‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 659 sur 1059 · STAR · texte numérisé non relu

STAR

corps, la poitrine gris noirâtre et le ventre blanc. Cet oiseau habite le Kamtscbatka et les îles voisines, et a des habitudes qui rappellent celles du macareux moine. Il vit en troupes, sans s'éloigner beaucoup des îlots et des rochers, et n'a pas de retraite fixe, mais entre dans le premier trou qu'il rencontre pour y passer la nuit. La femelle pond, en juin, un seul œuf, d'un blanc ponctué de brun, qu'elle dépose simplement sur le sable ou sur la roche nue.

Ce starique a si peu d'instinct et de méfiance, qu'il donne dans les pièges les plus grossiers; aussi le prend-on facilement par un moyen à la fois si simple et si étrange, que le fait paraîtrait k peine croyable s'il n'était attesté par des auteurs très-sérieux et de bonne foi. « Les habitants des pays où il vit, dit M. Z. Gerbe, vont le soir au bord de la mer, s'asseyent et retirent leurs bras des longues et larges manches de leurs casaques qui , étant composées de bandes de peaux cousues ensemble, sont roides, ne s'affaissent point et restent ouvertes comme si le bras les remplissait. Ils laissent ces manches pendantes sur le rivage et demeurent immobiles. L'oiseau s'approche du rivage, le soir, prend l'ouverture de ces manches pour celle d'un terrier, et il y entre, suivi de plusieurs de ses compagnons; on n'a plus alors que la peine de les tuer. » Mais cette chasse rapporte bien peu, car la chair de l'oiseau est dure et à peine mangeable, et le plumage ou le duvet ne peuvent être enlevés qu'avec la peau.

Le starique ci'istatelle n'est pas plus gros qu'une caille; il a le plumage noir en dessus, un trait blanc au-dessus de l'œil, quelques lignes blanches, formées de plumes effilées et soyeuses, vers le haut du cou, quelques traits brun-rouille sur le dos; le croupion gris clair, le ventre gris, fouetté de taches longitudinales brunes, les pieds rougeâtres. Mais, ce qiu le distingue surtout, c'est une sorte de crête ou de huppe, composée de six à huit plumes à barbes accolées qui , partant du front, se recourbent en avant sur le bec. Cette espèce habite les côtes de la Sibérie et les archipels du nord de l'océan Pacifique. Quant au starique ancien, il n'est connu que par des descriptions, et aucun des auteurs modernes n'a jamais pu le revoir.

STARITZA, ville de la Russie d'Europe, dans le gouvernement et à 68 kilom. S.-O. de Tver, sur le Volga; 4,000 hab. Exploitation de pierres calcaires.

STARU (William), médecin anglais, né à Birmingham en 1742, mort en 1771.11 fit ses études littéraires et philosophiques k Glascow et alla étudier la médecine à Edimbourg;, où Cullen, lui reconnaissant d'éminentes aptitudes, lui accorda sa protection et son amitié. En 1765, Stark quitta Edimbourg pour aller k Londres. Sous la direction de \V. Monter, il s'appliqua k perfectionner ses connaissances anatomiques; élève de l'hôpital Saint- George, il se livra en même temps à l'observation attentive des maladies et à des expériences suivies sur les fluides animaux. De retour à Londres, après avoir pris, en 1767, à Leyde, le grade de docteur en médecine, il commença, au mois de juin 1769, avec l'encouragement de Prigle et de Franklin, ses expériences sur le régime et les diverses sortes de substances alimentaires, expériences qui ruinèrent sa santé et le mirent au tombeau à l'âge de vingt-neuf ans, victime de son amour pour la science. Stark avait noté les désordres organiques qui constituent la phthisie pulmonaire, de manière k donner une histoire presque complète des tubercules. 11 a scrupuleusement décrit les altérations folliculaires intestinales de ia fièvre typhoïde, et tracé de main de maître le tableau de plusieurs autres maladies. Les deux seuls écrits que nous ayons de lui sont : Spécimen exhibons historias et dissectiones dysenlericorum (Leyde, 1766, in-4°) ; Works, consisling ofclinical and mialomical observations (Londres, 1788, in-40).

STARK (Jean-Chrétien), médecin allemand, né à Ossmannstadts en 1753 , mort à Iéna en 1811. Reçu docteur en médecine k Iéna en 1777, il devint successivement professeur extraordinaire de médecine dans cette université, professeur ordinaire en 1784, directeur en second de la maison d'accouchements, médecin et conseiller à la cour de Saxe-Weimar, et fut nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1808. Parmi ses écrits, nous citerons : De tetano ejusque speciebus prtecipuis (Iéna, 1777); De unioersali nuperrime celebraio adjunctoque recto opii usu in graviditale,partu et puerperio (Ièna, 1781); Dissertaiio sistens scrofularum naturam (Iéna, 1803); De oculo humano ejusque affectibus (Iéna, 1804) ; Ùe vermibus in locis insolilis repertis (Iéna, 1804).

STARK ( Pierre ) , philologue allemand.

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