège de Salisbury. Le
filus considérable est celui de l'évêque Andey, mort en 1524. Les cloîtres sont plus in-
téressants encore ; la décoration se compose de colonnes massives entremêlées de colonnettes; des étoiles et des trèfles délicatement découpés forment les détails d'ornementation. Les voûtes, rayées de nervures, sont d'un grand effet. La maison du chapitre présente une grande salle dont un pilier central, aux ramifications multiples, soutient le plafond voûté ; ces ramifications en s'éparpitlant forment la plus délicate décoration. La porte d'entrée principale est surmontée et accostée de belles sculptures en relief, représentant les Vices et les Vertus. Il en est de même des fenêtres, dont la base est formée de magnifiques bas-reliefs , finement fouillés et retraçant de nombreux épisodes de l'histoire Sainte , depuis la création du monde jusqu'au passage de la mer Rouge.
La cathédrale de Salisbury s'élève au centre d'un quartier tout spécial, désigné sous le nom de Close (la Clôture) et qui ne comprend guère que les diverses constructions affectées au culte ou aux desservants, tels que le palais de l'évêque, la maison du doyen, les logis des prébendiers. On y voit néanmoins aujourd'hui quelques habitations particulières. Sorte de ville enclavée dans la i ville, la Close était jadis en quelque sorte le quartier général ecclésiastique et elle devait I son nom au mur qui l'enserrait complètement. Bien que les temps soient bien changés, la Close continue encore aujourd'hui à être séparée de la ville par deux portes monumentales qui se ferment régulièrement à onze heures du soir. Passé cette heure, un concierge, attaché lui-même au chapitre de la cathédrale, vient ouvrir. Ces deux portes, dont l'une est surmontée de la statue de Charles II, conduisent à une promenade plantée d'arbres et abondunte en belles pelouses verdoyantes. Cette promenade est bordée de quelques maisons auxquelles se rattachent des souvenirs historiques , entre autres la maisonduRoi, habitée par Richard III, puis par Charles II, et la Garde-robe. L'évèché, vieille construction gothique dont les fenêtres présentent des nervures de pierre , s'élève également dans la Clôture. On y remarque la salle féodale bâtie en 1460 et ornée des portraits des évëques de Salisbury.
Le monument peut-être le plus curieux de Salisbury, après sa cathédrale, est \ePoultry Cross. On désigne uinsi la croix de pierre qui orne le marché à la volaille : elle fut construite sous le règne de Richard III, en 1483, et a quelque peu souffert des injuresdu temps. « Le monument, dit M. Esquiros, s'appuie sur un pilier central et sur cinq autres piliers extérieurs beaucoup plus légers, qui supportent une sorte de dais en pierre. On dirait un de cesarbresquise rencontrent dans les forêts de l'Inde et dont les branches, en s'inclinant et en descendant vers la terre, finissent elles-mêmes par prendre racine, de sorte que le tronc principal se trouve entouré d'une famille d'autres tiges plus grêles. De chacun des piliers s'élancent à l'extérieur des arcs-boutants à fines nervures, qui soutiennent une lanterne en pierre surmontée par la croix. Une balustrade délicatement sculptée, des niches aujourd'hui vides de statues et beaucoup d'ornements gothiques, plus ou moins endommagés, forment, tout en inspirant des regrets, un ensemble exquis. • Les églises de Salisbury (la cathédrale exceptés;, bien entendu) ne méritent, sauf celle de Saint-Thomas, fort ancienne, aucune mention. Cette dernière possède un magnifique bas -relief d'acajou représentant le sacrifice d'Abraham. Les autres édifices qu'il faut citer sont : l'ancien hôtel des pèlerins(J3iffA Street), qui sous Charles II changea sa suinte destination et devint le lieu de rendez-vous des petits maîtres de la cour; le Councit House (maison du conseil), édifice hybride et prétentieux, qui tient le milieu , sans être ni l'un ni l'autre, entre un hôtel de ville, une église et un temple ; enfin, sur la place du marché s'élève la statue de Sidney Herbert (lord Herbert deLea), député au Parlement; cette statue, œuvre de Marochetti, a été inaugurée en 1863 : elle est en bronze et fort ressemblante, mais sans grandeur dans le sens artistique du mot. Salisbury possède un hôpital, construit au xvu» siècle (bel édifice en briques rouges), un asile, un collégo de matrones, fondé en 1682, une maison ds retraite, tondée l'année suivante par une dame de Salisbury pour six veuves pauvres et honnêtes, et une école gratuite fort ancienne, où Addison reçut les premiers éléments d'instruction.
On rencontre, à peu de distance de Salisbury, le château de Longfort, propriété du comte de Radnor et connu pour sa splendide galerie de tableaux. Un peu au delà sont lus
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ruines de Clarendon Caslle. C'est à Clarendon Castle que furent rédigées, sous le nom de Constitution de Clarendon, les lois réglant, sous Henri II, les droits des autorités religieuses. Le temple druidique de Stonehenge est également situé aux environs de Salisbury, V. Stonehengb.
SALISBURY (Jean de), en latin Joannca Saliberieniîa, célèbre philosophe scolastique et érudit anglais, né à Salisbury (comté de Wilt) vers lllO, mort à Chartres en 1180. Comme il lui arrivait parfois d'ajouter Panai à son prénom de Jouîmes, quelques écrivains l'ont appelé Jean Pciu. Vers 1136, il se rendit en France, où il suivit les leçons des maîtres les plus célèbres de l'époque, Abailard, Guillaume de Conches, Albéric, etc., étudia le grec, l'hébreu, la grammaire, la littérature, les mathématiques, la philosophie scolastique et ouvrit, vers 1110, une école à Paris. Malgré l'étendue de son savoir, Jean de Salisbury eut peu de succès comme professeur. Il végétait dans un état voisin de la misère, lorsque Pierre de Celle lui offrit un asile dans son abbaye de Moutier. Il accepta, remplit dans ce monastère les fonctions les plus modestes et, vers 1151, il retourna en Angleterre avec des lettres de recommandation de saint Bernard et de Pierre de Celle, Comme il était entré dans les ordres, l'archevêque de Cantorbéry, Théobald, le prit pour secrétaire. Quelque temps après, Jean de Salisbury entra en relation avec le chancelier Thomas Becket, dont il gagna la confiance, et il fut chargé par lui de plusieurs missions à Rome sous les pontificats d'Eugène ÏII,d'Anastase IV et d'Adrien IV. Ce fut sur sa demande que ce dernier pontife envoya à Henri II la bulle d'investiture de l'Irlande. A cette même époque il écrivit plusieurs de ses ouvrages, notamment le Policraticus , qu'il adressa a Thomas Becket. Ce dernier, devenu archevêque de Cantorbéry, le prit pour secrétaire et trouva eu lui un auxiliaire ardent dans sa lutte contre le roi d'Angleterre. Enveloppé dans la proscription de Becket, Jean de Salisbury se rendit en France, où il s'attacha à défendre la cause de Son ami et où il trouva le pape Alexandre III, qui le chargea de répondre auxmanifestes de l'antipape Victor. Lorsque le violent dissentiment qui s'était élevé entre le roi d'Angleterre et l'archevêque de Cantorbéry parut s'être calmé, Jean de Salisbury retourna auprès du prélat, qui peu après fut assassiné, et quelques historiens prétendent que le hasard seul l'empêcha de subir le même sort que Thomas Becket. Il continua néanmoins à restera Cantorbéry jusqu'en 1176, époque où il fut élu êvêque de Chartres. Pendant son épiscopat, il alla au concile de Latran et fit partie des membres de cette assemblée qui repoussèrent toute innovation. En mourant, il légua sa bibliothèque à sa ville épiscopale.
