V. Iîueo
— Décharge simultanée d'armes à feu, ii l'exercice ou dans le combat : En approchant de la contrescarpe, de la redoute, il fut accueilli par une salve de mousqueterie. (Acad.)
— Tirer en salve, Tirer plusieurs pièces de canon en même temps. Il Tirer par salve, Tirer chaque pièce d'artillerie successivement, mais sans interruption, et de façon à produire un feu roulant.
— Salve d'applaudissements, Bruit que font un grand nombre de personnes assemblées, en applaudissant toutes à la fois : Cet acteur, à son entrée, fut accueilli par deux salves d'applaudissements. (Acad.)
■ — Encycl. Lorsqu'on veut témoigner sa sympathie ou son enthousiasme pour un homme ou pour un principe, surtout lorsque cette démonstration est collective, on acclame cet homme ou ce principe par un vivat. C'est aux cris de : « Vive la République I > que les volontaires de 1792 culbutèrent les troupes coalisées; c'est aux cris de : «Vive le roi ! » que les partisans de la monarchie manifestent leurs sentiments pour le prince qu'ils servent. Il est, en effet, dans la nature de désirer la conservation , la vie de ce que l'on aime. Ainsi les Romains disaient : Salve, Csesar imperator , au dictateur triomphant, et cette expression était à la fois une salutation et un souhait. Ainsi Virgile, dans son admiration pour l'Italie, sa terre natale, s'écrie dans les Gêorgiques :
Salve, magna pqrens, frugum Saturnia tellus. Magna virum...
Ce mot latin de salve est passé dans notre langue ; la prononciation seule a change. Quant au sens, il est analogue. La salve est chez nous une marque bruyante de sympathie publique et collective qui so traduit de diverses manières , mais qui toujours témoigne l'affection, ou l'enthousiasme, ou la joie du peuple ou du parti qui la fait retentir.
Les jours de réjouissances publiques, de fêtes nationales, etc., sont inaugures par des salves d'artillerie. Ce sont des coups de canon, en nombre variable, mais déterminé d'avance, pour chaque solennité, et qui varient généralement de vingt et un à cent.
Lorsque les vaisseaux quittent le port ou y rentrent, ils tirent également des coups de canon pour saluer la mère patrie.
L'armée de ligne, la garde nationale, etc., sont appelées k assister aux obsèques des grands dignitaires de la couronne, de l'armée, de la Légion d honneur, et tirent sur la tomba du défunt une salve de coups de fusil.
Des salves semblables, des décharges de boites, des pétards, des fusées sont tirées dans les campagnes lorsqu'un homme influent, un préfet, un député, etc., viennent dans le pays; les mêmes manifestations se reproduisent a toutes les noces des gens un peu eossus.du village ou du hameau.
SALV
En dehors des salves d'armes à feu ou d'instruments explosibles, il existe d'autres variétés de salves, et notamment les salves d'applaudissements.
Les salves d'applaudissements existaient dans l'ancienne Rome. Le peuple y témoignait sa satisfaction au Forum, au théâtre, au cirque par desplausus, c'est-à-dire en frappant 1 une contre l'autre les deux mains arrondies en forme de coquille. Les applaudissements étaient ainsi, non pas éclatants, mais sourds et profonds.
L'applaudissement est naturel; l'enfant bat l'une contre l'autre ses deux mains pour exprimer sa joie.
i En France, les salves d'applaudissements i ont de tout temps été dans nos mœurs. On applaudit en battant des mains; on ne tient pas les mains comme les Romains qui frappaient en les creusant le plus possible ; on les tient tout ouvertes et l'on frappe à plat. L'applaudissement est ainsi très-bruyant, il claque comme un coup de fouet.
Lorsque l'enthousiasme de la foule ou de l'assemblée est considérable, on- applaudit à plusieurs reprises, en s'arrêtant un instant après chaque fois. C'est ce que l'on appelle plusieurs salves d'applaudissements.
Parfois, les salves sont rhythmées et les mains se frappent en cadence, généralement sur le rhythme primitif et si célèbre des Lampions. Ce genre de batterie appartient exclusivement aux classes populaires.
Il en est autrement en Suisse. Dans les brasseries, les assemblées populaires, les banquets, etc. , on a l'habitude de donner une cadence aux salves d'applaudissements ; cela s'appelle battre un ban. Il y a plusieurs manières d'applaudir ainsi; la plus répandue est le ban« fédéral, »où les batteries, rhythmées avec quelque harmonie, sont entremêlées de chants.
