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le côté faible de cette critique. Nous sommes de ceux qui jugent plus utile et en même temps plus digne de l'homme de « chercher avec douleur que d'ignorer avec foi. »
« Stello, dit à son tour M. Gustave Planche, marque une phase nouvelle dans le talent de M. Alfred de Vigny. C'est le plus personnel, le plus spontané de ses livres, au moins en ce qui regarde la pensée; car le style de Stello est plus châtié, plus condensé, plus volontaire que celui de Cinq -Mors. Quelquefois même on regrette que l'auteur ne se soit pas contenté d'une première et soudaine expression. Il a voulu mettre de l'art dans chaque page , dans chaque phrase et presque d;ms chaque mot. Peut-être eût-il mieux fait d'être moins sévère pour lui même et de se livrer plus souvent aux caprices de l'inspiration. L'idée mère de Stello a de lointaines mais profondes analogies* avec Moïse. N'est-ce pas, en effet, la tristesse désabusée du législateur hébreu traduite sous une autre forme? Entre la mélancolie plaintive, quoique résignée, du prophète et le désenchantement douloureux du poSte moderne on aperçoit une parenté très-réelle. Les poëtes sont les enfants perdus de l'humanité, et l'on conçoit irès-bien qu'Alfred de Vigny, pour développer le thème qu'il avait choisi, ait jeté les yeux sur trois figures solennelles et mornes, Gilbert, Chatterton et André Chénier, trots noms ^u'on ne peut prononcer sans douleur... Que répondre à ceux qui voient dans l'expression franche et complète d'une unité individuelle un anathème hautain contre la société? Je ne sais qu'une réponse convenable à de pareilles accusations ; c'est d'inviter sérieusement le public à méditer le livre. Ce qu'il y a de beau, ce qu'il y a de neuf, d'éclatant et de durable dans Slello, c'est l'exquise chasteté de l'exécution, la pudeur antique du style... En y réfléchissant mûrement, on conçoit qu'une autre forme plus rapide et pju.s précise, roman, drame ou tragédie, nous eût privés de bien des pensées qui s'emhatonnent à merveille dans le triple récit; que bien des rêveries , qui se trouvent serties entre les épisodes de la narration comme un rubis entre les plis d'une feuille d'argent, auraient perdu dans l'isolement l'éclat qu'elles réfléchissent et qui double leur valeur. Stel'o est, dans la carrière littéraire d'Alfred de Vigny, comme un point d'orgue dans une Sonate, comme une revue avant la bataille, comme une prière à bord du navir<> qui va quitter le port. •
STELLOGNATHE s. m. (stèl-Io-gh/ia-te — ■du gr. stello, je replie; gnathos, mâchoire). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des longicornes, tribu des lamiaires, comprenant plusieurs espèces, qui vivent à Madagascar.
STELLONIEs. f. (stèl-lo-nl — du lat. Stella, étoile). Echin. Genre d'astérides, formé aux dépens des astéries.
STELLULE s. f. (stèl-lu-le — du lat. stel' lula, diiiiin, de Stella, étoile). Bot. Disque foliacé qui, dans certaines mousses, termine les tiges.
STELLULE, ÉE adj. (stèl-lu-lé — du lat. stellula, dimin. de Stella, étoile). Hist. nat. Qui a la forme d'une petite étoile.
STELLULINE s. f. (stèl-lu-li-ne — dimin. de stettule, qui est lui-même un dimin. du lat. Stella, étoile). Bot. Genre d'algues, d ; la tribu des conjuguées, formé aux dépens des zygnèmes.
STELLUTI (François), littérateur italien, né à Eabriano en 1577. Il fut un des membres les plus zélés de l'Académie des Lincei et fit de vains efforts pour maintenir l'existence de cette société savante après la mort du prince Cesi, qui la protégeait. Les principaux ouvrages de Stelluti sont : un Trattato det legnù fossile nuovamente scoperto {Traité sur du bois fossile nouvellement découvert) (Rome, 1637, avec 13 fig. en cuivre] ; une traduction de Perse en vers libres (Rome, 1637) et un ouvrage intitulé : Délia fisionomia di tutto il corpo umano di Gio. Batlista délia Porta, in tavole sinottiche ridotla (Rome, 1637, in-i»),
STELMIE s. f. (stèl-mî — du gr. sflma, ceinture). Helminth. Genre de vers néinatoïdes, dont l'espèce type vit dans les intestins des eongres.
STÉMATOSPERME s. m. (sté-ma-to-spèrme — du gr. slemma , couronne; sperma, graine). Bot. Syn. de nastus, genre de graminées.
STEMEB (Nicolas-François-Xavier) , statisticien fiançais du xvme siècle, né à Metz. Il entra dans les bureaux du commissaire de la province des Trois-Evêchés et parvint à l'emploi de secrétaire de l'intendance. Cette position lui ayant permis de recueillir des renseignements de tout genre sut Metz et la contrée environnante, il publia un Traité du département de Metz (Metz, 1756), qui donne une foule de détails géographiques et statistiques sur le pays messin. Stemer fit ensuite paraître pendant longtemps chaque année le Journal ou Calendrier de Metz, dans lequel on trouve, entre autres choses, des renseignements historiques, et statistiques (Metz, depuis 1758 jusqu'en 1771, in-80, et 1776).
STEMMACANTHE s. m. (stèmm-ma-kan-te — du gr. stemma, couronne ; akantha, épine).
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Bot. Syn. ou section du genre rhapontic, de la famille des composées carduacées.
STEMMADÉN1E s. f, (stèmm-ma dê-nl — du gr. stemma, couronne; adént glande). Bot. Genre d'arbres et d'arbrisseaux, de la famille des apocynées, comprenant plusieurs espèces qui croissent sur les côtes ouest de l'Afrique tropicale.
STEMMASIPHON s. m. (stèmm-ma-si-fon
— dugr. slemma , couronne; siphon, canal). Bot. Syn. de SYMPLoque, genre d'arbres.
STËMMATE s, m. (stëmm-ma-te — du gr.
stemma, couronne). Entom. Nom donné aux yeux lisses placés au-dessus de la tête chez certains ordres d'insectes.
STËMMATIQUE adj. (stèmm-ma- ti-ke — rad. slemmate). Entom. Qui a rapport aux stemtnates.
STEMMATOPE s. m. (stèmm-ina-to-pe — du gr. stemma, couronne ; paus, pied). Mamm. Genre de mammifères amphibies, formé aux dépens des phoques.
— Encycl. Les stemmatopes sont caractérisés par leur tête surmontée d'un organe particulier dont, la nature n'est pas connue ; ie crâne développé; le museau étroit et obtus ; les tnâchelières à racines simples, courtes et lurges, etsiriées seulement à leur couronne. Leur formule dentaire est à peu près celle de l'homme , sauf deux incisives de moins à lu face inférieure. Le stemmatope mitre, appelé aussi phoque à crête, est long de 2 à 3 mètres ; son pelage est doux et long, laineux en dessous, nnir chea les vieux individus, argenté inférieurement , blanc et gris chez les jeunes ; le sac dilatable qui recouvre la tète est revêtu de poils courts et bruns. Le mâle est remarquable par la dilatation de la peau entuurant les narines, qui se gonflent, se boursouflent surtout à l'époque des amours et simulent de véritables vessies. Cette espèce vit sur les côtes du Groenland et des Etats-Unis.
STEMMATOPIN. INE adj. (stemm-ma-topain, i-ne — rad. stemmatope). Mamm. Qui ressemble ou qui se rapporte au stemmatope.
— s. m. pi. Groupe de mammifères amphibies, du genre phoque, correspondant au genre stemmatope.
