‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 686 sur 1059 · V. Schmii>t (Gaspard · texte numérisé non relu

V. Schmii>t (Gaspard

STIXIS s. m. (sti-ksiss). Bot. Genre d'arbrisseaux grimpants, originaire de la Cochinchine, et dont la place dans la elassillcation n'est pas déterminée.

STIZE s. m. (sti-ze — du gr. slizô, je pique). Entom. Genre d'insectes hyménoptères, de la tribu des bembécitles, comprenant plusieurs espèces, qui habitent le midi do l'Europe ou les régions tropicales : Les stizës, tous d'assez grande tailla, sont généralement d'un noir brillant, avec des taches d'un jaune vif. (Blanchard.) On ne connaît pas les mœurs des stizes. (H. Lucas.)

— Encycl. Les stizes ont le corps robuste ; là tête élargie transversalement ; les yeux grands, accompagnés de trois ocelles disposés eu triangle ; les antennes insérées vers le milieu du front, amincies vers la base et grossissant peu à peu vers l'extrémité ; les mâchoires et les lèvres avancées ; la lèvre petite, semi-circulaire; le corselet ovale ; les pattes fortes, de longueur moyenne, armées d'épines. On sait peu de chose sur les mœurs de ces insectes, qui se rapprochent des bembex. Ils vivent dans les terrains sablonneux, où ils creusent des nids, qu'ils garnissent eux-mêmes de provisions. Les espèces de ce genre sont peu nombreuses et habitent les régions chaudes des deux continents. Le stize sinué est noir, avec des bandes jaunes sur l'abdomen ; on le trouve, mais rarement, aux environs de Paris. Les stizes bifascié et rupeorne sont assez répandus dans le midi de la France.

STIZOCÈRE s. m. (sti-zo-sfî-re — du gr. stizô, je pique; keras, corne). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramèi es, de la famille des longicornes, tribu des cérambycins, dont l'espèce type vit au Brésil.

STIZOLOBE s. m. (sci-zo-lo-be — du gr.

stizô, je pique ; lobos, gousse). Bot. Syn. de mdcuna, genre de légumineuses.

STIZOLOPHE s. m. (sù-zo-lo-fe — du gr. stizà, je pique ; lophos, aigrette). Bot. Genre de plantes, de la famille des composées, tribu des curduucées, réuni par plusieurs auteurs aux centaurées.

STJEHNSTOLPB (Jonas-Magnus), littérateur suédois, né le 8 décembre 1777, mort le 17 septembre 1831. Né de parents sans fortune, il commença par donner des leçons et traduire des romans pour les libraires. En 1801, il devint précepteur des deux fils d'un riche négociant, M- Besko-w. llentra'ensuite dans les bureaux de la guerre et traduisit en Suédois une vingtaine de romans allemands, entre autres le Siegfried de Muelber, et un grand nombre d'autres ouvrages en diverses langues, tels que : Don Quichotte, de Cervantes ; VObéron, de Wieland ; plusieurs Contes de Voltaire ; la Boucle de cheveux enlevée, do Pope, et {'Imitation burlesque de l'Enéide, par Blumatier, qu'il compléta. Parmi les productions originales de Sljernstolpe, on cite : un drame intitulé Lunkenlas, basé sutune tradition nationale ; les Argonautes et des contes comiques en vers.

STLATE s. m. (stla-te). Mar. Bâtiment de course, dans l'Istrie.

STOA (Qiiintianus) . écrivain italien du xvio siècle. V CONTi(Giovauno-Fi-uucesco).

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STOBE s." f, (sto-be). Bot.Syn.de stœbe.

STOBÉE s. f. (sto-bé — de Stobée, nom d'homme). Bot. Genre de plantes, de la famille des composées, tribu des carduaeées, comprenant plus de quarante espèces, qui croissent au Cap de Bonne-Espérance.

STOBÉE (Jean), Joaunei Stolmua OU Sto-

benai*, compilateur grec, qu'on croit originaire de StoDi, en Macédoine, et qui vivait dans le v* siècle de notre ère. Il nous reste de cet écrivain, dont la vis est inconnue, un recueil excessivement précieux, divisé en deux parties, qui sont communément intitulées, la première : Eclogx physics et ethiew, et la seconde : Anthologicon ou Florilegium, et une sorte d'encyclopédie où l'auteur a rassemblé et classé méthodiquement Une infinité de fragments des plus célèbres auteurs grecs, poètes, orateurs, philosophes, historiens, dont la plupart des ouvrages sont perdus ou ne nous sont parvenus que fort mutilés. Cet inestimable recueil a été édité un grand nombre de fois. La première édition du Florilegium est celle de Venise (1535, in-4o) ; la plus estimée pour la pureté du texte est celle que Meineke a donnée à Leipzig (1855-1856, 3 vol. in-12). La première édition des Eclogx est celle d'Anvers (1575, in-fol,), et la meilleure celle de Gœttingue (1792-1801, i vol. in-8<>).

STOBÉE (Kilian), naturaliste suédois, né dans la province de Schonen en 1690, mort en 1742. Il étudia la médecine a l'université de Lund, obtint en 1729 une chaire de sciences naturelles et de physique, puis devint médecin du roi et enfin professeur d'histoire à Upsal. Indépendamment de son grand savoir, Stobée possède un titre sérieux a la considération de la postérité. Quand Linné se trouva sans ressource à Lund , Stobée le prit comme copiste et mit sa bibliothèque entièrement & la disposition du futur savant, dont il avait deviné le génie et qu'il aida de ses conseils. On doit à ce naturaliste : De nummis et siifillis lundensibus (Lund, 1742, in-4") ; Opéra in quibus petrefactorum numismatum et antiquitatum historia il luit rat ur inunumvolumencoltecta(Dantz\g, 1753, in -8°).

STOBES, ville ancienne de la Macédoine, ch.-l. de la Péonie, chez les Agrianes. Elle fut, sous l'empire romain, la métropole de la province nommée Macédoine Salutaire. C'est de nos jours le bourg turc de Slobi ou Istib.

STOC s. m. (stok — de l'ang. stock, souche). Métall. Assemblage de plusieurs grosses pièces de bois, plantées verticalement dans le sol et maintenues par des cadres entourés de maçonnerie, sur lequel on place l'enclume : Souvent on encastre l'enclume dans une grosse pièce de fonte ou chabot te, qui repose sur le stoc. (Debetle.) Il Billot , pièce de bois qui supporte une enclume.