Les salves d'artillerie sont fréquentes sous la monarchie ; les salves d'applaudissements, fréquentes sous la République. Il est aisé k un prince de faire gronder le canon ; un peu de poudre lui fait fêter sa propre personne ; il est plus difficile d'obtenir les suives d'applaudiSsements des peuples mécontents. Mirabeau l'a dit : « Le silence des peuples est la leçon des rois. »Les républiques, d'ailleurs, réservent leurs applaudissements pour les principes et non pour les hommes. Leurs salves sont le plus souvent tirées sur les champs de bataille où le peuple combat contre les envahisseurs ou les tyrans. C'est ce que firent nos pères de la grande Révolution.
SALVES, m. (sal-vé — dulat. salve, sauve). Prière que l'Eglise catholique chante en l'honneur de la Vierge : Chanter le Salve. (Acad). C'est la même prière que le Salve regina. V. ci-après.
— Ane. loc. Il faut chanter le Salve, C'est une affaire perdue, terminée. Se dit par allusion à l'ancien usage de chanter le Salve au moment de l'exécution des condamnés.
SALVELINE s. f. (sal-ve-li-ne). Ichthyol. Espèce de saumon, il On dit aussi salvelin s. m.
SALVE REGINA s. m. (sal-vé-ré-ji-na — mots lat. par lesquels commence cette antienne, et qui signifient Sauve, reine). Antienne à la Vierge. Il Morceau de musique ou de plain-charit sur les paroles de cette antienne.
— Encycl. Le Satve regina est une antienne dont quelques-uns attribuent l'origine à Pierre, évêque de Compostelle au xii^ siècle, tandis que d'autres en font honneur à Hennann Contract, et que d'autres encore la font remonter k Adhémar, évêque du Puy, qui mourut à Antioche en 1098; c'est de ce dernier que le Salue regina aurait pris le nom « d'antienne du Puy, » antipliona de Podio. On raconteque saiutBernard, ayant entendu chanter cet hymne dans l'église de Spire, y ajouta les derniers mots : 0 démens/ opiat o duteis Virgo Mariai Le Salve regina se chante depuis la Trinité jusqu'à l'Avent. Le chant du Satveregina n'est pas le même partout : « Nous avons entendu, lit-on dans le Dictionnaire de plain-chant et de musique d'église, l'admirable Salve des trappistes, et nous croyons qu'il n'y a rien dans aucune église qui puisse être comparé k ce chant magnifique et si digue de la Mère de Dieu. »
On a fait beaucoup de Salve regina en musique, et quelques-uns sont remarquables ; le plus parfait sans doute est celui de Pergolèse, qui, quoique célèbre, ne l'est pourtant pas autant qu'il le mérite. Moins connu que le Stabat du même maître, il est considéré, par les mus.cieus, comme une composition plus achevée et d'un mérite supérieur.
SALVERTE ( Jean-Marie-Eustache Baconnière de), administrateur, né à Paris eu 1768, mort dans la même ville en 1827. Directeur, puis administrateur de l'enregistrement et des domaines sous l'Empire, il fut élu député de Paj-is pendant les Cent-Jours et misa la retraite en ISIS. IL a laissé : Examen des budgels pour 1818 des directions des finances (1818, 4 broch. in-s»),
SALVERTE (Anne-Joseph-Eusèbe BaCOnnière de), écrivain, philosophe et homme politique, frère du précédent, né k Paris en 1771, mort en 1839. Il lit ses études chez les oratoriens de Juilly, fut avocat du roi au
SALV
Châtelet de Paria de 1789 jusqu'à la suppression de ce tribunal en 1798, puis employé dans les bureaux des affaires étrangères (1792- 1793) et professeur d'algèbre à l'Ecole des ponts et chaussées. Condamné à mort pour avoir présidé la section du Mont-Blanc le 13 vendémiaire an IV, il purgea sa contumace l'année suivante et se fit acquitter. Salverte publia, sous le Directoire, plusieurs brochures républicaines et quelques écrits littéraires, notamment une tragédie sur la mort de Jésus-Christ, étudié au point de vue philosophique. A cette époque, il entra