STEMMIULE s. m. (stèmm-mi-u-le — du gr. stemma, couronne, et de iule). Myriap, Genre de myriapodes diplopodes, de la famille des iuiides, dont l'espèce type habite la Colombie.
STEMMODONTIE s. f. (stèmm-mo-don-tl
— du gr, stemma, couronne; odous, dent). Bot. Syn. de médelih, genre de composées.
STÉMODIE s. f. (sté-mo-dl — du gr. stêmôdêx, liinnieiiteux). Bot. Genre de plantes, de la famille des personnées, tribu des gratiolées, comprenant environ vingt-cinq espèces, qui croissent dans les régions tropicales de l'Asie et de l'Amérique.
STÉMONA s. m. (sté-mo-na — du gr. stémon, filament). Bot. Syn. de roxburghia.
STÉMONACANTHE s. m. (sté-mo-na-kante — du gr. slèntôn, filament, et de acanthe). Bot. Genre d'arbrisseaux, de lu ftimille des acanthacées, comprenant dix espèces, qui croissent en Amérique.
STÉMONE s. f. (ste-mo-ne — du gr. stêmân, filament). Bot. Genre de plantes, de la famille des asparaginées.
STÉMONITE s. m. (sté-tno-ni-te — du gr. slèmôn, filament; onilis, fumier). Bot. Genre de champignons filamenteux.
STÉMONURE s. m. (sté-mo-nu-re — du gr.
slêmo'n, étamine; mira, queue). Bot. Genre d'arbres et d'arbrisseaux , rapporté avec doute à la famille des olacinées, et comprenant plusieurs espèces, qui croissent à Java.
STÉMOPTÈRE s. m. (sté-mo-ptè-re — du gr. slêmôn, étamine ; pteron, aile). Bot. Syn. d'ApTÉRiK, genre de burmaiiniacées.
STEMPHYLION s. m. (stain-fi-li-on — du gr. slêmôn, filament; phu/lion, petite feuille). Bot. Genre de champignons.
STÉN, STÉNÊO ou STÉNO, préfixe qui signifie étroit, et qui vient du grec sténos, même sens. Ce mot grec représente exactement le sanscrit statuts, selon Eichhoff, de la racine sanscrite stai, serrer, enclore.
STÉNACTIS s. m. (sté-na-ktiss — du préf. stén, et du gr. uklis, rayon). But. Genre de plantes, de Ta famille des composées, tribu des astérèes, formé aux dépens des asters.
STÉNANDRE s. m. ( sté-nan-dre — du préf. stén, et du gr. anêr, mâle). Bot. Genre de plantes, de la famille des acanthacées, comprenant une vingtaine d'espèces , qui croissent dans l'Amérique tropicale.
STÉNANTHE s. m. (sté-nan-te— du préf.
stén, et du gr. anthos, fleur). Bot. Genre de plantes, de la famille des melauthacées, voisin des varaires, dont l'espèce type croit dans l'Amérique du Nord.
STÉNANTHÈRE s. m. (sté-nan-tè-re ->-du.
préf. stén, et de anthère). Bot. Genre d'arbustes, de la famille des épacridées, tuibu des styphéliées, dont l'espèce type croit en Australie : Le rténanthère à feuilles de pin.
STÉNARRHÈME s. m. (sté-na-rè-ne — du préf. stén, et du gr. arrhên, mâle). Bot, Genre
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de plantes, de la famille des labiées, qui doit être réuni aux sauges.
STÉNASPIS s. m. (sté-na-spiss — du préf. stér, et liu gr. aspis, écusson). Entora. Genre d'insectes coléoptères tètramères, de la famille deslongicorn.es, tribu des cérambycins, comprenant quatre espèces, qui habitent le Mexique et la Colombie.
STEN AY, en latin Astenidum, ville de France (Meuse), ch.-l, de cant., arrond. et à 15 kilom. S.-O. de Montmédy, près de la Meuse; pop. aggl. , 2,036 hab. — pop. tôt. , 2,575 hab. Forge, l'une des plus importantes du département ; scierie hydraulique, tuilerie ; fabrication de chandelles, biscuits et macarons renommés. Celte ville, assez bien bâtie dans un large bassin que la Meuse fertilise, est trèsancienne, uinsi que le prouvent ies nombreuses antiquités qu'on y a récemment découvertes. Elle fut une des résidences des rois d'Austrasie, et elle est citée dans les capitulaites de Charles le Chauve sous le nom d'Ascenidum. Elle était fortifiée et avait une citadelle entourée de cinq bastions. Elle appartint aux comtes de Bar depuis le xn° siècle, sous la suzeraineté des comtes de Luxembourg. Au traité de Crespy, Charles-Quint la réclama comme comte de Luxembourg. Le vicomte de Turenne la prit ainsi que le château en 1591 ; peu de temps après, elle fut reprise et resta en la possession des ducs de Lorraine jusqu'à l'époque de sa cession à la France (IG41). Pendant la guerre, en 1650, Stenay était devenue la place d'armes des mécontents, qui s'y réfugièrent et firent un traité avec les Espagnols. Louis XIV l'assiégea et ia prit en 1654 ; c'est là que ce prince lit ses premières armes. La. prévôté de Stenay tut, par le traité des Pyrénées, rendue k la famille de Condé, qui l'a conservée jusqu'en 1791.
STENBOCK (Magnns, Comte i>E), général Suédois, né à Noi thalen en 16C4, mort à Copenhague en 1717. 11 servit pendant la guerre des alliés contre la France sous les princes de Waldeek et de Baden. En 1700, il suivit Charles XII en Russie, en Pologne et en Saxe. En 1707, il se rendit en Scanie comme gouverneur général de cette province. En 1709, il leva îles troupes pour résister à l'invasion des Danois et remporta sur eux la victoire d'Helsingborg. Il pénétra ensuite en Allemagne, battit, en 1712, une armée saxodanoise et fit brûler AUona. Mais il fut en- Suite assiégé dunsTœnningen par une armée combinée de Danois, de Saxons et de Russes, forcé de se rendre, emprisonné à Copenhague, et il mourut dans un obscur et humide cachot. Le récit qu'il y écrivit de ses malheurs et de ses souffrances a été inséré, en 1773, dans un recueil suédois d'anecdotes.
STENCORE s. m. (stan-ko-re). Entom.
Forme altérée de sténocoride : On trouée des stencorks dont le corselet est armé d'une pointe mousse ou d un tubercule latéral. (V. de Boraare.)
STENDAL, ville de Prusse, province de Saxe, régence et k 62 kilom. N.-E. de Magdebourg, chef-lieu du cercle de son nom, sur l'Uchle; 6,650 hab. Tribunaux civil et criminel ; gymnase; synagogue. Manufactures d'étoffes de laine et de coton, cuirs, toiles. Patrie de Winckelmann.
STENDÀRD1 (Charles-Antoine), voyageur italien, né à Sienne en 1721, mort le 6 juillet 1764. A l'âge de vingt ans, il fit un voyage en Asie Mineure. Plus tard, il fut employé par le gouvernement toscan eu Turquie et k Alger. On a de lui les ouvrages suivants : Saygio ustronomico (Alger [Florence], 1752, in-8") ; Inni (Livourne, 1763, in-8", rig.) ; Governo e commercio d'Algieri; [ielazione délia peste d'Algieri, neyli anni 1752-1753; Météore ed altri fenomeni osservuti in A Igieri, nel 1753; Ilelazione délia morte di Mehemet Pascià (11 décembre 1754); Descrizione d'un viaggio al Vesuuio; Divinazione sopva la luce, dans le tome XIII de la Nuova raccoltn Calogtrana. On trouve dans ce même volume, p. 25, unélogedeStendardi par J.-B.Passeri.
STENDHAL, pseudonyme de Beyle. V.
BliïI.E.
