SPUR
amitié très-intime depuis près de dix ans; je l'avais suivi dans toute sa carrière politique ; j'avais mérité sa confiance et, le jour où il a été appelé aux affaires, il lui a semblé que ma place naturelle était auprès de lui, sans qu'il ait jugé à propos de me donner aucune espèce de titre, tel que celui de secrétaire général du ministère, ou de secrétaire particulier du ministre, on de directeur de tel ou tel service. Mon nom n'a jamais figuré au Journal officiel; je n'ai jamais touché de traitement. Associé à lui dos le 4 septembre, j'ai vécu pour ainsi dire de la vie de M. Gametla, etc. •
Ainsi formé aux grandes affaires de gouvernement, par 1 étude et la pratique, M. Spuller, lors de la fondation du journal la République française, en novembre 1871, fut désigné comme rédacteur en chef, sous la haute direction de M. Gambetta. Par ses aptitudes , l'abondance et la variété de ses connaissances, sa compétence en tant de matières différentes, Sa puissante facilité de travail, il a largement contribué à placer cette feuille au rang qu'elle occupe, et malgré sa modestie, son effacement volontaire, il est désormais classé parmi les publicistes les plus éminents de la presse française. Nous savons, en outre, qu'il occupe ses rares loisirs à des études et des travaux importants, notamment à une histoire dû clergé français depuis le xvue siècle jusqu'à nos jours, pour laquelle il a rassemblé de nombreux matériaux.
SPUMAIRE s. f. (spu-mè-re — du lat.
spuma, écume). Bot. Genre de champignons, type de la tribu des spumariés, comprenant une seule espèce, qui croît sur les graminées pendant l'été.
SPUMA-LUPI s. m. (spu-ma-lu-pi — du lat. spuma, écume; lupi, de loup). Ane. miner. Minerai de fer arsenical.
SPUMARIÉ, ÉE adj. (spu-ma-ri-é — rad.
spumaire). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte à la spumaire.
— s. m. pi. Groupe de champignons, de la tribu des coniogastres, ayant pour type le genre spumaire.
SPUME s. f. (spu-me — lat, spuma, écume). Pathol. Salive écumeuse qui se montre entre les dents, entre les lèvres, au fond do la gorge, dans certaines crises nerveuses.
SPUMESCENT, ENTE adj. (spu-mèss-san, an-te — du lat. spumescere, écumer). Qui ressemble à de l'écume, il Qui écume, qui jette de l'écume.
SPUMEUX, EUSE ndj. (spu-meu, en-ze — lat. spumosus; de spuma, écume). Rempli, couvert, mêlé d'écume : Liquide spumeux. Déjections spumeuses. Il Qui a l'apparence de l'écume : Les crachats spumeux viennent tantôt de ta bouche et tantôt des bronches. (Chôme!.)
SPUMOSITÉ s, f. (spu-mo-zi-té — du lat. spumosus, écumeux). Etat spumeux, qualité de ce qui est réduit en écume.
SPCRGEON (Cbarles-Haddon), célèbre prédicateur non-conformiste anglais, né à Kelvedon (comté d'Essex) en l834i Fils et petitfils de ministres de la secte des indépendants, il était destiné à remplir les mêmes fonctions; mais les études auxquelles il se livra en secret le décidèrent à adopter, malgré la volonté de ses parents, les doctrines des baptistes, et à entrer dans une de leurs congrégations de prédicateurs laïques. A l'âge de seize ans, il prononça son premier discours dans une chaumière du village de Teversham et obtint un tel succès, que, quelques mois plu3 tard (1851), la commune baptiste de Waterbeach le choisit pour ministre. La renommée de l'Kuruul prédicateur [Boy preacher) se répandit bientôt au loin, et, dans le cours de l'année 1852, il ne prononça pas moins de 300 serinons, soit dans les salles de réunion de ses coreligionnaires, soit en plein air. En 1853, il fut nommé ministre de la commune baptiste de New-Park-stceet-Ghapel à Londres, et ses prédications y attirèrent une foule d'auditeurs d'une classe plus élevée que ceux qu'il avait eus jusqu'alors. Bientôt même il ne fut plus question que de Spurgeon, dans les journaux de Londres, dont les articles, reproduits par les feuilles de province, répandirent ce nom dans toute l'Angleterre. L'affiuence d'auditeurs qui se pressait autour de lui prit en peu de temps des proportions telles, qu'après avoir, à diverses reprises, changé pour cause d'insuffisance le local ou il prononçait ses sermons, il vint, en 1856, s'établir dans la Surrey-music-Hall, le plus vaste local publie de Londres, qui peut contenir de 12 à 15,000 personnes. ■ Et cependant cette vaste salle suffit à peina à contenir le nombre incroyable de fidèles de toutes les classes qui, chaque dimanche, venaient entendre le jeune prédicateur, A la suite d'une terreur paniqua qui éclata en novembre 1856 dans ce nombreux auditoire et qui coûta la vie à plusieurs personnes, les admirateurs de Spurgeon résolurent de construire on édifice digne de lui, et aussitôt des souscriptions s'ouvrirent dans ce but, non-seulement en Angleterre, mais encore en Amérique, dans les Indes, en Australie, etc. Aux travaux que lui imposait l'administration religieuse de sa communauté le ministre ajoutait les pénibles fonctions de missionnaire ; ce fut ainsi qu'il prêcha, au profit de diverses entreprises philanthropi-