‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 685 sur 1059 · STIPE . · texte numérisé non relu

STIPE .

Genre de plUuics, uc la laimiLo uca giawit-

uées, type de la tribu des stipacées, comprenant une soixantaine d'espèces, qui croissent surtout dans les régions tempérées : La stipe pennée est la plus élégante du genre. (K Duchartre.) Dans ta STiPii jorteiforme, les arêtes sont moins longues. (P. llœfer.)

— Encycl. Les plantes désignées sous le nom de stipes sont des graminées vivaces, à feuilles planes ou enrouléi-s, a fleurs disposées en panicule terminale, à glume terminée par une ai été simple, plus ou moins longue, tordue et articulée à la base. Ce genre comprend de nombreuses espèces, qui croissent surtout dans les contrées tempérées et plus rarement dans la zone tropicale. La stipe plumeu.se est une plante très-élégante, croissant en touffes hautes d'environ O^fiO, et remarquable par ses arêtes barbelées, soyeuses, qui atteignent près de 010,80 de longueur, Elle habite l'Europe et lo nord de l'Asie, et croît particulièrement sur les rochers et les coteaux arides. Quand elle est en abondance, les terrains où elle croît paraissent de loin couverts d'un duvet satiné. On la cultive dans les jardins; mais elle ne réussit bien que dans les terrains légers, sablonneux ou pierreux, secs ou même arides, sur les rocailles et les glacis, au grand air et à la chaleur. On la propage de graines, semées eu place ou eu pépinière, ou par la division des touffes. On peut en décorer les pelouses ou en faire des bordures. Ses arêtes ou barbes ont quelque utilité industrielle ; on les emploie pour orner les vases ut les meubles de salon, pour faire des bouquets perpétuels, et aussi pour les parures et la garniture des chapeaux de dames; plusieurs de ces arêtes, réunies ensemble, imitent assez bien la queue de l'oiseau de paradis. Dans certains pa) s, les jeunes filles des campagnes en fout de jolies aigrettes, qui remplace;); pour elles les plumes d'autruche. Ou peut, d'ailleurs, les teindre en toutes couleurs. Enfin, ces arêtes sont trés-seusiblas k l'humidité et à la sécheresse, et servent k faire des hygromètres économiques. On emploie aussi pour ce dernier usage celles du la stipe tor-

I s. f. (sti-pe — du lat. slipa, paille). s plantes, de la famille des grami-

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Me. Citons encore la stipe tenace, plus connue sous le nom de spart. V. ce mot.

STIPELLE s. f. (sti-pè-le — dimin. de stipule). Bot. Petite stipule qui accompagne les folioles des feuilles composées.

STIPELLE, ÉE adj. (sti-pfel-lé — rad. stipelle). Bot. Dont les feuilles sont garnies de stipelles.

STIPENDIAIRE adj. ( sti-pan-di-è-re — rad. stipendier). Qui est à la solde de quelqu'un : Des troupes stipenduires. (Acad.)

— s. m. Soldat à la solde de quelqu'un : Une garde de stipendiâmes.

STIPENDIÉ, ÉE (sti-pan-di-é) part, passé du v. Stipendier. Qui reçoit une solde : Des troupes stipendiée. Des gens stipendiés. Vous imaginez-vous qu'il serait impossible, de supposer le clergé respectable , stipendié par l'Etat, comme sa magistrature, son gouvernement, son armée? (Mirab.)

— Substantiv. Personne stipendiée : Il est un homme plus scélérat encore que les scélérats, c'est celui dont ils sont les stipendiés. (Mirab.)

STIPENDIER v. a. ou tr. (sti-pan-di-é — latin stipendiari; de siipendium, solde, proprement ce qui est fixé, établi, de slipo, je fixe, j'établis, qui représente le sanscrit Mdpay, proprement faire tenir, causatif de la Krande racine slhft, se tenir debout. Prend deux i de suite aux deux pr. pers. pi. de l'imp. de l'ind. et du subj. prés. : Nous stipendiions, que vous stipendiiez). Avoir à la solde ; payer une solde à ; Stipendier des troupes. Stipendier des assassins. La pauvreté dont Sparte fit longtemps profession donne lieu de croire qu'elle ne stipendiait potrtf ses troupes. (Rollin.)

STI PHI LE s. m, (sti fi-le). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétrainères, de la famille des longicornes, tribu des cérambycins, dont l'espèce type vit au Brésil.

ST1PIFÈRE adj. (sti-pi-fè-re — du lat. stipes, stipe ; fero, je porte). Bot. Qui porte des stipes.

STIPIFORME adj. (sti-pi-for-me — de stipe, et de forme). Bot. Qui a la forme d'un stipe : Tige stipikorme.

STIPITE s. m, (bti-pi-to). Miner. Variété de charbon minéral.

