‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 638 sur 1059 · ABC · texte numérisé non relu

ABC

fus (A -4- B -f- C — 2 droits) t

et, par conséquent, si l'on désigne par T la triangle trirectangle,

ABC fus (A + B-f C — 2 droits)

T — fus droit

A J- B-|- C — 2 droits

1 droit

C'est ce que l'on exprime habituellement d'une manière abrégée en disant que la mesure d'un triangle sphérique est celle de l'excès de la somme de ses angles sur deux angles droits.

Un polygone sphérique se décompose, par les diagonales menées d'un même sommet, en autant de triangles qu'il y a de côtés moins deux; on en conclut que la surface d'un polygone sphérique a pour mesure celle de l'excès de la somme de ses angles sur autant de fois deux angles droits qu'il y a do côtés moins deux.

La théorie précédente 3'étend d'elle-même aux volumes compris entre la surface de la sphère et celles des pyramides ayant leurs Sommets au centre; parce que la mesitro du

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volume d'un corps ainsi déterminé est le produit de la mesure de la surface de base multip iée par le tiers de la mesure du rayon, do sorte que, le tiers de la mesure du rayon restant toujours facteur commun, 1rs volum-s comparés sont entre eux comme leurs bases.

Les théorèmes précédents ont pour objet la comparaison des surfaces ou des volumes sphériques entre eux; il reste à trouver les formules des mesures absolues de ces surfaces ou de ces volumes.

On nomme zone une portion de la surface de la sphère comprise entre deux plans parallèles. La mesure d'une zone est le produit des mesures de sa hauteur et de la circonférence d'un grand cercle; pour établir ce théorème, il suffit d'en donner la démonstration pour une zone d'une hauteur infiniment petite, car une zone quelconque se décomposera en zones infiniment minces dont les hauteurs s'ajouteront, la circonférence d'un grand cercle restant facteur commun. Or, une zone infiniment mince peut être considérée comme la surface d'un tronc de cône, et l'on sait que cette surface a pour mesure le produit des mesures de sa hauteur et do la circonférence dont le rayon serait la perpendiculaire élevée du milieu de l'arêie et prolongée jusqu'il la hauteur. Cette perpendiculaire, dans le cas dont il s'agit, se confondant avec le rayon de la sphère, le fait en question se trouve établi.

La surface de la sphère entière est une zone dont la hauteur est le diamètre ; par conséquent, la mesure de la surface de la sphère est 2itR X 2R ou 4*R' ; cette surface est quadruple de celle d'un grand cercle.

On nomme secteur sphérique le volume compris entre la surface d'une zone et celles de deux cônes ayant pour sommet commun le centre de la s/ihère et pour directrices les circonférences de base de la zone. Si l'on imagine la zone décomposée en éléments dont les contours servent de directrices à des cônes ayant leur sommet au centre, le secteur se trouve par là même décomposé en pyramides élémentaires, et, chacune d'elles ayant pour mesure le tiers du produit des mesures de sa base et de sa hauteur ou du rayon, il en résulte que le volume du secteur a pour mesure le tiers du produit des mesures de la zone qui lui sert de base et du rayon, c'està-dire 2nR.H x ^R ou -itR'H.

La sphère entière a pour mesure le tiers du produit des mesures de sa surface et de son

rayon, c est-k-dire 4itR' x - R ou -nR\ .

On nomme segment sphérique une portion du volume de la sphère comprise entre deux plans parallèles. Un segment sphérique est équivalent à la somme d'une sphère qui aurait pour diamètre la hauteur du segment et do deux demi-cylindres ayant cette même hauteur et pour bases les cercles de base du segment.

La sphère est lo corps qui enveloppe le plus grand volume sous une même surface. C'est naturellement le seul corps qui ait pour plans principaux tous les plans passant par un même point, et par conséquent pour axes toutes les droites passant par un même point.

La sphère a pour conjuguées des hypeiboloïdes de révolution à une nappe qui la touchent suivant des grands cercles.

— Sphère osculatrice. Une sphère étant déterminée par quatre points, si l'on prend sur une courbe U double courbure quatre points voisins, que l'on fasse passer une sphère par ces quatre points et que l'on imagine ensuite que trois d'entre eux viennent se confondru avec le premier, la sphère variable qui les contiendra toujours arrivera à un état limite dont la connaissance permettra de déterminer certaines particularités de la courbe nu point considéré. Cette sphère prend le nom de sphère osculatrice de la courbe au point choisi. Le centre de celte sphère est à la rencontre des intersections consécutives des plans normaux â la courbe menée par les milieux des trois arcs qui séparent les quatre points les uns des autres. Or, l'équation d'un plan normal quelconque est

(X — x)da: -f- Ç£ — y)dy + (Z — z)dz = 0, où x, y et z sont les coordonnées du point choisi sur la courbe et X, Y, Z les coordonnées coûtantes; pour avoir celle d'un plan normal infiniment voisin, il faudrait ilcmner dans la précédente donnée à x, y et z des accroissements infiniment petits; l'iuterseciiim des deux plans normaux serait d'ailleurs alors donnée par le sy-stème des deux équations; mais la seconde puurra être remplacée par la différentielle de la première; si donc on cunsidere x, y et z comme des fonctions d'une variable indépendante t, on pourra prendre pour seconde équajion de l'iiuersectiuu d'S deux premiers pians normaux

(X-s)<i\ï + n — y}d2y -r- (Z-;).i's = rfœJ -t- dy1 -j- dz' = ds' ;

enfin, de même, au lieu de l'équation du troisième plan normal, on pourra prendre la différentielle de la précédente

(X-œ)cCï -(- Çi—y)d'y + (Z—z)d's = idsd's.

Les valeurs de X, Y et Z tirées des trois équations précédentes seraient les coordonnées du centre de la sphère osculatrice; mais,

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pour les obtenir, il sera plus simple de calculai-les différences X—x, Y— y et Z — z, dont les carrés donneront pour somme le carré du rayon.

— Géogr. et astron. Au mot Globb, nous avons parlé de l'util' té dus globes ou sphères pour l'étude de la géographie et de l'astronomie; il nous reste à donner quelques renseignements sur la fabrication et le commerce des sphères. Beaucoup d'essais ont été faits dans la fabrication des sphères depuis le xn« siècle, époque qui en marque le point de départ dans 1 Occident. Les sphères célestes d'origine arabe paraissent être antérieures de plus d'un siècle. La plus ancienne sphère terrestre dont il soit fait mention dans l'histoire est celle que possédait Roger il, premier roi normand de la Sicile, et pour laquelle le géographe arabe Edrisi composa en 1154 son truite de géographie. On cite ensuite la sphère de Behaim, construite en 1492, et dont un fac-similé très-curieux se trouve à la Bibliothèque nationale; l'original est k Nuremberg. Sur cette sphère, l'Amérique manque, naturellement; mais on y voit tracée la route qui, des côtes d'Espagne, devait k travers l'Atlantique aboutir directement au Japon. M. d'Avezac découvrit, il y a quelques années, à L'aon, une sphère terrestre qui paraît remonter k la même époque. Ces anciennes sphères sont toutes en métal, cuivre, bronze, cuivre doré ou cuivre revêtu de couleurs ; elles sont toutes gravées en creux. La Bibliothèque nationale possède, entre autres sphères métalliques, un globe terrestre exécuté à Rouen vers le milieu du xvjc siècle. Cette sphère en laiton avait appartenu k l'abbé Léeuy, a Bourges. Ses héritiers l'avaient reléguéf au grenier avec toutes sortes de ferrailles qu'on vendit un jour à un brocanteur. Un curieux qui la vit kl étalagede ce commerçant l'acheta 3 francs. Ni le vendeur ni l'acquéreur n'en soupçonnaient la valeur scientifique. Celui-ci l'apporta ut) jour a la Bibliothèque nationale, ou AI. Corlambert la lui paya 100 fr. De la même époque, on a une sphère terrestre en cuivre clore, que l'on croit d'origine espagnole, et deux hémisphères en creux , 1 un austral, l'autre boréal, de Joseph Silburinurin ; entin une sphère du inonde, de Sacrobusto (1478), et une sphère terrestre exécutée k Londres, au xvtie siècle , par J. Senex et dédiée à Newton. Celle-là n'est pas en métal.

La fabrication des sphères subit sa révolution dans la première moitié du xvio siècle. Déjà on connaissait l'art, attribué à Albert Durer, de dessiner et graver des fuseaux destinés a être collés sur une boule; ainsi était composé le globe qui, en 1530, aecompugnait la cosmographie de Gemma Frison ; ainsi furent exécutées dans la suite la plupart des sphères.

Les plus célèbres sphères éditées depuis le xvie siècle sont: les deux sphères en cuivre, l'une géographique, l'autre urunogruphique, construites par Lhote en 1618, remarquables par la beauté de l'exécution, et qui sont aujourd'hui placées dans la bibliothèque de l'Institut; la sphère de Goltorp (Sleswig- Holstein), oeuvre de l'un des Oléarius, en 1664, et qui se trouve actuellement à Saint- Pétersbourg ; les sphères de l'oirson , construites pour l'instruction du roi de Rome et qui ont lm,07 de diamètre; enfin, les sphères construites par Coronelli, qui sont les plus gros globes imprimés que l'un connaisse, 3m,87 de diamètre. Louis XIV les fit placer k Mariy en 1S83, puis au Louvre. Louis XV, en 1722, les lit transporter dans sa bibliothèque (aujourd'hui Bibliothèque nationale). Il a été l'ait de ces sphères quelques réductions à I mètre de diamètre.

Nous ne parlerons pas de tous les essais qui ont eu lieu depuis le commencement de notre sièolejusqu'aujouroù l'Allemand Schott a t'ait entrer dans le domaine de l'industrie l'art de fabriquer les sphères géographiques. Voici la manière dont on procède en France : dans l'intérieur d'une demi-sphère creuse en métal ou en bois et de dimension voulue, on dispose des demi-fuseaux de carton, de façon que les bords s'imbriquent, collés les uns sur les autres jusqu'à épaisseur suffisante. La àemi-sphère que l'on obtient ainsi est ensuite

E lacée par-dessus une autre demi-spftère en ois, pour éviter tout retrait ou déformation pendant le séchage. Deux dem\-sphères sont alors réunies au moyen d'un cercle de mêtnl et forment une sphère complète, dont l'axe intérieur se compose d'un fuseau de bois tourné, pour empêcher l'affaissement des pôles quaml, dans le montage, ils supporteront tout le poids de la sphère. Un enduit de blanc de Meudou (craie blanche) et de gélatine, d'une certaine épaisseur, est ensuite appliqué sur la sphère de carton, qui est alors portée sur le tour où elle reçoit sa forme définitive. Pour cette dernière opération, la sphère a été préalablement centrée. Il- ne reste plus qu'à la revêtir des bandes de papier taillées

moy riée.

