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ques, devant d'iminpnses réunions populaires au Palais de cristal de Sydenham, sur les dunes d'Epsom, sur les collines et dans les prairies qui avoisinent Londres, etc. La nouvelle église, qui prit le nom de Metropolitan-Tabernacle, fut terminée vers la fin de 1861. Cet édifice, dont les frais de construction s'élevèrent à 775,000 fr., renferme une salle destinée au service divin et contenant 6,000 personnes, des salles d'école pour 1,500 élèves, uno salle de prêche immense et divers autres locaux nécessaires pour le service administratif de la communauté. L'histoire de cette communauté, qui, depuis lors, n'a fait que s'étendre et gagner de nouveaux adhérents, présente un remarquable exemple do la liberté laissée aux sectes et à l'esprit d'initiative en Angleterre, et jette en même temps une lumière éclatante sur la situation religieuse de cette contrée. On a souvent comparé Spurgeon aux célèbres méthodistes Wesley et Whitfîeld ; mais les causes du succès qu'ils ont obtenu tous les trois sont loin d'être les mêmes. Tandis que les deux derniers sont surtout connus comme prédicateurs de l'Evangile, parmi les niasses pauvres et ignorantes du peuple anglais, le premier a surtout conquis sa réputation au milieu des classes moyennes de la société, qui ont trouvé dans la vivacité et la verdeur populaire du prédicateur baptiste une heureuse diversion à la monotonie et l'ennuyeuse lenteur du service divin anglican. Tandis que Wesley et Whitfîeld procèdent avant tout par l'attendrissement et le pathétique, Spurgeonagit au contraire presque uniquement par l'imagination et la fantaisie. Une voix sonore, puissante, une facilité d'élocution inouïe, une vivacité d'expression aussi simple que naturelle, un langage vigoureux et pittoresque, en un mot les talents d'un orateur populaire unis à ceux d'un austère prédicateur, telles sont les qualités qui font de Spurgeon uno figure unique jusqu'à ce jour dans l'Eglise protestante. La chaire est pour lui une tribune, et ses discours, presque toujours improvisés, sont recueillis par des sténographes et répandus par la presse dans le monde entier. Au point de vue dogmatique, il défend les doctrines des baptistes sur le baptême et sur la croyance à un royaume de mille années qui ne tardera pas k arriver. Comme organes de sa commune, il publie depuis 1859 le NeW-Park-street-Almack, et depuis 1865 le journal intitulé : l'Epée et lu IruelleJ^The Sword and Vie trowel). On a fait paraître une chrestomathie intitulée : Pierres précieuses extruites de Spurgeon (1859), et un recueil d'Anecdotes et dictons de Spurgeon
On a traduit en français un certain nombre des serinons et des discours de ce prédicateur, notamment : le Ciel et l'enfer (1858, in-18); la Besponsabilité des instituteurs des écoles du dimanche (1858, in-18) ; la Bésurrectiou spirituelle (1859, in-18); Courts fragments tirés des discours de Spurgeon (1862-1S63, 4 parties, in-!8); le Premier et grand commandement (1863, in-18); Ce que l'on doit haïr (1864, in-18); On ne se joue point du Christ (1865, in-18); Le Christ vainqueur (1870, in-18) ; Conversion ou perdition (1874, in-12); le Péché de l'incrédulité (1874, in-12), etc.
SPURINE s. f. (spu-ri-ne). Miner. Nom donné quelquefois au porphyre.
SPURINfc'A, augure romain qui prédit à César que le jour du 15 mars lui serait fatal. Ce fut en effet le 15 mars que César périt assassiné.