— Encycl. Miner. Le slipite, appelé aussi houille séehe, houille maigre ou limoneuse, est une substance opaque, tendre, un peu moins noire que la houille ordinaire; il s allume, brûle et flambe avsc plus ou moins de facilité, en donnant une fumée noire et exhalant une odeur bitumineuse, souvent fétide; pendant la combustion, il se ramollit et se gonfle plus ou moins, mais les morceaux no contractent entre eux qu'une faible adhérence, et à la fin on trouve un charbon mat, peu dur, celluleux et à surface rugueuse. Sa composition chimique, encore peu connue, ne paraît pas différer beaucoup de celle de la houille. Par la distillation, il donne des gaz, de l'ammoniaque, de l'eau, des matières bitumineuses et un résidu charbonneux. Le stipite présente d'assez nombreuses variétés; il peut être polyédrique, schisteux, lamelleux, granulaire, compacte ou terreux. D'une manière générale, il tient le milieu entre le lignite et la houille proprement dite. Il diffère de celle-ci en ce qu'il a moins d'éclat, est d'un noir moins intense et présente même fréquemment une teinte grisâtre; enfin, en ce que le résidu charbonneux de la distillation ne prend qu'imparfaitement la forme intérieure du vase distilla toire ou du récipient. Ces caractères ne s'observent que dans les types les plus nettement tranchés du stipite, car il existe bien des variétés intermédiaires qui se rapprochent de la houille, au point de se confondre avec elle par des nuances insensibles. Une distinction beaucoup plus importante se tire du gisement iniuéraiogique ; le slipite, en effet, appartient à des iorinations plus récentes que le terrain houiller; il se trouve dans le trias, les grès bigarrés, les marnes irisées, et même dans le terrain jurassique, en Alsace, eu Prusse, en Suisse, eu Bavière, dans le Wurtemberg, en Angleterre, etc. Ses usages industriels sont les mêmes que ceux delà houille.

ST1PITÉ, ÉE adj. (sti-pi-té — du lat. Stipes, support). Entom. Se dit de certains insectes dont le thorax se rétrécit un peu à la partie postérieure, en manière de pédicule.

— Bot. Se dit des organes munis d'un support ou d'une sorte de pied.

STIPITURE s. m. (sti-pi-tu-re). Ornith.

Nom scientilique des queues-gazées.

STIPULACÉ, ÉE adj. (sti-pu-la-sé — du lat. stipula, stipule). Bot. Qui donne naissance a des stipules, u Qui est muni do stipules.

STIPULAIRE pdj. (sti-pu-lè-re — rad. stipule). Bol. Qui appartient, qui a rapport aux stipules. U Qui est remarquable par fa grandeur des stipules. Il Vrilles sliputaires, Celles qui sont produites par le prolongement ou la transformation des stipules. U Agaric stipulaire, Agaric k une tige capillaire.

— s. f. Bot. Syn. de speroulaire ou spkrgule, genre de caryophyllécs.

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STIPULANT, ANTE adj. (sti-pu-lan, an-tn — rad. stipuler). Jurispr. Qui stipule: Les parties stipulantes dans ce contrat. (Acad.)

— Substantiv. personne qui stipule: Lei conditions arrêtées par les stipulants.

STIPULATION s. f. (sti-pu-la-si-on — rad. stipuler), Jurispr. Clause, condition, convention énoncée dans un contrat : Stipulation expresse, précise. Stipulation illicite. (Acad.) Il ne convient d'insérer dans un bail aucune stipulation qui astreigne le fermier à un mode particulier d'assolement. (M. de Dombasle.) Il Dans le droit romain, Convention faite par demande et par réponse, il Stipulation de propres, Clause apportée dans le contrat de mariage, par laquelle une somme ou un bien est designé comme appartenant particulièrement à l'un des conjoints.

— Encycl. En droit français, le mot stipulation désigne toutes les clauses, toutes les conditions, tous les engagements que renferme un acte. Ainsi, iJ est synonyme des mots pacte, clause, convention. Toutefois, dans son acception précise, la stipulation est la convention par laquelle on oblige quelqu'un envers soi k faire, k donner ou k souffrir quelque chose; elle est, dit Rolland de Villargues dans son Répertoire du notariat, l'opposé d'une promesse. Sous la législation romaine, le mot stipulation avait un sens tout particulier. Il désignait une sorte de convention qui se formait au moyen d'une demande et d'une réponse. Elle consistait dans la formule suivante: "Promettez-vous? Je promets. Me donnerez- vous telle chose? Je vous lu donnerai. Eerez-vous telle chose? Oui, je la ferai. ■ Les formalités conservées de nos jours dans les cérémonies religieuses du baptême et du mariage tirent de ta leur origine. Cette formalité avait paru nécessaire aux Romains pour s'assurer qu'une promusse était faite avec réflexion, serio et deliberuto animo. La convention était regardée comme frivole et non susceptible d'effet sans l'accomplissement de cette formalité. 0 Si, par exemple, dit Toullier, je vous avais consenti un acte dans lequel je promettais de vous prêter pour un an une somme ou une chose mobilière, vous ne pouvez réclamer en justice l'exécution de cette promesse-, mais si la formule de lu stipulation avait été observée, s'il était dit que vous m'aviez demandé si je promettais de vous prêter, et que j'eusse répondu que je le promettais, vous aviez une action pour ma contraindre à remplir ma promesse. Sans cetto formule, le contrat de prêt n'était formé que pour la remise de la chose prêtée entre les mains de l'emprunteur, et, par cette raison, le contrat était appelé un contrat réel, qui te perficiebatur, c'est-à-dire qui ne se formait, qui n'était parfait que par la délivrance delà chose. "» (Droit civil français, tome VI.)