Ou fabrique des sphères terrestres et stel- Iaires de plusieurs dimensions. Les plus petites, qui n'ont que o™,08 de diamètre, ne sont d'aucune utilité pratique; on s'en sert comme de décoration sur un bureau ou sur une cheminée. Les plus grandes ont 0ra,66 de diamètre; elles sont de tous points préférables

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aux petites sphères et sont exécutées au point de vue de la démonstration dans les établissements scolaires. Les sphères auxquelles le public a donné la préférence, parce qu'elles n'occupent dans les appartements qu'un espace assez restreint, mesurent 0m,33 de diamètre, soit 1 mètre de circonférence. Cette forme de sphère terrestre est

donc k l'échelle de , et celle de

— . On en

0>°66 est à l'échelle de —

fabrique encore de sept k huit dimensions intermédiaires, mais les deux diamètres qui semblent devoir être prépondérantssont ceux de 0">,33 et 0^,66. Le momage en est fait de différentes manières : à axe vertical, à axe incliné sur l'éeliptique, avec demi-méridien, avec méridien et cercle, etc. ; c'est une question de prix, et nous avons remarqua avec étonnement que cps prix sont loin d'êtro en rapport direct et logique les uns avec les autres. Ainsi, une sphère montée à axe vertical coûtant 17 fr. 50, la même sphère k axe incliné, avec cercle et méridien, coûte 50 fr. 11 y a. lk une exagération incompréhensible, un écart qui ne s'accorde pas avec les moyens mécaniques dont l'industrie dispose pour diviser k l'infini les cercles de métal ou de bois. Le principal (c'est-k-dire la sphère) coûte 17 fr. 50, et l'accessoire (ci-rcle et méridien) 32 fr. 50. C'est une singulière manière de comprendre la vulgarisation d'un appareil.

Modèle de sphère-

L'Exposition de géographie qui a eu lieu en 1875 k Paris n aura pas été sans influence sur la fabrication des sphères terrestres et sur le goût du public pour ces instruments. Malheureusement, cette exposition ('lans un local improvisé, composé d'une foule de petites chambres et de deux ou trois grands corridors) a commencé trop tard et a fini trop tôt. Vu la confusion incroyable qui y régnait et qui faisait (malgré le catalogue, incompréhensible du reste) qu'on ne parvenait k trouver ce que l'on cherchait que par un effet du hasard, d'où résultait une grande perte de temps, la durée de cetle exposition fut trop éphémère. On ne saurait cependant, sans injustice, nier le grand succès, le succès sérieux et légitime qu'elle a obtenu. Il appartenait k la France, à peine sortie des désastres que lui avait valus l'ignorance déplorable de ses chefs militaires en géographie, de provoquer la première Exposition universelle de géographie. Nous avons pu y apprécier notre infériorité, en fait de cartographie surtout, sur nos voisins du Nord et de l'Est. Mais il convient, de faire une exception pour la grande carte hypsométrique delà France, exposée par le Dépôt des fortifications, un chef-d'œuvre qui n'avait de similaire chez aucune puissance.

Aujourd'hui, l'élan est donné: autant la géographie était négligée dans les études scolaires et dédaignée dans la vie civile et commerciale, autant elle paraît appelée k prendre des développements sérieux ; ou commence k comprendre toute l'utilité de cette science et des sciences qui s'y rattachent; c'est presque de l'engouement. Et comme le Français a une nature qui paraît l'inviter k ne pas faire les choses k moitié et à ne pas se traîner à la remorque des autres, on peut hardiment conjecturer que, d'ici à quinze ou vingt ans, la France aura fait de réels progrès dans l'art de la fabrication des cartes aiiessphères. Déjà nos grands éditeurs do cartes géographiques ont mis au rebut leurs vieux procèdes; ces sortes de chenilles poilues qui avaient l'air de se promener sur les cartes pour représenter les chaînes de montagnes ont disparu en partie , ainsi que les scolopendres qui s'y tortillaient. Et ces grands éditeurs, qui fabriquaient aussi les sphères terrestres et célestes, ont fini par comprendre que la géographie de leurs sphères

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laissait, pour la plupart, beaucoup h désirer et qu'elle devait être modifiée. En effet, les plus louables efforts ont déjà été tentes ; la géographie des sphères s'est mise au niveau de la géographie des cartes; mais on est encore bien loin de la perfection que l'on entrevoit et que l'on espère.

Avant l'époque où un géographe français crut devoir signer les sphères terrestres fabriquées de l'autre côté du Rhin, pour dissimuler leur origine et les rendre vendables en France, M. Lebéalle publiait chez l'éditeur Delagrave une sphère d'un nouveau genre, en relief, et un éditeur de Dijon faisait grand bruit d'un procédé merveilleux, le relief aussi, qui permettait de représenter le globe avec ses principaux accidents de terrain. Evidemment ces auteurs géographes avaient dépassé le but en accentuant beaucoup trop fortement les aspérités des montagnes. L aspect de ces sphères, faites pour frapper plus vivement l'imagination, choquait la vue et. déroutait l'esprit qui essayait d'établir une comparaison entre la hauteur exagérée des montagnes et l'étendue des plaines. C'était un procédé réellement trop brutal. Le public eut l'air de se montrer satisfait dès l'abord, k cause peutêtre de la nouveauté et aussi de la réclame dont on l'entourait, mais il y renonça bientôt; alors l'éditeur Delagrave brisa les moules de son géographe, rabota et remit sur le tour ses sphères à relief et les transforma en sphères unies. La vérité nous oblige à dire que le public, tissez indifférent d'ailleurs en matière de cosmographie et de géographie , ne renonça aux sphères k relief que quand quelques savants pointus lui eurent répété sur tous les tons que « mettre un relief quelconque, si mince qu'il soit, sur uns sphère de om,33 de diamètre était une épouvantable hérésie, funeste aux études ; que, toute proportion gardée, la terre, malgré ses monts et ses vallées, était plus unie que la coquille d'un œuf; que le plus haut sommet du globe, le pic le plus élevé de l'Himalaya, représenté avec sa hauteur proportionnelle sur une telle sphère, serait k peine d'un quart de millimètre (l'épaisseur de quatre k cinq feuilles de papier k lettres) , etc. «

Nous croyons que l'idée du relief était bonne, qu'elle a été mal appliquée, et qu'un géographe , plus expert que ses précurseurs, la reprendra un jour avec succès. Car tout n'est que convention dans les systèmes de sphères et de cartes géographiques; et ceux qui croient avoir bien mérité de la science en supprimant les reliefs d'une sphère sous prétexte d'exagération suivent des errements aussi antiscientifiques en traçant d'un trait assez fort le cours des grands fleuves, lorsque , d'après les proportions de la sphère , ie, til d'itraiguée le plus tin serait encore beaucoup trop gros. Si nous parlons du littoral des continents, l'inexactitude scientifique est encore bien plus grande -, la aussi, il faut se contenter de l'k peu près. Le système des planisphères est encore bien plus funeste aux études que les sphères en relief, car rien ne fausse davantage le jugement; lk, les , étendues et les distances ne sont même plus i choses de convention, elles déroutent com- 1 plétement l'esprit. Nous le repétons : la sphère i en relief était le résultat d'une bonne idée, j et nous ne doutons pas qu'on n'y revienne.

Parmi les bonnes sphères terrestres, nous : citerons celles de M. Andriveau-Goujon , | celles de MM. Larochette et Bonnefunt, celles de MAI. Delamarche et Ch, Dien, éditées par Bertaux; celles de MM. Périgot et Mouraux, éditées par Delagrave. Toutes ces Sphères ont le mérite d'une exécution trèssoignée, d'une grande netteté de dessin et d'une bonne entente du coloris.

Une sphère terrestre élémentaire, spécialement construite pour les écoles primaires, a une circonférence de îni ,60. Sur cette sphère, les noms, pour la géographie physique et politique , sont imprimés en gros caractères , connue sur les cartes murales, pour (a facilité des démonstrations dans les classes spacieuses. L'éditeur Delagrave a aussi construit une sphère ardoisée, de la dimension de la précédente ; c'est unesphère entièrement muette, qui ne porte que les divisions ordinaires de longitude et de latitude, et sur laquelle les élèves peuvent dessiner au crayon un facsimile de celle qui leur sert de modèle. On ne .saurait trop louer l'idée qui a présidé k l'exécution de cette ingénieuse invention.

Parmi les sphères terrestres dont nous avons parlé plus haut, nous en avons remarqué une, k l'Exposition de géographie , qui nous a paru plus digne encore à attention et d'éloge : c'est la sphère de M. Levasseur, de l'Institut, bien appropriée aux besoins scolaires. Elle a l mètre de circonférence. Dressée d'après le même système que les caries murales du même auteur, elle est k la fois physique, politique et économique. Les différences hypsométriques des surfaces continentales y sont indiquées par une diversité de teintes, c'est-à-dire que le reliefy est remplacé par la couleur. Ainsi, la couleur rouge indique uniformément toutes les hauteurs au-dessus de 3,000 mètres, montagnes et plateaux, tels que le grand plateau central de l'Asie, voisin de l'Himalaya, et le grand plateau de Bolivie, dans l'Amérique du Sud, voisin des Audes; ailleurs, cette altitude de 3,000 mè-

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très n'est atteinte que par quelques crêtes et par des sommets isoles. Les hauteurs entre 1,000 mètres et 3,000 mètres, montagnes ou plateaux, sont indiquées dans chaque partie du monde par la teinte la plus foncée de la couleur propre kcette partie. De 300 mètres k 1,000 mètres, les terrains sont indiqués par la teinte moyenne. Au-dessous de 300 mètres, on a employé la teinte la plus claire. La mer est représentée par la couleur bleue , etc., etc. En un mot, cette sphère est, jusqu'aujourd'hui, la mieux conçue.

La maison Hachette, dont les cartes murales ont fait si grande sensation k l'Exposition de géographie, n'a pas de sphères qui lui soient propres; mais elle prépare pour l'année 1876 une série de sphères terrestres et de sphères célestes.

La sphère cosmographique de M. Mouret, qui représente au moyen d'un mécanisme d'horlogerie les mouvements diurne et an- | nuel du globe, mérite nue notice détaillée, non pas k cause de l'automatisme des mouvements, mais parce qu'elle est la solution d'un problème qui avait été jusqu'à présent regardé comme insoluble. L'auteur l'avait présentée k l'Académie des sciences, comptant sur un rapport favorable qui l'aurait aidé k la produite dans l'enseignement; mais « l'Académie, que le fait imprévu, nouveau et important, d'un pendule à temps moyen donnant mécaniquement 1<- t>:mps vrai aurait dû émouvoir (dit l'abbé Moigno, dans les Mondes), l'Académie a gardé le silence. » M. Mouret, qui n'est pas riche, eut l'heureuse chance de rencontrer un homme intelligent, M. Lasnier, qui a généreusement offert de se charger de la partie industrielle de l'invention.

La difficulté njjtait pas de faire mouvoir une sphère terrestre sur une orbite rappelant celle de la terre, dans des conditions de déplacement et de parallélisme rigoureux de l'axe terrestre réel; mais par cela même qu'il fallait que la sphère se déplaçât dans un certain espace, l'appareil devenait trèscompliqué, encombrant et coûteux. Ai. Mouret a réduit les dimensions d<* son appareil k celles des sphères ordinaires. L'axe, assujetti et mû par un mouvement d'horlogerie, fait tourner la sphère dans les conditions exactes d'inclinaison et de déplacement de la terre elle-même, et l'observateur voit se produire k sa surface tous les phénomènes d'ombre, de lumière, des saisons et des climats.