SPURINSA (Vestricius), général et poète romain, né l'an 23 de J.-C, mort au commencement du ne siècle de notre ère. Envoyé en 69 avec Annius Gallns contre Cecina, il fut assiégé par lui dans Plaisance, mais il le força à lever le siège. Sous Vespasien, suivant d'autres sous Trajan, il fit des expéditions heureuses contre les Germains et en particulier contre les Bructères. A son- retour, le sénat, sur la proposition de l'empereur, lui décerna une statue triomphale. Il avait composé des poésies lyriques qui ne sont pas parvenues jusqu'à nous. Quelques fragments, signés Vesprucius et qu'on attribue à Spurinna, ont été publiés par Barth en 1613, dans sa collection des Poets tatini venalici et bucolici, et par Axt, à Francfort, en 1840, sous ce titre : Spurinme reliquix lyricx.
SPURON s. m. (spu-ron). V. puron.
SPURZHEIM (Jean-Gaspard), célèbre médecin allemand, né à Longwich , près de Trêves, le 31 décembre 1776, mort à Boston le 10 novembre 1832. Son père, qui était un. paysan aisé et voulait faire de lui un pasteur, l'envoya faire ses études à Trêves, qu'il quitta en 1795 pour se rendre à Vienne. Dans cette ville, Spurzheim étudiait ta médecine, lorsqu'il connut le docteur Gall, dont il adopta les idées sur les fonctions cérébrales. « En 1800, j'assistai pour la première fois, dit-il, à un cours que M. Gall répétait da temps en temps h Vienne depuis quatre ans... Dès le coramenceiuent, je me sentis beaucoup d'attrait pour la doctrine du cerveau, et, depuis l'époque où j'en ai pris connaissance pour la première fois, je ne l'ai plus perdue de vue. Ayant fini mes études en 1800, je me réunis à M. Gall pour suivre particulièrement la partie anatomique... Nous avons quitté Vienne en 1805 pour voyager,.. Depuis cette époque jusqu'en 1813, nous avons fait ensemble tou-
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tes les observations. » Après avoir visité l'Allemagne, le Danemark, la Suisse .et la Hollande, les deux savants arrivèrent en 1807 à Paris, L'année suivante, ils exposèrent les premiers développements de leurs idées dans un mémoire présenté à l'Institut sous le titre de Recherches sur le système nerveux en général et sur celui du cerveau en particulier (1808, in-4°). Cuvier, chargé de faire un rapport sur la craniologie, critiqua vivement le système de localisation des facultés et la prétention émise par les auteurs du mémoire de pouvoir découvrir par l'inspection du crâne l'organisation intellectuelle et morale d'un individu. Gall et Spurzheim ne furent nullement ébnmlés par les objections de l'illustre savant. Ils établirent des cours publics pour répondre leur doctrine et firent paraître en 18t0 le premier volume de leur grand ouvrage intitulé : Analomie et physiologie du système nerveux ?n général et du cerveau en particulier, avec des observations sur la possibilité de -econnaitre plusieurs dispositions intellectuelles et morales de l'homme et des animaux par la configuration de leurs têtes (Paris, 1810- 1820, 4 vol. in-4°, avec 100 pi.), et réédité plus tard sous ce titre : Sur tes fonctions du cerveau et sur chacune de ses parties (Paris, 1822, 6 vol. in-8"). Le second volume de cet ouvrage n'avait pas encore paru, lorsqu'un 1813 Spurzheim quitta Gall et Paris et se rendit en Angleterre pour y répandre ses doctrines. A cette époque, les deux savants n'étaient plus entièrement d'accord. Spurzheim fit subir quelques modifications au système de Gall, ajouta huit organes k ceux de Gall : lesorgimes de Vhabitativité, de l'ordre, du temps, du juste, de la surnaturalilë, de l'espérance, de Vétendue et de la pesanteur, augmenta le nombre des protubérances crâniennes et modifia les noms d'un certain nombre de facultés et de