STOCCHI (Ferdinand), astrologue italien, né à Cosenza en 1599, mort en 1661. Il cultiva les mathématiques et la philosophie, puis les sciences occultes, au moyen desquelles il prétendit pouvoir prédire l'avenir, découvrir des secrets, etc. Le charlatanisme et l'escroquerie rentrant tout naturellement dans le métier d'un faiseur d'opérations surnaturelles, Stocclii s'avisa non-seulement de faire des miracles comme un simple saint, mats encore de faire introduire frauduleusement un saint dans le paradis et un noble dans les archives de la noblesse. Ce fat pour exploiter l'amour-propre de Charles Cala, duc de Diano et marquis de Villanova, qu'il entreprit eette opération. Il lui forgea un ancêtre Cala, qui, disait-il, était mort en odeur de sainteté. La fabrication des reliques n'ayant pas encore, à cette époque, atteint la perfection qu'on lui a donnée de nos jours, ce fuient les os d'un âne qui eurent l'honneur de représenter les os du bienheureux Cala. Des parchemins falsifiés servirent à compléter la légende. Les prétendues reliques du bienheureux furent exposées à l'adoration des fidèles dans une chapelle. Le duc de Diano publia une vie du bienheureux Cala, k la suite de l'ouvrage intitulé : Historia degti Soeui, etc. (Naples, 1660, in-fol. ), et un autre ouvrage destiné à faire obtenir la canonisation dudit bienheureux et intitulé : Indice de' libri antichi, etc., cite si mandano in Moma per fondamento e chiarezza del 11. Giovanni Cala (Naples, sans date, in-fol.). La mémoire et les reliques du prétendu bienheureux Cala seraient peut-être aujourd'hui encore honorées comme le sont la mémoire et les reliques de la prétendue sainte Philomène, si un des complices de l'astrologue n'avait dévoilé l'imposture. Ce fut un coup terrible pour la réputation du bienheureux Cala et de l'astrologue Stocchi, son créateur. Stoeuhi fut entièrement discrédité, et le tribunal de l'inquisition, obligé de sacrifier une légende dont le succès était par trop compromis, déclara que tout ce qui avait été publié sur ce sujet était apocryphe et en ordonna la suppression, chassant de la sotte définitivement Cala du sejoar des bienheureux et le soustrayant à l'adoration des fidèles.

On a de Stocchi : uu recueil de prédictions intitulé Bel portentoso decennio, opéra aslrolotjica (Cosenza, 1655, in-8°; lr" partie seulement); Curihina et'titsus (Cosenza, 1655, in-8°). L'histoire de la fabrication du bienheureux Cala a été publiée k Rome en 1792 par le Père Paoli, sous ce titre : Notizie

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spettanti ail opéra apocrifa intitolata Storia degli Svevi e vita del B. Cala.

STOCH (Charles-Chrétien -Henri), littérateur allemand, né en Saxe en 1780, mort le 12 novembre 1820. Il fut professeur de littérature grecque à Stolberg et publia une traduction en vers allemands des fragments qui nous restent du poète Tyrtée et un ouvrage k l'usage de la jeunesse intitulé : Specimina poetiea.

STOCHER (Bernard), écrivain allemand, né àZipplingenjprèsdeWallerstein^n 1744, mort à Riesa en 1806. Il entra en 1766 dans l'ordre desbénédictins, à Donauwcerth, et devint prieur et ensuite archiviste du couvent de cet ordre; après sa suppression en 1803, il passa dans le couvent minorité de Riesa. Ses principaux ouvrages sont: Diplomatische ICrklàrung altdeutscher Wôrter (Donauwoerth, 1798) et Vocabularium latinitatis antiquioris et medii sévi diplomat. (Nordlingen, 1805).

STOCHOVK (Vincent DE), voyageur belge, né à Bruges vers 1610, mort dans la même ville en 1679. A vingt et un ans, il suivit l'ambassadeur de France en Turquie (1630), visita tour k tour la Syrie, la Palestine, l'Egypte, l'Italie et, après une absence de trois ans, revint à Bruges, où, de 1633 à 1676, il occupa douze fois la place de bourgmestre. On lui doit : Voyage fait es années 1630,1631, 1632 et 1633 (Bruxelles, 1643, in-4°); 2» édition, sons le titre de : Voyage du Levant (Bruxelles, 1650-1662, in-8°); Olhomun ou Abrégé des vies des empereurs turcs (Amsterdam, 1665, in-18).

STOCK s. m. (stok — mot angl. qui signif. proprement souche). Denrées, marchandises disponibles sur une place, un marché, dans un magasin : Le stock en sucre a considérablement diminué à Bordeaux. Nous avons en France un stock métallique qu'on évr.lve à 6 ou 7 milliards. (V. Bonnet.) Il y a chaque année un résidu ou stock de glace qui forme le noyau des glaciers. (L. Figuier.) il Fonds existant en numéraire : La diminution du stock de la Banque est un signe de prospérité.

STOCK (le bienheureux Simon), général de l'ordre du Carmel, né dans le comté de Kent au xne siècle, mort le 16 mai 1265. Ce moderne Diogène.k l'âge de douze ans, fixa son séjour dans le creux d'un chêne, ce qui lui valut le nom de Stock. Il entra ensuite dans l'ordre des ermites du Carmel , devint en 1215 vicaire général de cet ordre et vint en 1226 à Rome, où il obtint du saint-siége la confirmation de la règle du bienheureux Albert. Il alla ensuite rejoindre les frères du Carmel en Palestine, et lorsqu'ils eurent pris la décision de se retirer eu Europe, il se rendit, avec un certain nombre d'entre eux, en Angleterre, en 1244, et devint bientôt général de l'ordre. Il obtint du pape une nouvelle confirmation de la règle du Carmel et, en 1251, fit placer cet ordre sous la protection spéciale du saint-siége. Ce fut à la suite d'une vision plus ou moins authentique apparue k Stock que fut fondée la confrérie du Scapulaire. L'Église honore la mémoire de ce personnage le 16 mai, anniversaire de sa mort.

STOCK (Jean-Chrétien), médecin allemand, né k léna en 1707, mort en 1759. Il fit ses études médicales à 1 université de cette ville, y reçut le grade de docteur eu médecine en 1729 et celui de maître en philosophie l'année suivante. En 1734, il fut nommé professeur extraordinaire et, en 1747, professeur ordinaire. Enfin, il devint, en 1758, conseil er k la cour de Saxe-Weimar. Il n'a écrit que des opuscules académiques, tels que : De morbis huntorum (1729); Ue emendalione tempfi amentorum (173 1); De partibus hominis essentiiilibus (1732) ; Exercitationes phy.siix (H33); lie exhulationibus sive ef/tuuiis (1743;, etc.