Pour la première fois, ce mouvement de la sphère donne le temps vrai, tandis que le pendule qui règle l'horloge donne le temps moyen ; et le passage du temps moyen au temps vrai se fait par de simples combinai», sons géométriques. On obtient avec la mémo exactitude le champ d'illumination et lo champ d'ombre, l'angle de la déclinaison solaire et l'angle de la perspective de l'astre, le tracé exact des deux hélices semi-annuelles que décrit le rayon vertical et la position de ce rayon vertical. De lk découlent les indications climatériques et toutes les conséquences de la marche du soleil entre les deux solstices. Cette sphère de M. Mouret est réellement digne de fixer l'attention des savants.

Les sphères célestes sont d'un usage beaucoup moins répandu. Il n'y a guère que l'éditeur Bertaux qui en fabrique sur une assez nombreuse série de grandeurs, sous la direction de M. Ch. Dien. Les étoiles sont , représentées par de petits disques ou points noirs plus ou moins grands, avec de petits traits ou rayons dont le nombre varie suivant l'ordre de grandeur de l'étoile. Pour réunir les étoiles d'une même constellation, l'auteur s'est servi de lignes géométriques, remplaçant ainsi les figures d'hommes et d'animaux dont se servaient les anciens cosmographes, figures qui n'ont d'ailleurs pas le moindre rapport avec la forme et l'aspect desconstellatïbns qu'elles désignent, et qui ont surtout l'inconvénient d'empêcher de saisir l'ensemble, et de voir les constellations telles qu'elles s'offrent k la vue. Mais les noms ont été conservés. D'autres sphères célestes, k cercles de précision, sont montées de manière k représenter le déplacement des points équinuxiaux par suite de la révolution de l'axe terrestre autour des pôles de l'éeliptique en 25,868 ans.

La Bibliothèque nationale a produit k l'Exposition de géographie les sphères célestes qu'elle possède : une sphère du xvnc siècle, par Senex, portant les constellations peintes en or sur fond vert; une sphère arabe, en bronze , du XIe siècle ; une demi-sphère de cuivre gravée , représentant dans sa partie concave l'hémisphère boréal, exécutée par Joseph Silberinann ; une sphère céleste en bronze, laite k La Mecque, au xvie siècle ; enfin la spJière céleste de Coronelli, qui mesure 3m, 87 de diamètre.

L'éditeur Delagrave annonce, pour les premiers jours de l'année 1876, une sphère céleste due à la collaboration d'astronomes

en renom.

SPHÉRÈDEs. f. (sfé-rè-de).Bot. Genre da

végétaux fossiles, trouvés dans les schistes, et qu'on suppose être voisin des pilulaives.

SPHÉRIACÉ, ÉE adj. (sfé-ri-a-sé — rad.

[ sphérie). Bot. Qui ressemble ou qui se raur i porte k ia sphérie.

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— s. f . pi. Tribu de champignons, ayant pour type le genre sphérie.

SPHÉRICARPE adj. (s/é-ri-kar-pe — du gr. sphaira,' sphère; karpos, fruit). Bot. Dont les fruits ou les urnes sont en forme de sphère.

SPHÉRICITÉ s. f. (sfé-ri-si-té — rad.

sphère). Etat de ce qui est sphérique, forme sphérique : La sphkricité de la terre n'est point absolue, puisqu'il y a aplatissement aux pôles, renflement à l'équateur. (A. Maury.)

— Physiq. Aberration de sphéricité, Déformation qui se produit dans les objets qu'on regarde avec une lunette, et qui résulte de la forme sphérique des lentilles. Il Aberration transversale de sphéricité. Celle qui se produit dans un plan perpendiculaire à l'axe de la lentille. Il Aberration longitudinale de sphéricité, Celle qui se produit dans le sens da l'axe de la lentille.

SPHÉRICULÉ, ÉE adj. (sfé-ri-ku-lé — dimin.de sphérique). Bot. Qui approche de la forme d'une sphère:

SPHÉRIDIE s. f. (sfé-ri-dî — du gr. sphaira, sphère ; idea, forme). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la ftimille des palpicornes, type de la tribu dessphéridiotes, dont l'espèce type est répandue dans l'ancien continent. I) On trouve quelquefois ce nom employé au masculin.

— Encycl, Les sphéridies ont la tête grande, avancée, inclinée ; les antennes courtes et terminées en massue; les palpes maxillaires longues, les labiales courtes; le corselet transversal, bombé ; l'écusson très-étroit, triangulaire; les élytres bombés, fortement rebordés ; le corps hémisphérique ; les pattes de longueur moyenne, épineuses. « Ces insectes, dit M. H. Lucas, sont de petite taille, vivent dans les excréments et plus particulièrement dans ceux des animaux herbivores. Dès qu'on les trouble, ils fuient très-vite et cherchent à se cacher. Ils volent quelquefois en troupes nombreuses, surtout vers le coucher du solei! ; on voit alors à la surface de leur demeure une foule de trous qui leur servent d'entrée et de sortit'. » La sphéridie searabée est longue de 0™,005, noire, tachée de rouge et de jaune rougeitre; on la trouve aux environs de Paris.

SPHÉRIDION s. m. (sfé-ri-di-on). Entom.

Syn. de sphéridie.

SPHÉR1DIOPHORE s. m. (sfé-ri-di-o-fo-re — du gr. sphairidion, petite sphère ;phoros, qui porte). Bot. Syn. d'iNDiGOTiER.

SPHÉRIDIOTEudj. (sfé-ri-di-o-te — rad.

sphéridie). Entom. Qui ressemble ou qui se rapporte à la sphéridie.

" — s. m. pi. Tribu d'insectes coléoptères, de la famille des palpicornes, ayant pour type le genre sphéridie.

SPHÉRIDOPIDE adj . (sfé-ri-do-pi-de — de sphéridops, et du gr. idea, forme). Entom. Qui ressemble ou qui se rapporte au sphéridops.

— s. m. pi. Groupe d'insectes hémiptères, de la famille des réduviens, ayant pour type le genre sphéridops.

SPHÉRIDOPS s. m. (sfé-ri-doi>s — du gr. sphaira, bphère ; aps, aspect). Entom. Genre d'insectes hémiptères, de la famille des réduviens, tribu des réduviides, formé aux dépens des réduves, et dont l'espèce type vit au Brésil.

SPHÉRIE s. f. (sfé-rî — du gr. sphairion, petite boule). Entom. Syn. de sphérion, genre i'insectes orthoptères.

— Bot. Genre de champignons, type de la 4i'ibu des sphériacés, comprenant plusieurs espèces, qui croissenten parasites sur les végétaux, et même sur certains insectes : Les spiiéries ne se montrent en général que sur len végétaux ou parties de végétaux malades. (Bosc.)

— Encycl. Les sphéries sont de petits champignons, à réceptacles osseux, arrondis, solitaires ou enchâssés dans une base commune, charnue ou coriace, et percés le plus souvent d'un pore on d'une ouverture (ostiole) diversement conformée, par où S'échappe une matière visqueuse , noire ou blanche, contenant des thuques allongées, remplies elles-mêmes de sporidies simples, ou plus souvent cloisonnées. Ce genre comprend un grand nombre d'espèces, qui crois- . sent pour la plupart sous l'épidémie des vieilles tiges, des branches ou des feuilles mourantes. EU s y forment des tnbérosités solitaires ou agglomérées, ordinairement allongées et très-petites, de consistance terme, en général noirâtres, quelquefois rouges. Elles ne se développent guère que sur les plantes ou les organes malades, dont elles paraissent hâter la mort.

SPHÉRIÉ, ÉE adj. (sfé-ri-é). Bot. Syn. de

SPUÉRIACÉ.

SPHÉRIESTE s. m. (sfé-ri-è-ste). Entom.

Syn. de sali»ingue.

SPHÉRIITE adj. (sfé-ri-i-te — rad. sphérion). Entom. Qui ressemble ou qui se rapporte au sphérion.

— s. m. pi. Groupe d'insectes orthoptères, de la famille des grylliens, i.yant [iour type le genre sphérion.

SPHÉRIODACTYLE s. m. (sfé -ri-O-dakti-lo). Erpét. Syn. de SPlriiiyaDACTYLE.

SPHE

— s. m, pi. Groupe de reptiles sauriens, de la famille des geckos, ayant pour type le genre sphériodaotyle.

SPHÉRION s. m. (sfé-ri-on — du gr. sphairion, petite boule). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille deslongicornes, tribu des cérambycins, comprenant une quarantaine d'espèces, qui habitent l'Amérique tropicale. || Genr,: d'insectes orthoptères de la famille des grylliens, tribu des gryllides, type du groupe des sphériites, comprenant deux espèces, qui habitent l'Europe et l'Algérie.

SPHÉRIQUE adj.(sfé-ri-ke — rad. sphère).

Quia la forme d'une sphère : Figure sphérique. Forme sphéricité. La terre n'est pas parfaitement sphérique, mais elle est plus élevée sous l'équateur que sous les pâles. (Buff.)

— Ane mathém. S'est dit pour Cubique : Nombre sphérique.

— Géom. Triangle sphérique, Portion de surface sphérique limitée par trois arcs de grand cercle. 11 Polygone sphérique, Portion de surface sphérique limitée par des arcs de grand cercle. Il Trigonométriesphérique, Partie de la trigouométrie qui donne la résolution des triangles sphériques.

SPHÉRIQUEMENT adv. (sfé-ri-ke-man — rad. sphérique). D'une manière sphérique.

SPHÉRISTE s. m. (sfé-ri-ste — gr. sphairistés; de sphaira, balle). Antiq. gr. Celui qui enseignait les différents exercices où on se servait de la balle,

SPHÉRISTÈRE s. m. (sfé-ri-stè-re — gr, sphairistério'n ; de sphaira, boule). Autiq. gr. Lieu où l'on s'exerçait à la sphéristique.

— Encycl. Dans presque tous les gymnases de la Grèce, on construisait des locaux appropriés h certaines espèces de sphéristique, sorte de jeu où l'on lançait une balle, et ces lieux recevaient le nom de sp/téristère. Ils avaient quelque chose d'analogue à nos jeux de paume. Les Romains, imitateurs des Grecs, plaçaient aussi de ces sphéristères dans leurs gymnases ; il s'en trouvait aussi dans les maisons particulières, soit à la ville, soit à la campagne. Il en existait un dans le palais des empereurs. La plupart des commentateurs prétendent que ces bâtiments étaient de forme ronde; s'ils établissent ce sentiment sur le mot sphsristerium, dérivé de sph&ra, sphère, la rondeur ne peut s'appliquer qu'aux balles, et non aux bâtiments. Vitruve, dans la description qu'il donne des gymnases publics, tels qu'on les voyait en Grèce de son temps, ne parle pas an sphieristerium, mais du coryceum, qui servait, paraîtil, au même usage.

SPHÉRISTIQUE adj. (sfé-ri-sti-ke — gr.

sphairtslikos ; de sphaira, balle). Antiq. gr. Se disait des exercices gymnastiques ou^on se servait de la balle.

— s. f. Jeu de balle chez les anciens.