Jean de Salisbury était un des hommes les plus instruits de son temps. A la fois philosophe, politique et poëte, il montra toujours une grande indépendance d'esprit. Disciple d'Abaiiard, il fut frappé de l'inanité des subtilités scolastiques, critiqua les abstractions transcendantales du réalisme, sans adopter toutefois lenominalisme, et s'attacha à rester indépendant, ne voulant subir aucune contrainte. Comme politique, on le vit s'occuper de toutes les grandes affaires de son temps, « intervenant avec autorité, dit M. Hauréau, dans toutes les contestations où quelque principe d'ordre public était en cause, toujours prompt à déclarer son sentiment sur toute question, sans aucun égard pour la condition des personnes dont il osait être l'adversaire.» Dans la grande querelle entre Thomas Becket et le roi d'Angleterre, il attaqua ce dernier avec une extrême violence, faisant bon marché du pouvoir royal, et lança contre les usurpateurs les plus amères apostrophes. Il n'admettait pas l'absolutisme royal, l'irresponsabilité des chefs d'Etal ; mais, par une erreur commune à son temps, il pensait que l'autorité du pape pouvait seule mettre un obstacle à la tyrannie et à l'usurpation, faisait du souverain pontife le mandataire des volontés de Dieu, le haut justicier des rois, et lui déférait le droit de les renverser, droit que les peuples modernes, mieux éclairés et plus sagaces, ont soin d'exercer eux-mêmes. On trouve dans ses ouvrages des hardiesses d'idées, une vigueur de polémique dignes d'une meilleure cause que celle de la théocratie, Poëte et prosateur, il écrivait dans un style élégant, subtil, spirituel et mordant. On lui doit les ouvrages suivants : Policraticus sive de nugis curialium et vestigiis phiiosophorum tibri oclo, publié pour la première fois à Cologne vers 1475 et plusieurs fois réédité. Dans cette satire en huit livres, pleine de traits piquants, Jean de Salisbury attaque les courtisans, essaye d'établir la suprématie de la papauté sur le pouvoir temporel , fait une charge à fond contre le pouvoir absolu des rois et traite diverses questions de philosophie et de morale. Cet ouvrage, qui eut un grand succès, a été traduit plusieurs fois en français, notamment par Mézerai, sous le titre de Vanités de la cour (Paris, 1640,in-4°); Metalogicus (Paris, 1610), traité dans lequel il attaque les sceptiques, les détracteurs des logiciens de son temps , montre l'utilité des lettres et des arts, et émet des jugements concis, mais souvent d'une remarquable finesse, qui résument en quelques mots une
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méthode et un système ; De membris conspirantibus (Leipzig, 1655, in-s°), petit poème sur les membres révoltés contre l'estomac ; Eutheticus, poëme de 1652, en vers élégiaques, contenant des portraits satiriques des philosophes tracés avec une grande vigueur et un accent de raillerie qui va jusqu'à la rudesse ; Commentarii in epistotas sancti Pauli (Amsterdam, 1610, in-4») ; Vita sancti Anselmi ; Vita atque passio sancti Thomas Cantuariensis, apologie de Thomas Becket j enfin environ trois cent quarante lettres écrites en latin, et dont un grand nombre sont très-intéressantes pour l'histoire du xne siècle. C'est à tort qu on lui a attribué un opuscule intitulé De septem septenis, une Summa de pœnitentia et quelques autres écrits. On lui a contesté la paternité des Commentaires sur les épitres de saint Paul. La meilleure et la plus récente édition de ses œuvres est celle qu a publiée M. Gilles, à Oxford (5 vol. in-8°).
SALISBURY (Jean nu), jésuite anglais, né dans le comté de Cambridge en 1575, mort en 1625. Il a traduit en gallois des livres ascétiques et plusieurs ouvrages de controverse, entre autres le Catéchisme du cardinal Bellarmin (Saint-Omer, 1618, in-8°j.
SALISBURY (Richard-Antoine), botaniste anglais, né en 1762. On ignore l'époque de sa mort. Pépiniériste à Chelsea, il devint membre de la Société royale de Londres et de la Société linnéenne. C'était un homme instruit à qui l'on doit de judicieuses observations sur le mode de germination des mousses, sur l'insertion des étamines, sur les stigmates des fleurs, et qui a décrit un grand nombre d'espèces nouvelles ou peu connues. Indépendamment de mémoires et de notes dans les Actes de la Société linnéenne, dans Tes Annales de botanique de Kœnig, on lui doit les ouvrages-suivants : Icônes stirpium rariorum descriptioniàus illustrais (Londres, 1791, in-fol.) ; Prodromus stirpium in horto ad C/iapel-Albertum vigentium (Londres, 1796, in-S°) ; Paradisus Londinensis (Londres, 1805, 2 vol. in-4°), etc. — Son frère, William Salisbury, s'adonna à la culture des plantes dans un jardin situé près de Londres. Il a publié les deux ouvrages suivants : Hortus Paddingtonensis (Londres, 1797, in-8°) fit Hortus siccus gramineus (Londres, 1812, in-8°), sur la collection des graminées de la Grande-Bretagne.
SALISBURY (James - Brownlow - William Gascoignk-Cecil, marquis de), homme d'Etat anglais, né à Londres en 1791, mort en 1868. Il ht de bonnes études à l'université d'Oxford et entra, à la mort de son père (l825)> à la Chambre des iords. Le marquis de Salisbury y vota avec le parti tory, fut nommé membre du conseil privé en 1826, reçut l'ordre de la Jarretière' en 1842 et devint, dix ans plus tard, lord du sceau privé dans le ministère présidé par lord Derby. Il quitta le. pouvoir en même temps que ce dernier et reçut la présidence du conseil lorsque se forma le ministère tory du *25 février 1858. L'année suivante, il devint député lieutenant du comté d'Argyle, puis rentra dans l'opposition et renonça à jouer un rôle politique actif.