STOCKACII, bourg du grand-duché de Bade, dans le cercle du Lac, ch.-l. du bailliage de son nom, k 28 kiloin. N.-O. de Constance; 2,000 hab. Le 25 mars 1799, Jourdan 3' fut battu par l'archiduc Charles ; mais l'année suivante, le 3 mai, Moreuu y vainquit le général Kray de Krajof.

STOCKDALE (Perci val), littérateur anglais, né au village de Branxton en 1730, mort le 11 septembre 18U. Il commença par servir dans l'aimée, puis il se fit prêtre. Il vi-iitu l'Italie, fut pendant trois ans aumônier d'un vaisseau de guerre et lit un voyage à Gibraltar et en Afrique. Dans l'inienulle de ses voyages, il résidait en Angleterre et cultivait les lettres. Parmi ses ouvrages, on cite : une traduction de l'Amiufe du Tasse (1770); le Puëte, poëme (1775); Recherches sur la nature et les vruies lois de la poésie; Vie du poëte Watter; Leçons (lectures) sur les mérites respectifs des plus grands poètes anglais (1807); enfin des Mémoires de sa propre vie (1811).

STOCKFISCH s. m. (stok-fleh — mot angl. forme de stock, souche-, fish, poisson). Morue sechee a l'air. Il Poissun ace en gênerai.

STOCKFLIÎTH (Nds - Joachiin - Christian Vibk), apôtre des Lapons de Norvège, uè h Frederikstadt en 1787, mort on 1866. 11 étudia le droit k l'université de Copenhague, quoique sa vocation le portât plutôt vers lu théologie, et, après avoir subi la misère au

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point qu'il pensa un moment à apprendre l'état de menuisier, il obtint en 1809 le grade de iieutenant dans un régiment d'infanterie du Slesvig, avec lequel ii prit part à la campagne de 1813, qui fut si défavorable au Danemark. Après la séparation du Danemark et de la Norvège en 1814, il donna sa démission pour entrer comme capitaine dans l'armée norvégienne, accepta en 1820 une place de précepteur dans la maison du pasteur Christie, et, en vivant dans ce nouveau milieu, il sentit ae réveiller en lui le goût de la théologie. En 1824, il passa à Christiania .son examen théologique et fut nommé pasteur à Vadsoe,d;ms la Finmarchie orientale. S' apercevant que les Lapons manquaient des livres nécessaires à l'étude de la religion, il s'appliqua à créer une langue laponne écrite ; mais, pour y réussir, il lui fuilait posséder une connaissance approfondie des mœurs, et des usiiges de ce peuple. I) parvint à se mettre en relation avec les Lapons des montagnes, qui parlent !e dialecte le plus pur, et se fit transférer de Vadsoe à Lebesby, également dans la Finmarchie orientale, sans tenir compte de la médiocrité du traitement qu'il aurait dans cette nouvelle paroisse. Après y avoir médité longuement sur les moyens propres à l'amélioration de la race laponne, il partit en L831 , accompagné de trois Lapons, pour Christiania, et de là pour Copenhague, où il passa cinq mois h travailler dans la bibliothèque. Il alla ensuite faire à Christiania des cours publies sur la langue et la mythologie des Lapons et revint en 1833 dans la Finmarchie. Afin qu'il pût se livrer plus à loisir à l'étude de lu langue finnoise, on le releva de ses fonctions pastorales en 1839, et le storthing (assemblée des états) de Norvège lui fournit les ressources nécessaires pour exécuter de grands voyages en Norvège, en Suède, en Finlande et pour faire imprimer ses écrits. Il revint encore deux fois dans la Finmarchie pour y organiser l'Eglise et l'enseignement public et pour y apaiser en même temps les différends religieux. Malade et presque entièrement paralysé, ii se rendit, après son second voyage, aux. bains de Sandejford, où il mourut peu de temps après. Parmi ses ouvrages, qui sont tous consacrés au but qu'il avait en vue, il faut citer : un Abécédaire lapon (1837); une Grammaire laponne (1839); une Histoire de la Bible et un Livre de prières à l'usage du peuple (1840) ; des traductions en lapon du Nouveau Testament (li&O) , des Sermons de Luther sur la passion, lies Psaumes <le David et du Becueil de sermons de Luther (1857) et plusieurs vocabulaires lapons-norvégiens. 11 publia en outre, en langue norvégienne (danoise) : Documents pour la connaissance des Lapons dans le royaume de Norvège; Documents pour la connaissance des Quames-Finnois (1848) et Documents pour la connaissance de l'état de la langue laponne dans les bailliages de Finmarchie et de Nordtand (1851). Son dernier ouvrage, qui renferme, outre son autobiographie complète, de précieux renseignements sur la Finmarchie et sur les Lapons qui habitent cette contrée, a pour titre : Journal sur mes voyages de mission en Finmarchie (1860).

STOCKHOLM, ville capitale du royaume de Suéde, ancienne Holmia, ch.-l. du gouvernement auquel elle a donné son nom, située sur le lac Meelurn et la rive occidentale de la Baltique, à 1,932 kilom. N.-E. de Paris, par 590 20' de latit. N. et 15u 43' de longit. E. ; 84,161 h;<b. en 1844; 93,070 en 1850; 102,307 en 1S60; 143,740 en 1874. Résidence du roi et de la cour. Siège du gouvernement, d'une cour d'appel et des grandes administrations du royaume, de l'Académie suédoise ou Académie des Dix-Huit, fondée par Gustave III; Académie des sciences ; Ecole des beaux-arts; institut Carolin pour ia médecine-, Ecole militaire; nombreuses écoles polytechniques, secondaires et primaires; résidence des représentants des pays étrangers ; musée royal de peinture et de sculpture; musée d'histoire naturelle; plusieurs sociétés de peinture et de sculpture ; sociétés littéraires et scientifiques; arsenal, fonderie de canons. Industrie active : forges, affilieriez de fer; ateliers de construction de machines pour le compte de l'Etat; usines à fer et à acier; fabriques de coton, soieries, draps et lainages; teintureries, tanneries, maroquineries, fabrication de tabac, raffineries, verreries, typographies ; chantiers de constructions navales. Stockholm est le centre des chemins de fer et du mouvement commercial de la Suède dans la Baltique, et ses bateaux à vapeur la mettent continuellement en rapport avec la Russie, la Prusse et les anciennes villes hanséatiques. La ville possède un port d'un accès difficile, mais vaste et sûr, et où peuvent mouiller à l'aise les plus gros bâtiments. 11 est défendu par les trois forteresses de Waxholm, do Frederiksborg et de Dalaroe, ainsi que par une multitude d'îles, entre lesquelles la flotte trouve un refuge assuré. Les principaux articles importés consistent dans les tLsus, le sucre, le café, les vins, les esprits, l'huile, la soie brute, la houille, le tabac, les suifs. Les métaux, principalement le fer, les bois et le goudron figurent au premier rang des articles d exportation.