— Encycl. La sphéristique faisait une partie considérable de l'orchestique; elle embrassait tous les exercices où l'on employait une balle et qui avaient par là même quelque ressemblance avec le jeu de paume des modernes. On nommait sphéristères les lieux destinés à ces exercices et spheristici les maîtres qui faisaient profession de les enseigner. Pline attribue l'invention de la sphéristique à un certain Pithus ou Picus ; d'autres auteurs l'attribuent à la princesse Nausicaa , sa compatriote ; quelques-uns enfin prétendent que ce jeu fut inventé par les Lacédémoniens ou les habitants de Sicyone ; suivant Hérodote, cette invention serait due aux Lydiens, et voici les circonstances dans lesquelles on aurait inauguré ce jeu : la Lydie étant affligée d'une grande famine, les habitants de ce pays, pour adoucir leur misère, inventèrent les dés, les osselets, la sphéristique et beaucoup d'autres jeux de diverse nature.

11 paraît que dès le temps d'Homère cet exercice était fort en usage, puisque le poète en fait un amusement de ses héros. Il était d'une grande simplicité, mais il lit des progrès rapides dans les siècles suivants, les Grecs y ayaut introduit mille variétés pour le rendre plus divertissant. Non-seulement ii était admis dans les gymnases, mais on construisait des lieux particuliers pour ceux qui voulaient s'y exercer, et des prix étaient proposés pour ceux qui s'y distinguaient. Les Grecs donnèrent un éclatant témoignage de l'estime qu'ils faisaient de la sphéristique lorsqu'ils accordèrent le droit de bourgeuisie et étigèreiiv des statues à AristoniqUe, qui y excellait.

La sphéristique se distinguait en quatre sortes de jeux, dont la différence se tirait de la grosseur et du poids des balles que l'on employait. 11 y avait l'exercice de la petite balle, celui de la grosse, celui du ballon et celui du corycus. La matière de ces balles était de plusieurs pièces de peau souple et corroyée, remplies de plumes, de laine, de farine, de graine de tiguier ou de sable. Ces matières, plus ou moins pressées, composaient des sphères plus ou moins dures, de diverses grosseurs, qu'on lançait avec la main, le poing, les pieds, des gantelets, des battoirs, etc.

Des quatre espèces de sphéristique pratiquées chez les Grecs, l'exercice de la petite balle était le plus en usage, parce qu'il offrait

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moins de dangers et qu'il était, de plus, recommandé comme hygiénique par les médecins. Le jeu nommé 'aporrhaxis, dont Pollux nous a conservé la description, consistait à jeter obliquement une balle contre terre. Dans le jeu appelé ourania, on la lançait en l'air, et un joueur cherchait à l'attraper en sautant, avant qu'elle fût retombée, et il devait la saisir avant de se retrouver sur ses pieds. Ce jeu demandait une grande habileté de la part de celui qui sautait, h'harpaston était un jeu pour lequel on se divisait en deux troupes qui se renvoyaient une balle.

L'exercice de la grosse balle était d'autant plus pénible qu'il fallait y mettre en œuvre toute la force des bras et s'y donner de violentes contorsions. On connaît peu ce qu'était l'exercice du ballon ; on sait seulement qu'il était fatigant et difficile, parce que les ballons étaient énormes.

Le jeu du corycus était la quatrième espèce de sphéristique des Grecs, la seule do-nt Hippocrate ait parlé. Il consistait à suspendre au plancher d'une salle , par le moyen d'une corde, une espèce de sac que l'on remplissait de farine ou de graine de figuier, pour les gens faibles, et de sable pour les plus robustes. Ce sac descendait jusqu'à la ceinture de ceux qui s'exerçaient. Ils le poussaient en avant de toutes leurs forces et tâchaient, lorsque le sac, faisant office de pendule, revenait sur eux , de l'arrêter. Cet exercice était jugé très-convenable pour la diminution de l'embonpoint. On trouve dans l'antiquité romaine quatre sortes de sphéristique, savoir : le follis (ballon) , le trigonalis (balle), la .pila paganica (balle villageoise) et Yharpastum.

Plaute, dans son Rudens, fait dire par un valet à un marchand d'esclaves : « Je te ferai sauter en l'air comme un follis et je te poursuivrai si bien à coups de poing que tu ne tomberas pas à terre. » Auguste aimait beaucoup ce jeu. Le trigonalis se jouait à l'aide d'une petite balle appelée trigon, parce que les adversaires étaient ordinairement au nombre de trois, disposés en triangle: ils se renvoyaient la balle, et celui qui la laissait choir avait perdu. Le jeu que Pétrone décrit dans son festin de Trimaloion parait être le même que le trigonalis, qui s"e distinguait en raptim ludere lorsqu'il fallait prendre la balle au premier bond ; datatim ludere, quand on feignait dejeter laballe à l'un des joueurs pour )a lancer à un autre; enrin expulsim ludere, quand les joueurs se repoussaient les uns les autres. La paume de village (pila paganica) était faite d'une peau remplie de plume bien entassée , ce qui lui donnait une grande dureté. Elle était plus grosse que les trigones, qui étaient les plus petites de toutes les balles. Vharpastum des Romains était absolument Vharpàston des Grecs, Quelquefois les joueurs se servaient de balles de verre ; une de ces balles se voit encore suspendue au Vatican, et c'est le seul monument que l'antiquité nous ait légué concernant ces sortes ne balles. Il est assez difficile de discerner au juste eu quoi consistait le jeu qui employait ces balles de verre, parce que ces balles devaient se briser facilement, que, de plus, elles devaient être d'une pesanteur dangereuse pour les joueurs. On n'a fait, sur l'emploi de ces balles, que des hypothèses peu rationnelles.

SPHÉR1TE S. m. (sfé-ri-te — du gr. sphairites, de forme sphérique). Entom. Genre d'insectes coléoptères peiuameres, de la famille des clavicornes, tribu des silphales, dont l'espèce type habite la Suède et l'Autriche.

SPHÉRITIS s. m. (sfé-ri-tiss — du gr. sphairiiês, de forme sphérique). Bot. Genre de sous-arbrisseaux, de la tamille des crassulacées, comprenant une douzaine d'espèces, qui croissent au Cap de Bonne-Espérai.ce.

BPHÉROBLASTE adj. (sfé-ro-bl-i ste — du gr. sphaira, sphère ; btastos, germe). Bot. Se dit d'une plante dont les cotylédons s'élèvent de terre sous forme de globules.

SPHÉROCARPE adj. (sfé-ro-kar-pe — du gr. sphaira, sphère; karpos, fruit). Bot. Qui porte des fruits globuleux.

— Bot. Genre d'hépatiques, de la tribu des ricciées, comprenant deux espèces, dont l'une croît en Europe et l'autre au (Jhili.

SPHÉROCARYE s. f. (sfé-ro-ka-rî — du gr, sphaira, sphère ; karuon, noix). Bot. Genre d'arbres, de la famille des santalacées, comprenant des espèces qui croissent dans l'Inde.

SPHÉROCÉPHALE adj. (sfé-ro-sé-fa-le — du gr. sphaira, sphère ; Icephatê, tète). Hist. nat. Qui a une tête globuleuse.

— s. m. Entom. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la famille des serricornes, section des sternoxes, tribu des élatéi-ides, comprenant deux espèces de J'Amérique du Sud.

— Bot. Syn. de caloptilion, genre de composées.

SPHÉROCÈRE s. m. (sfé-ro-sè-re — du gr, sphaira, sphère ; keras, corne). Entoin. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la famille des clavicornes, tribu des dermestins, dont l'espèce type vit dans l'Europe centrale, et une. autre aux Antilles.

— s. f. Genre d'insectes diptères, de la famille des athéricères, tribu des muscides, type du groupe des sphérocérides , comprenant

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deux espèces, qui habitent la France et l'Allemagne.

SPHÉROCÉRIDE adj, (sfé-ro-sé-rj-de — de sphérocère, et du gr. eidos, aspect). Entom. Qui ressemble ou qui se rapporte à la sphérocère.

— s. f. pi. Groupe d'insectes diptères, de la tribu des muscides, ayant pour type le genre sphérocère.

SPHÉROCHARIS s. m. (sfé-ro-ka-riss — du gr. sphaira, sphère; charis, grâce). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des cycliques, tribu des clythraires, comprenant deux espèces, qui croissent au Brésil.

SPHÉROCOQUE s. m. (sfé-ro-ko-ke — du gr, sphaira, sphère; kokkos, grain). Bot. Genre d'algues, de la fumil e des fuoacées, formé aux dépens des varechs, et dont l'espèce type habile nos mers.

SPHÉROCORE s. m. (sfé-ro-ko-re — du gr. sphaira, sphère; koris , punaise). Entom. Genre d insectes hémiptères, de la famille des scutellériens, tribu des scutellétites, comprenant plusieurs espèces, qui vivi'nt au Sénégal, n On dit au"-si spiiéuocozise.

SPHÉROCORISE s. f. (sfé-ro-ko-ri-ze). Entom. Syn. de sphérocore.

SPHÉRODACTYLE s. m. (sfé-ro-da-kti-!e

— du gr. sphaira, sphère; daktulos, doigt). Erpét. Genre de reptiles sauriens, du groupe des geckos, il On dit aussi sphériodactyle.

SPHÉRODE s. ni. (sfé-ro-de — du gr.

sphaira , sphère ; odous , dent). Iehthyol, Genre de poissons ganoïdes, de la famille des pycuodontes, comprenant plusieurs espèces fossiles, répandues depuis le trias jusqu'aux terrains tertiaires.

SPHÉRODÈME s. m. (sfé-ro-dè-me — du gr. sphaira, sphère ; déma, faisceau). Entom. Genre d'insectes hémiptères, du groupe des naucorites, tribu des népides, dont l'espèce type habite l'Inde : Les sphérodkmes se reconnaissent à leur corps aplati. (Blanchard.)

SPHÉRODÈRE s. m. (sfé-ro-dè-re — dugr.

sphaira, sphère; dire, cou). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la famille des carauiques, tribu des grandipalpes, comprenant cinq espèces, qui habitent l'Amérique du Nord.

SPHÉRODESME s. f. (sfé-ro-dè-sme — du gr. sphaira, sphère; desmos, chaîne). Bot. Genre d'ulgues filamenteuses, du groupe des desmidiées, voisin des sphérozosmes.

SPHÉRODON s. m. (sfé-ro-don — du gr.

sphaira, spheie ; odous, dent). Iehthyol. Genre de poissons sparoïdes.

SPHÉROOORE s. m. (sfé-ro-do-re — du gr. sphaira. sphère; doru, lance). Annél. Genre d'annélides dorsibranehes, de la famille des ariciens,

SPHÉROÉDRIQUE adj. (sfé-ro-é-dri-ke — du gr. sphaira, sphère; eara, base). Miner. Qui a presque la forme d'une sphure.

SPHÉROGASTRE s. m. (sfé-ro-ga-stre — du gr. sphaira, sphère ; gastêr, ventre). Entom. Genre d'insectes diptères. Il Syn. de pachyrhynque, autre genre d'insectes.

SPHÉROÏDAL, ALE adj. (sfé-ro-i-dal, a-lo

— rad. sphéroïde). Qui a la forme d'un sphéroïde : Corps SPHÉltoïDAUX.

— Miner. Cristal sphcroïdal, Variété de diamant à facettes arrondies.