SALISBURY (Robert-Arthur-Talbot Gascoigne-Cecil, marquis de), homme d'Etat anglais, fils du précédent, né à Hatfietd eu 1S30. Elevé comme son père à l'université d'Oxford, il fut dès l'âge de vingt-trois ans envoyé à la Chambre des communes par Stamford, qu'il représenta au Parlement jusqu'en 1868. Il y prit part aux discussions, vota avec le parti conservateur. Lorsque, au mois de juillet 1866, lord Derby fut chargé de former un nouveau ministère, le marquis de Salisbury fut appelé à en faire partie en qualité de secrétaire d'Etat de l'Inde et de président du conseil de l'Inde. Il devint en outre conseiller privé. En 1868, il quitta le pouvoir et succéda cette même année à son père comme membre de la Chambre des lords, Tout en combattant la politique du ministère Gladstone, il publia dans la Quarterly Ileview et dans la Bentley' s Quarterly Jieview des articles qui furent très-remarques. Le 21 février 1874, les tories étant revenus au pouvoir, lord Salisbury a repris dans le nouveau cabinet Derby son poste de ministre pour les Indes.
SALISIE s. f. (sa-li-zl — de Salis, n. pr.). Bot. Genre d'arbrisseaux, de la famille des myrtacées, tribu des leptospermées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent en Australie.
SALISSANT, ANTE adj. (sa-li-san, an-te — rad. salir). Qui salit-: Les étoffes mal teintes sont salissantes. Il y a des métiers fort salissants.
— Qui se salit aisément : Le blanc est une couleur fort salissante, (Acad.)
SALISSON s. f. (sa-li-son — rad. salir). Femme ou fille très-malpropre : C'est «ne petite salisson.
SALISSURE s. f. (sa-li-su-re — rad. salir). Ordure qui souille un objet, sans en pénétrer la substance et y faire tache : Ce n'est pas une tache, ce n'est qu'une salissure. (Acad.)
SALITE s. f. (sa-li-te — ital. salila ; du lat. satire, sauter). Archit. Sorte de rampe en pente douce, coupée de marches de distance en distancb.
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SALITRE s. m. (sa-li-tre). Comm. Sulfate de magnésie.
SALI us s. m. (sa-H-uss — du lat. salio, je saute). Entom. Genre d'insectes hyménoptères, de la famille des sphégiens. 11 Syn. d'oRCHBSTE, autre genre d'insectes.
SALIVA s. m. (sa-li-va). Linguist. Idiome parlé dans l'Amérique du Sud.
SAUVAI RE adj. (sa-li-vè-re — rad. salive). Anat. Qui a rapport à la salive : Conduits salivaires. Sucs salivaires. Glandes salivaires. La seule glande salivaire que possède l'oiseau est la sublinguale. (Toussenel.)
— Pathol. Calcul salivaire, Calcul qui se forma dans les canaux des glandes salivaires. Il Fistule salivaire, Fistule du canal excréteur de la glande salivaire.
— s. f. Bot. Syn. de spilanthe, genre de composées.
— Encycl. Pathol. et Anat. Calculs salivaires. Ils sont ordinairement d'un petit volume et ne dépassent guère la grosseur d'une noisette. Ils se forment surtout dans les canaux excréteurs des glandes salivaires et occupent bien plus souvent le canal de Wharton que les autres conduits. Il est extrêmement rare d'en trouver dans le tissu glandulaire lui-même. Leur composition chimique est variable, mais ils contiennent en général du phosphate et du carbonate de chaux, du phosphate de magnésie et de la magnésie pure liés ensemble par une substance animale analogue au mucus. Les concrétions salivaires distendent les conduits excréteurs en les irritant eteu les ulcérant. Leur extraction doit donc être pratiquée de bonne heure pour éviter une fistule salivaire qui ne tarderait pas à se produire. On fera l'incision nécessaire de dedans en dehors, c'est-à-dire sur la muqueuse de la bouche, afin d'éviter la difformité d'une cicatrice sur le visage et de ne pas exposer le malade à une fistule extérieure consécutive.
— Fistules salivaires. Elles peuvent siéger sur le canal excréteur principal d'une glande salivaire ou sur les radicules qui concourent à le former. On les reconnaît S leur situation et surtout à la salive qu'elles versent au dehors et qui s'écoule abondamment pendant la mastication d'aliments durs et sapides. Elles proviennent soit d'une plaie, soit d'un abcès, soit enfin de l'irritation produite par un calcul salivaire. Elles s'ouvrent en différents points des joues et même au voisinage de l'oreille quand c'est la parotide qui est affectée. Si c'est la glande sous-maxillaire, l'orifice fistuleux siège sous le corps du maxillaire inférieur, près de l'angle qu'il forme avec sa branche montante.
La compression exacte et prolongée, la cautérisation avec le nitrate d'argent ou avec un stylet rougi au feu suffisent parfois pour amener la guérison. Quand ces moyens échouent, le meilleur traitement consiste à substituer une fistule interne, c'est-à-dire s'ouvrant dans la bouche, à la fistule externe ou cutanée.
— Glandes salivaires. Les trois principales sont de chaque côté : la parotide, la sousmaxillaire et la sublinguale (v. ces mots). Mais la salive est encore sécrétée par un grand nombre de petites glandes labiales sous-muqueuses, palatines, molaires ou génaies, et même pharyngées. Ce sont des glandes en grappe formées d'un plus ou moins grand nombre à'acini. Leur propriété fondamentale est de puiser dans le sang qui les pénètre les éléments constituants de la salive.
— Art vétér. Glandes salivaires. L'appareil chargé de préparer les fluides salivaires et de les verser dans la bouche comprend, chez les mammifères, deux parotides, deux maxillaires, deux sublinguales qui sont parfaitement circonscrites ; quatre glandes molaires, deux supérieures et deux inférieures, et enfin les glandules sous- muqueuses disséminées autour de la langue, à la face interne des joues et des lèvres. M. Duvernay a formé deux groupes de ces glandes, appelés l'un le système salivaire antérieur, dont les canaux excréteurs s'ouvrent à l'entrée de la bouche, formé par les maxillaires et les sublinguales ; l'autre le système salivaire postérieur, composé des parotides qui versent leur salive dans la partie moyenne de la bouche au niveau des dents molaires. Cette distinction est fondée non-seulement sur l'ouverture relative des canaux excréteurs, mais encore sur les caractères et les propriétés différentes de la salive que fournit chacun de ces groupes.
Ces glandes sont peu volumineuses chez les carnivores, dont les aliments contiennent beaucoup d'eau et dont la mastication est incomplète ; elles sont beaucoup plus grandes chez les herbivores, qui vivent de substances devant être parfaitement divisées et très-délayées; aussi les voit-on très-développées chez les rongeurs, les pachydermes, les solipèdes et les ruminants.