Stockholm est sillonnée de canaux balisés et éclairés par des phares à feux fixes, for-

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mant huit lies, situées entre le lac Mœlarn et la Baltique, et deux presqu'îles. Cette position a valu à la capitale de la Suède le surnom de Venise du Nord. Stockholm est, en outre, entourée d'un cercle de rochers, de forets et de collines qui en font une cité trèspittoresque. Ses dimensions comprennent 6 kilomètres de longueur et 32 kilomètres de circonférence. On y compte environ 7,000 maisons, sans parler des monuments publics. Les îles sont reliées entre elles ou à la terre ferme par 16 ponts. En outre, comme à Venise, une multitude de barques et même de bateaux à vapeur desservent continuellement les besoins de communication entre les différents quartiers. Ces quartiers sont au nombre de six : la Cité ou Staden, occupant les lies de Helgeaudsholmen, Stradsholmen et Reddarsholmen ; le Normalmen (quartier du Nord), construit sur le continent et relié à la Cité par un pont de granit de 333 mètres de longueur; le Sodermahnen, quartier sur le continent, relié à la cité par un pont de pierre moins considérable que le précédent, mais formant une véritable rue; le Skoppsholmen et le Castelholmen, quartier de l'Est de la Cité, construit sur deux îles; le Ladngardslendet à l'ouest ; le Djargarden ou Parc, communiquant avec le précédent par un pont. Tous ces quartiers sont percés de rues étroites et tortueuses, pour le plus'grand nombre. Parmi les monuments de Stockholm méritant d'être mentionnés, nous citerons : le château royal, vaste éditiee, construit dans une situation élevée, d'où il domine la ville; l'église des Chevaliers, sépulture des rois de Suéde ; une flèche de fer, travaillée à jour et d'une grande hardiesse couronne l'édifice; le pa.ais du gouverneur, l'hôtel de la Banque, la Bourse, le palais de justice, l'église principale de Saint-Nicolas, le palais Gustave, l'Opéra, l'église Saint-Jacques, l'observatoire, l'église catholique. Citons encore, dans le quartier de Sodermalmen : l'église Sainte-Catherine, l'église de l'Amirauté et le Castel, sorte de forteresse armée de nombreuses bouches à feu. Le Ladngarslendet est le siège des casernes de la ville. Quant au Parc, il s'étend le long du lac Mœlarn ; on remarque un certain nombrede résideiicesd'été, entre autres la villa Bystroeui, le palais de Rosendal, qui est pour la cour de Stockholm ce queSaint-Clouil était pour celle de Paris; le château de Haga, résidence du prince royal ; deux autres châteaux et plusieurs villas et jardins.

Le plus beau monument de Stockholm est son musée, construit sur les plans de l'architecte prussien Stiiler, dans le style de la Renaissance. La façade principale est ornée de bas-reliefs et île statues en marbre, et l'escalier intérieur est un chef d'œuvre. Ce monument est admirablement approprié à sa destination. Isolé à l'extrémité d'une presqu'île, il baigne à la fois, en quelque sorte, dans un immense, espace d'air libre qui lui donne la lumière, et touche à une masse d'eau qui lui assure des secours inépuisables eu cas d'incendie. Le sous-sol renferme la collection des antiquités égyptiennes; le rez-de-chaussée, les collections d'archéologie suédoise et le cabinet des médailles; le premier étage contient les collections d'estampes, de dessins, les galeries de sculpture, les bronzes, lesmajoliques, les vases étrusques et les collections d'armes. Parmi les morceaux de sculpture les plus remarquables, nous citerons ; l'Endymion, en marbre, trouvé en 1750 dans k-s fouilles de la villa Hadriana, à Rome ; une Diane, une Junon, une Pullas, une Vénus Anudyomène; le supeibe groupe de ['Amour et t'syclié , par Sergell; Junon et Hercule, paf Bystroeui; Apollon, Vénus, la statue de Charles Vil, par Fog'elberg, etc. Le second étage du musée est consacre aux galeries de peinture, formées par des collections tirées îles châteaux royaux, par des dons particuliers et par des acquisitions iniportantes.lt comprend 1,050 tableaux à l'huile, des pastels, des gouaches, des aquarelles et enfin des dessins et des gravures. L'école flamande forme plus de la moitié du nombre total des tableaux. Ou y remarque particulièrement : Suzanne au bain et les Trois Grâces, de Rubens; Saint Jérôme assis, le Salon de Rubans et le Bénédicité, de Van ûyck; Saint Anustase méditant les Écritures, Jean Ziska jurant de venger Jean Uus , de Rembrandt; la Foire aux bœufs, admirable toile de Paul Potter, et de belles toiles de ïeniers, de Terburg,de Hobbema, de Ruisduël, de Berghein, de Van Ostade, de Miens, etc. L'écolo espagnole y est représentée par des Murillo, des Velazquez et des Ribeira; l'école italienne, par des tableaux du Corrége, de Véronèsâ, de Léonard de Vinci, du Titien, de Salvator Rosa , etc. La partie de l'école française comprend de beaux tableaux de Poussin, de Claude Lorrain , de Boucher, de Chardin, d'Oudry, de Rigaud, 105 tableaux représentent la peinture nationale suédoise. Ce sont, pour la plupart, des intérieurs, des marines et des paysages. On y remarque les tableaux d'animaux de Kjoarbue, des peintures religieuses dû Koerbei g, dus allégories de Winge, des intérieurs de tiuuckert, notamment son Intérieur d'une hutte de Lapons, ut de trèsbeaux paysages du roi Charles XV, qui était un peintre fort habile.

On trouve également à Stockholm d'intéressantes collections d'objets d'art au château royal et à la Maison équestre.

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La capitale de la Suède possède de nombreuses places ornées de statues. Nous citerons particulièrement: la place Riddarsheurs, ornée de la statue de Gustave Wasa ; la place Gustave-Adolphe, qui prend son nom de la statue équestre de ce monarque; la place de parade , décorée à son centre de la statue du rot Charles XIII ; la place Frédéric- Adolphe, la plus vaste de la ville; la statue du poète Bellmann, etc. Stockholm possède encore plusieurs promenades. Les principales sont : le jardin de Ladngarslendet, le parterre du lac, etc; enfin, les sites merveilleux qu'on rencontre aux environs de la ville sont journellement le but d'excursions pittoresques.