penchants. A Londres, puis à Edimbourg, où il fonda en 1820 la première société phrénologique, il fit un assez grand nombre de prosélytes, malgré une vive opposition de la part des médecins. Après s'être fait agréger au collège des médecins de Londres (1817), il revint à Paris, s'y fit recevoir docteur en médecine en 1821, avec une thèse intitulée : Du cerveau sous le rapport anatomique, et ouvrit un cours de phrénotogie, nom qu'il avait substitué, dès 1818, k ceux de craniologie, de cranioscopie, sous lesquels était connue avant la science nouvelle (v. pheénologie). Le gouvernement fit fermer ce cours en 1822, comme destructeur des principes religieux et de l'ordre social. Suurzheim repassa en Angleterre trois ans plus turd pour y continuer son enseignement et ne revint en France qu'après la révolution de 1830. Il fit alors de nouveaux cours dans la capitale. C'est à partir de ce moment que la phrénotogie eut droit de cité, avec le saintsimonisme, le fouriérisme et tant d'autres nouveautés qu'une jeunesse ardente accueillait avec enthousiasme. Plusieurs citoyens des Etats-Unis ayant supplié Spurzheim de venir développer ses théories dans les grandes villes de l'Union, il se rendit à leurs vœux, partit pour l'Amérique en 1832 , mais fut emporté, peu de temps après son arrivée,
t>ar une attaque de typhus. Spurzheim a puilié, en collaboration avec Gall, outre les ouvrages précités : Des dispositions innées de l'âme et de l'esprit; Du matérialisme, du fanatisme et de ta liberté morale (Paris, 1812, in-8«), et divers articles dans 1 Encyclopédie des sciences médicales. Seul, ce savant remarquable, qui s'est laissé égarer par l'esprit de système, a écrit de nombreux ouvrages, soit en français, soit en anglais. Nous citerons de lui : Observations sur la phrénologie ou la Connaissance de l'homme moral et intellectuel (Paris, 1810, in-so); The Pkysiùgnomical Systems of Gall and Spurzheim (Londres, 1815, in- 8°), dont il publia un abrégé sous le titre d'Oullines of the physiognomicaî Systems (is 1 5, in-12) ; Observations on the diseased manifestations of the mind (Londres, 1817, in-S°), son meilleur ouvrage, qui a été traduit en français sous co titre : Observations sur la folie (1818, in-B°) ; Examination of the objection made against the doctrines of Gall and Spurzheim (Edimbourg, 1817, in-8°); Essai philosophique sur la nature morale et intellectuelle de l'homme (Paris, 1820, in-8°); A view of the elementary principles of éducation (Edimbourg, 1821, in-12), traduit en français (1822, in-s°); Précis de phrénologie (Paris, 1825, in-12); Phrenology (Londres, 1825, in-8°); A vieil) of the philosophical principles of phrenology (Londres, 1825, in-8°); Phrenology in ils cunnexion with the study of physiognomy (Londres, 1826, in-8°); The Anatomy of brains (Londres, 1826, in-8°); Sketch of the natural law ofman (1828, in-12) j Manuel de phrénologie (Paris, 1832, in-12).
SPUTATEUR s. m. (spu-ta-teur — du lat.
sputator, celui qui crache), Erpét. Nom vulgaire d'une espèce de lézard qui habite les Antilles, il On l'appelle aussi cracueur.
SPUTATION s. f. (spu-ta-si-on — du lat, sputare, cracher). Pathol. Action de cracher; crachement : Sputation fréquente.
SPYRIDIE s. f. (spi-ri-dî — du gr. spuridion, petite corbeille). Bot. Genre d'algues filamenteuses des mers tempérées.
SPYRIDION s. m. (spi-ri-di-on — du gr.
spuridton, petite corbeille). Bot. Genre d'arbustes, de la famille des rhamnces, tribu des
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phylicées, dont l'espèce type croît en Australie.
SQUADRONISTE s. m. (skoua-dilo-ni-ste — de l'Haï, squadrone, escadron). Hist. ecclés. Cardinal qui, dans un conclave, n'appartient à aucune coterie.