Plus lard, et à mesure que la société se civilise, nous voyons disparaître ce symbole d'interrogation verbale et solennelle, et le préteur atténuer les conséquences souvent injustes de l'asservissement aux formes. La formule rigoureuse et rédigée en latin disparaît dans fa stipulation, et le grec même y est udinis. Toutefois, sous l'ancien droit frau- Çifts, la stipulation était la seule manière efficace de s'obliger dans tous les contrats qui ne portaient point un nom spécial, tels que la vente, le louage, la dépôt, le mandat, lu société.

STIPULE s. f. (sti-pu-le — dimin. du lat. stipa, paille). Ornitii. Plume peu développée, et encore dans sa gaine.

— Zooph. Genre de polypes hydraires, formé aux dépens des syncorynes.

— Bot. Organe foliacé, ordinairement pair, qui accompagne lu base du pétiole des feuilles : Les stipules ont été rangées daus la catégorie des organes accessoires. (P. Duchartre.) En cueillant la feuille d'un rosier, on enlève en mène temps la stipule. (Th. de Berneaud.)

— Encycl. Bot. Tantôt les stipules se soudent k la base du pétiole ou l'accompagnent daus uno plus ou moins grande portion de la longueur, de façon à faire, pour ainsi dire, partie intégrante de ce pétiole; dans ce cas, les stipules sont dites péiiotaires. Tantôt la stipule est tout k fait indépendante du pétiole et part directement de la tige même ; elle porte alors le nom de stipule cautinaire. Dans le premier cas, la stipule étant soudée k la feuille, leur sort est lié intimement, et la stipule ne peut tomber que si la feuilie se détache de sa tige. Dans le second cas, ces deux orgunes étant indépendants l'un de l'autre, les stipules peuvent se flétrir, soit avant, soit après la feuille. Dans ce cas, les stipules sont dues caduques. La forme et la dimension des stipules peuvent varier k l'infini : ou bien elles sont k peine visibles et tout k fait rudiinentaires, ou bien elles constituent une sorte de petite feuille supplémentaire entourant lu base de la vraie feuille; 0 est >e cas dans les légumineuses. Parfois, enfin, elles acquièrent un grand développement et dépassent même les dimensions de lu feuille, ainsi qu'on la voit dans le pois cultivé. Le maximum do développement des stipules se renconue dans le lat/nrus aphaca ou gesse sans feuille; car les glandes expansions foliacées, placées par paire, qui recouvrent la tig^ de cette plante, ne sont que des stipules développées outre mesure, la feuille elle-même étant réduite U un petit tilet qui indique seulement sa place

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normale. Le plus souvent, les stipules ont l'aspect et le tissu foliacés. Quelquefois, cependant, la constitution s'altère et on les voit former àes épines comme dans le robinier faux acacia, iu bien des vrilles comme dans les cucurbitaeées. Dans ce cas, cependant, la vrille est unique et ne se montre que d'un seul côté de la feuille, ce qui concorde peu avec la disposition ordinaire des stipules, qui se montrent toujours par paires. Ces organes sont, en effet, toujours symétriques à la base de la feuille et paraissent même le plus souvent n'être, par leur forme particulière, que la moitié d'un organe que la moitié opposée vieDt compléter. C'est ainsi que, généralement, chaque stipule offre le dessin d'un demicœur ou d une demi-flèche. C'est la famille des rubiacées ijui offre un des plus beaux exemples de cette disposition symétrique. En effet, les feuilles de ces plantes sont opposées, de sorte que les deux stipules de chaque feuille se trouvent exactement en regard. On conçoit que ces expansions foliacées ainsi rapprochées puissent facilement se souder, et quelquefois '.a soudure est si complèteettoute trace de cette soudure a si bien disparu, que Ce n'est plus que par analogie qu'on est conduit à l'admettre. Cette expansion foliacée a perdu, d'ailleurs, touie forme primitive et se présente sous l'aspect d'une cupule. La base des stipules occupe une portion plus ou moins limitée de la circonférence des tiges. Dans certaines plantes cependant, comme chez les polygonées, les stipules forment une gaine de longueur variable qui entoure la tige et même la feuille, dont elle n'est pourlant qu'un accessoire. Parmi les plantes dont les stipules embrassent toute la circonférence de la tige, il faut citer le figuier. Chez cet arbre, les stipules forment d'abord un grand cornet fermé autour de la feuille naissante. Les stipules manqiientchez beaucoup de plantes, aussi ontelles été classées parmi les organes accessoires. Leurs fondions sont très-difficiles k déterminer, à part les quelques cas rares où elles deviennent organes protecteurs des jeunes feuilles et desbourgeons niiissants.On conçoit facilement qu'on n'ait pas pu leur assigner une place définitive dans le plan général de l'organisation végétale; aussi la classification de ces organes a donné Heu à des discussions, à des hypothèses et à des théories que nous n'avons pas à examiner ici.