dans l'administration du cadastre et, aprèsle coup d'Etat du 18 brumaire, il se livra tout entier à la littérature et à la philosophie. Au début de lasecondeRestauration, il se retira à Genève, où il passa cinq ans. De retour à Paris, il publia diverses brochures sur les questions politiques et s'attacha à propager l'enseignement mutuel sur les caisses d'épargne. Nommé député dû IIIo arrondissement de Paris en 1828, il prit rang parmi les défenseurs les plus énergiques des libertés, proposa de mettre en accusation le ministère, attaqua avec une égale vigueur le gouvernement, le cléricalisme et les jésuites et signa l'adresse des 221. Absent de Paris au moment où éclata la révolution de juillet 1830, il s'empressa d'y accourir et demanda que le catholicisme ne fût plus reconnu comme religion d'Etat et qu'on renouvelât entièrement la magistrature. Au mois d'octobre suivant, il fut réélu député à Paris ; il proposa de mettre en accusation le dernier ministère de Charles X, puis la duchesse de Berry, vota avec l'opposition républicaine et signa le fameux compte rendu. Non réélu en 1834, il rentra néanmoins quelque temps après k la Chambre, où il continua k faire au gouvernement de Louis- Philippe l'opposition la plus vive, et prit fréquemment part aux discussions de cette Assemblée. Salverte voulut être enterré civilement. Il était membre libre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres et de l'Académie celtique. Ses ouvrages témoignent d'un grand savoir, de vues profondes et d'un admirable talent d'analyse. Indépendamment d'un grand nombre d'articles publiés dans le Mercure, l'Esprit des journaux, lu. Revue encyclopédique, la Bibliothèque française, la Bibliothèque universelle de Genève, etc., on lui doit une trentaine de brochures et d'ouvrages. Nuus nous bornerons à citer les principaux : Epitre à une femme raisonnable ou Essai sur ce qu'où doit croire (1793, in-8<>) ; les Journées des 12 et 13 germinal an III (1793, in-8<>) ; Idées constitutionnelles (1795, in-8»), publiées patordre de la Convention; le Premier jour de prairial (1793, in-8°) ; De la balance du gouvernement et de la législation (1798, in-8<>); Du droit des nations (1799, in-8°); Eloge philosophique de Denis Diderot (1801, ni-8°); Rapports de la médecine avec ta politique (1806, in-8°) ; Tableau littéraire de ta France au xvme siècle (1809, in-go), qui obtint une mention au concuurs ouvert par l'Académie française; De la civilisation depuis les premiers temps historiques (1813. in-8u); Phédasic, tragédie (1813, in-8<>); Neïla ou les Serments (1812, 2 vol. in-12); E pitre sur ta liberté (1817, in-S°); Un députe doit-ii accepter des places'.' (1820, in-S<>) ; Des maisons de santé destinées aux aliénés (1821, in-8°); Essai historique et philosophique sur les noms d'hommes, de peuples, de lieux, etc. (1823, 2 vol. in-go); Horace et l'empereur Auguste (1823, in-8") ; les Menaces et les promesses (1823, in-S°) ; Du taux de l'argent, de l'intérêt et de la réduction- (1824, in-8°); Opinion sur les pétitions relatives aux jésuites (1S28, in-8°) ; Des sciences occultes ou Essai sur la magie, les prodiges, les miracles (1829,2 vol. in-go), etc. — Sa. icinine, Mme Salvertk, née Aglaé Deslacs d'Areambal, morte en 182G, était veuve du comte Ularet de Fleurieu lorsqu'il l'épousa en 1812. C'était une femme instruite et distinguée, qui a publié sans nom d'autour un romun intitulé Stella, histoire anglaise (1800, 4 vol, in-12).
SALVERTIE s. f. (sal-vèr-tî — de Salverte, savant fr.). Bot. Genre d'arbres, de la famille des vochysiacées, dont l'espèce type croit au Brésil.
SALVETAT (la), bourg (le France (Hérault), ch.-l. de cant., arrond. et k 14 kilom. N. du Saint-Pons, sur l'Agout; pop. uggl., 832 hab.