Les deux systèmes étant, jusqu'à un certain point, plus ou moins indépendants l'un de l'autre, il arrive quelquefois que le moins nécessaire disparaît et que le plus utile persiste-, c'est ce qui s'observe chez les oiseaux : le système antérieur, qui fournit une salive visqueuse, conserve un développement considérable dans un grand nombre d'espèces, tandis que le système postérieur a presque
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disparu chez la plupart de ces oiseaux ; le premierest indispensable, car il fournit la salive visqueuse nécessaire pour enduire le bol alimentaire, le faire glisser dans l'œsophage et faciliter la déglutition.
Les solipèdes et les ruminants sont les animaux qui présentent les glandes salivaires les plus volumineuses; mais, dans ces deux groupes, il existe des différences considérables, tant sous le rapport de leur volume que sous celui de leur mode d'action. Chez les ruminants, les glandes à salive visqueuse prédominent sur celles qui fournissent la salive aqueuse, tandis que le contraire a lieu chez les solipèdes.
Les parotides, qui doivent fournir la plus grande partie du liquide qui imprègne les aliments, sécrètent abondamment pendant le repas, mais inégalement, en alternant l'une avec l'autre. Pendant l'abstinence, elles ne fonctionnent pas, excepté chez les ruminants, où leur sécrétion n'est jamais suspendue. Comme la mastication, chez les herbivores, s'effectue d'un seul côté et alternativement à droite et à gauche, il s'ensuit que, lorsque l'animal mâche à droite, c'est la parotide correspondante qui sécrète beaucoup et l'autre qui sécrète moins: lorsqu'il vient ensuite à mâcher à gauche, c est le contraire qui a lieu.
Les parotides ont ceci de particulier, qu'elles sont insensibles à l'action des excitants, tels que les sels, les acides faibles, les Substances aromatiques, qui, mis dans la bouche, n'amènent ni n augmentent la sécrétion de ces glandes. La vue et l'odeur des aliments sont également sans effet sur la fonction des parotides.
Enfin, la salive que fournit cet appareil est limpide, très-fluide et versée dans une proportion de 800 à 2,400 grammes par heure.
Quant aux glandes maxillaires, leur action diffère essentiellement de celle des parotides. « L'expérience démontre, dit M. Colin, qu'elles fonctionnent l'une comme l'autre et qu'elles donnent dans un temps quelconque une quantité de salive à peu près la même pour les deux. Le sens de la mastication et les changements que celle-ci est susceptible d'éprouver restent sans influence sensible sur leur activité. » La sécrétion de ces glandes, très-abondante pendant le repas, est d'autant plus considérable que la mastication est plus active et les aliments plus sapides et de bonne qualité. Pendant l'abstinence, chez les solipèdes et les ruminants, elle donne toujours une très-petite quantité de salive qui se mêle à la salive non visqueuse pour être déglutie à des intervalles plus ou moins rapprochés. Cette sécrétion est considérablement activée sous l'influence des excitants mis en contact avec la muqueuse buccale ; mais elle n'est jamais aussi abondante que celle des parotides. Son produit est une salive épaisse, visqueuse, propre à enduire les • matières alimentaires et à faciliter la déglutition. Enfin, la sécrétion des maxillaires présente une particularité très-remarquable : elle est suspendue pendant la mastication mérycique des ruminants.
L action des glandes sublinguales a été parfaitement déterminée par M. Colin, qui a vu dans ses expériences : » 1° que la salive de la sublinguale est encore plus épaisse et plus visqueuse que celle de la maxillaire, et à tel point qu'elle ressemble à du mucus presque pur; 2° que la sublinguale sécrète d'une manière continue et non pas seulement à l'instant de la déglutition, comme l'a dit M. Claude Bernard, d'après ses recherches sur les glandes salivaires du chien ; 3° qu'elle sécrète sous l'influence des excitants mis dans la bouche, et que, par conséquent, elle agit, sous ce rapport, absolument comme la maxillaire; 4° enfin, on voit qu'elle fonctionne encore pendant l'abstinence pour concourir à la production du liquide mixte qui humecte la muqueuse des premières voies digestives. » Quant aux glandes molaires, l'expérience démontre également que les supérieures sécrètent une salive visqueuse et que les inférieures donnent un liquide qui paraît semblable à celui des parotides.
Si maintenant l'on examine dans son ensemble l'action collective du système salivaire, on voit que pendant le repas toutes les glandes fonctionnent : les deux parotides sécrètent et fournissent de la salive en abondance tant que la mastication est rapide ; elles ralentissent leur action sur la fin du repas et à mesure que la mastication devient languissante. Les maxillaires sécrètent aussi ensemble et donnent l'une et l'autre à peu près la même quantité de salive; les sublinguales sécrètent également, et tout porte à penser qu'il en est encore ainsi pour les molaires et les autres glandules.
La quantité totale du liquide sécrété par le système salivaire dans' une période de vingtquatre heures a été évaluée d'une manière assez exacte par M. Colin. D'aprè3 les expériences de ce physiologiste, la somme totale de la salive produite en un jour, chez les solipèdes, serait de 42 kilogrammes et de 56 chez les ruminants. « Lorsqu'on réfléchit, dit M. Colin, à ces chiffres énormes, on s'étonne du travail nécessaire à la réparation d'une telle quantité de liquide, et 1 on a peine à concevoir que cette quantité puisse être extraite du sang dans un temps si court. Nul doute que ce dernier fluide, après avoir perdu, sous l'influence de la salivation, une si grande
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somme de principes aqueux, ne présente plus la même composition qu'auparavant. Ce sujet mérite d'attirer l'attention des chimistes. >
SALIVAL, ALE adj. (sa-li-val, a-le — rad. salive). Qui appartient à la salive.
SALIVANT, ANTE ndj. (sa-li-van, an-te — rad. saliver). Méd. Qui produit la salivation : Remèdes salivants, h On dit aussi SiAlagogue.
SALIVATION s. f. (sa li-va-si-on — rad. saliver). Méd. Ecoulement surabondant de salive.
— Encycl. Salivation mercurielle. V. ptyalisme.
SALIVE s. f. (sa-li-ve — latin saliva, même sens; irlandais seile, sileadh; de silim, couler, distiller, cracher; armoricain sila, filtrer; kymrique haliw, s;ilive. Le latin saliva se rapporte au sanscrit sala, salila, eau, qu'on dérive de sal, sél, aller. Comparez le grec selâ, sellô, mouvoir, agiter, d'où salos, fluctuation , agitation des vagues). Humeur aqueuse et un peu visqueuse qui coule dans la bouche : Une salivk abondante. Avaler sa salive. (Acad.) La salive est purement et simplement de l'eau dans laquelle il y a un peu d'albumine. (J. Macé.) Ici cet orateur, qui pousse une invective, A chaque mot qu'il dit fait pleuvoir sa salive.
SANLt'QUE.