STIPULÉ, ÉE adj. (sti-pu-lé — rad. stipule). Entom. Se dit des cuisses des insectes, lorsqu'elles sont munies à leur base d'une laine roide.

— Bot. Muni de stipules : Feuille stipulée.

STIPULÉEN, ÉENNE adj, (sti-pu-lé-ain, é-è-ne — rad. stipule). Bot. qui doit son origine à des stipules transformées.

STIPULER v. a. ou tr. {sti-pu-lé — lat. stipulait; de stipula, tige, brin, fétu. Grimm, pour expliquer cette étymologie, rappelle que dans les anciens temps, d'après le témoignage d'Isidore, tes parties contractantes rompaient un fétu et en réunissaient plus tard les deux morceaux, pour constater leur engagement. C'est la , sans doute, la forme la plus primitive des engagements mutuels , car on l'a retrouvée chez les montagnards de l'Inde, qui rompent un brin de paille en concluant un marché , ainsi que dans l'île de Mann, habitée par une population gaélique, Grimm a trouvé chez les anciens Germains des exemples multipliés de cette coutume symbolique. La même pratique parait avoir été générale en Europe; elle est encore usitée dans quelques cantons de la France, et tout le monde se rappelle ces vers de Molière :

. . . Une paille rompue Rend, entre gens d'honneur, une affaire conclue. Quant au latin stipula, diminutif de stipa, paille, qui est évidemment le même que *//pes, lige, on le rapporte au sanscrit siambha, de la racine stabh, stambh, établir, appuyer; d'où aussi le grec staphulê, cep de vigne, le russe slebeli, Dohémien steblo, tllyrien slalrlo et stabar). Énoncer, comme convenu, dans un contrat ; Il a stipulé une garantie, des réserves. Stipuler que chaque partie aura le droit de résiliation.

... 11 s'agit d'appeler un notaire :

11 faut par-devant lui stipuler un douaire.

Destoucues.

. ■ . Ordinairement la future-est absente Quand il faut stipuler les clauses du contrat.

Etienne.

— Dr. rom. Contracter par interrogation et par réponse, dans les formes légales.

STIPULEUX, EUSE adj. (sti-pu-leu, eu-ze — rad. stipule). Bot. Qui a de grandes stipules.

STIPULICIDE s. m. (sti-pu-li-si-de — de stipule, et du lat. cxdo, je coupe). Bot. Genre de plantes, de la famille des paronychiées, formé aux dépens des polycarpées, et dont l'espèce type croit dans l'Amérique du Nord.

STIPULIFÈRE adj. (sti-pu-li-fè-re — de stipule, et du lat. fero, je porte). Bot. Qui porte des stipules.

STIRATOR s, m. (sti-ra-tor — ital. stiratore; de stirare, étirer). Châssis sur lequel les dessinateurs peuvent tendre leur papier, sans être obligés de le coller.

— Enoyol. Le stirator est un instrument

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employé par les dessinateurs ou les artistes qui peignent l'aquarelle. Il est formé d'un châssis de bois, sur lequel est tendu un morceau de parchemin, et d'un second châssis mobile, plus grand que le premier, qui s'y adapte. Ces châssis sont de plusieurs dimensions, proportionnés aux divers formats des papiers à dessin et aux coupures qui en sont habituellement faites, c'est-à-dire aux quarts de feuille et demi-feuilles. Maintenant qu'on connaît l'instrument, assez simple d'ailleurs, il reste à en indiquer l'emploi et l'utilité.

Lorsqu'on mouille le papier, soit pour colorier un lavis ou peindre une aquarelle, il s'étend par l'effet de l'humidité, se boursoufle à toutes les places mouillées et, en séchant, il se retire, reprend à peu près sa dimension primitive; mais les filaments, qui ont été étendus dans un certain sens, ne peuvent se replacer régulièrement : il reste toujours des boursouflures, des plis, qui rendent le travail beaucoup plus difficile et donnent à. la feuille un aspect chiffonné qui enlève sa valeur au dessin. Pour éviter cet inconvénient, les architectes et autres dessinateurs qui ont à exécuter des lavis mouillent d'abord le papier et le collent par les bords, lorsqu'il est encore humide, sur une plunche très-plane, en ayant soin de conserver aux filaments une direction bien perpendiculaire. Le papier, en séchant, se retire, mais, arrêté qu'il est par les bords, il se tend régulièrement, à peu près comme une peau de tambour. On peut ensuite laver autant qu'il est nécessaire; on est certain que la feuille ainsi tendue ne se boursouflera pas, si l'on a le soin de laisser sécher les dernières teintes avant de détacher ou décoller les bords. Le stirator remplit l'office de la planche des architectes, mais avec beaucoup plus de commodité, parce qu'il n'y a pas besoin de coller le papier, opération toujours quelque peu difficile et délicate. On humecte le papier et on le pose sur le premier châssis, le plus régulièrement possible et en le tendant un peu; puis on applique le châssis mobile sur le premier et on laisse sécher le papier, qui, maintenu de la sorte, se tend fortement sur le parchemin qui recouvre le plus petit châssis. Alors même qu'on ne voudrait point employer le papier pour un lavis, mais qu'on devrait y exécuter simplement un dessin, soit au crayon, soit à la plume, il est toujours bon de lui faire subir préalablement celte opération, qui, en tendant les filaments, resserre le grain et l'égalise.