STÈNE s. m.(stè-ne — du gr. sténos, étroit). Eutoin. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la famille des brachélytres, type de la tribu des sténiniens, comprenant environ cent vingt espèces, qui habitent l'Europe, l'Afrique et l'Amérique: Si l'on saisit /e Stène au milieu du corps, le labre se relève bientôt et la lèvre s'abaisse. (H. Lucas.) i'i Syn. de margue ou thibolie, autre genre d'insectes.
— Encycl. Les slènes ont pour caractères : des antennes insérées près du bord interne des yeux, terminées par une massue de trois articles; les yeux gros; l'extrémité des mandibules fourchue ; les palpes maxillaires plus longues que la tête; le corselet presque cylindrique; les pattes longues, k tarses simples. Ces insectes sont tous de très-petite taille, de couleur noire, souvent garnis d'un duvet court, soyeux et luisant. Ils se trouvent dans les lieux humides et au bord des eaux, marchent avec beaucoup d'ugilité et s'envolent aisément. Si on les saisit, ils recourbent en haut touto l'extrémité de leur abdomen, comme les staphylins, et en font soriir deux appendices. Ils sont carnassiers et se nourrissent d'autres insectes. Ce genre
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comprend plus de vingt espèces, qui toutes habitent l'Europe.
STÉNELMIS s. m. (sté-nèl-miss — du préf. stén, et de elmis). Entom. Genre d'insectes coléoptères tètramères, de la tribu des limniides, comprenant deux espèces, qui vivent aux environs de Paris. Il Syn. de lvmnÉh, nutre genre d'insectes.
STÉNÉLYTRE adj. (sté-né-li-tre — du préf. stén, et de élytre). Entoin. Qui a les élytres étroits.
— s. m. pi. Famille d'insectes coléoptères hétéroinères, caractérisée surtout par des élytres étroits : Les steneI.ytr.es sont généralement plus agiles que les taxicornes, (Chevrolat.) Les antennes des sténélytres sont filiformes ou sétacées. (H. Lucas.)
— Encycl. Les sténélytres sont des insectes à têle ovoïde, sans cou ou rétrécissement brusque à sa ba.-<e , et dont les mâchoires n'ont point û'ongie corné; mais leurs antennes sont de grosseur a peu près égale ou s'ammuissent vers leur extrémité, iis ont des ailes et paraissent vivre à l'état de larve dans les bois ou sous les écorces des arbres. C'est là aussi et sur les fleurs qu'on les trouve le [dus souvent, lorsqu'ils se sont développés. Les uns ont tous les articles des tarses ou du moins ceux des postérieurs entiers. Ils se rapprochent du genre ténébrion de Linné et pourraient être réunis à celui des hélops de Fabricius. Chez ces insectes, tantôt les articles postérieurs des tarses sont entiers et l'avant-dernier des quatre antérieurs est divisé en deux lobes, comme dans les serropalpes, qui ont les antennes composées d'articles pour la plupart cylindriques et allongés; les palpes maxillaires en scie, avec le dernier article en forme de hache allongée; tantôt les articles de tous les tarses sont entiers. Tels sont les hallomënes, dont les mandibules sont éehancrées à leur extrémité ou terminées par deux dents, et qui ont les palpes presque filiformes; le dernier article des maxillaires est presque cylindrique. Les pythes ont aussi les mandibules échancrées a leur pointa, mais leurs palpes maxillaires sont terminées par un article plus grand, en forme de hache ou de triangle renversé, et leur corps est très-aplati. Les hélops ont encore les mandibules terminées par deux dents, le dernier article des maxillaires grand, en forme de hache ou de triangle renversé, mais leur corps est épais, convexe ou arqué et oblong. Les nilions sont semblables aux hélops, quant aux. mandibules et aux palpes maxillaires, mais iis ont le corps hémisphérique, avec les antennes presque grenues. Ils sont tous de l'Amérique méridionale. Les cistèles, très-voisins des hélops, n'ont pas d'échnnerures à l'extrémité des mandibules. On les trouve sur les fleurs.
Les autres ont le pénultième article de leurs tarses bilobé ou profondément échancré. Ces hétr-romères ont souvent les étuis mous ou flexibles et se rapprochent des cantharis et des méloés. Ils ont tous leurs mandibules terminées par deux dentelures et les palpes plus grosses à leur extrémité. Le dernier article des maxillaires est ordinairement en forme de hache ou triangulaire. On peut les rapporter à un genre principal, celui des lagries. Tantôt les yeux sont allongés, avec une échancrure remarquable au milieu du côté interne, et près de laquelle les antennes sont insérées. Les mélandryes, ont la lèvre à peine échaticrée ou entière , les pulpes maxillaires terminées par un article trèsgrand, en forme de hache allongée, et le corps ovale ou elliptique avec la tête inclinée et le corselet en trapèze. Les lagries ont aussi la lèvre entière ou presque entière , comme les précédents, mais leurs palpes maxillaires sont terminées par un article en triangle renversé, et leur tête et leur corselet sont plus étroits que l'abdomen. Les antennes sont souvent presque grenues, quelquefois un peu plus grosses vers le bout, et varient un peu selon les sexes. Les étuis sont ordinairement flexibles. Les calopes ont la lèvre profondément échancrée , le devant de la téie un peu avancé en museau et les antennes en scie. Le corps est fort allongé, avec ia tête et le corselet plus étroits que l'abdomen. Les nothus, dont fa lèvre est profondément éïhancrée, ont des antennes simples. Le corps est allongé, étroit et presque cylindrique. Le dernier article des p dpes maxillaires est fortement en hache. Les cuisses postérieures sont renflées dans l'un des sexes. Parfois les yeux sont globuleux, très-entiers ou k peine échancrés, et les antennes sont insérées au devant d'eux. La tète s'avanc i forme de museau, et dans plusieurs en lurnie de trompe. Les étuis sont souvent fort rétrécis vers leur extrémité. Les cuisses postérieures sont renflées dans plusieurs maies. On trouve ces insectes sur les fleurs. Les œdémères ont le corps étroit et allongé, avec les étuis flexibles, les antennes composées d'articles longs, cylindriques, insérées très-près des yeux. Le museau est court et les palpes maxillaires sont terminées par un article en forme de hache allongée. Les sténostomes sont semblables aux œdémères par la forme du corps, la consistance des émis et la composition des antennes, mais ils ont un museau aussi long que le reste de la tête et portant les antennes. Le dernier article des palpes maxillaires est presque cylindrique, Les rhiuomacères ont
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le corps ovale, avec le corselet en trapèze, des étuis fermés et les antennes composées d'articles courts, en cène renrvesé ou un peu en scie. Ils ont une grande affinité avec les. bruches et les charançons, surtout par le rétrécissement en forme de trompe de l'extrémité antérieure de leur tête.
STÉNÉO, préfixe. V. stén.
STÉNÉODON s. m. (sté-né-o-don — du préf. sler.éo. et du gr. odous, dent). Mamm. Genre de mammifères pachydermes fossiles.
STÉNÉOFIBBE s. m. (sté-né-o-fi-bre — îma prêt, sienéo, et de fibre). Mamm. Genre de mammifères rongeurs fossiles, du groupe des castors.
STÉNÉOSAORE s. m. (sté-né-o-sô-re — du préf. sténéo, et du gr. sauros, lézard). Erpèt. Genre de reptiles sauriens fossiles, du groupe des crocodiles.
STÉNÉOTHÉRIUM s. m. (sté-né-o-té-riomm — du préf. sténéo, et du gr. tkérion, bête sauvage). Mamm. Genre de rongeurs fossiles.
STÉNEPTÉRYX s. m. (sté-nè-pté-rikss — du gr. sténos, étroit; pterux, aile). Entom. Genre d'insectes diptères, de la famille des pupipares, comprenant plusieurs espèces, qui vivent en parasites dans les nids d'hirondelles.