Il Salive abdominale, Nom donné quelquefois au suc pancréatique.
— Loc. fam. Dépenser beaucoup de salive, Parler beaucoup : Vous dépensez beaucoup de sauve inutile; parlez peu et agissez. Il Avalez votre salive. Ne dites pas ce que vous êtes tenté dédire; n'achevez pas ce que vous avez commencé à dire.
— Encycl. La salive provient de sources diverses et constitue un mélange complexe d'humeurs différant un peu les unes des antres par leur composition et leurs propriétés. M. Cl. Bernard a très-bien distingué expérimentalement les salives d'après leur origine, c'est-à-dire d'après ies glandes qui les sécrètent; il les a ainsi divisées : l" salive parotidienne; 2° salive sons-maxillaire ; 3° salive sublinguale et bucco-labiale ; 4° enfin salive mixte, résultant du mélange des premières dans la cavité buccale, tant entre elles qu'avec le mucus sécrété par les nombreux follicules disséminés dans la bouche.
l<> La salive parotidt'enne, sécrétée par les glandes parotides et déversée dans la bouche par le canal de Sténon, est insipide et inodore au moment de la sécrétion; abandonnée à elle-même, elle devient opaline au bout de quelques heures. Sa densité est d'environ 1,007 (1,0061 à 1,0088). Elle est toujours alcaline et contient une quantité notable de carbonate de chaux en dissolution.
2" La salive sous-maxillaire, provenant de la glande sous-maxillaire, est fournie par le canal de Wharton ; elle est moins fluide et un peu moins dense que 1a précédente, mais tout aussi alcaline. Fraîche, elle constitue un liquide assez limpide, légèrement visqueux, beaucoup moins fluide et un peu moins dense que la salive parotidienne. Soumise à l'ébullition, la salive sous-maxillaire ne se coagule point comme la parotidienne; elle mousse et se boursoufle. Abandonnée à elle-même, elle se prend en gelée.
3° La salive sublinguale et bucco-labiale se distingue des précédentes par sa grande viscosité et par la grande quantité de pt3'aline qu'elle contient. Elle est d'ailleurs alcaline comme les autres, très-transparente, quoique épaisse et gluante, et sa saveur est analogue à celle de l'eau gommée, en même temps qu'alcaline. Elle est ébiborée par les glandes sublinguales en grande partie, et elle est déversée dans la bouche par les canaux de Rivinus et par des conduits particuliers propres à chaque glandule.
-4° La salive mixte, c'est-à-dire formée par le mélange des précédentes, contient leurs nombreux principes constituants, dont les principaux sont : de l'eau, du bicarbonate de potasse et de soude, des chlorures de sodium et de potassium, du carbonate et du phosphate de chaux, des globules de graisse, des filaments de mucus, des matières organiques solubles dans l'alcool, des cellules épithéliales, une substance albuminoïde très-importante appelée ptyaline, et, parmi les sels, du sulfocyanure de potassium. Elle est enfin alcaline, puisque toutes le sont. Voici, du reste, la composition de la salive mixte, d'après Jacubo-witch :
Eau 99,516
Epithélium 0,163
Ptyaline 0,130
Phosphate de soude 0,096
Chlorures alcalins 0,08-4
Sulfocyanure de potassium. 0,006 Sels organiques de chaux et
de magnésie 0,005
La salive mixte, recueillie dans une éprouvette et abandonnée à elle-même, se sépare en trois couches distinctes : une, supérieure, est formée par un liquide écumeux et niant; une seconde, en quantité beaucoup plus considérable et limpide, occupe la partie moyenne du vase d'expérience, et au fond se trouve une troisième couche formée de leucocytes, de
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cellules épithéliales, do gouttelettes graisseuses et de détritus alimentaires.
La première préparation du bol alimentaire pour la digestion se fait sous l'influence de la salive, au moment de son mélange a\ec l'aliment, par le travail des mâchoires, des dents et de la langue. Le rôle de ce liquide est de faciliter la mastication en humectant les aliments, de faciliter la déglutit on en donnant au bol la propriété de glisser facilement et en lubrifiant les parois des conduits par où il doit passer, enfin d'exercer déjà sur les matières qui doivent être digéré :s une action dissolvante qui n'est autre qu'un commencement de la digestion qui se fer:., sous l'influence du suc gastrique et des autres sucs gastro-intestinaux, le long du canal alimentaire.
La salive parotidienne est sécrétée trèsabonduimnent pendan t les repas et elle abonde à elle seule, pendant la mastication, en telle quantité qu'elle l'emporte sur le produit de toutes les autres glandes réunies. C est à peine si elle se produit, au contraire, dans les intervalles des repas et pendant les digestions.
La salive sous-maxillaire est celle qui s'écoule à la vue d'un mets succulent, ou seulement à ta pensée de quelque chose de matériellement ou de moralement savoureux, d'où la locution si vraie : L'eau en vient à la bouche. Elle est sécrétée aussi quand une substance très-sapide entre dans la cavité buccale. Elle est liée à la gustation com ne la parotidienne à la mastication. Dans l'espace d'une heure un quart, Cl. Bernard a retiré des glandes salivaires d'un chien 44 centimètres cubes desa/itiesous-maxillaiie pour 23 de parotidienne et 5 de sublinguale. EU; est abondante à ce point en dehors des repas parce que, mêlée plus ou moins aux a. mes humeurs salivaires, elle fournit à l'estomac, par la déglutition continue qui s'en fait naturellement, un élément capital dans l.i digestion. Elle a pour vertu, ainsi mêlée du moins, et après qu'elle a subi l'influence de l'air, de transformer en dextrine, puis en glucose, les aliments amylacés ou féculents. Four démontrer cette curieuse propriété, il n'y a qu'à mâcher pendant un certain temps soit de l'empois d'amidon, soit du pain azyme, soit du pain ordinaire. Si on filtre le produit ainsi obtenu et si on le traite par la liqueur cupro-potassique , on reconnaît facilenent qu'il contient du sucre en dissolution. C'est grâce à cette métamorphose, qui, après avoir commencé dans la bouche, se continue cans l'estomac, que les féculents deviennent solubles, absorbables et finalement nutritifs. La digestion de ces principes peut cependant s'accomplir sous l'influence du suc panciéatique, qui agit sensiblement comme la salive et la remplace dans certains cas où elle fait défaut. C'est ce qu'on observe notanin.ent chez les aliénés qu'on est obligé d'alimenter avec la sonde œsophagienne pour les empêcher de mourir d'inanition. Si les aliments qu'on leur injecte dans l'estomac contiennent des féculents, ceux-ci, bien qu'ils ne soient pas ihsalivés, sont pourtant digérés et ren Jus assimilables dans la première portion de l'intestin grêle. L'innervation et, par son en remise, les sentiments inoraux exercent une grande et rapide influence sur les glanles sous-maxillaires, puisqu'il suffit de la vue ou du toucher d'un beau fruit, de l'audition du glouglou d'une bouteille, etc., ou même seulement de la pensée d'une chose savoureuse pour que ces glandes sécrètent immédiaïement de la salive, qui vient humecter la lingue et les lèvres, effet non expliqué à ranger parmi tous ceux du moral sur le physique, et réciproquement, produits par l'intervention de ce médiateur, si fécond en énigmes, quon appelle le système nerveux.