— Physiq. Etat sphéroïdal, Etat particulier qu'affecte un liquide mis en contact avec une surface chauffée a une haute température. . »

— Encycl. Etat sphéroïdal. M. Boutigny (d'Evreux) a désigné sous le nom de sphéroïdal un état particulier dans lequel peuvent entrer les liquides surchauffés et qui présente le plus grand intérêt, surtout dans la théorie des machines à vapeur. M. Boutigny n'a pas reçu des cori'S savants les encouragements auxquels il avait tant de droits; mais l'opinion publique lui a rendu pleine justice. L'ouvrage dans lequel il a consigné ses belles recherches est intitulé Etudes sur les corps à l'état sphéroïdal (Paris, 1857, librairie de V. Musson).

L'état sphéroïdal est caractérisé par un grand nombre de propriétés peu expliquées jusqu'ici, mais faciles à reconnaître. Le liquide, dans cet état, non-seulement ne mouille plus le vase qui le eontena.t, mais paraît même ne pas le toucher; il se rassemble le plus possible Sur lui-même, en affectant des formes arrondies ; sa température reste de beaucoup au-dessous de celle du vase ; il ne donne presque plus de vupeurs ; enfin, il paraît réfléchir presque entièrement la chaleur rayonnante qui tombe sur sa surface.

La température à laquelle ii faut porter le vase pour que le liquide que l'on y projette puisse passer à^'état sphéroïdal dépend naturellement de la nature du liquide, mais elle dépend aussi de la matière qui forme le vase; elle vurie également avec le degré de poli de la surface. Ainsi l'eau passe a l'état sphéroïdal à £00° dans une capsule de plomb, à 180° dans une capsule de platine, à i5U" dans une capsule d'arDent, L'ulcool absolu passe à l'état sphéroïdal a 134», l'oxyde d'ethyle a 61», l'acide sulfureux anhydre à une température aussi très-inférieure à 100°.

L'évaporation d'un liquide à l'état spkéroï-

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dal est d'autant plus rapide que le vase est plus chaud; mais elle- est énormément moins rapide qu'à l'état naturel. Ainsi 0gr,10 d'eau projetée sur une capsule chauffée a 200° mettent 3 minutes 27 secondes à se volatiliser, tandis qu'il ne faudrait que 4 secondes à la même quantité d'eau bouillante pour disparaître.

La température de l'eau h l'état sphéroidal, dans une capsule chauffée au rouge, n'est que de 97° ; celle de l'alcool absolu est de 75°, celle de l'oxyde d'éthyle de 34<>, celle du chlorure d'éthyle de 10°, enfin celle de l'acide sulfureux de— 10°; elle est d'ailleurs toujours indépendante de celle du vase.

Ainsi l'acide sulfureux à 15° ou 2û°, projeté dans une capsule portée au rouge, descend immédiatement à —10°; une goutte d'eau s'y transforme en glaçon. L'acide carbonique solide, projeté dans un vase porté au rouge, présente les mêmes phénomènes avec plus d'intensité; on peut y congeler le mercure. L'expérience imaginée par M. Boutigny a été faite par M. Faraday, qui la décrit ainsi : « J'ai t'ait rougir un creuset de platine et l'ai maintenu à cette température; j'y ai introduit de l'éther, puis de l'acide carbonique, et enfin j'ai plongé dans le mélange à l'état. ç/)Aeroïdai une capsule métallique contenant environ 31 grammes de mercure, qui s'est solidifié au bout de 2 ou 3 secondes. » Dans le vide, sous le récipient de la machine pneumatique, l'acide sulfureux à l'état sphéroidal, dans une coupelle rouge de feu, conserve encore la température de —10», sans s'évaporer plus rapidement que dans l'air.

La chaleur rayonnante qui tombe sur la surface d'un corps a l'état sphéroidal paraît se réfléchir en totalité. Ainsi l'eau ne bout pas dans un petit matras dont la boule plonge dans une assez grande masse d'eau à l'état sphéroidal.

M. Boutigny a varié ses expériences sur un grand nombre de corps, tels que les huiles fixes, la cire et les corps gras, l'iode, le sublimé corrosif, le ealomel, 1 iodure de chlorure mercureux, les chlorures de soude et d'ammoniaque, le carbonate et l'azotate d'ammoniaque, et toujours il a constaté la réalité des ■ lois exceptionnelles qui viennent d'être posées. L'azotate d'ammoniaque à l'état sphéroidal ne s'enflamme pas lorsqu'on y plonge le bout d'une allumette incandescente. Les expériences qui établissent qu'il n'y a "pas contact entre la capsule et le liquide à l'état sphéroidal sont tout aussi concluantes que les précédentes. Ainsi l'acide azotique a l'état sphéroidal dans une capsule d'argent ou do cuivre portée au rouge n'attaque pas le métal ; dans les mêmes circonstances, l'acide sulfurique n'attaque pas le zinc. C'est cette absence de contact qui rend explicables les faits merveilleux que nous allons citer : on peut impunément plonger le doigt et même la main dans de la fonte incandescente pourvu qu'on les ait mouillés d'eau. » J'ai plongé, dit M. Boutigny, un doigt ou la main à plusieurs reprises dans un vase plein de fonte incandescente, effrayante à voir; j'ai répété cette expérience avec de l'argent, du bronze et du plomb sans éprouver aucune brûlure. En se mouillant Se doigt avec de l'éther avant de le plonger dans du plomb fondu, on éprouve une sensation de froid. »

Ces belles recherches ont conduit M. Boutigny à une théorie nouvelle, qui paraît inattaquable,des explosions foudroyantes des machines à vapeur. Les circonstances observées dans les explosions tes plus désastreuses s'accordent, en effet, entièrement avec cette théorie, dont la vulgarisation aurait pu éviter bien des accidents graves depuis qu'elle a été formulée en 1838. Dans cette théorie, les explosions foudroyantes seraient dues au passage momentané de i'eau contenue dans la chaudière à l'état sphéroidal ; que l'on suppose l'alimentation ralentie par négligence ou toute autre cause, ou parce que, la machine devant être arrêtée momentanément, le mécanicien aura voulu réaliser une économie, l'eau, même en grande masse, pourra passer à l'état sphéroidal; le contact entre cette eau et la parçi de la chaudière étant interrompu, le métal s'échauffera d'autant plus rapidement que l'eau ne donnera plus que très-peu de vapeur; si alors le mécanicien, averti du danger par l'état singulier de la machine et l'arrêt qui en résulte, vient soit à rétablir abondamment l'alimentation, suit à éteindre le feu, l'explosion arrivera immanquablement parce que, l'état sphéroidal, prenant également fin dans les deux cas, le contact de l'eau et de la paroi se rétablira, et qu'une immense quantité de vapeur se formera instantanément. L'ouvrier aura donc fait tout ce qu'il fallait pour produire le désastre. Or, ce que l'on vient de supposer est justement ce qui était recommandé avant les travaux de M. Boutigny, La seule marche à suivre dans les cas de danger est, au contraire, d'activer le feu le plus possible et de vider en même temps la chaudière.

M. Boutigny ne s est pas contenté de rectifier les iilees anciennes sur la théorie des machines à vapeur-, ses études sur les corps à l'état sphéroidal l'ont amené à imaginer un nouveau générateur de vapeur dont l'usage, s'il était répandu, préviendrait presque tous les accidents. L'idée qui l'a guidé dans cette invention nous parait pouvoir s'exprimer de la manière suivante : à partir du moment où elle a passé h l'état sphéroidal dans les chau-

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diéres, l'eau fournit peu de vapeur et la machine semble momentanément devoir s'arrêter; mais, peu de temps après que le phénomène s'est produit, la vapeur, quoique peu abondante , parvenant à une tension plus forte, peut suffire à l'entretien du mouvement; elle est d'ailleurs absolument sèche, et la production s'en continue sans presque aucune dépense de combustible. Si donc l'eau maintenue dans la chaudière à l'état sphéroidal était d'ailleurs en assez petite quantité fiour qu'en changeant d'état, malgré la voonté du chauffeur, elle ne pût produire aucun accident, la machine marcherait à peu de frais, sans perte de chaleur et sans danger.

L'observation intelligente d'un phénpmène exceptionnel aurait ainsi amené l'auteur à reconnaître dans la pratique habituelle une cause de danger capital, et, cette cause une fois bien connue, il proposerait de l'introduire volontairement, mais dans des conditions telles qu'elle ne pût plus produire ses effets désastreux, en se réservant en même temps de profiter de ce qu'elle peut fournir d'effet utile. N'est-ce pas ainsi que se fait le progrès ? Chaque fois que l'homme a rencontré un obstacle, après avoir vainement essayé de le rompre, il s'en est fait un auxiliaire, appui en statique, force en dynamique; la solution proposée par M. Boutigny en fournit une nouvelle preuve, et elle serait fausse dans la pratique, ce qui n'est pas, puisque l'expérience se continue depuis plusieurs années avec succès, qu'elle séduirait encore par sa hardiesse.

L'appareil qui fonctionne depuis plusieurs années dans les ateliers de M. Boutigny, à La Villette , consiste en un cylindre terminé à sa base par une calotte sphérique ; il est fermé à la partie supérieure pur un couvercle boulonné, sur lequel sont adaptés tous les organes ordinaires des chaudières a vapeur. Ce cylindre contient dans son intérieur depuis cinq jusqu'à dix diaphragmes de tôle à bords relevés, alternativement convexes et concaves et percés de petits trous de bas en haut. Au moyen de cette disposition, l'eau parcourt une grande surface avant d'arriver au fond du cylindre et tombe en pluie d'un diaphragme sur le suivant. On introduit 3 à 4 litres d'eau4 au moyen d'une pompe à main et l'on chauffe ; la pression monte en moins de trois quarts d'heure à 6 ou 7 atmosphères; on met»aJors la machine en activité, et elle actionne une pompe alimentaire dont la course est réglée par ia quantité d'eau que la chaudière doit évaporer. La vapeur qui se forme au fond de la chaudière par l'action directe du foyer fait l'office d'un courant d'air; elle se surchauffe contre la paroi cylindrique et tout aussitôt se sature sur le premier diaphragme; elle revient plus abondante contre la paroi, où elle se surchauffe de nouveau pour se saturer une seconde fois sur le second diaphragme, et ainsi de suite jusqu'au sommet de ia chaudière, où elle arrive en grande abondance, dans un état de sécheresse et de saturation complètes. Au bout d'un certain temps de mise en action, les diaphragmes très-échauffés peuvent produire eux-mêmes la vapeur, l'eau y passant ou non à l'état sphéroidal, sans que , vu la petite quantité qu'on en verse, il y ait jamais de danger, et le mouvement s'entretient, comme nous l'avons dit, avec peu de dépense en combustible et en eau.

Le grand avantage que présente le système des diaphragmes de M. Boutigny consiste en ce que, au moment où il pourrait y avoir danger d'explosion,- l'eau froide introduite n'arrive au fond de l'appareil, s'il y en arrive, qu'après avoir déjà donné sur les diaphragmes une grande quantité de vapeur dont la formation aura considérablement abaissé la température de tout l'appareil. Le fond de la chaudière pourrait être ainsi à sec depuis quelque temps et rougi, sans qu'aucun danger d'explosion en résultât nécessairement.