STENGEL (Georges), théologien allemand, né à Augsbourg en 1585, mort k Ingolstadt en 1651. Il fut membre de la Société de Jésus et fut pendant vingt ans professeur, puis recteur du collège de Dillingen. On trouve la liste de ses ouvrages dans la Bibliotheca soc. Jesu de Southwell. Les plus connus d'entre eux sont un ouvrage de polémique religieuse intitulé r Anti-Torlor Bellarminiamts (Ingolstadt, 1610, iu-8°), et une dissertation, De monstris et monstrosis (Ingolstadt, 1647, in-8o).
STENGEL (Jean-Petersohn), mathématicien allemand du xvno siècle. Il est l'auteur d'un traité de gnomonique qui parut à Ulm en 1679 (in-8u), en allemand, et l'année suivante en latin sous ce titre : Gnomonica universalis, sive praxis amplissima geomeirice describendi horologia salaria, cum 235 figuris (in- 12; Ulm, 1731, in-8<>, 2e édit.).
STENGEL (F.-Chnrles), bénédictin allemand, ne en Bavière dans les premières années du xvne siècle. Il a composé un certain nombre de livres de piété, parmi lesquels on cite celui qui est intitulé : Josepltus, hoc est sanctissimi educatoris Christi... ac sterne Virginis Maris sponsi. Kits historia (Munich, 1616, pet. in-8<>), avec gravures du célèbre Huns ou Jean Sadeler. On a encore du Père Stengel un ouvrage intitulé : Alonasteriologia,. in qua insignium monasterioi'um fumiliie sancti Benedicti in Germants origines, fundatores clarique viri, etc., sre inciss oculis subjiciiinlur (Augsbourg, 1619 et 163S, 2 vol. in- fol.).
STENGEL (Henri), général français, né en Bavière, tué à la bataille de Mondovi le 17 avril 1796. Après avoir servi dans les gardes palatines, il entra, en 1762, dans l'armée française comme sous-lieutenant au ré giment d Alsace, devint lieutenant en 1765, capitaine en 1769, major en 1788, colonel dans les premières années de la Révolution, enfin maréchal de camp en 1792. Ayant demandé à De pas servir contre son ancien souverain l'électeur palatin, lorsque celui-ci eut pris part k la coalition contre la France, Stengel fut considéré cotnnie suspect et emprisonné; mis en liberté après le 9 thermidor, il fut envoyé k l'année d'Italie, et concourut, sous Seherer, à la victoire de Loano.
STÉNHOLME s. m. (sté-nol-me — du préf.
stén, et du gr. holmos, cylindre). Entom. Genre d'insectes coléoptères hétéromères, de la famille des mélasomes, tribu des tentyrides, dont l'espèce type vit nu Pérou.
STÉNIAS a. m. (sté-ni-ass — du gr. sténos, étroit). Entom. Genre d'insectes coléoptères tètramères, de la famille des longicornes, tribu des lamiaires, comprenant quatre espèces, qui habitent les régions tropicales.
STÉNIDÉE s. f. (sté-ni-dé — du préf. stén, et du gr. eidos, aspect). Entom. Genre d'insectes coléoptères tètramères, de la 'famille des longicornes, t»ibu de3 lamiaires, dont l'espèce type habite le midi de la France.
STÉNIDIE s. f. (stè-ni-dl — du préf. stén, et du gr. eidos, aspect). Entom. Genre d'insectes coléoptères petnamères, de la famille des carabiques, tribu des troncatipennes , dont l'espèce type vit au Sénégal.
STÉNIE s. f. (sté-ni — du gr. slettos, étroit). Entom. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, de la tribu des pyralides, dont l'espèce type babite la France.
— Bot, Genre de plantes épiphytes, de la famille des orchidées, tribu des validées, dont l'espèce type croit dans l'Amérique tropicale.
STÉNIE s. f. (sté-nl — gr. slénia, même sens). Antiq. gr. Fête athénienne dans laquelle on s'injuriait mutuellement.
— Encycl. Castellanus ne dit qu'un mot de cette fête; Meutsius la confond avec celle de Thésée, ou plutôt il no la connaissait pas. Les premiers éditeurs de la comédie d'Aris-
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tophane intitulée : les Femmes célébrant la fête de Cérès, avaient mis dans le texte de cet auteur Tijvieta-i; les éditeurs de Genève corrigèrent et mirent & la place 6i|<moim. Menrsius, qui se servait de cette dt-ruière édition, cite de cette manière le passage d'Aristophane sans rien dire de plus. Nous allons donc suppléer au silence de ces deux savants.
Aristophane parle des sténies dans la comédie déjà citée. aElleauraitdu, dit-il, avoir ia première place aux sténies, aux scires et aux autre? fêtes que nous célébrons. » D'où nous concluons que les sténies étaient une fête que les femmes célébraient entre elles D'ailleurs, Suidas ne nous laisse aucun doute à cet égard. • Les sténies, écrit-il, sont des fêtes particulières aux femmes. •
L'ouvrage le plus explicite sur ce sujet, c'est le lexique manuscrit de Photius, « Les sténies, dit ce lexique, sont une fête célébrée k Athènes et, mémoire du retour de Cerès. La nuit de cette fête, les femmes se plaisantent et se raillent les unes les autres. C'est ainsi, ajoute-t-il, que s'exprime Eubulus. t
Cet Eubulus est probablement le poète de la moyenne comédie, assez fréquemment cité par Athénée et par d'autres auteurs. Quant a l'usage des femmes de se plaisanter mutuellement, il tirait sans doute son origine de ce qui arriva à Cérès elle-même. Pluton ayant enlevé Proserpine, Cérès chercha sa tille par toute ta terre. Arrivée à Eleusis sous la figure d'une vieille femme, elle fut reçue dans la maison de Celée, roi du pays. Cérès, en proie k un violent chagrin, ne voulait pas goûter aux mets qui lui étaient servis; mais une jeune esclave de Métanire, femme de Céléc, lit, par mille plaisanteries aimables, diversion à la douleur de Cérès et, k force de railleries charmantes, la força k rire.
Donc les sténies étaient k Athènes une fèto que les femmes célébraient entre elles, durant la nuit, et au temps où les blés donnent de grandes espérances. Les femmes s'y livraient k la joie, se raillaient et se plaisantaient mutuellement. Ces particularités pourraient faire croire que les sténies faisaient partie des thesmophories ou des éleuMiiiennes ; mais celles-ci se célébraient au mois boédromion et celles-là au mois pyanepsion, tandis que les sténies avaient lieu au commencement du printemps.
STÉNINIEN, IENNE adj. (sté-ni-ni-ain, i-è-ne — rad. slène). Entom. Qui ressemble ou qui se rapporte au stène.
— 8. m. pi. Tribu d'insectes coléoptères, de la famille des brachélytres, ayant pour type le genre stène.
STENKO (Razin), révolté russe. Cosaque d'origine, écartelé k Moscou en 1611. La bande dont il faisait partie avait été incorporée dans l'armée russe sous les ordres do Dolgorouki. La guerre terminée, les Cosaques se retirèrent sans demander l'autorisation du commandant, qui fit arrêter et pendre le chef. Les Cosaques exaspérés se révoltèrent et mirent a leur tète Steuko qui, pour intéresser la religion au succès de la cause, accueillit les sociniens chassés de Pologne et favorisa la propagation de leur doctrine. Après avoir surpris la ville de Faïk et menacé les frontières de la Perse, Slenko assiégea Astrakhan. Le czar, effrayé, offrit sa grâce au rebelle, qui, tout en l'acceptant, n'en continua pas moins ses déprédations. Steuko prit Astrakhan, lutta pendant cinq ans contre les urinées russes et s'approchait de Moscou, quand il fut trahi et livré au czar, qui le fit écarteler.