La salive mixte, qui résulte de toutes les salives et qui se présente d'elle-même à l'observation, a été l'objet d'études et de recherches intéressantes. On a cherché, par exemple, à évaluer ia quantité de salive sécrétée dans les vingt-quatre heures chez divers animaux et même chez l'homme; or, il résulte d'expériences très-rigoureuses qu'un cheval, pendant qu'il mange, sécrète en moyenne pir toutes ses glandes salivaires 5 kilogrammes de salive par heure. Comme il broie sa nourriture en moyenne pendant six heures sur vingt-quatre, c'est donc l'énorme quantité de 30 kilogrammes de salive qu'il produit durant ses repas quotidiens, et pendant les dix-huit heures qu'il ne mange pas il n'en sécrète que 2 kilogrammes. On n a pu faire chez l'homme, jusquà présent, aucune expérience directe qui ait été probante; mais, par induction comparative, on a été conduit à évaluer à lk'1,500 l'a quantité de salive élaborée par ses glandes salivaires en vingt-quatre heures.
La quantité et les propriétés de lu salive varient sous l'influence des états morbides «.t des états d'innervation, aussi bien que sous l'influence des substances qui sont mises e:i contact avec les organes buccaux, telles que le tabac, fumé ou chiqué. Citons seulement quelques exemples.
Les angines, certaines irritations gastriques, les paroxysmes de la rage, la grossesse, la chlorose, etc., la font augmenter de quantité. Son odeur devient fétide dans l'angine pseudo-membraneuse, vulgairement angine couenneuse et croup. Il en est de même dan:; la carie dentaire et d'autres alïections bue-
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cales et gutturales. Dans certaines maladies du foie, la salive devient amère et bilieuse, contenant beaucoup de fiel. Elle prend, dans la phthisie, un caractère tout particulier de viscosité spongieuse. La salive fournit donc au diagnostic des indications qui peuvent être très-utiles.
Dans un grand nombre de circonstances, et particulièrementquandon est à jeunou quand on a parlé longtemps, la salive devient acide par l'effet de la fermentation lactique qu'éprouvent les matières organiques contenues dans ce liquide. Dans la bouche, elle est la source du tartre qui se dépose sur les dents lorsqu'on néglige de les nettoyer. Ce tartre est formé par des, phosphates et des carbonates terreux qui sont en dissolution dans la salive. Elle est aussi la source de la carie dentaire lorsque, sous l'influence de la maladie ou du manque de soins, elle s'altère et donne lieu à la production de substances capables d'altérer les dents.
Durant la fièvre, la bouche se dessèche parce que la salive n'est plus sécrétée en quantité convenable, et la soif prend des proportions anomales.
Nous avons dit que la présence seule des aliments dans la bouche appelle un flux de salive; mais certains aliments particuliers et certaines excitations spéciales augmentent beaucoup ce flux, tandis que d'autres l'épuisent ou l'arrêtent et assèchent la bouche. Parmi les causes du flux salivaire, il faut noter la fumée du tabac, le chatouillement de la luette, la stimulation de ta muqueuse buccale au moyen du vinaigre, du poivre, des rôles à chiquer, le. travail de la dentition, l'emploi des mercuriaux, etc. Parmi les causes contraires, il faut ranger toutes les substances qui, en soutirant trop rapidement la salive aux glandes qui la fabriquent, en paralysent l'action, et les sueurs trop abondantes qui en sont des dérivatifs et qui, en déchargeant le sang de ses humeurs, enlèvent celles-ci aux autres sécrétions, notamment à l'urine et à la salive. 11 arrive, dans certaines maladies encore mal connues, que la salive est tout à fait supprimée.
Le cas de la salivation excessive amenée par l'emploi du mercure est un des plus sérieux ; le flux de la salive s'accompagne alors d'une saveur cuivreuse provenant des molécules mercurielles qu'elle apporte dans son torrent; car ces molécules voyagent dans toute l'économie jusqu'à ce qu'elles s'échappent par l'usure de lu peau qu'elles colorent, par les sueurs et par toutes les sécrétions ; elle s'accompagne ausii d'un gonflement des gencives, de leur coloration en rose pâle, d'une haleine fétide et d'un affaiblissement des dents, qui semblent devenir vacillantes. V. ptyalismë.
Dans tout ce qui précède, nous avons pris pour type la bouche et la salive de l'homme et des animaux qui lui ressemblent le plus. Si maintenant nous descendons l'échelle animale, nous verrons se simplifier de plus en plus la salive ainsi que ses appareils. On remarque, en premier lieu, que chez tous les animaux la salive mixte n a la vertu de transformer l'amidon en glucose qu'à un degré très-inférieur à celui que possède la même salive chez l'homme, et, en second lieu, que chez les mammifères la salive parotidienne, spécialement propre à la mastication, est d'autant plus abondante pendant cette opération, et la glande qui la fournit d'autant plus grosse que l'animal doit faire sa nourriture d'aliments plus secs. Mais il existe une infinité d'autres variantes non moins curieuses. Ainsi, c'est, en général, vers les molaires qu'est versée la salive la plus abondante ; mais chez les rongeurs il y a exception à cette règle, parce que, chez eux, ce ne sont plus les molaires qui jouent le principal rôle, mais les incisives, et ce sont les glandes les plus à portée de ces dernières dents qui deviennent les plus grosses et les plus productives en salive. Il en est de même des carnivores poulies incisives et les canines; dans la bouche de ces animaux, les glandes sous-maxillaires deviennent plus grandes que les parotides. Un autre phénomène non moins remarquable se montre chez les échidnés et surtout chez le fourmilier ; comme ils manquent de dents et ne mâchent point les fourmis et les termites dont ils vivent, leur bouche ne sécrète point ou presque point de salive parotidienne; mais, en revanche, elle est inunie de très-fortes glandes sous-maxillaires et sublinguales, qui sécrètent une salive trèsgluante, laquelle couvre sans cesse leur langue et la rend propre à retenir les insectes qu'elle rencontre en s'allongeant dans les fourmilières. En général, tous les mammifères qui se nourrissent de substances végétales ont le système salivaire beaucoup plus développé que les carnassiers, et les mammifères aquatiques sont entièrement privés de ce système, que la présence constante de l'eau rend inutile : tels sont les cétacés; ou bien ils ne l'ont que très-peu développé pour les courts moments où ils sont à terre : tels sont les phoques.