— pop. tôt., 3,068 hab. Fabrication do molletons, flanelles, ratines, quincaillerie; tanneries, teintureries. Commerce de laine, bestiaux, grains et beurre. Eaux minérales k Rieumajou. Ces eaux, qui jaillissent dans une prairie près de La Salvetat, n'ont été utilisées sérieusement que depuis quelques années. J usque-là, elles coulaient troubles et bourbeuses au milieu de marécages, où quelques paysans allaient en boire. Ce sont des eaux froides, alcalines, extrêmement gazeuses. Leur saveur est piquante et agréable; elles sont très-digestives et agissent comme fondants dans les engorgements des viscères abdominaux. On les expédie au loin. Elles se vendent par bouteilles d'un litre, goudronnées, et se conservent beaucoup mieux que d'autres eaux gazeuses dont nous faisons usage sur nos tables. Il est regrettable qu'elles ne soient pas connues davantage.
SALVBTAT - PEVRALÈS (LA), bourg de
France (A veyron), ch.-l. decant.,arrond. etk 51 kilom.S.-O. de Rodez; pop. aggl., 229 hab.
— pop. tôt., ?,0C9 hab.
SALV
SALVI (Giovanni-Battista), dit il Snssofer-
rato, peintre italiçn, né k Sassoferrato en 1605, mort à Rome en 16S5. Après avoir étudié sous la direction de son père, Tarquinio Salvi, il se rendit a Firme, puis à Naples, où il entra dans l'atelier du Dominiquin. Salvi se mit à faire des copies réduites de l'Albane, de Guido Reni, du Baroccio et surtout de Raphaël. Ses œuvres originales ne manquent point de mérite ; ses madones surtout ont un caractère particulier de modestie et de noblesse qui charme le regard. Son coloris est agréable et il employait avec beaucoup d'art le clair-obscur. Parmi ses principaux tableaux, qui sont généralement de petite dimension, on cite : Notre-Dame du Rosaire, k Sainte- Sabine du mont Aventin ; une Madone, k Rome; une Sainte Famille, au musée de Naples; les peintures du maître -autel de la cathédrale de Montefiascone. On voit de lui au Louvre : la Vierge en prière, la Vierge transportée au ciel par des anges et l'Enfant Jésus dormant sur les genoux de sa mère.
SALVI (Niccolo), architecte italien, né à Rome en 1699, mort dans la même ville en 1751. Elevé de la façon la plus brillante, il étudia les lettres, la philosophie, la médecine, l'anatomie, les mathématiques, puis reçut des leçons d'architecture de Connevari. Lorsque cet artiste quitta Rome pour se rendre en Portugal à l'appel du roi Jean V, Salvi fut chargé de continuer les travaux qu'il nvait commencés ou qu'il avait été chargé d'exécuter. On lui doit la restauration du baptistère de Saint-Paul, la villa Corsini et divers autres travaux, dont le plus remarquable est la belle fontaine de Trevi ou de i'Aqua-Vergine dont l'aspect est grandiose et qui frappe surtout par sa richesse et par sa beauté. Les quelques défauts qu'on peut reprocher à ce beau monument attirèrent à Salvi d'acerbes critiques de la part de ses ennemis et de ses envieux. Cet artiste distingué succomba à une attaque de paralysie.
SALVIA s. m. (sal-vi-a). Bot. Nom scien-v tilique du genre sauge.
SALVIA, bourg du royaume d'Italie, province de la Basilicate, district de Potenza, mandement de Yietri-di-Potenza; 2,052 liab.
SALV1AC, bourg de France (Lot), ch.-l. de cant., arrond. et à 13 kilom. S.-O. de Gourdon ; pop. aggl., 1,191 hab. — pop. tôt., 2,204 hab. Eglise paroissiale du xivc siècle ornée de beaux vitraux.
SALV1AM (Hippolyte), médecin et naturaliste italien, né à Citta-di-Castello (Ombrie) en 1514, mort à Rome en 1572. Il alla se fixer à Rome, où il exerça la médecine et devint médecin des papes Jules III, Marcel II et Paul IV. Tout en pratiquant son art, il cukiva les lettres et fit une étude toute particulière des poissons. On lui doit une histoire des poissons intitulée : Aquatilium animalium historia (Rome, 1554-1558, in-fol.), pour l'impression de laquelle il établit dans sa maison un atelier typographique. Dans cet ouvrage, qui a eu trois éditions, l'auteur décrit seulement quatre-vingt-douze espèces de poissons, rangés d'après leur caractère extérieur. Dans chaque article, on trouve la synonymie du poisson, sa description, l'indication des lieux où on le trouve en plus grande abondance, ses habitudes d'après ce qu'en disent les anciens, la manière de le pécher, ses propriétés médicales ou hygiéniques. Les erreurs abondent dans cet ouvrage, auquel Salviuni ajoint des ligures très-fidèles et bien exécutées. On lui doit, en outre : De crisibus ad Galeni censurant liber (1558, in-S0), et la livffina (1554., in-8û), comédie dans laquelle il peint les vices de son temps.