STÉNO, préfixe. V. stkn.
STENO (Michel), doge de Venise, mort le 26 décembre 1413. Dans sa jeunesse, il s'attira parcertaines intrigues galantes l'inimitié de Marino Falieri. C'est pour se venger de Sténo que celui-ci trama la conspiration de 1355. Sténo fut élu doge en no\embre 1400. Ce fut pendant son gouvernement qu'eut lieu la guerre contre François de Carrare, prince de Padoue, et le supplice de ce prince et de ses fils par ordre du conseil des Dix.
STÉNOBÉE, épouse de Prœtus, roi d'Argos. Bellérophon, réfugié à la cour de ce prince après le meurtre de son frère, ayant méprisé l'amour qu'elle lui témoignait, elle l'accusa auprès de son époux d'avoir voulu la séduire, parvint à lui faire arracher la vie et se tua elle-même après la mort du jeune heros.
. STÉNOCARDIAQUE adj. (sté-no-kar-di-ake — rad. slénocardie) . Pathol. Qui u rapport à la sténocardie ; Affection sténocarduqub.
STÉNOCARDIE s. f. (sté-no-kar-dl — du préf. sténo, et du gr. /cardia, cœur). Pathol. Angine de poitrine.
STÉNOCARPE s. m. (sté-no-kar-pe — du préf. sténo, et <lu gr. karpos, fruit). Bot. Genre d'arbustes, de la lamille des protéacèes, tribu des grévillées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent en Australie et à ia Nouvelle- Calédonie.
— Encycl. Les sténocarpes sont des arbrisseaux à feuilles alternes, sinuées ou entières, glabres, k fleurs disposées en ombelles uxillaiies et terminales, auxquelles succèdent des follicules allongés linéaires. Les espèces peu nombreuses de ce génie croissent en Australie et k la Nouvelle-Calédonie. Le sténocarpe de Cunningham est un magnifique
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arbrisseau, à grandes feuilles ordinairement sintiées ou pennatifides ; ses fleurs, disposées en larges ombelles latérales, sont longues de de o™,03 a 0m,04, d'un bel orangé écarlate, jaune doré au sommet. Celte espèce se cultive en serre tempérée, comme les banksies; elle demande de la terre de bruyère mêlée de gros fable et des ariosements modérés en hiver.
STÉNOCÉL1E s. f. (sté-no-sé-lî — du préf. sténo, et du gr. koilos, creux). Bot. Genre de plantes, de >a famille des ombellifères, tribu des pachypleurées, dont l'espèce type croit sur le Caucase et sur les montagnes de l'Asie centrale.
STÉNOCÉPHALE s. in. (sté-no-sé-fa-le — du préf. sténo, et du gr. kepkatê, tête). Erpét. Genre de reptiles batraciens, réuni par plusieurs auteurs au genre engystome.
— Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des charançons, tribu des érirhinides, comprenant deux espèces, qui habitent l'Afrique australe. Il Genre d'insectes hémiptères, de la tribu des coréides, groupe des anisoscèlides, dont l'espèce type habite la France.
STÉNOCÈRE s. m. {sté-no-sè-re — du préf. sténo, et du gr. keras, corne). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des charançons, comprenant quatre espèces, dont trois vivent au Brésil et la quatrième à Java, il Genre d'insectes hyménoptères, de ta famille des chalcidiens, tribu des eneyrtites..
STÉNOCERQUE s. m. (sté-no-sèr-ke — du préf. sténo, et du gr. kerkos, queue). Erpét. Genre de reptiles sauriens, delà famille des stellionides, dont l'espèce type habite la Bolivie.
STÉNOCHARB s. m. (stè-no-ka-re — du préf. sténo, et du gr. charis, beauté). Entom. Genre d'insectes coléoptères hétéromères, de la tribu des piméliaires , comprenant une quinzaine d'espèces, qui habitent l'Afrique australe,
STÉNOCHEJLE s. m. (sté-no-kè-le — du préf. sténo, et du gr. cheilos, lèvre). Entoin. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de !a famille des çarabiques, tribu des troncâtipennes, comprenant deux espèces, qui habitent la Guyane et le Brésil.
STÉNOCHIE s. f. (sté-no-kî). Entom. Genre d'insectes coléoptères hétéromères, de la tribu des hélopiens, comprenant plus de soixante espèces, la plupart d'Amérique, et quelques-unes de l'Asie et de l'Afrique tropicales : La STÉNOCHIE rufipède se trouve au Brésil. {H. Lucas.)
STÉNOCH1LE s. m. (sté-no-ki-le — du préf, sténo, et du gr. cheilos, lèvre). Bot. Genre d'arbustes, de la famille des myoporinées, comprenant une dizaine d'espèces, qui croissent en Australie.
STÉNOCHLÈNE s. f. (sté-no-klè-ne — du préf. sténo, et du gr. chlaina, enveloppe). Bot. Genre de fougères, de la tribu des polypodiées.
STÉNOC1NOPS s. m. (sté-no-si-nops).
Crust. Genre de crustacés décapodes brachyures, de la famille des oxyrhinques, tribu des maïens, formé aux dépens des crabes, et dont l'espèce type vit sur les côtes de l'Ile de France.
STÉNOCIONOPS s. in. (sté-no-si-o-nopss).
Crust. Syn. de sténocinops.
STÉNOCLINE s. m. (sté-no-kli-ne — du préf, sténo, et du gr. klinê, lit). Bot. Genre de plantes, de la famille des composées, tribu des sénècionées, voisin des gnaphales, comprenant plusieurs espèces, qui croissent à Madagascar et au Brésil.
STÉNOCNÈME s. ni. (sté-no-knè-me — du préf. sténo, et du gr. knêmê, jambe). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la famille des lamellicornes, tribu des scarabées anthobies, dont l'espèce type habite l'Afrique australe.
STÉNOCORIDE s. m. (sté-no-ko-ri-de — du préf. sténo, et du gr. koris, punaise). Entoin. Genre d'insectes hémiptères, de la tribu des coréides, dont l'espèce type habite le midi de l'Espagne.
STÉNOCORYNE s. m. {sté-no«ko-ri-ne — du préf. sténo, et du gr. koruné, massue). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des charançons, comprenant deux espèces, qui habitent l'Australie.
— s. f. Bot. Genre de plantes, de la famille des orchidées, tribu des vandées, dont l'espèce type croit à la Guyane.
STÉNODACTYI.E s. m. (sté-no-da-kti-le — du préf. sténo, et du gr. daktulos, doigt). Erpét. Genre de reptiles sauriens, formé aux dépens des geckos, et dont l'espèce type habite l'Egypte.
— Entom. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de" la famille des lamellicornes, tribu des scarabées coprophages, dont l'espèce type vit au Brésil.
STÉNODE s.' m. (sté-no-de — du gr. sienodés, étroit, resserré). Helminth. Genre de vers nématoïdes, du groupe des sclérostomes, dont l'espèce type vit dans l'intestin d'un mammifère.
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STÉNODÈRE s. m. (sté-no-dè-re — du préf. sténo, et du gr. deré , cou). Entom. la tribu des lepturètes, comprenant dix espèces, qui habitent l'Australie.
STÉNODERME s. m. (sté-no-dèr-me — du préf. sténo, et du gr. derma, peau). Mamm. Genre de mammifères chéiroptères, formé aux dépens des vespertilions.
STÉNODIDACTYLE adj. (sté-no-di-da-ktile — du préf. sténo, et de didaclyle). Ornith. Qui a deux doigts effilés et grêles.