Passons aux oiseaux; chez eux, point de mastication, ni même de gustation, en général; aussi n'ont-ils ni salive parotidienne, ni salive sous-maxillaire, ni les glandes qui les produisent; mais ils ont, pour la déglutition, le liquide visqueux et gluant qui, chez les mammifères, est fourni par les glandes sublinguales et buccales.
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Des oiseaux allons aux poissons. Ces animaux, complètement aquatiques, ont pour aider leur gustation, leur mastication, quand il en existe une, et leur déglutition, le liquide même dans lequel ils vivent et qui pénètre sans cesse leurs organes intérieurs de digestion et de respiration; aussi n'ont-ils point de salive ni de glandes salivaires.
Les reptiles terrestres ont la salive plus ou moins complète, selon le besoin qu'ils en ont ; ceux qui la possèdent le mieux sont les reptiles qui vivent de végétaux qu'ils sont obligés de dépecer : telles sont les tortues, I .es crocodiliens n'en ont point ; les saurophi liens en ont souvent une qui provient de glandes linguales, susmaxilluires et susmandibulaires. Les serpents venimeux n'ont point ou presque point de glandes susmaxilluires; leur glande à venin parait assez bien correspondre à la parotide des mammifères, mais la Structure en varie d'un genre il l'autre.
Chez les invertébrés, les salives et les appareils salivaires ont été très-peu étudiés jusqu'à présent; c'est à peine si quelques auteurs décrivent ces appareils chez quelques mollusques, chez les holothuries et chez les oursins; c'est à peine aussi si les entomologistes ont attaqué l'étude difficile delà salive corrosive des insectes masticateurs, et cependant, si nous entreprenions de passer en revue ce que l'on peut déjà savoir à ce sujet sur les mollusques, les articulés et les rayonnés, il nous faudrait plus d'espace que n'en comporte la place réservée pour cet article.
SALIVER v. a. ou intr. (sa-li-vé — rad. salive). Rendre beaucoup de salive : Le tabac mâché fait beaucoup saliver II faut faire salivek le malade.
SALIVET (Louis-Georges-Isaac), jurisconsulte et littérateur français, né à Paris le 9 décembre 1737, mort le 4 avril 1805. Reçu avocat au parlement, il fut nommé, en 1790, accusateur public près un des- tribunaux criminels provisoires du département de Paris et défendit Montmorin, Il devint ensuite juge de paix de la section de Beaurepnire, puis il fut chargé de surveiller la fabrication des pierres à tusil. Après avoir été pendant quelque temps employé au ministère de la justice, il fut nommé professeur à l'Académie de législation en 1802. Salivet a fait paraître des éditions de plus.eurs livres classiques, entre autres des Vïesde Plutarque traduites par Daniel (1778, 12 vol. iivgo, avec notes); il a joint des notes françaises aux œuvres de Virgile qui font partie du Cours d'études à l'usage de l Ecole militaire, a fourni quelques articles sur les arts au Dictionnaire encyclopédique, et a travaillé avec dom lîéry à Y Histoire des inaugurations. Salivet est ie véritable auteur du Manuel du tourneur, connu sous le nom de Manuel Bergeron (Paris, 1792-1798, 2 vol. in-4", avec 71 planches; 20 édition publiée par Hatnelin Bergeron, 1816, 3 vol. in-4") L'éloge funèbre de M. Salivet par Dumont est imprimé dans le Magasin encyclopédique (1805, t. VI, p. 292-300).
SALIVÉTINE s. f. (sa-Ii-vé-ti-ne). Chim.
Nom donné par il. Piria à une matière qui parait être identique avec la rutiline de Braconnot.
SALIVEHX, EUSE adj. (sa-li-veu, eu-ze — rad. salive). Qui ressemble à la salive: Liquide SALIVËUX. Eau SAUVKUSB.
SALIX s. m. (sa-likss — mot lat.). Bot, Nom scientifique du genre saule.
SALKEN s. in. (sal-kènn). Bot. Arbre de Malabar, de la famille des légumineuses.
SAlLANCHES, bourg de France (Haute- Savoie), ch.-l. decant., arrond. et à 35 kilom. S.-E. de Bonneville, au p;ed d'une montagne, dans la vallée del'Arve ; pop. aggl., 1,535 hab. — pop. tôt., 2,005 hab. Filature de coton, tanneries; mine argentifère. Ce bourg, détruit complètement par un incendie en 1840, a vu ses vieilles maisons de bois, ses rues tortueuses et étroites remplacées par des constructions en pierre, par des voies larges et bien alignées.
SALLANDHOUZE DE LAMORNA1X (Jean), industriel français, né à Kellctin (Creuse) eu 1762, mort à Paris en 1826. Issu d'une famille de fabricants de tapis et tapisseries, propriétaires des petits fiefs de Lamomaix,Dussouhé et Lasedraine, dont ils portaient les noms, il se trouva à vingt et un uns, lors de la mort de son père, chef d'un établissement important. D une grande activité, d'un goût artistique très-sûr, M. Sallandrouze de Lamornaix contribua puissamment au développement de la fabrication des tapis. Au milieu des événements politiques pendant lesquels l'urt et le commerce furent nécessairement délaissés en France, il ne perdit jamais courage. Sous l'Empire, le ministre Chaptal, uni û lui par des liens d'amitié, l'aida de sa haute influence pour la fondution, à Aubusson, d'un vaste établissement dont les produits acquirent bientôt une réputation européenne. M. Sallandrouze, par une sage direction et par uno activité soutenue, rendit cet établissement très-florissant.
SALLANDROUZE DE LAMORNAIX (Charles-Jean), manufacturier et industriel, fils du précédent, né à Paris en 1803, mort dans la même ville en 1867. A dix-huit ans, pur suite de la mort de son père, il se trouva ù la tête d'une grande industrie, qu'il s'attacha
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à faire prospérer, et, deux ans plus tard, il fit paraître, sur les brevets d'invention, un ouvrage qui tut remarqué. En 1S40, M. Sallandrouze fut appelé à faire partie du conseil général des manufactures. Tout en donnant une impulsion puissante a la fabrication des tapis, il s'occupa d'études économiques. En 1846, le gouvernement le chargea, de concert avec l'économiste Blanqui, d'une mission commerciale en Espagne. A son retour, il fit paraître un rapport sur son voyage, une Etude sur l'organisation industrielle du l'Autriche et du Zollverein, et une série de Lettres industrielles sur les importantes questions traitées dans la précédente session du conseil général des manufactures et sur les expositions des produits de l'industrie à Berlin, a Madrid etàVienne; puis, un peu plus tard, il collabora au Dictionnaire des arts et manufactures de Laboulaye.