SALVIANI (Salustio), médecin italien, fils du précédent. Il exerçait son art à Rome, où il professa avec distinction la médecine de 1576 à 1587. On lui doit : De calore naturali aequisito et febrili (Rome, 158G, in-8°) ; De urinis (Rome, 1587, in-8°); Varix lectiones de re medica (Rome, 1588, in-8°).
SALV1ATI (Jean), cardinal et ■ diplomate italien, né à Florence en 1490, mort en 1553. Il était par sa mère petit-fils de Laurent le Magnifique et neveu de Léon X, qui lui donna, avec l'ôvëché de Ferrure, le chapeau de cardinal. Sous Clément VII, il fut chargé de missions à Parme et à Plaisance, puis fut envoyé à Madrid pour négocier auprès de Charles-Quint la liberté de François I«r. Salviati fit ensuite un voyage à Paris, où se trouvait alors François 1er, puis prépara l'entrevue qui eut lieu entre le pape et Charles-Quint k Bologne. A la mort de Paul III, il vit sa candidature au trône pontifical repoussée uniquement parce que Charles-Quint y fit opposition. Suivant les traditions des Médicis, il se montra le protecteur des lettres et des arts, se fit construire un palais par le Bramante et fournit les moyens au peintre François de Rossi de développer son remarquable talent. Il mourut à Ravenne d'une attaque d'apoplexie.
SALVIATI (Bernard), cardinal italien, frère du précédent, né à Florence vers la lin du xve siècle, mort à Rome en 1568. Etant entré dans l'ordre de Malte, il ne tarda pas à se rendre redoutable aux Turcs par sa valeur et devint successivement prieur de Capoue, grand prieur de Rome et général des galères de son ordre. Sulviati ruina Tripoli, prit
SALV -
Coron et ravagea l'île de Scio. Ce fut par le crédit de Catherine de Médicis, qu'il avait suivie en France et dont il était devenu le premier aumônier, qu'il obtint le chapeau de cardinal (1561). Kvèque de Saint-Papoul, puis de Clermont (1561), il avait figuré aux états généraux de 1557.
SALVIATI (Antonio-Maria), cardinal italien, neveu des précédents, né en 1507, mort k Rome en 1602. Il fit ses études de droit, puis suivit la carrière ecclésiastique, devint évêque de Saint-Papoul, en Languedoc, et fut envoyé deux fois par Pie IV, avec le titre d'ambassadeur, à la cour de France. Grégoire XIII lui 'conféra ensuite la pourpre et le nomma successivement légat à Bologne et préfet de la signature. On l'avait surnommé, k cause de ses qualités morales, io
grand cardinal Salviati.
SALVIATI (Francesco Rossi, dit Cecco ou Cccciiiiio de), peintre italien, né à Florence en 1510, mort dans la même ville en 15G3. Il était élève d'Andréa del Sarto et de Baccio Baudinelli et condisciple de Vasari. S'étant rendu à Rome, il y trouva un protecteur éclairé dans le cardinal Jean Salviati, qui le prit dans sa maison, et ce fut en souvenir de ses bienfaits qu'il reçut le nom de Salviati. Cet artiste exécuta de nombreuses fresques de grande dimension dans les palais et les monuments de Rome, de Florence et de Venise, et déploya dans ces vastes compositions historiques une rare fécondité, la hardiesse et la correction du dessin, une richesse et une magnificence d'architecture tout à fait remarquables. Rossi fit un voyage en France, mais ses tableaux n'y eurent pas le succès qu'ils méritaient. Parmf les ouvrages de ce remarquable artiste, dont le caractère était très-original et l'esprit fort caustique, nous nous bornerons à citer : l'Histoire de Psyché, représentée sur le plafond du palais Grimaldi, à Venise, et dont Vasari a fait le plus grand éloge ; les Batailles elle Triomphe de Camille, au Palais-Vieux, à Florence ; la Déposition de^ croix, à l'église Sainte -Croix, dans la même ville; une autre déposition, dans le palais Panfili, à Rome; Saint Jérôme, #u palais Spada; une Madone, k Bologne; une Sainte Famille, a Madrid ; la Résurrection, k Vienne ; la Géométrie, à Turin ; Psyché et l'Amour, à Berlin ; la Vierge et des saints, à Munich. Le musée cfti Louvre possède de co maître Adam et Eve, l'Incrédulité de saint Thomas et une Sainte Famille.