Certains dessinateurs qui travaillent souvent en plein air ont appliqué le principe du stirator a leurs cartons à dessin. L'un des côtés de ces cartons est à l'intérieur muni d'un châssis de carton ou de bois mince attaché par une bande de toile formant charnière. On place la feuille de papier entre ce cadre et le carton, et de cette façon on peut dessiner sûrement, sans avoir à craindre les coups de vent.

STIRBEV (Démétrius Bibesco, prince), ancien hospodar de Valachie, né à Krajova en 1801, mort à Nice en 1869. Il était fils du vornik Démétrius Bibesco et le neveu de Barbo Stirbey, boyard de première classe, qui l'institua son héritier, à la condition qu'il porterait son nom et son titre. Après avoir terminé ses études k Bukarest, il vint à Paris, en 1817, pour y faire son droit- et étudier les sciences inorales et politiques. En 1821, il revint dans son pays au moment où son cousin, Ypsilanti, venait de tenter un soulèvement politique. Après la défaite de ce dernier, Stirbey se réfugia en Transylvanie, k Hermanstadt, où eut lieu son mariage avec la princesse Elisabeth, comme lui de première noblesse et appartenant aux familles des Braneovano et des Cantaeuzène. Le prince Stirbey rentra eu Valachie après la pacification de ce pays et occupa divers postes importants sous l'hospodar G. Ghika. Il participa activement, comme secrétaire du comité de réforme lïioldo-valaque, k la rédaction du Statut organique, et, sous la domination provisoire de la Russie, fit partie du divan exécutif comme ministre de l'intérieur. Secrétaire d'Etat au mois de mai 1831, il devint deux ans après ministre de l'instruction publique ; mais il fut bientôt obligé de se démettre de son portefeuille, à en.use de la faiblesse de sa santé. Il vint habiter Paris et y resta jusqu'en 1837, époqueà laquelle G. Ghika le fit revenir pour lui confier le portefeuille de la justice. Il eut le temps de réformer le code de commerce valaque, en prenant pour type le code de commerce français; mais le soin de sa santé le força de nouveau à revenir à Paris en 1841. 11 reparut cependant à Bukarest lors des élections qui suivirent la chute du prince Ghika, en janvier 1843. Pour faire nommer son frère puîné, le prince Bibesco, il posa sa candidature en face de celle du prince, niais il se retira au dernier moment, et, grâce à cette manœuvre électorale, son frère demeura seul maître de la situation. Stirbey accepta du nouvel hospodar le département de l'intérieur et eut l'initiative de quelques travaux importants , tels que les quais du port d'ibraïla, le magnifique pont de la Slativa et le dessèchement, par la canalisation, des marais de Tchesmedji. On le vit encore regagner Paris en 1847 pour prendre quelque repos. Il s'y trouvait lors des événements de février 1848, dont le contre- coup : obligea son frère, le prince Bibesco, à quit-' ter l'hospodorat. Au mois de juin 1849, le I

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sultan) après avoir militairement occupé et gouverné les principautés depuis le départ de ce dernier, conféra pour sept années l'hos podorat au prince Stirbey. Celui-ci, dans une position fort difficile, dans un pays presque ruiné, placé entre les exigences de la Russie et ses devoirs envers la Porte, sut manœuvrer avec assez de loyauté et d'adresse pour laisser de côté les questions d'influence politique et s'occuper exclusivement des intérêts matériels du pays dont le gouvernement lui était confié. Il parvint à faire éloigner les troupes d'occupation, et, sans augmenter les impôts, assura par un contrôle vigilant l'équilibre du budget, forma une garde nationale et présida à la réorganisation de la justice, de l'instruction publique et de l'administration. Bientôt de graves événements vinrent troubler cette quiétude : les troupes russes passèrent le Pruth , et l'hospodar ayant demandé k la Porte de lui tracer sa ligne de conduite en cette circonstance, le gouvernement turc s'en remit à sa sagesse. Le prince Stirbey continua donc de remplir son poste jusqu'à la déclaration de guerre, k la suite de laquelle il confia la direction des affaires au conseil et quitta Bukarest pour aller habiter Vienne. Une lettre de félieitation de Rechid-Pacha lui apprit bientôt que sa conduite avait eu l'assentiment du sultan.

Après l'évacuation des Principautés, en septembre 1854, le prince Stirbey revint en Valachie, où, malgré l'animation des partis, il continua à tenir d'une main ferme et sage les rênes du gouvernement jusqu'en 1855, époque de l'expiration de ses pouvoirs. Il se remit aussitôt à son œuvre de réorganisation, créa une banque nationale, fit décréter un chemin de fer, proposa au divan l'affranchis-" sèment des bohémiens, au nombre d'environ- 500,000 dans les Principautés , et agit en même temps par voie diplomatique auprès des principales puissances de l'Europe, afin d'obtenir des conditions d'existence plus libérales et plus nationales pour les peuples roumains, et la réunion de la Valachie et de la Moldavie en un Etat gouverné par un prince étranger, La note que présenta M. de Bourqueney k la conférence de Vienne est empruntée à l'un de ses mémoires, et il prit une part active aux discussions qui amenèrent la convention du 19 août 1858 concernant les Principautés danubiennes. Il se démit ensuite volontairement du pouvoir, vota en 1857 pour l'union des Principautés et vint ensuite en France, où jusqu'à sa mort il résida alternativement à Paris et à Nice.