La machine que nous venons de décrire est de petite dimension et ne peut fournir que peu de force; elle sera employée avantageusement dans les ateliers où l'on a besoin de mettre en mouvement un grand nombre de petits métiers, où la résistance à vaincre est peu considérable. Riais M. Boutigny a formé les projets de grandes machines qui fonctionneraient d'après les mêmes principes. I

SPHÉROÏDE s. m. (sfé-ro-i-de — du gr. sphaira, sphère; et de eidos, aspect). Géom. ' Solide de révolution engendré par une deiniellipse tournant autour de l'un de ses axes. Il Sphéroïde aplati, Celui dont la demi-ellipse génératrice tourne autour de son petit axe : La mesure directe de deux méridiens, pris à l'équateur et aux pâles, prouve avec éclat que la terre est bien un sphéroïde aplati. (L. Figuier.) Il Sphéroïde allongé, Celui dont la demi-ellipse génératrice tourne autour de son grand axe.

— Ichthyol. Prétendu genre, établi sur un poisson gymnodonte des mers intertropicales, qui n'est probablement qu'une espèce de tétrodon.

— Entom. Syn. de volVulb.

SFHÉROÏDINE s. f. (sfé-ro-i-di-ne — dimin. de sphéroïde). Foram. Genre do fora mi nîfères ou rhizopodes, de l'ordre des aguthistègues, voisin des milioles, de la famille des multiloculides, dont l'espèce type se trouve aux enviions de Itiinini.

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SPHÉROÏDIQOE adj, (sfé-ro-i-di-ke — rad.

sphéroïde). Géom. Qui appartient aux sphéroïdes : Forme spbéroïdiqub.

SPHÉROLOBE s. m. (sfé-ro-lo-be — du gr. sphaira, sphère; lobos, gousse). Bot. Genre d'arbrisseaux et d'arbustes de la famille des légumineuses, de la tribu des podalyriées, comprenant six espèces, qui croissent en Australie.

SPHÉROMACHIEs. f. (sfé-ro-ma-chî — du gr. sphaira, balle ; machê, combat). Antiq. gr. Exercice de la paume, du ballon, de la Balle.

SPHÉROMACHIQUE adj. (sfé-ro-ma-chike — rad. sphéromachie). Antiq. gr. Qui appartient à la sphéromachie.

SPHÉROMATODÉ adj. (sfé-ro-ma-to-de — de sphérome, et du gr. eidos, aspect). Crnst. Dont l'aspect rappelle la forme d'une sphère.

— s. m. pi. Famille de crustacés eirripèdes.

SPHÉROME s. m. (sfé-ro-me — du gr.

sphairoma, corps sphérique), Entom. Genre d'insectes coléoptères tétrameres, de la famille des charançons, tribu des cyclomides, comprenant deux espèces, qui habitent l'Australie et les îles voisines.

— Crust. Genre de crustacés isopodes, type de la famille des sphéromiens, formé aux dépens des aselles et des cloportes, et comprenant une vingtaine d'espèces, de petite taille, qui vivent sur les rochers sous-marins, parmi les polypiers et les plantes marines : Le sphérome denté est très-abondamment répandu sur les côtes de la Manche et de la Méditerranée. (H. Lucas.)

— Encycl. Crust. Les sphéromes sont caractérisés par un corps ovale-oblong, susceptible de se rouler en boule, recouvert de plusieurs pièces crustacées transverses ; quatre antennes distinctes, inégales, très-courtes, surtout les internes; deux yeux sessiles; la queue large, ayant de chaque côté deux lames mobiles superposées ; quatorze pattes. Les sphéromes ressemblent beaucoup aux armadilles et aux cloportes ; comme ceux-ci, ils se roulent en boule au moindre danger et. se laissent glisser entre les pierres et les plantes marines; ils se contractent avec une telle force qu'on ne peut les obliger à se développer, même en les piquant avec une épingle, comme on le fait pour les mettre dans les collections. Ils habitent les mers, et sont trèscommuns sur nos côtes océaniques ou méditerranéennes, où ils vivent presque toujours réunis en grandes troupes.

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Ils marchent et nagent avec beaucoup de rapidité. Les uns se tiennent toujours loin des bords, sur les algues qui croissent au fond de la mer; les autres se cachent sous les pierres ou sous les amas de plantes marines accumulés par les flots; mais ils restent toujours à portée de leur élément, de manière à pouvoir se jeter à l'eau dès qu'ils craignent un danger. « C'est principalement, dit Bosc, sur les plages rocailleuses qu'il faut les .chercher. On ne lève guère de pierres pendant l'été, dans les enfoncements où la maréo basse a laissé un peu d'eau, sans en rencontrer plusieurs. » On les voit souvent nager en grand nombre autour des cadavre^ qui flottent et se décomposent dans les eaux salées ou saumàtres, ce qui fait penser qu'ils se nourrissent de matières animales corrompues. Ils nagent le ventre en haut. Ils Servent à leur tour de nourriture aux spares et à quelques autres poissons. D'après Desmarest, plusieurs espèces deviennent phosphoriques à certaines époques.

Ce genre forme, pour les auteurs modernes, la famille des sphéromicles, comprenant une douzaine d'espèces, dont la plupart habitent nos mers. Le sphérome denté a le corps cendré ou blanchâtre, marbré de rouge et de gris foncé , les antennes fauves, les yeux: noirs, les pattes cendrées, les ongles fauves, noirs à l'extrémité ; il habite l'Océan et la Méditerranée, et vit en réunions nombreuses sous les pierres, parmi les galets, les graviers et les plantes marines. Le sphérome court et celui de Prideaux se trouvent sur les côtes de l'Angleterre, Les sphéromes cendré, velu, échaneré, bidenté, etc., appartiennent aujourd'hui à d'autres genres.

SPHÉROMÉTOPE s. m. (sfé-ro-mé-to-pe — du gr. sphaira, sphère ; metopon, front). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des cycliques, tribu des alticites, dont l'espèce type habite Java.

SPHÉROMÈTRE s. m. (sfé-ro-mè-tre — du gr. sphaira, sphère; metron, mesure). Physiq. Instrument qui seit à mesurer la courbure des surfaces sphériques. il Autre instrument servant à mesurer de très-petite3 épaisseurs, et dont le vrai nom devrait être sphécomèlre (de spécos, mince).

— Encycl. Le sphéromètre sert à mesurer de très-petites épaisseurs, par exemple celles de lames minces d'or. Il se compose d'un trépied reposant par trois pointes d'acier sur un plan de verre dressé à l'émeri très-fin, et dont la tête forme l'écrou d'uno

vis micrométrique pouvant se déplacer dans le sens perpendiculaire au plan d'appui, habituellement horizontal. Au-dessous de la tête de la vis se trouve fixé un disque assez large dont le limbe est divisé en un grand nombre de parties égales, 500 par exemple ; l'un des pieds porte une règle verticale dont le plan général est dirigé vers l'axe de la vis et dont la tranche affleure le limbe. Si le pas de la vis est d'un demi-millimètre, l'un quelconque de ses points parcourt dans le sens vertical un millième de millimètre chaque fois qu'il passe une division du limbe devant la tranche de la règle ; le déplacement vertical de la vis peut donc s'estimer au moins à un demi-millième de millimètre.

Cela posé, pouL' faire usage de l'instrument, on abaisse la vis jusqu'à ce que son extrémité inférieure se trouve en contact avec le plan de verre, sans toutefois qu'aucun des trois pieds ait cessé de toucher ce plan. On note alors la division du limbe qui est en regard de la règle. On relève la vis, on introduit au-dessous d'elle la lame dont on veut mesurer l'épaisseur et on amène l'extrémité de la vis on contact avec la face supérieure de cette lame. On lit alors la division du limbe qui se trouve en face de la règle. La différence des nombres lus donne le nombre de millièmes de millimètre contenus dans l'épaisseur cherchée.

Li priiH'ipii''» 'lifliculté pour l'opération est

de bien saisir l'instant où l'extrémité de la vis se trouve dans le plan des trois pointes. Le meilleur moyen d'y parvenir est de prendre pour point de départ une position un peu trop basse de la vis et de la relever avec précaution. On s'assure qu'elle porte encore par son extrémité en imprimant à l'un des pieds un petit mouvement dans le sens perpendiculaire au rayon qui le joint au centre. Si la vis porte effectivement, le mouvement se produit autour de son axe. Dans le cas contraire, l'une des pointes reste fixe. L'extrémité inférieure de lavis ne doit pas être formée en pointe line, elle est un peu arrondie et aussi polie que possible. Le même appareil peut aussi être employé à mesurer l'épaisseur d'un objet ne présentant qu'une très-petite surface et qu'on ne pourrait, par conséquent, pas disposer directement sous la vis. Il suffit, pour y arriver, de recouvrir l'objet, placé sur le plan de verre, d'une lame a faces bien exactement parallèles et dont l'épaisseur soit connue.

L'expérience fait connaître la somme des épaisseurs de l'objet et de la lame employée ; il ne reste qu'à en retrancher l'épaisseur de la lame.

SPHÉROMÉTRIE s. f. (sfé-ro-mé- tri — rad. sphéromètre). Physiq. Art de mesurer les très-petites épaisseurs.

SPKÉROMÉTRIQUE adj. (sfé-ro-mé-tri-ke

SPHE

— rad. sphr'r orne trie). Physiq. Qui a rapport à la sphérométrie.

SPHÉROMIDE adj. (sfé-ro-mi-de — de sphérome, et du gr. eidos, aspect). Crust. Syn. de

SPHÉROMIKN, 1KNNE.

SPHÉROMYCÈTE adj. (sfé-ro-mi-sè-te — du gr. spkaira, sphère; mnkês, champignon). Bot. Se dit des champignons qui ont la forme de petites sphères.

SPHÉROMIB s. f. (sfé-ro-ml — du gr, sphatra, sphère; muia, mouche). Entom, Genre d'insectes diptères, de la tribu des muscides.

SPHÉROMIEN, IENNE adj. (sfé-ro-mi-ain, iè-ne — rad. spherome). Crust. Qui ressemble «U qui se rapporte au spherome.

— s. m. pi. Famille de crustacés isopodes, ayant pour type le genre spherome.

SPHÉROMORPHE s. m. (sfé-ro-mor-fe — du gr. sphaira, sphère : morphê, forme). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentnincros, (le la famille des lamellicornes, tribu des scarabées arénicoles, comprenant quinze espèces, qui habitent l'Amérique.

SPHÉROMORPHÉE s. f. (sfé-ro-mor-fé — du gr. sphaira, sphère; morphê, forme). Bot. Genre de plantes, de la famille des composées, tribu des sénécionées, comprenant trois espèces, qui habitent l'Asie tropicale et l'Australie.

SPHÉRONÈME s. in. (sfé-ro-nè-me — du gr. spliaira, sphère ; nêma, fil). Bot. Genre de champignons, type de la tribu des sphéronémés.

SPHÉRONÉMÊ, ÉE adj. (sfé-ro-né-mé — rad. sphéronème). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte au sphéronèine.

— s. m. pi. Tribu de champignons clinosporés, ayant pour type le genre spliéronème.

SPHÉROMTE s. f. (sfé-ro-ni-te). Echin.

Genre d'échinudermes crinoïdes, du groupe des cyslidées, comprenant plusieurs espèces fossiles des terrains anciens : Les sphéronites sont globuleuses et portées par un pédoncule rond et épais. (E. Baudement.)

SPHÉRONOÏDÉ, ÉE adj. (sfé-ro-no-i-dé).

Zool. Qui a une forma globuleuse.

— s. ni. pi. Groupe d'échinodermes, de la famille des encrines, caractérisé par une l'orme globuleuse.