Il représentait depuis quelques années le canton d'Aubusson au conseil général de la Creuse, lorsque les électeurs de cet arrondissement l'envoyèrent à la Chambre des députés en 1846. 11 se rangea parmi les conservateurs progressistes dont le programme était d'arracher la monarchie à l'immobilité qui l'a perdue. La défense de l'amendement Sallandrouze, au commencement de février 1848, fut un des actes les plus importants de la carrière politique de son auteur. Après la révolution de 1848, les électeurs de la Creuse l'envoyèrent siéger à l'Assemblée constituante ; il y fit partie du comité du travail, vota constamment avec la droite et ne se représenta pas lors des élections pour la Législative, En ce moment, une crise industrielle sévissait en France. Connaissant à merveille l'Angleterre et le peuple anglais, M. Sallandrouze savait que les produits de luxe français trouveraient à Londres des appréciateurs et des débouchés. Il organisa à ses frais une exposition où nos principaux industriels envoyèrent leurs produits. A l'Exposition nationale qui eut lieu à Paris en 1849, M. Sallandrouze, dont les produits étaient hors concours depuis qu'ils avaient obtenu une médaille d'or en 1844, fut appelé à faire partie du jury et, en 1851, il devint un des délégués du gouvernement français k l'Exposition universelle de Londres. Après le coup d'Etat du 2 décembre 1851, il entra avec l'appui du gouvernement au Corps législatif comme député de la circonscription de la Creuse et fut réélu en 1857 et 1863.11 devint, en outre, maire d'Aubusson et président du conseil généra! de la Creuse. Au Corps législatif, il prit rarement part aux discussions et vota constamment avec le pouvoir; toutefois, comprenant la nécessité de modifier un régime de compression contre lequel se prononçait l'opinion publique, il applaudit vivement, dans un discours devant le conseil général de la Creuse en 18G7, aux promesses de modifications libérales faites par la lettre impériale du 19 janvier. Il mourut quelques mois plus tard. Nous citerons, parmi ses écrits : Considérations sur la législation des brevets d'invention (1829, in-8c) ; Rapport sur l'organisation industrielle de l'Ëspayne (1846) ; Lettres industrielles (1846, in-12).
SALLBANDE S. f. V. SALBANDE.
SALLE s. f. (sa-le. — Ce mot, qui signifiait d'abord une maison considérable, un hôtel, un palais, s'est pris plus tard dans un sens restreint pour la principale des pièces qui composaient une habitation de genre. Ce mot provient du germanique : ancien allemand sal, maison considérable, hôtel, palais; anglosaxon sâl, salo, sele; scandivave salr, gothique salithva, hôtellerie. Ces formes appartiennent à la même famille que l'ancien slave setitva, selishte, selieniie, selinîtsa, habitation, russe selo, village, polonais sielo, et que le sanscrit sâlà, maison). Grande pièce, vaste espace clos et couvert ; grande pièce dans un appartement : Salle basse. Salle haute. Salle d'audience. Salle de réception. Salle de concert, salle du conseil. Salle des séances. Salle pour noces et festins. Salle de danse, de bat. Salle de billard. Salle de bains. Salle du trône. La salle de l'Opéra. Les salles d'un hôpital. La salle des fiévreux. L'éoêque d'Amiens, de La Motlte d'Orléans, appelait ta salle dans laquelle il recevait les compliments d'usage la salle des mensonges. (Sallentin.)
A la porte de la salle, lis entendirent du bruit; Le rst de ville détale, Son camarade le suit.
La Fontaine.
— Plateau portant divers ustensiles, qu'on présentait autrefois aux princesses quand ou faisait leur toilette : Madame la duchesse de Berry donna la chemise à la dauphins et, à la fin de la toilette, lui présenta la salle. (St-Sim.)
— Salle à manger, Pièce d'un appartement dans laquelle on prend ordinairement les repas.
— Salle des pas perdus, Salle d'un palais de justice, qui précède les salles d'audience.
— Salle du commun, Lieu où les domestiques mangent, chez les grands seigneurs.
— Salle d'armes, Galerie qui renferme des armes rangées en ordre : La salle d'armes d'un arsenal, il Salle d'armes ou d'escrime ou simplement, Salle, Lieu où Von enseigne publiquement k faire des armes ■.'Fréquenter les
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salles d'armes. Il a, six mois de salle et il tire déjà très-bien. I! Prévôt de salle, Celui qui donne des leçons aux écoliers, sous le maître d'armes. Il Pilier de salle d'armes. Homme qui fréquente assidûment les salles d'armes.
— Salle des gardes, Lieu où se tiennent les gardes du corps dans un palais : L'ambassadeur fut reçu à l'entrée de la salle des gardes par le capitaine des gardes. (Acad.) Il Etre de salle, Etre de garde k la salie des gardes.
— Maître de salle, Officier de la maison du roi de Portugal, dont les fonctions sont à peu près celles de gentilhomme de la chambre.
— Garçon, fille de salle, Garçon, fille qui, ■dans un établissement public, sont chargés du service d'une salle.
— Salles d'asile, Etablissements publics où l'on recueille et l'on soigne tes jeunes enfants que leurs parents ne peuvent surveiller : C'est la bienfaisance, c'est la charité gui ont inventé pour les enfants des pauvres les salles d'asile. (J. Janin.)
— Salle des morts, Nom donné autrefois a l'un des cachots de la Conciergerie de Paris où l'on enfermait les condamnés à mort jusqu'au moment de leur exécution. Il Nom donné en Allemagne à des salles attenant à certains cimetières, où les corps des personnes décédées sont déposés avant leur inhumation, jusqu'à ce que les signes de mort soient devenus manifestes.
— Donner la salle à un écolier, Le fouetter en présence de ses condisciples. Il Vieille loc.
— Théâtre. Faire salle comble, Se dit d'une pièce ou d'un comédien qui attire un trèsgrand nombre de spectateurs.
— Administr. milit. Salle de police, Sorte de prison de caserne où l'on enferme les soldats qui ont manqué aux règles de la police du corps.
— Mar. Salle des gabarits, Grande salle sur le plancher de laquelle on trace les profils des pièces de construction à exécuter.
— Archit. hydraul. Salle d'eau, Fontaine placée plus bas que le rez-de-chaussée et au niveau de laquelle on descend par quelques marches.
— Hortic. Lieu planté d'arbres qui forment un couvert, une espèce de salle dans un jardin : Une salle d'ormes, de tilleuls. On dansa dans une salle de marronniers. (Acad.)llSa//e de verdure, Groupe de quelques grands arbres plantés en forme régulière et dont les cimes sont rejetées, par la taille, de dehors en dedans pour former le berceau : Lorsque les salles de verdure ne sont pas trop multipliées et que la taille ne les a pas trop défigurées, elles produisent un assez bon effet. (Dict. d'agric.)
— Anat. Nom donné quelquefois aux poches placées de chaque côté de la bouche dans beaucoup d'espèces de singes de l'ancien continent, il On les appelle plus souvent