Le prince Stirbey avait eu trois fils, Georges, Alexandre et Dimitri, qui ont été élevés à Paris.

STIRÈTRE s. m. (sti-rè-tre — du gr. steira, carène; êtron, bas-ventre). Entom. Genre d'insectes hémiptères, de la famille des scutellériens, type de la tribu des stirétrides, comprenant plusieurs espèces qui habitent l'Amérique,

STIRÉTRIDE adj. (sti-ré-tri-de — de stirètre, et du gr. eidos, aspect). Entom. Qui ressemble ou qui se rapporte au stirètre.

— s. m. pi. Tribu d'insectes hémiptères, de la famille des scutellériens, ayant pour type le genre stirètre.

STIBÉTROSOME s. m. (sti-ré-tro-so-me — de stirètre, et du gr. sôma, corps). Entom. Genre d'insectes hémiptères, de la famille des scutellériens, tribu des stirétrides, formé aux dépens des stirètres, et dont 1 espèce type vit au Brésil.

STIRLING, en latin du moyen âge Strivilium, ville d'Ecosse, chef-lieu du comté de son nom, à 50 kiloin. N.-O. d'Edimbourg, sur la rive droite du Forth; 10,000 hab. Manufactures de draps, coton, tapis, cordages; teintureries, savonneries; commerce de grains, houblon; cabotage. Stirling est situé sutune éminence qui domine au loin les plaines de la basse Ecosse et dont son château couronne l'extrémité occidentale. Sa position ressemble à celle d'Edimbourg. La rue qui s'étend sur le sommet de la colline est longue et assez droite, mais les autres sont étroites et irrégulières; toutes sont propres et bien

f lavées. Son principal édifice était autrefois e château , qui aujourd'hui lie se compose que de quelques corps de bâtiments sans caractère saillant, honnis la régularité, et aménagés en caséine. Un arsenal occupe l'ancienne chapelle royale , fondée par Jacques VI ; on y conserve néanmoins une chaire dans laquelle Knox, le célèbre réformateur anglais, a, dit-on, plus d'une fois prêché. Au nord du château s étend un petit monticule qui servait jadis de théâtre aux exécutions capitales. C est là qu'en 1421 Murdoch, duc d'Albany, oncle du roi, Duncan, comte de Lennox, son beau-père, et ses deux fils, \Valter et Alexandre Stuart, furent décapités par ordre de Jacques VI. Robert Giaham et le comte d'Athol y payèrent également plus tard de leur vie leur participation au meurtre du sanguinaire monarque. Une des dernières exécutions qui y eurent lieu fut celle de lord Hamilton, primat d'Ecosse (1571). Aujourd'hui, la sinistre colline a perdu jusqu'à son ancien nom de Heading-Hilt (colline de la Décapitation), qu'elle a échangé contre celui de JJurley-fiacket ; elle doit ce dernier nom a un jeu, imaginé par la cour des anciens Stuarts, et qui consistait k se laisser glisser du sommet à la base sur un Biége approprié à

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cet effet. 1în sentier étroit, qui conduit do l'ouest du château k la ville, porte le nom de Ballan-Geich, vieux mot gaélique qui signifie ' « en zigzag, » Les chroniques locales nous apprennent, à ce propos, que Jacques V, dans les fréquentes excursions qu'il aimait à faire seul et incognito, prenait généralement le titre de fermier de Ballangeioh.

Stirling possède, indépendamment du château, quelques anciens édifices qui méritent une mention. C'est d'abord la cathédrale, ù peine séparée de l'ancienne résidence des rois d'Ecosse par une esplanade, et qui a dû à cette circonstance plus d'une blessure encore visible aujourd'hui. Lors du siège dirigé par Cromwell et pat- Monk, l'armée parlementaire avait établi son quartier général dans le cimetière, et il en résulta que, la garnison de la place dirigeant surtout ses coups de ce côté, plus d'un boulet vint endommager la façade du vieil édifice. En 1746, le prétendant Charles-Edouard , repeussé une première fois par le château, eut l'audace de venir célébrer dans la cathédrale le récent succès par lui remporté k la bataille de Falkirk. La garnison répondit k cet acte de forfanterie par une décharge sur l'église, qui y perdit une partie de sa toiture et la totaliié de ses vitres. La cathédrale de Stirling, dite aussi Greyfriars-Church (église des Frères- Gris), fut construite vers 1494, sous le règne de Jacques IV; elle reçut plus tard plusieurs agrandissements successifs, notamment du cardinal Beaton. C'est un édifice massif de la seconde période gothique, dont il est néanmoins un assez complet échantillon. On divise aujourd'hui l'église en deux parties pour les deux cultes anglican et catholique, suivant un usage fréquent en Ecosse et même en Angleterre. C'est à Greyl'riurs que lo comte d'Arran, régent du royaume, abjura le "catholicisme, en 1543, et qu'eut lieu la cérémonie du couronnement de Jacques VI (29 juillet 1597). Nous citerons encore : la chapelle épiscopatc ; la chapelle presbytérienne; le Marr's- Work (œuvre de Marr), vieil édifice aujourd'hui à demi ruiné et qui doit son nom à son fondateur, le régent, comte de Marr; enfin la maison d'Argyle, construite par lo premier comte de Stirling, et qui sert aujourd'hui de prison militaire.