SALVIATI (Léonard), philologue et critique italien, de la famille des précédents, né à Florence en 1540, mort en 15S9. Elève du savant Varchi, il montra de bonne heure de grandes dispositions littéraires, et, comme il était doué d'une extrême facilité d'élocution, il fut chargé, tout jeune encore, de prononcer des discours dans des fêtes et cérémonies publiques, ce qui attira vivement sur lui l'attention publique. Salviati contribua puissamment à la fondation de la célèbre Académie délia Crusca (1582), dans laquelle il prit le nom de l'infarinato. Legnind-duc de Toscane François Ier le chargea de donner une édition corrigée du Décaméron de Boccace, qui parut à Venise en 1582; mais cette édition, plusieurs fois reproduite, lui fit peu d'honneur, car il y fit des changements, des additions et des suppressions que rien ne justifiait. Devenu un des membres les plus influents de l'Académie délia Crusca, il se montra un des plus violents adversaires du Tasse, dont il a amèrement censuré l'œuvre dans un ouvrage, et fit partager a ses collègues ses antipathies contre le célèbre poète. Cette conduite lui valut les applaudissements des ennemis du Tasse, notamment de Guarini et de Monteeatino, qui le firent appeler à Ferrare par Alphonse II en 1587. A cette époque, Salviati, qui était pauvre et fort endetté, venait de perdre la pension que lui faisait le duc de Sora. Espérant trouver à Ferrare une situation qui le mît à l'abri du besoin, il s'y rendit, y fut bien accueilli, mais fut déçu a tel point dans ses espérances de fortune qu'il revint k Florence. Bientôt après, atteint d'une maladie mortelle, il trouva un asile dans un couvent de camaldules, où il mourut. Ce fut Salviati qui posa les bases du fameux dictionnaire délia Crusca. Ses écrits, qui font partie des classiques italiens, ont été réunis sous le titre d'Œuvres complètes à Milan (1809-1810, 5 vol. in-8<>). Nous citerons, comme les plus remarquables : De' dialoghi deW amitizia libro primo (Florence, 1564, in-8°); Il Granchio, comédie en vers (15G6, in-8°); Orazioni (1575, in-8°), recueil de discours ; Cinque lezioni sopra il sonetto di Pe- Irarca (1575, in-4°) ; Avvertimenti delta lingua sopra'l Decamerone (1584-1586, 2 vol. in-4°), ouvrage très-estimé ; Il Lasca, dialogue (15S4, in-4»), sous le pseudonyme de Rigogoii; Dell' Infarinalo Riposta ail' apologia di Torquato Tasso (1585, in-8°) ; Considerazioni di Carlo Fioretti (15SG, in-8°), écrit également dirigé contre le Tasse, dont il avait été d'abord l'ami ; La Spina, comédie en prose (Ferrare, 1592, in-8°), etc.
SALVIATI (Alamanno), cardinal italien, né à Florence en 1668, mort k Rome en 1733. Il fut successivement protonotaire apostolique, vice-légat d'Avignon (1711), légat d'Urbin (1717), cardinal (1730), préfet de la signature de justice. Il était membre do l'Académie délia Crusca sous le nom de l'Iuronnc. On
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trouve en tête du Vocabulaire de cette Académie (1729-1738, 6 vol, in-ful.) une épître dédicatoire adressée au grand-duc de Florence, Jean Gaston, et qui est de lui.
SALVIATI (Giuseppe), dit le Jeuue, peintre et graveur italien. V. PoKTA.
SALVIÉ, ÉE adj. (sal-vi-é — du lat. salvia, sauge). Bot. Qui ressemble à la sauge.
— s. f. pi. Tribu de la famille des labiées, ayant pour type le genre sauge.