« Quand on a vu Stockholm , dit M. H. Martin, on ne peut plus dire qu'Edimbourg soit sans rivale en Occident pour l'originalité du site et le pittoresque de la physionomie. Vaste et grandiose, avec une médiocre population qui se déploie à l'aise dans un large espace, Stockholm change d'aspect h chaque pas. Ses bras de mer et sa tète do lac, qui pénètrent au cœur de la ville, ses lies grandes et petites, ses collines chargées d'habitations et de jardins en font une cité vraiment unique. Il est peu de vues comparables à celles de Mosebacke, la hauteur d'où l'on embrasse l'ensemble de la ville et de ses environs, et il n'est pas de promenade publique qui ressemble au Djurgarden, œuvre de la nature bien plus que de l'art, séjour inspirateur de ce poète et musicien national Bellman, dont la vive et libre fantaisie semblait animer le Nord de tous les feux du Midi. Stockholm a de commun avec Paris d'avoir débuté par une île centrale, une petite cité, d'où elle a rayonné au nord et au sud. Staden, où se trouve le vaste, mais moderne palais des rois et l'ancien palais de l'ordre équestre, est sa Cité, et Riddare- Holmeii, l'île des noble3 ou des chevaliers, est son île Saint-Louis. L'église de Riddare- Holmen est le Saint-Denis des rois et des grands hommes de la Suède. Là reposent, à 1 ombre des drapeaux conquis sur la Russie et l'Autriche , Gustave-Adolphe et Charles XII, et, près d'eux, Bauer et Thorstenson, ces illustres compagnons d'armes de nos Guébriant et de nos Turenne. Un des traits caractéristiques de Stockholm, ce sont les Statues de rois élevées sur toutes les places, et qui, pour ainsi dire, écrivent là en bronze toutes les phases heureuses ou malheureuses de l'histoire suédoise. La variété, l'imprévu sont surtout le caractère des environs de Stockholm, qui ne sont plus la plaine boisée et marécageuse, comme dans le Gothlaud, et qui ne sont pas encore la montagne, comme en Dalécarlie, mais qui sont le mélange, sous mille formes et avec mille accidents, des collines, des bois et des graudes eaux. A droite, en allant vers la Baltique, Iles et presqu'îles de toutes dimensions, bras de iner, tantôt larges comme des baies, tantôt se rétrécissant jusqu'à livrer à peine le passage aux bateaux à vapeur entre les épais ombrages des deux rives. Le bras principal mené à Waxholm, la seule position militaire qui protège aujourd'hui Stockholm oomre la Russie, restée maîtresse de ces Iles d'Alaud, qu'on u fait la faute incroyable de ne pas rendre à la Suède lors de la guerre de Crimée. L'un des petits bras mené à Dalare, jolie station de bains de mer enveloppée de grands bois de pins. »

Quant à l'histoire de Stockholm, elle n'offre rien de particulièrement intéressant et se confond avec celle de la Suède. Fondée en 1260 par le roi Berger-Jarl, la ville n'occupa à sou origine que la petite île de Helgeaudsholmen (ou du Saint-Esprit). Bien que les rois de Suède en eussent t'ait de bonne heure leur résidence, elle ne fut élevée au rang de capitale qu'au xvm« siècle, détrônant Upsal, qui jusqu'alors avait porté ce titre. Les traités conclus en 1719 entre la Suède et l'Angleterre, en 1720 entre la Suède, la Prusse et le Danemark, ont été signés à Stockholm, qui, sous l'impulsion que lui a imprimée la dynastie souveraine actuelle, tend chaque jour à devenir une des premières cités du nord de l'Europe.

STOCKLER DE BORJA GARÇAO (François de), baron DE Lavilla de Raïa, général et mathématicien portugais, né à Lisbonne en 1759, mort daus le royaume de l'Algarve le 6 mars 1829. Il fut professeur de mathématiques à l'Académie de marine et occupa ensuite d'importantes fonctions dans l'administration. Il fut membre d'un grand nombre de sociétés savantes et secrétaire de l'Académie royale des sciences de Lisbonne. Ses principaux ouvrages sont : Traité élémentaire de la méthode des limites; Mémoire sur le calcul des fluxions et sur le produit d'un nombre infini de facteurs; Eloges historiques, poésies lyriques (Londres, 1 vol.); Essai historique sur l'origine et les progrès des mathématiques en Portugal (Paris, 1819) ; Traité sur la méthode inoerse des limites ou Théorie générale du développement des fonctions logarithmiques (Lisbonne, 1824) ; Eléments du droit des sociétés politiques (Lisbouue, 1827).

STOCKMANS (Pierre), jurisconsulte belge> né à Anvers en 1603, mort à Bruxelles en 1671. A Louvaiii, il occupa les chaires de grec et de droit civil, puis il devint successivement conseiller au conseil de Brubant, membre du conseil privé, président du tri-

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bunal suprême, garde des chartes du duché de Brubant. Ses principaux ouvrages sont : Jus Belgarum circa bullarum panlificiaritm receptionem (1642, in-40) ; De jure dévolutions (Bruxelles, 1666, in-40); Decisionum cwisé Brabanlim sesqni-centuria (Bruxelles, 1670, in-fol,). Les Œuvres de Stockmans ont été publiées à Louvain {1783, 4 vol. in-8<>).

STOCKPORT, ville d'Angleterre, comté e; à 57 kilom. N.-E. de Chester,à 12 kilom. S.-E. de Manchester, sur la Mersey ; 58,835 hab. Importantes manufactures de draps, coton, chapeaux, mousselines, soieries. Commerce actif, facilité par des canaux de navigation et des chemins de fer. Cette ville, jadis ch.-l. d'une baronnie appartenant aux comtes de Chester, est fort ancienne ; sa construction est très-irrégulière, par suite de l'inégalité du terrain qui rend plusieurs rues fort escarpées. On y remarque trois belles églises, la place du marché, un théâtre, une bibliothèque publique et, près du vieux pont, la résidence de la famille Arden, qui possède une belle collection de tableaux.

STOCKTON, ville d'Angleterre, comté et a 28 kilom. S.-E. de Durham, sur la Tees, à 17 kilom. de son embouchure dans la mer du Nord ; 9,808 hab. Fonderie de fer, fabriques de machines à vapeur ; manufactures de cordages, toiles à voiles, clous, poteries ; chantiers de construction. Port de commerce présentant une grande activité commerciale; relations très-suivies avec les ports de la Baltique et de la mer du Nord. C'est une des plus jolies villes du nord de l'Angleterre, tant par ses bâtiments publics que par ses constructions particulières. La principale rue a environ 1,600 mètres de longueur et 50 de largeur; au centre est l'hôtel de ville. Les autres édifices dignes d'attention sont legtise Saint-Thomas, le théâtre et la douane.