— s. m. pi. Famille d'oiseaux échassiers, comprenant les espèces qui n'ont que deux doigts grêles.
STÉNODILOBE s. m. (sté-no-di-la-be — du préf. .vie 110, et du gr. dis, deux fois; (060s, lobe). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la tribu des eolaspides, comprenant deux espèces, qui habitent l'Amérique.
STÉNODON s. m. (sté-no-don — du préf.
sténo, et du gr. odous, dent). Mamin. Genre de mammifères carnassiers fossiles, du groupe des féliens.
— Bot. Genre d'arbrisseaux, de la famille des mélastomacées, dont l'espèce type croit au Brésil.
— Encycl. Mamm. Ce nom a été donné par M. Bravard à une espèce de chats fossiles de très-grande taille. La partie antérieure de la mâchoire inférieure, celle qui porte les canines et les incisives, est très-haute, et l'angle antérieur de son bord inférieur est trésprolongé et recourbé en bas. Ses canines sont très-longues et aplaties. Ces dents canines sont falciformes, dentées à leurs bords antérieurs et postérieurs, et M. Owen a reconnu que les incisives externes sont également dentées. Ce genre se retrouve dans les montsSivalickset parait s'être étendu comme celui du chat dans l'ancien et le nouveau monde. Ces animaux ne se reconnaissent pas seulement à leurs canines supérieures falciformes, mais encore à des incisives externes très-fortes,
STÉNODONTE s. m. (sté-no-don-te — du préf. sténo, et du gr. odotts, dent). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des longicornes, tribu. des prioniens, comprenant quatre espèces, qui vivent aux Antilles.
STÉNOGASTRE s. m. (sté-no-ga-stre — du préf. sténo, et du gr. gaslér, ventre). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la famille des steruoxes, tribu des buprestides, comprenant une dizaine d'espèces, qui habitent l'Amérique tropicale, il Genre d'insectes hémiptères, tribu des lygéides, voisin des piidiymères, et dont l'espèce type habile la Sardaigne.
STÉNOGLOSSE s. m. (sté-no-glo-se — du préf. sténo, et du gr. glôssa, langue). Bot. Genre de plantes, de la famille des orchidées, tribu des dendrobiées, dont l'espèce type croît sur les arbres, dans les régions montagneuses de la Nouvelle-Grenade.
STÉNOGLOTTIDE s. f. (sté-no-glo-ti-de — du préf. iténo, et du gr. glâttis, languette). Bot. Genre de plantes, de la famille des orchidées, tribu des ophrydées, dont l'espèce type croît au Cap de Bonne-Espérance.
STÉNOGONE adj. (sté-no-go-ne — du préf.
sténo, et ilu gr. gônia, angle). Miner. Se dit d'une variété de chaux carbonatée,
STÉNOGRAMME s. m. (sté-no-gra-me — du préf. sténo, et du gr. gramma, ligne). Bot. Genre d'algues, de la famille des floridées, comprenant deux espèces, qui habitent les deux Océans.
STÉNOGRAPHE s. (sté-no-gra-fe — du préf. iténo , et du gr. graphe, j'écris). Personne qui écrit, qui sait écrire la sténographie : Les sténographes se sont peu à peu attachés à différencier les sons qu ils avaient d'abord confondus.
— Adjectiv. Rédacteur sténographe. -
— Encycl. — V. sténographie.
STÉNOGRAPHIE s. f. ( sté-ro-gra-fi — rad. sténographe). Art d'écrire par abréviations, d'une manière aussi prompte que la parole.
• — Encycl. La sténographie a d'abord été nommée brnchygraphie et tachygraphie ; les Anglais lui ont donné le nom de shorthand, c'est-à-dire main brève ou courte écriture.
Hermann Hugo, dans son traité De prima scribendi origine, attribue aux Hébreux l'invention de la tachygraphie, et il fonde son assertion sur ce passage de David : « Lingua mea catamus scribse velociter scribentis; Ma langue est comme la plume d'un écrivain qui écrit vite. » (Ps. XLW.) -Ce témoignage n'est pas de nature à supprimer tous les doutes; disons même qu'en adoptant la théorie de Hermann Hugo on pourrait attribuer aux Hébreux l'invention des chemins de fer, puisque, quelque part dans leurs livres , il est parlé de char de feu. Sans remonter aux Egyptiens, dont les hiéroglyphes étaient plutôt des symboles qui représentaient des êtres moraux, sous l'image et les propriétés d'un être physique, on trouve chez les Indous, chez les Grecs et chez les Romains des traces de cet art dans l'écriture deoanagari, les sigles et les notes (iraniennes.
Les Grecs avaient leurs tachygraphes ,
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comme on peut le voir dans Diogène Laërce et autres auteurs, et, à raison des notes ou caractères singuliers dont ils étaient obligés de se servir, on les a souvent confondus avec les cryptographes, qui écrivaient en caractères secrets. L'invention de-la tachygraphie grecque est généralement attribuée à. Xénophon; maison dit que cet art fut pratiqué pour la première fois par Pythagore. Les Romains, qui, avec les dépouilles de la Grèce, transportèrent les arts en Italie, adoptèrent ce genre d'écriture, et cela principalement parce que souvent les discours des sénateurs étaient mal rapportés. C'est sous le consulat dé Cicéron qu'on en voit les premières traces. « Il n'est demeuré, dit Plutarqne en parlant de la réponse de Caton à César relativement à la conjuration de Catilina, il n'est demeuré que cette harangue seule de tontes celles que prononça Caton, parce quo Cicéron avait ce jour-là attitré des scribes, qui avaient la main fort légère, auxquels il avait enseigné à faire certaines notes et abréviations qui, en peu de traits, valaient et représentaient beaucoup de lettres, et les avait disposés çà et là en divers endroits de la salle du sénat. » (Vie de Caton d'Utique.)
.Cicéron rappelle lui-même à son ami Attiras qu'il écrivait par signes [Ad. Att., X11I, 32). Ces signes étaient de l'invention d'Ennius qui, au rapport de Paul Diacre, en employa onze cents. Cicéron apprit à les connaître à Tiron, son affranchi, qui perfectionna le système de son devancier et laissa son nom aux signes tachygraphiques des Romains, appelés notes lironiennes. Dès que le secret des notes eut été découvert, il devint une espèce d'écriture courante, dont tout le monde avait la clef, et à laquelle on exerçait tous les jeunes gens. Ceux qui en faisaient une profession particulière s'appelaient en grec tachcographoi et en latin cursores, coureurs, à cause de la rapidité avec laquelle ils traçaient le discours sur le papier. Ces cursores ont été nommés depuis notarii, à cause des notes dont ils se servaient.
Il y avait à Rome peu de particuliers qui n'eussentquelque esclaveou affranchi exercé dans ce genre d'écriture ; Pline le Jeune en menait toujours un dans ses voyages. L'histoire nous a conservé le nom de quelques-uns de ces tachygraphes, tels que Pérunius, Pilargirus, Kaunius et Aquila, affranchis de Mécène. Ils recueillaient ainsi les harangues qui se faisaient en public. Quelque vite que les paroles soient prononcées, dit Martial, la main de ces scribes sera encore plus prompte; à peine votre langue Jinit-elle de parler, que la inain a déjà tout écrit :
Curranl verba licet, ntûmu est vcloeior illis; Vix dum lingua, Itmm dexlra peregit opus.
Horace, Ovide, Manilius, Ausone font aussi allusion, dans leurs poésies, à l'art d'écrire en notes abrégées.