L'histoire de la ville do Stirling n'est autre que celle de son château, l'un des qu&tia de l'Ecosse qui, aux termes de l'acte d union de la Grande-Bretagne, doit en tout temps être gardé et fortifié. Sa construction est évidemment antérieure au xne siècle, puisqu'on voit k cette époque les Anglais obtenir le château de Stirling en garantie du payement de la rançon de Guillaume le Lion. Jacques 1er l'agrandit ou plutôt y fit ajouter un corps de bâtiment considérable, où il tint fréquemment sa cour ainsi que les séances du parlement, La salle où avaient lieu ces séances est aujourd'hui convertie en manège.

Quant aux appartements royaux , aujourd'hui occupés par la garnison, il ne reste plus trace de leur ancienne destination. C'est i Stirling que Jacques I" commença la lutte contre les grands vassaux de la couronne, jaloux de se soustraire à l'autorité royale. La fin tragique du monarque n'empêcha pas son fils, Jacques II, de poursuivre hardiment la même tâche. On raconte qu'il manda à Stirling le comte de Douglas, principal chef des mécontents ligués contre la royauté, et qu'il essaya longtemps de le détacher de ses ennemis. Comme le comte refusait et proposait ses conditions, inacceptables pour la dignité royale: « Purdieu, myloid , dit la roi eu tirant son épée et en l'enfonçant, prompt comme l'éclair, dans la poitrine du rebelle, si vous ne voulez pas rompre la ligue, voilà qui la rompra, n Le comte de Douglas expira sur le coup. Ses frères réunirent aussitôt leurs partisans, et une armée considérable viiit mettre le siège devant Stirling. La ville fut prise et saccagée ; mais la résistance du château fut inébranlable et l'ennemi dut se retirer sans l'avoir réduit.

Ce fut encore du château de Stirling que Jacques il partit pour aller au-devant de la mort, qui l'attendait à Roxburgh. Jacques IV naquit dans la même résidence ; Jacques V et Marie Stuart y furent couronnés souverains; Jacques VI y fut baptisé et Buchanan élevé. A l'époque de la guerre civile, Stirling ayant embrassé le parti du roi contre le parlement. Cromwell et Monk vinrent mettre le siège devant la place et l'emportèrent d'assaut. Enfin, en 1745, le prétendant Charles -Edouard se disposait à tenter la même aventure, lorsqu'il fut contraint de battre eu retraite par l'arrivée du duc de Cutnberland.

STIRLING (comte de), division administrative de l'Ecosse, située dans l'isthme formé par les golfes de la Clyde et du Perth, entre les comtés de Perth au N., de Clakmannan au N.-E., de Linliihgow à 1 E., de Lanark au S. et de Dumtïies à l'O. Ce comté mesure 56 kilom. de longueur sur 85 de largeur et a une superficie de 125,184 hectares, avec une population de 86,237 hab. Il est arrosé par le Forth, l'Avon, le Canon et l'Endrich et est généralement montagneux, excepté au N. et au N.-O, Ses plus grandes plaines s'étendent sur les bords de l'Avon, et parmi ses vallées. celle du Forth est depuis longtemps renommée pour sa fertilité. On ne retrouve guère de traces des immenses forêts qui recou-

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STIR

vraient autrefois le comté de Stirling. Le climat est généralement froid et humide, et néanmoins c'est une des contrées (la l'Ecosse où l'on fait les plus belles moissons. Les richesses minérales y sont aussi très-variées et abondantes; citons le fer, l'argent, le enivre, le plomb, le cobalt et la houille. Commerce actif, favorisé par lis grand canal qui unit le Forth a la Clyde et par les chemins do fer qui se dirigent sur Glascow et Edimbourg.

STIRLING (William-Alexandre, comte de), poëte et homme d'Etat, né en Ecosse en 1580, mort en 1640. Après avoir voyagé en Europe, il se maria, s'adonna à la poésie et eut l'idée de composer • es tragédies, en prenant pour modèles les œuvres des auteurs grecs et latins. Le roi d'Ecosse Jacques VI fit représenter à sa cour ces essais dramatiques, que Stirling appelait des « tragédies monarchiques, » fut enchanté de ces pièces et désigna Stirling sous le nom de Poëte philosophe. Jacques , devenu roi d'Angleterre , nomma Stirling chevalier et l'encouragea à mettre à exécution le projet qu'il avait formé de fonder une colonie dans la Nouvelle- Ecosse. Stirling trouva le même appui et la même faveur auprès de Charles 1er; mais son projet de colonisation avorta, et il finit par vendre la Nouvelle-Ecosse à la France. Il devint ensuite secrétaire d'Etat pour l'Ecosse (1 620), pair du royaume (1630), et reçut les titres de vicomte, puis de comte (1633). Ouire ses tragédies, Darius (1603), Crésus, Jules César, YAlexandréide, écrites dans un style assez correct, grave, sentencieux, et qui furent goûtées lors de leur apparition, on lui doit ; le Grand jour du jugement, poBme ; Je complément de l'Arcadie , de P. Sidney ; mie

STOA .

complainte poétique, intitulée Aurora, et diverses pièces qui ont été réunies en un recueil du vivant de l'auteur.