SQUALE s. m. (skoua-le — latin squalus, mot qui est peut-être de la même famille que ie grec skutax, skullos, chien, jeune chien ; grec moderne kouloki, petit chien, que Pictet rapproche du sanscrit kâulêyaka, chien ; kulûkshulâ, chienne, de kula, famille, maison, l'animal domestique par excellence. Le persan ghôlin, petit chien, avec gh pour /c,et l'irlandais cuileann, erse eu ilean, chien, kymrique colwyn, ont sans doute la même origine), Ichthyol. Genre de poissons cartilagineux, de la famille des sélaciens, comprenant un grand nombre d'espèces, répandues dans les diverses mers : La mer du Nord a une espèce nommée squale dentelé, que l'on dit aussi terrible que le requin. (A. Guichenot.) Les squales sont j doués, à ta partie antérieure du corps, d'un réservoir abondant d'une malivre huileuse. (V. de Bomare.) C'estparrni les squales que se présentent les plus gros poissons connus. (Duméril.) C'est dans le grès vert qu'apparaissent les squalks, lesquels ont remplacé à la fois les poissons sauroïdes et les sauriens nageurs. (A. Maury.)
— s. m. pi. Famille de poissons cartilagineux, ayant pour type le genre squale : Plusieurs genres de squales diffèrent essentiellement des raies par leur mode de dentition. (Valenciennes.)
— Encycl. Les poissons du genre squale ont un corps allongé, diminuant de grosseur a mesure qu'il s'éloigne de la tète ; il est recouvert d'une peau coriace presque toujours chagrinée, c'est-à-dire couverte d'une infinité de petits tubercules rugueux, arrondis et osseux. La queue est grosse et charnue ; la tête presque toujours aplatie; le museau est soutenu par trois branches cartilagineuses qui tiennent à la partie antérieure du crâne, avec quelques vestiges des maxillaires , des intermaxillaires et des priranxillaires. Les yeux sont situés sur les côtés de la tête.
Le genre squale, vulgairement connu sous le nom de chien de mer ou de requin, renferme quelques espèces fort remarquables par leur voracité, leur grande taille, et dill'ère cependant fort peu de celui des raies. En effet, les caractères distinctifs des raies sont surtout tirés de leur aplatissement; on comprend dès lors qu'entre celles qui sont Je moins aplaties et les squales qui le sont le plus la différence doit être minime. Mais quelque rapport qu'il y ait entre ces deux genres, les espèces les plus éloignées présentent une organisation et des mœurs trèsdifférentes. On doit à Broussonnet une excellente monographie de ce genre. Il a le premier débrouillé les espèces. Depuis, Bloch et Lacépède s'en sont occupés, et Cuvier a mis la dernière main à cette classification.
Parmi le genre squale, les poissons les plus connus sont: le requin proprement dit, le rousset, le marteau, l'humantin, l'ange. Nous renvoyons aux articles spéciaux pour ces différents noms, ne devant nous occuper ici que du squale dans l'acception générale du mot. La tête est toujours aplatie, comme nous l'avons déjà vu, mais elle varie cependant de forme dans toutes les espèces. Tantôt elle est terminée par un museau arrondi, tantôt par un museau pointu. Quelquefois elle se prolonge en une longue corne année de dents latérales, ou s'élargit en forme de T. Leur bouche, toujours placée en dessous, présente une large ouverture longitudinale. Leurs lèvres sont petites en comp% raison des autres organes et ne sont pas susceptibles d'allongement. Leurs dents, la plupart du temps triangulaires, aplaties et disposées sur plusieurs rangs, ne sont point enchâssées dans les mâchoires, mais simplement implantées dans. un muscle cartilagineux. Elles sont mobiles à la volonté de l'animal, c'est-à-dire qu'à l'état de repos elles Sont couchées en arrière les unes sur les autres, mais qu'au moment de saisir la proie ! elles se redressent et présentent perpendiculairement leurs pointes pour pouvoir l'arrêter 1 et la déchirer. Ces dents tombent assez facilement, mais elles se reproduisent de J même. Leur langue est courte, épaisse, dure \ au toucher et retenue par dessous par un i frein. Toute la partie antérieure de la tête est criblée de trous, d'où suinte continuellement une liqueur huileuse qui se répand sur ! le corps, pou^ le lubrifier et faciliter son passage dans l'eau. Les narines se voient en avant des yeux et sont organisées de manière à donner le plus grand développement au sens de l'odorat. Leur orifice peut être diminué ou entièrement fermé à volonté. Les ouvertures des branchies, placées au-dessus des nageoires pectorales, ne sont pas très-larges ; elles sont trunsverses, un peu courbées et privées d'opercules, mais se ferment par une peau musculeuse; rarement il y en a plus de cinq. Chaque branchie présente deux rangs de filaments et est engagée dans une membrane très-mince. La plupart des squales, outre leurs ouvertures branchiales, ont encore, comme les raies, deux évents placés derrière les yeux , lesquels leur servent à rejeter l'eau surabondante qui est entrée par leur bouche ou par leurs branchies.