Il y a un ouvrage sur les notai ou la tachygraphie des Romains attribué à Tiron et Stinèque, et imprimé dans le Jiecueit des inscriptions de Gruter. Cette tachygraphie diffère beaucoup de la nôtre, dont eile n'est que le premier degré. Les abréviations, en général, paraissent avoir ressemblé à celles qu'on emploie dans l'écriture ordinaire, c'est-à-dire qu'elles consistent en ligatures ou accouplements de lettres, en suppressions de lettres qu'on suppose pouvoir être facilement suppléées par le lecteur. Cette écriture se rencontre souvent dans les manuscrits grecs et latins du moyen âge, aussi bien que dans les premières impressions de ces manuscrits. Une longue liste de signes abréviatifs est imprimée à la tin de l'édition de Guïus par Goschen, et des spécimens de l'ancienne tachygraphie romaine ont été donnés par Lewis dans son Hisiorical account of shorthand.
Dans les divers systèmes de sténographie qui ont été inventés, on supprima tous les accessoires de l'écriture, tout ce que les organes vocaux n'articulent pas ou qui n'est point perçu par l'oreille; on supprime même les simples voyelles. C'est ce qu'ont fait les Anglais depuis lo docteur Timothée Bright, qui dédia à la reine Elisabeth, en 1588, le premier traité de sténographie moderne qui ait été publié, jusqu'à Samuel Taylor, dont la méthode, généralement suivie en Angleterre, fut introduite en France par Pierre Berlin. Le système de Bright fut suivi de celui de Macatiluy, qui resta fort longtemps en vigueur. En 1659, Shelton donna une méthode remarquable, que le chevalier Ramsay introduisit en France en 1681, par un ouvrage intitulé : l'achéographie ou Art d'écrire aussi vite qu'on parle, et qu'il dédia à Louis XIV. Dès 1651, l'abbé Cossard avait publié à Paris sa Méthode pour écrire aussi vite qu'on parle.
En 1743 parut la méthode de Weston, qui obtint un succès durable en Angleterre. Dans ce système, les lettres parasites sont supprimées et on se sert d'environ trois cents signes abréviatifs, sortes de sigles destinés à représenter les articles, pronoms, adverbes, prépositions et syllabes finales; les voyelles, ainsi que les terminaisons usuelles, y sont aussi remplacées par des points. Mais cette abondance de signes rend ce système trèscompliqué et d'un usage impossible à ceux qui ne sont pas doués d'une bonne mémoire.
Eu 1776, Coulon de Thèvenot présenta à l'Académie des sciences de Paris ses premiers travaux tachygrapbiques. Encouragé par l'approbation de cette docte société, pen-
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dant onze années il ne cessa d'améliorer son œuvre. Avant d'obtenir d'heureux résultats, Coulon composa plus de vingt méthodes; par quatre différentes, il est parvenu à suivre un orateur, et, dans les changements qu'il a adoptés, il a fait marcher de front la théorie et la pratique, les observations et les calculs, et il porta son système à un tel degré de perfection, que ses Tableaux tachxjgraphiques furent insérés, en 1787, dans les Mémoires de l'Académie, à la suite d'un rapport favorable. Dans le cours de la même année, Louis XVI nomma Coulon de Tliévenol son secrétaire tachygraphe.
Cette méthode, ainsi que l'indique le titre de l'édition de 1802, dédiée au premier consul de la République française, est fondée sur les principes du langage, de la grammaire et de la géométrie. Les voyelles y sont représentées, et chaque syllabe s'y détache de celle qui la précède et de celle qui la suit. Cette circonstance permet de lire facilement l'écriture taehygmphique, ce qui, au contraire, est long, pénible et souvent incertain dans la plupart des autres méthodes. Il n'y a point de traits inutiles : aux sons les plus simples, les caractères les plus rapides; à ceux d'une plus longue durée, les signes les plus composés. Ainsi la méthode de Coulon de Thèvenot se réduit à 33 signes simples, 12 pour les voyelles et 20 pour les consonnes. Comme dans presque toutes les méthodes d'abréviation connues, les syllabes vocales sont représentées par des traits horizontaux, verticaux, inclinés ou empruntés aux diverses sections d'un cercle coupé pur deux diamètres perpendiculaires entre eux.
Depuis lors, beaucoup de méthodes nouvelles, sinon pour le fond, au moins pour les détails, ont été créées, parmi lesquelles on peut citer celles d'Astier, de Conen de Prépéan, de Grosselin, d'Aimé Puris, d'Htppolyte Prévost, etc. Toutes ont cela de commun, qu'elles emploient des caractères d'une grande simplicité : la ligne droite, tantôt perpendiculaire, tantôt horizontale, tantôt inclinée ; l'arc de cercle tourné en divers sens ; une boucle ajoutée à la ligne droite , le point, etc. Chaque sténographe modifie ensuite le système et se crée des signes particuliers connus de lui seul, de sorte qu'un sténographe ne peut guère lire le travail d'un autre sténographe. Il est inutile de dire qu'une grande légèreté de main et une longue habitude sont des conditions essentielles pour que la sténographie atteigne complètement son but, qui est d'écrire aussi vite qu'un orateur parle.
STÉNOGRAPHIER v. a. ou tr. (sté-no-grafî-ô — rad. sténographie. Prend deux i de suite aux deux prein. pérs. pi. de l'imp. de l'ind. et du subj. prés. : Nous sténographiions; que vous sténographiiez). Ecrire au moyen d'abréviations, d'après les procédés de la sténographie : Sténographier un discours.
— Recueillir, par la sténographie, les paroles de : Le journal apporté, j'y lus le discours de Green et ma réponse; on m'avait sténographié et imprimé séance tenaute.(Laboulaye.)
STENOGRAPHIQUE adj. (sté-no-gra-fi-ke — rad. sténographie). Qui appartient à la sténographie : Ecriture stésogRAPHIquë. Caractères, signes sténogkaphiques.
STÉNOGRAPH1QUEMENT adv. (sté-nogra-ti-ke-man — rad. sténographique). D'après les procédés sténographiques.
STÉNOGYNE s. f. (sté-no-ji-ne —du préf.
sténo, et du gr. gunê, femelle). Bot. Genre de plantes, de la famille dus labiées, tribu des prasiées, comprenant sept espèces, qui croissent aux îles Sandwich. Il Syn. d'ÉRiocéphale, autre genre de plantes.
STÉNOÏDÉE s. f. (sté-no-i-dé — du préf. sténo, et du gr. eidos, aspect). Entom. Genre d'insectes coléoptères hétéromères, de la tribu des tentyrites, dont l'espèce type habite l'Inde.
STÉNOLOBE s. m. (s(é-no-)o-be — du préf. sténo, et du gr. lobos, gousse). Bot. Genr.e d'arbustes grimpauts, de la famille des légumineuses, tribu des phaséolées, comprenant quatre espèces, qui croissent dans l'Amérique tropicale.
STÉNOLOPHE s. m. (sté-no-lo-fe — du préf. sténo, et du gr. lophos, aigrette). Entom. Genre d'isectes coléoptères pentamères, de. la famille des çarabiques, tribu des quadrimanes, comprenant une quarantaine d'espèces.
— Bot. Syn. de centaurée, genre de carduacées.
STÉNOME s. m. (sté-no-me — du préf.
sténo, et du gr. dmos, épaule). Entom. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, de la tribu des tinéides.
STÉNOMESSON s. m. (sté-no-mè-son).
Bot. Syn, de chrysiphiale, genre d'uraaryllidées.
STÉNOMORPHE s. m. {sté-no-mor-fe — du pref. "sfe'no, et du gr. morphé,' forme). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la famille des çarabiques, tribu dos patellimanes, dont l'espèce type habite la Nouvelle-Grenade.
— s. f. Genre d'insectes coléoptères hétéromères, de la tribu des asidites, comprenant trois espèces, qui vivent au Mexique,
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STÉHON (canal de). Anat. V. canal.
