‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 618 sur 1059 · SOUS-VICAIRES · texte numérisé non relu

SOUS-VICAIRES

SOUS-VICARIAT s. m. Office de sous-vicaire. Il PI. SOUS-VICARIATS.

SOUS-VICOMTE s. m. Officier qui remplaçait un vicomte dans son gouvernement.

Il PI. SOUS-VICOMTES.

SOUS-VIGUIER s. m. Substitut d'un viguier; celui qui remplaçait le viguier quand celui-ci était a la guerre. Il PI. sous-viguiers.

SOOS-ZYGOMATIQUE adj. Anat. Qui est placé sous l'os zygomattque.

SOUT s. va. (sou — du lat. sus, cochon). Econ. rur. Toit k porcs. 9 On dit aussi soute s. f.

SOUTACHE s. f. (sou-ta-che — du hongrois szuszak, frange). Tresse de galon qui s'attache au shako des hussards.

— Techn, Lacet étroit que l'on coud sur certains vêtements, pour y figurer des dessins variés : Broderie en soutache.

SOUTACHER v. a. ou tr. (sou-ta-ché — rad. soutache). Techn. Coudre une soutache, des soutaches sur : Soutacheb une robe, un manteau.

SOUTANDA s. ta. (sou-tan-da). Mamm, Espèce de lièvre de l'Amérique du Nord.

SOUTANE s. f. (sou-ta-ne. — Ce mot vient directement de l'italien sottano, qui est dérivé de la préposition sotto, sous. Le mot soutane signifie donc proprement vêtement de dessous, par opposition à surcol, surtout. Du Cange expliquait le mot soutane par robe de sultan; malgré l'existence du mot sultane,

?ui désigne une . espèce de vêtement de emme, cette opinion de Du Cange doit être erronée). Sorte de robe boutonnée par devant, que portent les ecclésiastiques : Soutane noire. Soutane violette. Soutane rouge. Le pape est vêtu d'une SOutanb blanche. Une épée au côté, le marquis se pavane ; Le prêtre s'applaudit dans sa longue soutane.

Su Heb.nel.

Il Vêtement laïque, qu'on a porté du xiio au xive siècle et qui descendait jusqu'aux pieds. Il Longue robe que portaient autrefois les médecins.

— Par ext< Etat ecclésiastique : Uencncer à la soutane. Il a quitté la soutane pour prendre l'épée. (Acad.)

— Sa soutane ne tient qu'à un boutoi. Se dit d'un ecclésiastique qui n'est pas encore engagé irrévocablement dans les ordres.

SOUTANBLLB s. f. (sou-ta-nè-le — dtmin.

de soutane). Sorte de petite soutane qui ne descend que jusqu'aux genoux : Je vais convertir mon habit brodé en soutanellk et me rendre d Salamanque. (Le Sage.)

SODTCHAVA ou SCCZAWA, ville de l'empire d'Autriche, dans la Bukowiue, k 48 kilom. S.-E. de Czerno-witz, sur une petite rivière de son nom, affluent du Sereth, près de la frontière de Moldavie; 6,000 hab. Fabrication de cuir, maioqulns, toiles ; commerce avec la Transylvanie et la Moldavie, Sont-

SOUT

l'hava fut autrefois la résidence des princes de Moldavie.

SOU-TCHÉOD, ville de Chine, province de Kiang-Sou , ch.-l. du département de son nom, à HO kilom. S.-E. de Nankin, à 48 kilom. de la mer Jaune, sur le canal Impérial et près du lac Taï-Hou ; 500,000 hab. Imprimeries, fabrication de brocarts et de broderies. Cette ville est défendue par de bons remparts et coupée par de nombreux canaux, ce qui l'a fait uppeter par les Européens la Venise de la Chine. La beauté du site, la douceur du climat en ont fait le séjour habituel des riches Chinois, qui l'ont surnommée le Paradis terrestre. Les maisons sont généralement bien bâties et surchargées d'ornements ; ce qu'on remarque le plus à Sou- Tchéou, ce sont les quais, les ponts, les temples et les arcs de triomphe.

SOUTE s. f. (sou-te — du lat. solutus, acquitté). Jurispr. V. soultb.

SOUTE s. f. (sou-te — du lat. subtus, en dessous). Mar. Retranchement pratiqué dans les bas étages d'un navire, pour y mettre des munitions, des provisions ; Soute aux poudres. Soute aux câbles. Soute au biscuit. Je devais m' attendre au risque d'avoir une partie de mon biscuit pourrie par l'eau qui, pendant le mauvais temps, s'introduirait infailliblement dans les soutes. (Bougainville.)

SOUTE s. f. (sou-te — du lat. sus, cochon). Econ. rur. Toit à porcs. [I On dit aussi sout s. m.

SOUTENABLE adj. (sou-te-na-ble — rad.

soutenir). Que l'on peut soutenir, appuyer par des raisons : Opinion, proposition, thèse soutenable. Cause soutenable. Refuser la liberté religieuse sous le prétexte qu'on en peut abuser, c'est un sophisme qui n'est plus soutenable. (Laboulaye.)