SPHÉRONYQUE s. m. (sfé-ro-ni-ke — du gr. spkaira, sphère; onux, ongle). EnÉom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des cycliques, tribu des alticites, comprenant trois ou quatre espèces, qui habitent le Brésil.

SPHÉROPALPE s. m. (sfé-ro-pal-pe — de sphère, et de palpe). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des cycliques, tribu des cassidaires, dont l'espèce type habile le Brésil.

SPHÉROPÉE s, m. (sfé-ro-pé). Myriap.

Genre de myriapodes, de l'ordre des diplopodes, famille des polyxénides, formé aux dépens des gloméris.

SPHÉROPHORE s. m. (sfé-ro-fo-re — du gr. spkaira, sphère; pfioros, qui porte). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la famille des clavicornes, tribu des histéroïdes, comprenant deux espèces, qui habitent l'Espagne et l'Egypte.

— Bot. Genre de lichens, type de la tribu des sphérophorées, comprenant cinq ou six espèces, qui presque toutes croissent en Europe, au pied des arbres ou sur les rochers humides.

SPHÉROPHORE, ÉE adj. (sfé-ro-fo-ré — rad. sphérophore). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte au sphérophore.

— s. f. pi. Tribu de lichens endocarpes, ayant pour type le genre sphérophore.

SPBÉROPHORIE s. f. (sf'é-ro-fo-rî — du gr. sphaira, sphère; phoros, qui porte). Entom. Genre d'insectes diptères, de la famille des brachystomes, tribu des syrphides, comprenant dix espèces, qui habitent la France : Les sphéropeioriks ont la trompe menue. (E. Desmarest.)

SPHÉROPHYSE s. f. (sfé-ro-fi-ze — du gr. sphaira, sphère ; phusa, vessie). Bot. Genre de plantes, de la famille des légumineuses, de la tribu des lotées, comprenant trois espèces, qui croissent en Orient.

SPHÉROPIS s. m. (sfé-ro-piss — du gr. sphaira, sphère ; ops, aspect). Entom. Genre mille des cycliques, tribu des colaspides, comprenant deux espèces, qui habitent l'Amérique du Sud.

SPHÉROPLACIS s. m. (sfé-ro-pla-siss — du gr. sphaira- sphère ; plax, croûte). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des cycliques, tribu des colaspides, comprenant sept espèces, qui habitent 1 Amérique tropicale.

SPHÉRÛPLÉE s. f. (sféro-plé — du gr.

sphaira, sphère; pleos, plein). Bot. Genre U'aliiu'js til.i menteuses, de la tribu des confeiAaccui, formé aux dépens des eonferves,

SPIIÉ

et dont l'espèce type croit dans les eaux douces.

SPHÉROPOME s. m. (sfé-ro-po-me — du gr. sphaira, sphère ; pâma, couvercle). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des cycliques, tribu des alticites, dont l'espèce type habite l'Australie.

SPHÉROPSIDÉ, ÉE adj. (sfé-ro-psi-dé '■— rad. sphéropsis). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte au sphéropsis.

— s. m. pi. Tribu de champignons clino&porés, ayant pour type le genre sphéropsis.

SPHÉROPSIS S. m. (sfé-ro-psiss — du gr. sphaira, sphère; opsis, aspect). Bot. Genre de champignons, type du groupe des sphéropsidés.

SPHÉROPTÈRE S. m. (sfé-ro-ptè-re — du gr. sphaira, sphère; pieron, aile). -Entom.

Syil. d'iSOMÉRINTHB.

SFHÉROPTÉRIDE s. f. (sfé-ro-pté-ri-de — du gr. sphaira, sphère ; pteris, fougère). Sot. Genre de fougères, de la tribu des polypodiées, dont l'espèce type croît au Népaul. a Syn. de cyathée, autre genre de fougères.

. SPHÉRORHJNE s. m. (sfé-ro-ri-ne — du gr, sphuira, sphère ; rhin, nez). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des charançons, tribu des érirhinides, dont l'espèce type est originaire de Tritou- Bay.

SPHÉROSACME s. m. (sfé-ro-za-kme — du gr. sphaira, sphère; akrnê, pointe). Bot. Syn. de LANSIUM, genre de méliacées.

SPHÉROSIRE s, m. (sfé-ro-si-re — du gr. sphaira, sphère; seira, chaîne). Infus. Genre d'infusoires, de la famille des volvooes : Les sphbrosires diffèrent des uroglènes par l'absence de queue. (Dujardin.)

SPHÉROSOME s. m. (sfé-ro-so-me — du gr. sphaira, sphère; sôma, corps). Entora. Syn. de LEPTIK.

— Bot. Genre de champignons, du genre des tubéracés.

SPHÉROSPERME adj. (sfé-ro-spèr-me — de sphère, et du gr. sperma, semence). Bot. Qui a des graines globuleuses.

SPHÉROSPORE a. m. (sfé-ro-spo-re — de sphère, et de spore). Bot. Genre de champignons, de la tribu des sarcopsidés, section des tuberculariès.

SPHÉROSTEMME s. m. (sfé-rostè-me — du gr. sphaira, sphère; stemma, couronne). Bot. Genre d'arbrisseaux grimpants, de lu famille des schizaudracées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent dans l'Inde et les pays voisins.

SPHÉROSTÉPHANE s. m. (sfé-ro-sté-fane — du gr. sphaira, sphère; stephanos, couronne). Bot. Genre de fougères, de la tribu des polypodiées, dont l'espèce type croit dans l'Inde.

SPHÉROSTIGMA s. m. (sfè-ro-stig-ma — du gr. sphaira, sphère; stigma, stigmate). Bot. Genre de plantes , de la famille des onagrariées, formé aux dépens des énotheres, et comprenant plusieurs espèces, qui croissent dans l'Amérique du Nord et au Chili.

SPHÉROTE s, m. (sfé-ro-te — du gr. sphairàtos, arrondi). Entom. Genre d'insectes coléoptères hétéromères, de la famille des sténélytres, tribu des hêiopiens , comprenant une dizaine d'espèces, qui habitent 1 Amérique.

SPHÉROTÈLE s. m. (sfé-ro-tè-le). Bot.

Genre de plantes, de la famille des amaryllidées, dont l'espèce type, peu connue, croît au Pérou.

SPHÉROTHÈQUE s. ni. (sfé-ro-tè-ke — du gr. sphaira, sphère ; ihèkê, étui). Bot. Genre de plantes, de la famille des personnées, dont l'espèce type croît au Brésil.

SPHÉROTHÉRIEN, IENNE adj. (sfé-ro-téri-ain, i-è-ne — rad. sphérothérion). Myriap. Qui ressemble ou qui se rapporte au spherotérion.

— s. m. pi. Tribu de myriapodes, de la famille des gloniérides , avant pour type le genre sphérothérion.

SPHÉROTHÉRION s. m. (sfé-ro-té-ri-on — du „r. sphaira, sphère; thêrion, animal). Myriap. Genre de myriapodes diplopodes, de la famille des glomerides, type de la tribu des sphérothériens, dont l'espèce type vit au Cap .de Bonne- Espérance.

SPHÉROTILE s. m. (sfé-ro-ti-le — du gr. sphaira, sphère; tilos, ordure). Bot. Genre d'algues, d'une organisation des plus simples, formant une légère couche amorphe dans les eaux douces.

SPHÉROZOON s. m. (sfé-ro-zo-on — du gr. sphaira, sphère; zoon, animal). Infus. Genre d'animalcules microscopiques agrégés, du groupe des agastriques, dont l'espèce type vit dans les mers de Chine.

SPHÉROZOSME s. m. (sfé-ro-zo-sme — du gr. sphaira, sphère; aosma, ceinture). Bot. Genre d'algues, de la famille des desmidiées, comprenant quatre ou cinq espèces filamenteuses, verdàtres, qui croissent dans les eaux douces.

SPHÉROZYGE s. m. (sfé-ro-zi-je — du gr. sphaira, sphère ; zuyôo, je lie). Bot. Genre d'algues filamenteuses, de la tribu des nos-

SPIIE

tocinées, comprenaut une dizaine d'espèces: Les sphérozygiîs croissent dans les eaux douces et saumâires. (Brébisson.)

SPHÉRULACÉ, ÉE adj. (sfé-ru-la-sé — dimin, de sphère). Zool. Qui a la forme d'une petite sphère.

— s. f. pi. Foram. Syn. de sphérulées, famille de foraminifères.

SPHÉRULAIRE s. m. (sfé-ru-lè-re — dimin. de sphère). Helminth. Genre d'entozoaires filiformes, cylindriques, obtus aux deux bouts, trouvés dans l'abdomen de plusieurs espèces de borobus.

SPHÉRULE s. f. (sfé-ru-Ie — dimin. de sphère). Petite sphère. •

— Entora. Syn. de nanodb et de nanoph-ïe.

— Bot. Sorte de réservoir des corpuscules reproducteurs de certaines plantes, il Nom donné à des corpuscules oblongs qu'on trouve dans la rosette de certaines mousses, et dont ou ignore la nature propre.

SPHÉRULE, ÉE adj. (sfé-ru-lé — dimin. de sphère). Zool. Syn. de sphérulacé.

— Moll. Qui ressemble ou qui se rapporte à la sphérulite.

— s. m. pi. Moll. Famille de mollusques acéphales, de l'ordre des rudistes, ayant pour type le genre sphérulite.

— s. f. pi. Foram. Famille de foraminifères ou rhizopodes, comprenant les genres niiliole, mélonie, saracënaire, etc.

SPHÉRULITE s. f. (sfé-ru-li-te — dimin.

de sphère). Moll. Genre de mollusques acéphales, de l'ordre des rudistes, type de la famille des sphérulés, et comprenant plusieurs espèces fossiles des terrains crétacés: La sphérulite est une coquille bivalre, conique, adhérente. (Dujardin.) Les sphéhulites sont des coquilles que l'on ne trouve qu'à l'état de pétrification. (Al. Rouss.)

— Zncycl. Les sphérulites ont une coquille généralement pourvue à l'intérieur de lames, d'écaillés ou de rides horizontales, quelquefois pliasée en longueur ; elle forme un cône simple ou double ; ses deux valves sont en généra] très-inégales; l'inférieure est adhérente, soit par son sommet, soit par un de ses cotés, suivant sa forme, et présente quelquefois une ou deux arêtes à l'intérieur; la supérieure est plus ou moins conique ou aplatie. Au dedans, on trouve un birostre formé de deux cônes plus ou moins pointus, un peu arqués en dedans, dilatés quelquefois dans le sens horizontal, et un appareil accessoire presque aussi grand que les cônes. On ne connaît pas l'animal qui habitait cette coquille. En effet, les espèces assez nombreuses qui composent ce genre ne se rencontrent plus qu à l'état fossile; elles paraissent caractériser les terrains crétacés.