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Si de la description extérieure de ranimai on passe à l'anatomie interne, on trouve que le cerveau est petit. Le cœur n'a qu'un ventricule et qu'une oreillette, mais cette dernière a une grande capacité. L'aorte est fermée par une valvule composée de trois pièces et se divise en trois branches, près de ia tête, pour aboutir aux branchies postérieures. L'estomac est très-grand, plus long que large, et se termine par un intestin grêle très-petit qui débouche dans un côlon court, mais très-large, replié sur lui-même en spirale et fixé dans cette position par la membrane interne du péritoine. Le foie se divise en deux lobes inégaux et allongés. La vésicule du fiel est eu S ; la rate est longue, et toutes les parties servant à la digestion sont abondamment pourvues de suc gastrique qui accélère singulièrement la décomposition des aliments. On s'explique ainsi la voracité extraordinaire du squale. Chez les mâles, les vaisseaux spermatiques, ou la laite, sont divisés en deux portions qui ont une longueur égale au corps. Les ovaires de la femelle sont de la même grandeur. De chaque côté de l'anus et un peu en arrière, on voit dans les mâles un long appendice, ou fausse nageoire, renfermant plusieurs osselets qui servent en se recourbant à les fixer contre leurs femelles pendant l'accouplement. Cette organisation est d'ailleurs presque la même que l'appendice des raies mâles, mais le nombre des osselets qui les composent est moins considérable. M. Jacobson a porté son attention sur un organe composé de dix tubes qui se réunissent dans une cavité sphéroïdale remplie d'une humeur visqueuse. Ces organes sont placés sous la peau de la tête et de la grande nageoire des squales. Cet observateur a reconnu qu'ils servaient au sens du toucher et étaient l'analogue des moustaches chez les chats. C'est ordinairement au printemps que les mâles et les femelles se recherchent; ils s'unissent l'un à l'autre de manière à faire coïncider les ouvertures de leurs anus, en s'aidant de l'organe à osselets dont nous venons de parler plus haut. Ils restent ainsi accouplés jusqu'à ce que les œufs les plus voisins de l'ouverture aient été fécondés. On sait, en effet, qu'il y a plusieurs accouplements de ce genre par saison et que les femelles mettent bas leurs petits successivement et à des époques plus ou moins éloignées selon les espèces, et aussi, sans doute, selon la température de l'eau ambiante.