SALVIEN, en latin Salvianus, célèbre écrivain ecclésiastique, né, suivant Tillemont, à Cologne ou à Trêves vers 390, mort à Marseille vers 484. Il s'adonna de bonne heure à l'étude des sciences, se maria avec une jeune païenne, Palladia, qu'il convertit au christianisme, et eut d'elle une fille appelée Auspiciola. Par la suite, il se rendit en France, séjourna à Vienne, d'où il passa dans le monastère Saint-Honorat, à Lérins (420), y embrassa la vie ecclésiastique et y passa six ans. A cette époque, il se lia avec saint Hilaire d'Arles et donna des leçons k Veranus et à Salonius, fils de saint Aueher. Vers 426, Salvien alla habiter Marseille et peu après l'évêque Honorât lui cqnféra la prêtrise. Ses talents, sa piété, sa modestie et son inépuisable charité lui méritèrent l'admiration enthousiaste de ses contemporains. Les prélats les plus illustres des Gaules le consultaientsur des matières de foi ou de discipline ; il composa, sur leur demande, une foule d'iTomélies et d'Instructions qui lui valurent le surnom flatteur de Mnîiro des évoques. Il ne reste de ses nombreux ouvrages que deux traités : Adversus avaritiam, où .il s'élève avec tant d'énergie contre les désordres dont il était le témoin, qu'on f*a regardé comme le Jérémie de son siècle ; De gubernatione Dei, traité de la Providence, où il considère les barbares comme suscités par Dieu pour le châtiment du monde romain. On a aussi neuf Lettres, dont la plus intéressante est celle qu'il écrivit à sa belle-mère Hypa.cc, tant en son nom qu'en celui de sa femme, pourjustifier leur résolution de garder désormais la continence. Ses Œuvres, publiées pour la première fois par Brassicanus (Bâle, 1530, in-fol.) et dont la meilleure édition est celle qu'a donnée Baluze (Paris, 1634), ont été traduites en français, notamment par Grégoire et Collombet (1834).
SALVINI (Antonio-Maria), littérateur italien, né à Florence en 1653, mort dans la même ville en 1729. Il étudia le droit et reçut le diplôme de docteur; mais cette science lui inspirait une telle répulsion qu'il obtint de ses parents l'autorisation de s'adonner aux lettres. Nommé professeur de grec à Florence dès l'âge de vingt- trois ans, il consacra son existence entière aux travaux littéraires. Salvini était membre de l'Académie de la Crusca, au. dictionnaire de laquelle il travailla activement. C'était un homme fort instruit, modeste, obligeant, et un infatigable travailleur ; mais, en somme, un littérateur médiocre. Il a laissé beaucoup d'écrits en prose et en vers, au style boursouflé, des discours et de nombreuses traductions, faibles et inexactes, etc. Nous citerons, parmi ses productions originales : Prose toscane (1715-1735, 2 vol. in-4"), recueil de discours et de leçons ; Prose sacre (1716, in-4°), recueil de discours et de sermons ; Discorsi accademici (1695-1733, 3 vol. in-4»), recueil de deux cent quarante-trois discours; Vie de Galilée (1718) ; Sonetti (1728, in-40); Sonetti inediti (1823, in-4»); enfin des morceaux inédits publiés dans les Opusculi inediti degli Toscani (1808-1809, 3 vol. in-8°). Parmi ses traductions, qui eurent du temps de Salvini un succès immérité, nous mentionnerons: Anacréon (1695, in- 12) ; Théocrite(nn, in-12) ; ffomëre(l723, 2 vol. in-S°); Perse (1726, in-4u) ; Oppien (1728, in-8°) ; Hésiode, Orphée et Proclus (1747, in-is); Nicandre (1764, in-S°) ; Béro et Léandre (1765, in-8°) ; l'héognis, Phocylide et les Vers dorés (1766, in-8°), etc. Enfin, on lui doit des éditions de plusieurs ouvrages.
SALVINI (Salvino), littérateur italien, frère dn précédent, né à Florence en 1667, mort dans la même ville en 1751. H s'adonna aux travaux littéraires et fit de savantes recherches sur les antiquités de son pays. Salvini devint chanoine à Florence et membre des Académies de la Crusca et de l'Arcadie. Ses principaux ouvrages sont : Fasti consolari dell' accademia fiorentina (Florence, 1717, gr. in-4"); Componimenti poctici (Florence, 1750, in-S°) ; Catalogo dei canonial ftorentini ; des Notices littéraires, etc.