STIRLING (James), mathématicien anglais, né vers la fin du xviie siècle, mort vers 1766. Il donna en 1717, sous le titre de Liiien tertii ordinis Neutonians, sive illustratio tractatits D, Neutoni de enumeratione tinearum tertii ordinis, un savant commentaire du résumé qu'avait laissé Newton de ses recherches sur la géométrie mixte; il ajouta deux nouveaux genres aux soixante-douze que Newton avait reconnus parmi les courbes du troisième ordre ; du Gua a restitué les quatre derniers. Le principal ouvrage de Stirling est sa Methodus di fferentialis seu de summalione et interpolations seriarum, qu'il publia à Rome en 1730 et dont il donna une nouvelle édition en 1764. La première partie de cet ouvrage a pour objet la sommation des suites dans lesquelles chaque terme est formé du précédent, multiplié par une fonction rationnelle de son rang. Un grand nombre des résultats sont fort intéressants ; mais les cas où la méthode réussit sont trop exceptionnels pour que nous y insistions beaucoup. L'auteur suppose que la relation d'un terme au précédent soit de l'une des formes

A-f-Bz+Cz(.ï — l) + Dz(z — 1) (* — 2)+...

A + 7 + zjz~+ï) + z(z +l)(z + 2)+ •"'

z désignant le rang du terme à former, augmenté ou diminué d'une constante, et il trouve que la somme des termes de la suite, à partir de celui dont le nom correspond à Ja valeur qu'on donne à z, est

Az+(s + l)[jBz+ Jc*(*-l) + JDz(z-l) (*- 2)+.,,.. 1

de sorte que, lorsque la formule de relation s exprime par un nombre fini de termes, il en est de même de la somme de tons les termes à partir de celui dont le rang correspond à la valeur attribuée à z. Ces recherches présentent quelque utilité dans certaines questions spéciales dépendant du calcul des probabilités; mais elles ne sauraient faire partie de la doctrine générale.

La seconde partie de l'ouvrage de Stirling a pour objet l'interpolation des séries, c'està-dire l'iutercalation, entre les termes successifs d'une série donnée numériquement, d'autres termes qui puissent être regardés comme formés suivant la loi selon laquelle procède cette série. C'est la question que Wallis a eu à traiter pour parvenir à sa formule de la valeur du rapport de la circonférence au diamètre, et qu'il a résolue avec tant de sagacité.

La question revient k déterminer la courbe dont les ordonnées, correspondant à des abscisses équidistantes, par exemple, auraient pour valeurs les termes de la série donnée. Elle n'est susceptible d'une solution exacte qu'autant que les différences des termes de cette série deviennent nulles à partir d'un certain ordre. Dans ce cas particulier, la courbe interpolatrice est une parabole du degré marqué par l'ordre des dilfétences qui s'annulent diminué d'une unité. Dans le cas général, Stining représente l'ordonnée de la courbe cherchée par une série de la forme A-f-Btf-f (Jz(z — t) + Dz(z — i}(£—2)+..,,

dont les coefficients A, B, C, D,..., doivent être calculés de manière qu'en donnant successivement à z les valeurs 0, 1, 2, 3,...., on trouve le premier, le second, le troisième, etc., terme de la série donnée. Le calcul successif de ces coefficients est évidemment de la dernière facilité.

STIRLING (James-Patrick), économiste anglais, né à Dunblane, comté de Perth, en 1809, Après avoir suivi les cours de droit, il étudia 1 économie politique sous le docteur Chalmers et ne tarda pas a se faire remarquer comme un économiste insiruit et plein de sagacité. M. Stirling a publié sur cette science des ouvrages estimés. Les plus remarquables sont : la Philosophie du commerce (Edimbourg, 1846), dans lequel il donne une théorie du prix de revient ainsi que du protit, et cherche à déterminer les lois suivant lesquelles se détermine la valeur relative du blé, du travail, des monnaies, etc., et De la découverte des mines d'or en Californie et en Australie (Edimbourg, 1852), ouvrage danslequel il se livre à des recherches sur les lois qui règlent, la valeur et lu distribution des métaux j rêcieux,en les accompagnant de notes historiques sur les effets produits en Europe par l'exploitation des mines américaines au XVI1--, au xvii» et au xvm» siècle. Ce livre, t e.1— bien fuit, a été traduit en français par M.Auguste Planche (Paris, 1853, in-18).

ST1RLINGIE s. f. (stir-lain-jî — de Stirling, h. pr.). liot. lien le d'arbustes, de ta famille des protéueees, tribu des conosperniees, comprenant trois espèces, qui croissent en Australie.

ST1UNUH (Max), philosophe allemand.

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