Les diverses espèces de squales que l'on a observées sont ovovivipares, c'est-a-dire que leurs œufs éclosent dans leur ventre et successivement; mais il arrive quelquefois, et dans certaines espèces plutôt que dans d'autres, que ces œufs sont expulsés avant le complet accroissement de l'embryon qu'ils contiennent, ce qui n'empêche pas les embryons de venir à bien. On trouve sou vent sur les bords de la merdes œufs de squale rejetés par le flot et vides. Leur forme est presque la même que celle des œufs de raie. Us ressemblent à une sorte de petit coussin parallèlogrammatique de couleur verdâtre, de nature coriace, terminé à chaque angle par des filaments longs et déliés. C'est toujours de chair que vivent les squales; ils ne recherchent pas seulement les poissons et les mollusques, mais les oiseaux de mer et en général tout ce qui peut les nourrir. Les grandes espèces ne craignent pas d'attaquer l'homme. On prétend que les noirs sont plus exposés que les blancs à devenir la proie de ces terribles animaux, grâce à une odeur plus forte qu'exhalent les nègres, odeur qui, dit-on, attire les squales de plus loin. On a même dit, mais l'esprit se refuse à accepter l'idée d'une semblable sauvagerie, que dans les pays à esclaves les blancs prennent pour se baigner la précaution de se faire entourer par une sorte de cordon sanitaire de nègres, ces malheureux étant aïnii les premiers exposés aux fureur des squales qui sont si communs dans les mers tropicales. On mange habituellement plusieurs espèces de squales, mais toutes ont en général la chair coriace et peu agréable au goût. On tire parti de la peau de quelques-uns de ces animaux sous le nom de chagrin, de peau de requin ou chien de mer. Cette peau, qui, comme on l'a déjà vu, est couverte de tubercules très-durs, à surface inégale, est très-propre pour le polissage du bois en ébénisteiie.Les gaîniers en font aussi une grande consommation, pour confectionner toutes sortes d'étuis, de boîtes à bijoux ou de fourreaux de poignard; les objets ainsi fabriqués sont très-recherchés. On a trouvé des squales pétrifiés et très-souvent leur dépouille osseuse en assez bon état de conservation. Leurs dents sont depuis longtemps connues sous les noms de glossopètres, odoniopètres, langues de pierre ou langues de serpent, parce qu'on a cru que c'étaient des langues de serpent pétrifiées. On a débité d'ailleurs sur ce sujet une foule d'absurdités qu'il est inutile de répéter.
SQUALIDE adj. (skoua-li-de — lat. squalidus, même sens). Néol. Sale, malpropre : Les escaliers sont effondrés; les murs crasseux, squalides, suen.1 la misère et ta moisissure par d'immenses crevasses qui serpentent jusqu'au plafond. (Privât d'Anglemont.) || Peu usité.
SQUALIDE adj. (skoua-li-de — de squale, et du gr. eïdos, aspect). Ichthyol. Qui ressemble ou qui se rapporte au squale.
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— s. m. pi. Famille de poissons cartilagineux, ayant pour type le genre squale.
— Encycl. Les squalides comprennent tous ' les piacoïdes qui ont des branchies adhérentes par leur bord externe, le corps allongé, des pectorales médiocres et des aents tranchantes, triangulaires ou élancées. Ils ont commencé à exister dès les terrains jurassiques et ont augmenté de nombre jusqu'à l'époque moderne. Quelques espèces fossiles sont connues par les empreintes de leur corps; mais le plus souvent on n'a que des fragments. On trouve quelquefois des vertèbres discoïdales, de la forme d'une dame k jouer; mais la plupart des espèces ne sont
! connues que par leurs dents. On les subdivise 1 en deux tribus, fondées sur ce que les uns . ont des dents dentelées et les autres des dents à bord lisse. Les squalides à dents dentelées comprennent les requins, les glyphis, les carcharodons, les carcharopsts, les ehilodus, les milandres, les corax, les galcocerdos, les aeilopos, les hemipristis, les grisets, les marteaux, les aiguillât». Les squalides à dents | lisses comprennent les otodus, les oxyrhinas, les lamies', les odontaspis, les oxytes, les sphénodus, les gomphodus, les uncistrodons, les scylliodus, les thyellinas.
SQUALIDE, ÉE adj. (skoua-li-dé). Ichthyol. Syn. de squalide.
SQUALlDIEN,IENNEadj.(skoua-H-di-ain, i-é-ne — rad. squale). Ichthyol. Qui ressemble à un squale.
— s. m. pi. Famille de poissons fossiles, qui a pour type le genre squale.