STKiNON (Nicolas), anatomiste danois, né ii Copenhague, le 10 janvier 1688, mort à Schwertn le Î5 novembre 1687. Il commença de bonne heure ses études médicales et se lit distinguer parBartholin dès ses premières recherches en anaioinie. Après avoir pris le gmde de docteur, il quitta Copenhague pour visiter les principales universités de l'Europe, parcourut les Pays-Bas, l'Allemagne, puis vint à Paris. Les travaux anaiomiques absorbaient alors tonte son attention, et vainement Bossuet tenta de le convertir à la religion catholique. C'est vers cette époque qu'il découvrit le conduit excréteur de la glande parotide, connu sous le nom de canal de Sténon. Siénon passa ensuite en Autriche, en Hongrie, en Italie, et fit un long séjour à Padoue, Le grand-duc de Toscane, Ferdinand II, le nomma son premier médecin, et Côine III le chargea de l'éducation de son fils, Sténon se convertit alors au catholicisme. Celait en 1669. Deux ans après, il fut uppelé a Copenhague pour y occuper la chaire d'anatomie. Il la remplit avec beaucoup d'éclat; mais il tenait plus à former des catholiques que des anatomistes, et le peu de succès de ses pré'licaùons lui rendit odieux son poste et son pays. Il revint en Italie, entra dans les ordres, fut sacré évêque de Titiopolis, en Grèce, et consacra désormais exclusivement sa vie au travaux de son ministère. Outre des observations assez nombreuses insérées dans les Actes de Copenhague, nous devons à Sténon les ouvrages suivants : Observatione* anatomirs (Leyde, 1062, in-12); Observaiionum analomicarum de musr.ulis et ftlandulis spécimen (Copenhague, 1664, in i<>); Elemeutorum myolotjisspecimm, seu musculorum descripiio geomeirica (Florence, 1667, in-40); De solido intra solidum nrituraliter comento dissertations prodromus (Florence, 1969, in-40); Discours sur l'anaiomie du cerveau (Paris, 1669, in-12).
STÉNONXE s. f. (sté-no-nî — du gr. sténos, étroit). Myriap. Genre de myriapodes diplopodes, réuni aux polydèines.
STÉNONOME adj. (sté-no-no-me — du préf.
sténo, et du gr. nomos, loi). M nér. Se dit d'une variété qu'offrent un grandi nombre de formes, produite par des décroissements dont les exposants sont resserrés entre les limites des trois premiers nombres naturels.
STÉNOPE s. m. (sté-no-pe — du préf.
sténo, et du gr. pous, pied). Crust. Genre de crustacés décapodes macroures, de 1» famille des salicoques, tribu des pénéens, dont l'espèce type vit dans la mer des Indes.
— Moll. Genre de mollusques gastéropodes, du groupe des hélices.
STÉNOPELME s. m. (sté-no-pèl-me — du préf. fteno, et du gr.pelma, plante des pieds), Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des charançons, dont l'espère type habite la Floride.
STÉNOPÉTALE s. m. (sté-no-pé-ta-Ie — du pref. sténo, et de pétale). Bot. Genre de plantes, de la famille des crucifères, tribu des camélinées, comprenant une dizaine d'espèces, qui croissent en Australie.
STÉNOPHYLLE adj. (sié-no-fi-ie — du préf. sténo, et du gr. phullon, feuille). Bot. Qui a des feuilles étroites.
STÉNÛPODE adj. (sté-no-po-de — du préf, sténo, et du gr. pous, pied). Zool. Qui a des pieds grêles.
— s. m. Entom. Genre d'insectes hémiptères, de la famille des réduviens, tribu des réduvtides, dont l'espèce type habite Cuba.
— s. m. pi. Ornith. Syn. de courkurs, famille d'échassiers,
STÉNOPODIDE adj. (sté-no-po-di-de — rad.
sténopode). Entom. Qui ressemble ou qui se rapporte au sténopode.
— s, ra. pi. Groupe d'insectes hémiptères, de la famille des réduviens, ayant pour type le genre siénopude.
STÉNOPS s. m. (sté-nopss — du préf.
sténo, et du gr. ops, face). Mmm. Syn. de lob.1, genre de mammifères quadrumanes.
STÉNOPTÈRE adj. (sté-no-ptè-re — du préf. ilé'io, et du gr. pteron, aile). Zool. Qui a des ailes étroites.
— s. m. Entom. Genre d'insectes coléoptères létrnuièies, de la famille des longicornes, tribu des cérambycins, comprenant une quinzaine d'espèces, qui habitent surtout la région méditerranéenne.
— s. f. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, de la tribu des tinéides, dont l'espèce type habite la France centrale.
STÉNOPTÉRYX s. m. (sté-no-pté-rikss — du prêt', sténo, et du gr. pteruœ, aile). Entom. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, dont l'espèce type habite l'Europe.
STÉNOPTILIE s. f. (sté-no-pti-ll — du pref. sténo, et du gr. ptilon, aile). Entom. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, de la tridu des ptérophorides.
STÉNORHYNQUE s. m. (sté-no-rain-ke — du piôf. sténo, et du gr. rhugchos, bec). Muni in. Genre de mammifères amphibies, formé aux dépens des phoques.
«- Orniih. Genre de passereaux, de la famille des certhiadées, voisin des fourniers, syn. de cinclocertuib.
STÊN
— Entom. Genre d'insectes coléoptères té- i tramères, de la famille des charançons, dont l'espèce type habite la Carinthie.
— Crust. Genre de crustacés décapodes macroures, de la famille des oxyrhynques, tribu des macropodiens, comprenant trois espèces, qui habitent les mers d'Europe : Les yeux des inachus sont rélractiles, ce oui les dislingue encore des sténorhynques. (H. Lucas.)
— Bot. Syn. de spiranthe et de néottie, genres d'orchidées,
— Encycl. Mamm. Les slénorhynques sont caractérisés par un museau très-proéminent ; des dents composées à leur partie moyenne d'un long tubercule arrondi, cylindrique, recourbé en arrière et séparé de deux autres tubercules plus petits, l'un antérieur et l'autre postérieur, par une profonde échancrure ; la formule dentaire identique a celle de l'homme; des pieds à. ongles très-petits. Le sténorhynque à petits ongles atteint la longueur de 3 mètres; son pelage est gris en dessus avec des vergetures jaunâtres sur les côtés du dos, d'un Diane jaunâtre sale en dessous ; les soies des moustaches sont rondes et courtes; les ongles sont très-petits, surtout aux pieds de derrière. Cette espèce habite les mers australes, notamment les parages des lies Malouines et de la Nouvelle- Géorgie. Le sténorhynque de Weddell a le pelage court, gris ardoisé en dessus, jaune en dessous. Il habite les côtes des Orcades australes.
— Crust. Les slénorhynques ont pour caractères ; une carapace triangulaire, fort rétrécie en avant et ne se prolongeant pas audessus du dernier anneau thoracique ; le rostre avancé, bifide et aigu; les orbites circulaires; les yeux saillants et non rétractiles; l'épistome plus long que large; les pattes très-longues. Ce dernier caractère, qui les fait reconnaître de prime abord, leur imprime une physionomie qui rappelle celle des arachnides vulgairement nommées faucheurs. Ce genre ne renferme qu'un petit nombre d'espèces, qui habitent exclusivement les mers de l'Europe. Leurs mœurs sont peu connues. Le sténorhynque faucheur a environ 0m,03 de longueur totale, dont le rostre forme à peu près la moitié. Cette espèce est très-commune sur les côtes de la Méditerranée et de l'Océan!
STÉNORRH1ZE adj. (sté-nor-ri-ze — du préf. sténo, et du gr. rhiza, racine). Bot. Qui a des racines grêles.
STÉNOSAUREs. m. (sté-no-sô-re). Erpét.