STODART (James), métallurgiste et fabricant d'instruments de chirurgie, né à Londres, mort à Edimbourg en 1823. Il fît l'analyse du métal composé fabriqué par les Indous et appelé uiootz. A la suite de travaux dans lesquels il fut aidé par Humphry Davy, il réussit a reproduire ce métal, lo perfectionna et s'en servit pour la fabrication d'instruments chirurgicaux. Il aida Faraday dans ses recherches sur les alliages produisant le meilleur acier; ils publièrent en commun plusieurs mémoires à ce sujet. Stodart faisait partie, depuis 1S21, de la Société royale.

STODART (sir John), jurisconsulte anglais, né à Londres en 1773, mort en 1856, Elève de l'université d'Oxford, il se fit recevoir docteur en droit (1801), et, tout en s'adonnant à des travaux littéraires, il suivit la carr.ère du barreau. Après avoir été avocat du roi à Malte de 1801 à 1805, il revint à Londres, où il continua l'exercice de sa profession. Quelque temps après, il devint un des collaborateurs du Times, dont il prit la direction en 1812. Dans ce journal, où ses articles vigoureux et incisifs furent très-remarques, il lit une guerre à outrance, non-seulement à Napoléon 1er, ce qui était tout naturel, mais encore à la France et poursuivit ses attaques après la chute du despote. A la suite d'un différend qu'il eut en 1816 avec les propriétaires du Times, il quitta cette feuille et fonda le New-1'imes, qui ne réussit pas. On le vit alors reprendre sa profession d'avocat, puis accepter le poste de premier juge à Malte (1826). En 1839, Stodart revint en Ang.eteire et vécut dans la retraite jusqu'à sa mort. Il faisait partie de la Société pour l'amélioration de la loi. Outre des traductions de deux tragédies de Schiller, Ftesque et Don Carlos, 011 lui doit : liemurques sur l'aspect du puys et sur les usages eu Ecosse en 1799 et 1800 (1801, 2 vol.); Introduction à l'histoire générale et Traité de grammaire universelle, insérés dans l'Encyclopédie métropolitaine; Carie administrative, statistique et commerciale du Boyaume-Uni (1843), publication très-estimée,

STODDARD (Charles), colonel anglais. Envoyé en 1838 en ambassade à Bouktiara, pour obtenir du kan la mise en liberté des prisonniers russes et pour conclure un traité d'alliance, il y fut massacré en 1843.

STODDARO (Richard-Henry), poète et écrivain américain , né à Hingham (Massachusetts) en 1825. U perdit de bonne heure son père, capitaine de marine, et travailla pendant longtemps dans une fonderie de fer à New-York. Le mauvais état de sa santé le força de quitter cet établissement, et, en 1848, il se mit à écrire dans plusieurs publications périodiques. En 1849, il rit paraître un recueil de ses poésies sous le titre de Footprintz (2s édit., 1852). Vers la même époque, il entra dans les bureaux de la douane de New-York. Outre divers morceaux éparpilles dans les revues périodiques, on a de lui divers ouvrages, parmi lesquels on cite les suivants : Adventures in Fairy Land (Boston, 1853); Songs of summer et Town and country, a book for children (1857) ; The loves and héroïnes of the poets (New- York, 1860).

STŒBÉ s. m. (sté-bé — du gr. stoibé, nom d'une herbe qui servait à faire des lits). Bot. Genre d'arbustes, de la famille des composées, tribu des sénéeionées, comprenant une dizaine d'espèces, qui croissent au Cap de Bonne-Espérance.

STOfcBBB (Elie), théologien allemand, né à

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Strasbourg en 1119, mort dans cette ville en 1778. Il fit ses études dans sa ville natale et commença à prêcher en 1740, à la suite de plusieurs voyages entrepris dans le but de compléter ses connaissances. Nommé, en 1744, prédicateur à Saint-Pierre-le-Vieux et en même temps professeur au gymnase, il ne resta pus longtemps à Strasbourg. Le goût des recherches littéraires l'amena à Paris et lui lit visiter successivement l'Angleterre, la Suisse, la Hollande, puis une partie de l'Allemagne. En 1766, il reçut le titre de vicaire général des pasteurs de Strasbourg et, deux ans après, celui de professeur extraordinaire de théologie. On a de lui : Nieupoorii antiquilates romans, etc. (Argentorati, 1738, :n-8°) ; Dissertatio de studio promovendi perfectionem alivrum (Argentorati, 1744, in-4u); Dissertatio de prsscetlenti diguitate ministerii evangelici (Argentorati, 1771, in-4°), etc.

STÛEBER (Daniel-Ehrenfield), poète franconllemand, né à Strasbourg en 1779, mort en 1835. Il fit ses études dans su ville natale, y suivit plus tard les cours de l'université, tout en travaillant chez son père, qui exerçait la profession de notaire, puis alla continuer ses études à Gœttingue, fut reçu licencié en droit en 1806 à Strasbourg et y devint avocat en 1811. Quoique né en France, il appartient a l'Allemagne par ses écrits, qm sont tous en langue allemande et parmi lesquels nous citerons : des Poésies du genre lyrique (Stuttgard, 1821, 3e édit.) ; la Vie d'Oberlin (Strasbourg, 1831) et un recueil d'opuscules en prose (Strasbourg, 1835-1836, 4 vol.). -H avait, en outre, fait paraître depuis 1806 1 Almanach alsacien (Elsassische Taschenbuch) et, à partir de 1816, le journal Y Alsace.

STÛEBER (Auguste), littérateur allemand, fils aîné du précédent, né à. Strasbourg en 1808. Après avoir étudié la théologie à l'Académie de Strasbourg, il devint successivement professeur, particulier à Olberbronn, directeur de l'Ecole supérieure déjeunes filles de Bonxwiller, professeur de langue et de littérature allemande au collège de cette ville et passa, trois ans plus tard, en la. même qualité à celui de Mulhouse. Comme son père, il n'a guère écrit qu'en allemand, et ses études ont surtout eu pour objet les mœurs, les traditions et les coutumes nationales de l'Alsace. Il a éminemment contribué a faire connaître sa patrie en publiant différents recueils périodiques, tels que Erwinia (Strasbourg, 1838- 1839) ; Feuilles du nouvel an alsaciennes (1843- 1848) et Alsatia (1850 etann. suiv.). Mais son principal ouvrage est celui qui a pour titre : les Légendes de l'Alsace (Saint-Gall, 1852), On lui doit encore : Tableaux d'Alsace (Strasbourg, 1836); le Livre des légendes de l'Alsace (Strasbourg, 1842) ; Poésies (Strasbourg, 1842; Mulhouse, 1867, 2« édit.) ; Petit tiare populaire de l'Alsace (Strasbourg, 1842), etc. Il est, en outre, l'auteur d'un grand nombre de livres élémentaires pour 1 enseignement de la langue allemande et d'un Dictionnaire du bas allemand alsacien, dont il a publié un spécimen en 1846.