— Encycl. Les squalidiens constituent un sous-ordre des poissons piacoïdes plagiosto-
1 mes. On comprend sous cette dénomination les espèces à corps allongé, à queue grosse et charnue, à pectorales médiocres, à ouver-
■ tures branchiales latérales, à yeux placés sur les côtés de la tête. Nous les divisons en quatre familles : les squalides, à bouche ouverte en dessous de la tête, à dents triangulaires, comprimées et tranchantes; les hyba-
! doutes, à dents coniques, à corps inconnu ; lâ3 eestraciontes, k formes semblables à celles des squalides, k dents aplaties ; les sgualidines, à bouche fendue au bout du museau et à pectorales plus grandes que dans les squales. Les squalidiens étaient tous réunis dans le
I genre squale de Linné.
SQUALID1TÉ s. f. (skoua-li-di-té — rad.
J squalide). Etat de ce qui est sale, malpropre. I 11 Peu usité.
SQUALIE s. m, (skoua-Il — rad. squale). Ichthyol. Genre de poissons, de la famille des eypriuoïdes, qui habite l'Italie.
SQUALIN, INE adj. (skoua-iain, i-ne). Ichthyol. Syn. de squalide.
SQUALINÉ.EE adj. (skoua-li né). Ichthyol. Syn. de squalide.
SQUALODON s. m. (skoua-lo-don — de squale, et du gr. odons, dent). Alamm. Genre de mammifères cétacés, du groupe des dauphins, qui ne se trouve plus qu'à l'état fossile.
SQUALORAYA s. m. (skoua-lo-ra-ia — do squale, et du gr. rate, raie). Ichthyol. Genre de poissons fossiles, tenant à la fois des squales et des raies, et plus connu sous le nom de spinacorhine.
SQUAME s. f. (skoua-me — du lat. squama, écaille), Pathol. Nom donné à de petites lames de l'épiderme, qui se détachent à la suite de certaines inflammations du tissu cutané : Le crépi, tombé par écailles comme les squames d'une peau malade , mettait à nu des briques disjointes. (Th. Gaut.)
— Bot. Nom donné aux bractées qui composent le périclinè de certaines fleurs,
— Encycl. Pathol, Les squames sont de petites écailles blanchâtres, d'aspect quelquefois nacré. Elles sont essentiellement formées par une superposition plus ou moins considérable de lames épidermiques, et elles fournissent leur principal caractère aux maladies superficielles de la peau connues sous le nom de squameuses. Ces maladies sont ; l'ichthyose et la lèpre.
SQUAME, ÉE adj. (skoua-mé). Mamin. Syn.
de squamébn, éenne.
SQUAMÉEN, BENNE adj. (skoua-mé-ain, é-è-ne — du lat. squama, écaille), Zool. Qui a le corps couvert d'écaillés.
— b. m. pi. Maram. Syn. d'ÉDKNTÉs, ordre de mammifères.
SQUAMELLE S. /. (skoua-mè-le — diitiiti. de squame). Petite squame,
— Infus. Genre d'infusoires systolides ou rotateurs, de la famille des polytroques, qui paraît devoir être réuni aux lépadelles.
— Bot. Nom donné quelquefois aux appendices du clinanthe 'des synanthérèes.
SQUAMELLIFÈRE adj. (skoua-mèl-li-fère — de squametle, et du lat. fero, je porte). Bot. Qui porte des squamelles.
SQUAMELLI-FIMBRÏLLÉ.ÉEadj. (skounmèl-li-fain-bri-llé ; Il mil. — de squamelle, et de fimbrille). Bot. Se dit du clinanthe des synanthérèes, quand il porte des squamelles et des rïmbrilles.
SQUAMELLULE s. f. (skoua-mèl-lu-le — dimin. de squamelle). Bot. Nom donné aux
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parties qui constituent l'aigrette des synanthérées. Il Nom donné par quelques auteurs à de petites écailles qui sont placées à l'orifice de la corolle de certaines plantes.
SQUAMÉRIE s. f. (skoua-mé-rl — desquame, et du gr. meris, partie). Bot. Syn. de lathrée