— Qu'on peut supporter, endurer : Mon état n'était plus soutenable. (Mme de Sév.) Le peuple en est mort de faim et de misère à tas, et à la fin la chose n'a plus été soutenable. (St-Sim.) t! Sens vieilli.

SOUTENANCES, f. (sou-te-nan-se— rad.

soutenir). Action de soutenir une thèse : La soutenance de Rigault est restée célèbre dans les fastes de la Sorbonne, de la Faculté des lettres. (Ste-Beuve.)

— Pension alimentaire. Il Vieux en ce sens.

— Téchn. Planche échancrée dont on se sert pour battre et nettoyer le chanvre destiné à la fabrication des cordages.

SOUTENANT, ANte adj. (sou-te-nan, an-te — rad. soutenir). Qui soutient, n Peu usité.

— Blas. Se dit d'un ou de plusieurs animaux qui paraissent soutenir quelque pièce ou meuble : De Marches de La Soignes ; D'argent, à deux lions de sable affrontés, soutenant un croissant d'azur.

— s. m. Celui qui soutient une thèse : Le soutenant a bien répondu.

SOUTENELLE s. f. (sou-te-nè-le — rad.

soutenir). Bot. Nom vulgaire de l'arroche halime ou pourpier de mer.

SOUTÈNEMENT s", m, {sou-tfe-ne-man — rad. soutenir). Constr. Appui, étai : î\fur de soutènement. Colonne, pilier qui sert de soutènement, n L'Académie donne aussi la forme soutènement, qui n'est pas conforme à la prononciation adoptée.

— Pratiq. Raisons que l'on donne par écrit, pour soutenir les articles d'un compte.

— Encycl. Constr. Mur de soutènement.

L'épaisseur qu'on donne à ces murs varie avec la poussée des terres, laquelle dépend de l'inclinaison du talus affecté par ces terres lorsqu'elles sont abandonnées à elles-mêmes. Si les terres à soutenir ont ce pour talus na-

turel et si le prisme bce est d'un seul morceau, il sa maintiendra eu équilibre sans exercer aucune poussée sur le mur abcd ; mais si l'on considère un prisme bcf, il est évident qu'il exercera contre le mur une poussée due à son poids et diminuée par le frottement des terres sur le talus cf et par la cohésion (cette cohésion peut être considérée comme nulle pour les terres remuées, comme le sont généralement celles que l'on rapporte derrière les murs de soutènement) ; si maintenant on considère un prisme trèsmince leiong du parement cb, il est évident qu'il exercera contre le mur une poussée moindre que celle du prisme bcf. Il existe donc, entre le prisme qui s'applique sur le talus ce et le prisme infiniment mince pris contre le parement cb, un prisme qui doit exercer une plus grande poussée que tous les autres que l'on peut considérer entre ces deux limites. Prony en 1802 et Français en 1820 ont prouvé, le premier -pour le cas particulier d'une paroi verticale, et le second pour le cas d'une paroi inclinée, que le prisme

SOUT

de plus grande poussée est déterminé par la bissectrice de l'angle formé par la verticale cb et le talus naturel ce. Supposant l'angle bcf

= - a, le prisme bcf est celui de plus grande

poussée, et l'on a, pour la valeur de la poussée,

Q = — tang» - a,

formule dans laquelle Q est la poussée des terres contre le parement vertical bc, S le poids du mètre cube de terre, A la hauteur bc des terres derrière le mur, et a l'angle de la verticale bc avec le talus naturel ce. Dans le cas où le frottement et la cohésion sont nuls, ce qui a lieu pour les liquides, l'angle a est droit; on a tang a = l, et, par suite,

SOUT

On démontre que cette poussée totale sur le parement du mur peut être représentée par la surface d'un triangle dont la hauteur est A et dont la base et les parallèles à cette base représentent les pressions au pied du mur et sur les divers points respectifs de la hauteur de son parement; il en découle cette conséquence, que la résultante Q de toutes les pressions est appliquée au centre de gravité

du triangle, c'est-à-dire à - de A à partir du

pied c du mur. Il y aura équilibre statique quand le moment de la force Q, pris par rapport à l'arête extérieure du mur, sera égal au moment du poids du mur, pris par rapport à la même arête, c'est-à-dire quand on aura, pour le cas général d'un mur de soutènement ayant les parements intérieur et extérieur avec un fruit n' et n,

M* ,1 WK 2«A / x\ n'A' / l \1

— tang1 -n. = S' y~ x — + hx \nh + -j + — \nh +• x + - n'AJJ,

équation du second degré qui donne la valeur de x, laquelle est, en simplifiant,

•-*[-(-+?Wà-«'S-+T-Êr

dans laquelle S' est le poids du mètre cube de maçonnerie, » le fruit du parement extérieur par mètre de hauteur du mur,

„, nh* 2hA $'■ — x — 2 3

le moment du massif formant le fruit du parement extérieur, x !a largeur du mur à sa

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