STŒBER (Adolphe), théologien protestant, frère du précédent, né à Strasbourg en 1810. H étudia la théologie dans sa ville Datale, devint, en 1832, précepteur dans la maison de M. Sers, préfet delà Moselle, et fut nommé, en 1837, second pasteur de Mietesheim, Eu 1839, M. Stœber devint professeur de religion au collège et a l'école communale de Mulhouse, puis pasteur de l'Eglise réformée de cette ville (1840) et, en 1860, président du consistoire. Il s'est surtout fait connaître par ses poésies, qui sont écrites en allemand, connue celles de son frère, et parmi lesquelles il faut citer : Poésies (Hanovre, 1846); Impressions d'un voyage en Suisse (Saint-Gall, 1850 et 1857, 2 vol.) et Portraits d'un réformateur (Bàle, 1860). Comme théologien, il a publié, outre plusieurs sermons : Resislance de l'Eglise évangélique aux attaques des catholiques (Strasbourg, 1859) et le Baptême des enfants est-it conforme à l'Ecriture et uu droit? (Bàle, 1864), etc.

STQEBER (Victor), médecin français, né à Strasbourg en 1803, mort dans la même ville <sn 1871. Dès l'âge de seize ans, il étudia la médecine et fut reçu docteur, en 1824, avec une thèse sur le delirium tremens. Pour perfectionner ses études, Stœber visita les principales universités de l'Allemagne, s'arrêta assez longtemps à Berlin et à Vienne et y suivit les leçons de deux oculistes renommés, Grcefe et Jœger. De retour dans sa ville natale, il s'adonna d'une façon particulière au traitement des maladies des yeux, se lit rerevoir au concours agrégé à l'Ecole de médecine et s'adonna avec un grand succès à l'enseignement. Une chaire de pathologie générale ayant été créée à Strasbourg en 1 845, il en devint le titulaire. Tout en professant à la Faculté, il fut chargé d'un service spécial d'ophthalmologie à l'hôpital civil, où, pendant plus de trente ans, il prodigua aux pauvres les soins les plus intelligents et les plus dévoués. Pendant le siège de Strasbourg en 1870, il redoubla de zèle, et comme s'il n'eût pas ressenti le mal qui devait l'emporter quelques mois plus tard^ il sollicita un surcroît d'occupations à l'hôpital civil, où il y avait tant de douleurs à soulager. Stœber était un bon professeur et un excellent praticien. On lui doit, entre autres écrits : Organisation de (a médecine en France; Manuel d'ophthatmo-

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logie (1834), très-estime; la Clinique des maladies des enfant* de la Faculté de Strasbourg (1842. in-80); Notice sur les eaux minérales de JJombourg ; Hydrographie médicale de Strasbourg et du département du Bas-Rhin (1862, in-8g); Topographie et histoire médicale de Strasbourg et du département du fias-Rhin (1864, in-8°)i etc. Le docteur Stœber était président du conseil d'hygiène central du département du Bas-Rhin.

STCECHADES ou STECIUDËS, dénomination par laquelle les anciens désignaient toutes les îles qui sont voisines des côtes de la li'jditerranée, depuis l'embouchure du Rhône jusqu'à celle du Var. « Strabon, dit Walekenaer (Géographie des Gaules), ie.s compte au nombre de cinq, dont trois, dit-il, méritent qu'on en fasse mention, les deux autres étant plus petites. Ftolémée connaît ces îles sous le même nom et les rassemble en un point, sur le même méridien que le promontoire Citharistes, qui doit être le cap Cicier, près de Toulon. Mêlas parle d'une manière fort vague des Stcechades, en disant qu'elles sont semées depuis la côte des Ligures jusqu'à Marseille. Pline ne fait mention que de trois Stcechades, que les Marseillais auraient ainsi nommés parce qu'elles sont rangées de suite, propter ordinem, ce qui convient à la signification propre du grec stoichos. • Nous devons ajouter que les anciens distinguaient ces fies eu petites Stcechades, qui comprenaient les lies que nous nommons Pomègue, Katoneau et If, et en grandes Stcechades, parmi lesquelles étaient Porquerolles, Porleros et l'île du Lovant ou du Titan.

STŒCHAS s. m. (sté-kass — du gr. stoichas, rangée). Bot. Nom scientiflque d'une espèce d'immortelle et d'une section du genre lavande.

STŒCHIOGÉNIE s. f. (sté-ki-o-jé-nl — du gr. stotcheion, élément; genos, origine). Origine des éléments.

STŒCHIOGÉNIQUE adj. (sté-kio-jé-ni-ke — rad. stœchioyénie). Qui appartient à la stœchiogénie : Recherches stœchioobniques.

STŒCHIOLOGIE s. f. (sté-ki-o-lo-ji — du gr. stotcheion, élément; logos, discours). Pbysiol. Science des principes immédiats.

— Encycl. La stœchiologie est la science des principes immédiats, c'est-à-dire des composés chimiques définis cristallisables ou amorphes, dont le mélange vives ou moins intime et l'arrangement plus ou moins compliqué donnent directement naissance, soit aux éléments analoiniques, soit aux humeurs.

C'est une des branches de l'anatomie, ou«plutôt c'est la science qui forme la transition de la chimie k la biologie. Envisagés chacun individuellement, c'est-à-dire dans leur constitution moléculaire, dans leur fonction chimique et dans les métamorphoses qu'ils peuvent éprouver sous l'influence des réactifs , ces principes ont leur place en chimie. Envisagés au point de Vue de leur nombre et de leur distribution quantitative dans l'économie, de leur état solide ou liquide par dissolution directe ou indirecte, de la part qu'ils prennent à la composition des organes et des humeurs, des particularités qu'ils offrent suivant les races, les âges, les sexes et les divers états morbides, ils appartiennent à l'anatomie. Ils lui appartiennent comme étant les parties constituantes les plus simples de l'organisme, comme étant le point de départ de toute combinaison anatomique.

La stœchiologie, qui a toujours été plus ou moins confondue avec la chimie, doit en être séparée et mise à la place qui lui conviant. Son importance ne saurait être méconnue. Il suffit de se représenter que les principes immédiats sont le lien ultime et intime de toutes les transformations physiologiques et de toutes les perturbations pathologiques.

On peut diviser les principes immédiats en trois classes. La première renferme les principes gazeux, liquides et solides d'origine inorganique, c'est-à-dire l'oxygène, l'azote, l'eau, etc., les chlorures, sulfates, carbonates, phosphates alcalins et terreux ; la seconde, les principes cristallisubles d'origirie organique, tels que les acides lactique, urique, etc., les urates, oxalates, l'urée, la créatine, la cholestérine, la xanthine, les sucres, les graisses, etc., et la dernière, les matières incristallisables qui sont presque toutes albuminoïdes.