SPHÉRUS (dugr. sphairos, sphère, boule), sorte de divinité de la matière qui joue un grand rôle dans la philosophie d'Empédocie. A l'origine, la matière, suivant ce sage de 1'ahljquité, aurait été une espèce de boule parfaitement ronde, partout égale k ellemême et immobile ; c'est le Sphérus. Ce Sphérus contenait les quatre éléments des choses. D'abord tout était maintenu dans l*unité par une force souveraine, l'Harmonie; niais 1 Amitié (Philia) entre en lutte avec une autre force, la Discorde (Neikos). Dès lors, le Sphérus est arraché à son repos primitif. Les éléments confondus tendent, il est vrai, à se séparer; mais l'ordre n'est pas encore établi ; c'est le mouvement, ce n'est pas encore l'harmonie. Il .'judra que l'Amitié revienne encore organiser et apaiser ces éléments que la Discorde a séparés et agités. Tel est le double travail de séparation et d'organisation qui s'accomplit au sein de la matière dans le Sphérus. Y a-t-il un sens k celte genèse étrange? Comment s'explique cette conception bizarre, qui semble plutôt un rêve qu'une théorie philosophique? Suivant les uns, ce Sphérus n'est que la matière chaotique sous forme de boule; suivant les autres, ce Sphérus est le dieu suprême. Einpédocle, eu effet, en parle souvent en fort byaux termes. « Nous ne pouvons, dit-il quelque part, approcher de lui, nous ne pouvons le saisir m par la vue ni par le toucher; c'est seulement par la grande voie de la persuasion qu'il pénètre dans l'esprit. » (Collection Didol, Fragments d'Empédocie, vers 391. )Et plus loin il ajoute: « Il n'a ni la tête ni le corps d'un homme, ni bras qui naissent des épaules, ni pieds, ni genoux agiles; pur esprit, esprit saint et inti ni, dontla pensée rapide pénètre l'univers. »

D'après les citations que nous venons de faire, le Sphérus serait pour Einpédocle dieu et le monde tout ensemble. Aristote semble le croire, puisqu'il reproche à ce philosophe d'avoir contondu la force motrice et la matière elle-même. La vérité est que le Sphérus, comme tout le reste du système d'Empédocie, n'a rien de bien précis, Einpédocle, à la fois prêtre, pottte, théologien, philosophe, a cherché k réunir les inconciliables, et vouloir faire de lui, soit un pur ionien, soit un éléate rigoureux, serait un contre-sens.

SPHETTE, petit bourg de la Grèce, dans l'Attique, près d'Athènes.

SPHEX s. m. (sfèks — du gr. sphêx, guêpe). Eu loin. Genre d'insvetes hyn éaoptères, type

SPHI

' de la famille des sphégiens et de la tribu des sphégiides, comprennnt un grand nombre d espèces indigènes et exotiques : Les sphex

. censtruisent leurs nids dans tes trous qu'ils se creusent dans le sable. (H. Lucas.)

— Eacycl. Les sphex sont caractérisés par un corps assez long, pubescent ; la tête large ; les mandibules larges, arquées, bidentées; les ocelles placées en triangle sur le vertex ; les antennes setacées; le corselet long; l'écusson peu relevé; les ailes antérieures ayant une longue cellule radiale et trois cubitales; les jambes intermédiaires et postérieures munies d'une double rangée d'épines. Les nombreuses espèces de ce genre sont pour la plupart exotiques et habitent surtout les pays chauds ; quelques-unes habitent les contrées méridionales de l'Europe. Les sphex sont généralement d'assez grande taille et piquent fortement; ils se nourrissent du miel des fleurs. Ils construisent leur nid dans le sable, y déposent des insectes ou des arachnides qu'ils ont tués en les piquant avec leur aiguillon et pondent un Ceuf à côté de cette proie qui doit nourrir leur larve. Le sphex, rayé est long d'environ om,02, noir, avec la base de l'abdomen ferrugineuse, le bout du pédicule de l'abdomen noir et tous les autres segments bordés de blanchâtre ; on le trouve en Piémont. Le sphex des subies est noir, avec l'abdomen d'un noir bleuâtre, rétréci à sa base en un pédicule long, menu, presque conique; le second et le troisième anneau fauves. Le mâle a un duvet soyeux et argents sur le devant de la tête. La femelle creuse avec ses pattes, dans la terre, un trou as^ez profond dans lequel elle dépose une chenille, qu'elle tue ou blesse mortellement au moyen de son aiguillon, et y pond un œuf auprès d'elle. Elle ferme le trou avec des grains de sable, ou mémo avec un petit caillou. Il paraiiiait,"d'après quelques observations, qu'elle fait successivement, et en recommençant la même manœuvre, d'autres pontes dans le même nid. Cette espèce est assez répandue dans toute la France,

SPH1GGURE s. m. (sfig-gu-rc — du gr, sphi'/gà, je serre ; aura, queue). Main tu. Genre de mammifères rongeurs, de la famille des hystriciens, formé aux dépens des porcsépies. Il On dit au*si sphinguhe.

SPHINCTANTHE s. m. (sfain-ktan-te — du gr spliiyklos, resserré; anthos, fleur). Bot. Genre d'aï Oustes, de la famille des rubiacées, tribu des gatdéniées, dont l'espèce type croît à la Guyane.

SPHINCTE s. m. (sfain - kte — du gr.

sphiyklos, resserré). Entom. Gi-nre d'insectes hyménoptères, de la famille des iohiieuuioniens, tribu des ichneumonides, dont l'espèce type habite l'Europe.

SPHINCTER s. m. (sfain-ktèr — gr. sphiggtêr; de sphiygà, je lie, je serre. Ces muscles sont ainsi nommés parce qu'ils servent à fermer et k resserrer h's ouvertures ou conduits naturels. Quant au verbe sphint/à, il appartient sans doute à la même famille que le latin fit/o, je fixe, je lie, et même le grec phimos, corde. Eiclihoiï, cependant, le rutiaehe à la racine sanscrite spaç, serrer, rétrécir ; mais cette explication est moins probable). Anat. Muscle annulaire, servant k fermer ou à resserrer un orifice : Sphincters de l'anus, du vagin, de l'estomac. Il Sphincter de luuessie, Nom donné par quelques auatomisies aux fibres musculaires entre-croisées qui entourent le col de cet organe, mais qui ne constituent pas un musule distinct.

— Encycl. Sphincters de l'anus. Ils sont au nombre de deux, l'un interne ou supérieur et l'autre externe. Le premier, encore nomme par Winslow sphincter intestinal, esi formé par un bourrelet de fibres musculaires, à Om.lO ou on», 12 au-dessus de l'anus, bien qu'il n'appartienne pas par sa constitution (c'est un muscle à fibres lisses) à la classe ries muscles volontaires, il joue un rôle dans la rétention des matières fécales. Le second (anococcygien de l'anatoniiste Chaussier) est trèsépa.s. Il es-t situé au pourtour même de l'anus et monte le lony du rectum dans une étendue de 001,02 environ. Il peut se contracter sous l'influence de la volonté, mais il n'est jamais dans un état de relâchement complet, même pendant le sommeil.

— Sphincters de l'estomac, Sphincters au cardia et au pylore. V. estomac.

— Sphincter des lèvres. V. orbilvlairb dus

LÉVRliS.

— Sphincter du vagtn. V. constricteur du vagin.

SPHINCTÉRQSTIGMA s. m. (sfain-ktéro-sti-gina — du gr. sphigktêr , resserré; stigma, stigmate). Bot. Section des philodendrons, genre d'aroïdées.

SPHINCTÉRULE s. f. (sfain-kté-ru-le). Moll. Syn. de spinctérclk.

SPHINCTOCYSTE s. m. (sfain-kto-si-ste — du gr, sphigktos, resserré; kustis, vessie). Bot. Genre d'algues, de la famille des diatomées, formé aux dépens des surirelles.

SPH1NCTOLOBE s. m. (sfain-ktolo-be — du gr. sphigktos, resserré; lobos, gousse). Bot. Genre d'arbres de la famille des légumineuses, tribu des diJbergiées, voisin des pongamios, etcomprenaiit plusieurs espèces, qui croissent au Brésil.

SPHI

SPHINCTRINE s. f. (sfain-ktrî-ne). Bot.

Genre de champignons, de la famille des hyposylées, tribu des splïéropsidées, formé aux dépens des hypoxylon;:.

SÊHINDE s. m. (sfain-de). Entom. Genre d'insectes coléoptères hétéromères, de la famille des taxicorties, tribu des diapériales, formé aux dépens des nitidules, et comprenant deux espèces, dont l'une vit dans le nord et le centre de l'Iiurope et l'autre aux Etats- Unis.

SPHING1A ou SPH1NGIUS, montagne de la Grèce ancienne, dans la Beotie, près deThèbes. Elle tirait son nom du Sphinx, qui y avait établi sa résidence.

SPHINGIDE adj. (sfain-ji-de — ma. sphinx), Entom. Syn. de sphingien, ienne.

SPHINGIDE, ÉE adj. (sfain-ji-dé). Entom.

6ya. de sphingien.

SPHINGIE s. f. (sfain-jî). Bot. Syn. de

SPHINGION.

SPHINGIEN, IENNE adj. (sfain-ji-ain , iè-ue — rad. sphinx). Enfoui. Qui ressemble ou qui se rapporte au sphinx.

— s. m. pi. Tribu d'insectes lépidoptères crépusculaires, ayant pour type le genre sphinx : Les sphingiens comptent parmi les plus beaux lépidoptères. (Blanchard.)

— Encycl. Les sphini/ides ou sphingiens constituent une grande famille de lépidoptères crépusculaires, caractérisés par des antennes prismatiques, presque toujours terminées par un petit crochet; des palpes obtus, collés contre le front et recouverts de poils ou d'écaillés très-denses, qui ne permettent pas de distinguer les articles ; le corselet trèsrobuste; l'abdomen aussi large à la base que le corselet, plus ou moins allongé, le plus souvent eyUndro-eonique, quelquefois aplati en dessous et terminé carrément par un large faisceau de poils disposés en queue d'oiseau; les ailes très-eon>istantes, en toit incliné dans le repos, les supérieures longues et étroites, les inférieures très- courtes. Ces insectes ont presque tous un vol rapide et soutenu, qui a lieu généralement au crépuscule.

Les chenilles des sphingiens sont glabres, plus ou moins cylindriques, et ont presque toujours une corne sur l'avant-dernier anneau; elles se font remarquer, en général, par l'élégance de leur forme, la be.iuté de leurs couleurs et surtout l'étrangeté de leur attitude, comme nous le verrons au mot sphinx. Elles vivent sur les végétaux, et, bien qu'elles soient, en général, peu oommu- 'nes, ( lusieurs d'eutre elles exercent de notables dégâts sur nos cultures. Elles s'enfoncent en terre pour se métamorphoser en chrysalides eylindro-coniqiies, le plus souvent nues, quelquefois renfermées dans une coque formée de débris de terre ou de végétaux maintenus entre eux par des fils de soie»

Cette famille, si naturelle et si intéressante par la beauté et la taille plus ou moi us grande des espèces qui la composent, est formée de l'ancien genre sphinx et des nouveaux genres déiléphile, maeroglosse, smérinthe, thyrée, etc.

SPHINGION s. m. (sfain-ji-on — du gr.

sphigyo, je resserre). Bot. Syn. de mkllolouk, genre de légumineuses, de la tribu des lotées. Il On dit aussi sphingik.

SPH1NGOÏDE adj. (sfain-go-i-de — du gr.

sphigx, -pluux; eidos, aspect). Entom. Syn.

de SPHINGIEN, IENNE.

SPHINGÛÏDÉ, ÉE adj. (sfaic-go-i-dé). Entom. Syn. '.e sPHiNtfOÏDii.

SPHINGUBE s. ni. (sfain-gu-re). Mamm.

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