Les principes de la première classe sont les plus répandus dans l'économie, les plus simples et les plus fixes de l'organisme; ceux de la seconde classe sont moins simples, moins lixes et moins répandus dans i économie. Leur composition est souvent trèscomplexe ; ils sont localisés dans certains endroits déterminés. Quant aux principes de la dernière classe, ce sont de véritables protées dont la constitution est excessivement compliquée et les métamorphoses presque insaisissables. Jamais une espèce de ces principes n'est commune à plusieurs tissus distincts. Chacun de ces derniers a ses principes albuminoïdes spéciaux.

Les principes immédiats sont coordonnés de telle sorte que les premiers servent à l'élaboration des éléments anatomiques, que les seconds sont éliminés comme résidus de cette élaboration et que les derniers déterminent la trame organique de ces éléments. Les premiers entrent dans l'organisme et en sortent, les seconds s'y font et en sortent, et les der-

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niers s'y font et s'y défont sans apparaître normalement au dehors. Quand ils sortent de l'organisme par les excrétions (albumine dans les urines, par exemple), c'est un signe de maladie. Les principes de la troisième classe sont le siège de la nutrition, c'est-à-dire de l'assimilation et de la désassimilation continues et simultanées.

La stœchiologie a été fondée par Chevreul, qui, le premier, vers 1825, montra l'importance de l'étude des principes immédiats dans un livre célèbre intitulé : Considérations sur l'analyse immédiate. Elle a été fondée une seconde fois, pour ainsi dire, en 1853, par Charles Robin dans son grand Traité de chimie anatomique et physiotogique ou des principes immédiats.

Néanmoins, malgré les efforts de ces savants, la stœchiotogie en est encore à l'état rudimentaire. Il faudra encore bien des années pour amener la connaissance des matières organiques au point voulu pour que la médecine en puisse tirer un parti utile et décisif.

STtECHIOLOGIQUE adj. (sté-ki-o-lo-ji-ke — rad. siéchiologte). Qui appartient à la steechiologie.

STŒCHIOMÉTRIE s. f. (sté-ki-o-mé-trl — du gr. stotcheion, élément; métron, mesure). Chim. Partie de la chimie qui recherche les proportions dans lesquelles les corps se combinent entre eux.

STŒCHIOMÉTRIQUE adj. (sté-ki-o-mé-

tri-ke — rad. stœchiométrie). Qui a rapport à

j la stœchiomélrie : Système STC2cniOMih'BittUE.

STGECE.HARDT (Ernest-Théodore), agronome allemand, né à Bautzen en 1816. Entraîné par un goût naturel vers l'étude des sciences agricoles, il y. acquit de bonne heure des connaissances étendues, administra successivement plusieurs propriétés et loua enfin celle de Brœsa, où il établit une école d'agriculture dont la réputation s'établit promptement. En môme temps, il chercha à activer le plus possible la formation de sociétés agricoles dans la haute Lusace et devint l'un des collaborateurs les plus actifs du Recueil hebdomadaire agronomique et forestier du margraviat saxon de ta haute Lusace. Nommé, eu 1849, par le gouvernement saxon membre de la commission chargée de la révision de l'impôt foncier dans l'Erzgebirge, c'est lui oui rédigea le Rapport (Dresde, 1850) de cette commission. En 1850, il devint professeur de science agronomique à l'Ecole supérieure industrielle de Chemnitz et occupa cette chaire jusqu'en 1861, époque à laquelle il fut nommé directeur de l'Ecole agronomique d'Iéna et professeur à cet établissement. Il prit, en outre, l'année suivante, la direction de l'Ecole d'agriculture de Charles-Frédéric àZweetzen, qui lui fut redevable d'tgrandissements considérables et d'une organisation entièrement nouvelle. M. Stceckhardt est, de plus, président de la chambre centrale d'agronomie et de l'assemblée des voyageurs deThuritige,conseiller économique du gouvernement deSchwarzbourg-Ruiloldstadt, etc. Parmi ses écrits, il faut mentionner les mémoires qu'il a fournis au Journal d'agronomie allemande, dont il a été l'éditeur de 1855 à 1866; à la Feuille officielle pour les sociétés agronomiques de Saxe; au Journal agronomique pour ta Thuringe , etc. Il a publié , en outre : Remarques sur l'enseignement agronomique (Chemnitz, 1851); le Drainage (Leipzig, 1852, et le Fermier novice, avec J.-Ad. Stoekhardt (Brunswick, 1859, traduit en plusieurs langues).

STOiCKIlARDT (Jules-Adolphe), chimiste allemand, né à Rœhrsdorf, près de Meissen, en 1809. Après avoir travaillé comme élève chez un pharmacien à Liebenwerdu, il rit ses études à Berlin, alla les compléter en Angleterre et en France, travailla à sou retour dans le laboratoire de Siruve, à Dresde, et devint, en 1838, professeur de sciences naturelles à l'Institut de Blocbinann, dans la même ville. Nommé, en 1839, professeur de chimie et de physique à l'Ecole industrielle de Chemnitz, il occupa cette chaire jusqu'en 1847, époque à laquelle il fut appelé à celle de chimie agricole de l'Académie forestière et agronomique de Tharand. Déjà, pendant son séjour à Chemuitz, M. Stceckhardt s'élaitoccupé de chimie industrielle et avait trouvé de nouveaux inodes de préparation des couleurs. Il avait, en outre, déployé depuis 1839 une grande activité en qualité d'inspecteur des pharmacies d'une partie de la Saxe. A Tharand, il trouva l'occasion d'appliquer son talent et ses rares facultés à d'autres branches des sciences chimiques. Après Liebig, c'est lui qui a le plus fait pour la chimie agricole, non pas qu'on lui doive précisément des expériences et des découvertes nouvelles, mais surtout parce qu'il a popularisé la chimie agricole et qu'il l'a rendue eu quelque sorte accessible au campagnard le inoins instruit par des ouvrages qui sont répandus dans toute l'Allemagne , tels que : Chimie organique (1846); l'Ecole de ta chimie (lirunswick, 1846), dont la 150 édition a paru en 1868; Leçons champêtres sur la chimie à l'usage des agriculteurs allemands (Leipzig, 1857, 2 parues, 4e édit) ; le Petit livre du guano (Leipzig, 1856, 4« édit.), et le Journal d'économie rurale allemande, qu'il publie depuis 1840, en collaboration avec Schober, Il u'a pas inoins contribué à ce résultat par ses conférences, accompagnées d'expériences sur les nrincipa-

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