SALVINI (Thomas), acteur italien , né à Milan en 1829. Sou père, professeur de littérature à Livourne, lui donna uDe excellente éducation. Ses précoces dispositions pour le . théâtre le firent admettre à quatorze ans dans la troupe du célèbre acteur Modena qui lui donna des leçons, comme il en donna aussi au camarade et à l'émule de Salvini , Ernest Rossi. Salvini fit partie de la troupe royale à Naples , fut ensuite engagé par les impresarii Domeniconi et Capocomiro, et joua avec succès à côté de Mm« Adélaïde Ristori. Après six années passées dans la troupe de Domeniconi, il se retira pendant une année du théâtre pour se livrer k de sérieuses études qui lui préparèrent de nouveaux triomphes dans le répertoire classique. Jusqu'ici, ses principaux rôles sont Egisto, dans la Mérope
SALW
d'Alfleri; Paolo, dans Françoise de Jtimini de Silvio Pellico ; Romeo, Oreste, divers personnages des tragédies de Crébillon et de Voltaire, notamment Orosmane, dans Zaïre. Il aborda aussi la comédie ; aux fêtes de Florence, données au mois de mai 1865 en l'honneur du sixième centenaire de Dante, Salvini fit partie de la députation chargée de représenter l'art dramatique à côté de Mme Ristori et de Rossi.
SALVINIACÉ, ÉE adj. (sal-vi-ni-a-sé — rad. salvinie). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte à la salvinie. '
— s. f. pi. Famille de plantes cryptogames aquatiques, comprenant les genres azolle et salvinie : Les salviniacbes paraissent trèsrépandues dans les régions tempérées et tropicales. (Û. d'Orbigny.)
SALVINIE s. f. (sal-vi-nî — de Salvini, savant ital.). Bot. Genre de plantes cryptogames aquatiques, type de la famille des salviniacces, comprenant plusieurs espèces qui croissent dans l'hémisphère nord et dans l'Amérique tropicale : La germination des salvikies se fait dans le mois d'avril. (F. Foy.)
— Encycl. Les salvinies sont des plantes à radicelles flottantes, à tiges simples et peu rameuses , portant des feuilles opposées , oblongues, couvertes (le papilles ou de poils courts ; les organes reproducteurs sont renfermés dans des involticres sphériques, uniloculaires,recouvertsd'une double membrane et réunis en forme de grappe à l'aisselle des feuilles. Elles croissent dans les eaux douces des régions chaudes et tempérées. « Les suivîmes, dit M. F. Hoefer, flottent en beaux tapis de verdure à la surface des eaux stagnantes; quelquefois elles suivent le courant des rivières jusqu'à ce que, portées dans quelque petite anse d'une eau plus tranquille, elles y abordent, s'y groupent et masquent aux regards, sous un giizon trompeur, les dangers de l'élément qu'elles recouvrent. » lies touffes de ces plantes atteignent parfois de grandes dimensions.
SALVINIE, ÉE adj. (sal-vi-ni-é— rad. salvinie). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte k la salvinie,
— s. f. pi, Tribu de la famille des marsiléacées, ayant pour type le genre salvinie, et érigée par plusieurs auteurs en famille distincte, sous le nom de salvini,\ciîes.
SALVINO DEGLI AHMATI, religieux italien, né k Florence vers le milieu du xme siècle, mort en 1317. Il est regardé généralement comme l'inventeur des lunettes, dont l'usage était inconnu aux anciens, bien que quelques savants aient soutenu la thèse contraire, en s'appuyant sur un vers'de Plaute, regardé par les meilleurs critiques comme une interpolation, La découverte de Salvino peut être placée vers 1285.
SALVIOS, dit Trvphon, chef des esclaves révoltés eu Sicile contre Rome. V. Tryphon.
SALVIUS JULIEN, jurisconsulte romain dn ne siècle de notre ère. V. édit perpétuel.
SALVO s. m. (sal-vô — mot lat. qui signif. je sauve). Légist. angl. Article supplémentaire ajouté au statut d'Edouard III, touchant les crimes qualifiés mal à propos de crimes de trahison.
SALVOLINI (François), égyptologue italien, né k Faenza en 1809, mort à Paris en 1838. Il étudia, sous la direction de Mezzofanti, la littérature orientale, puis vint à Paris pour perfectionner son éducation et s'occupa d'une façon toute particulière d'hiéroglyphes et des antiquités de l'Egypte. Les travaux qu'il avait publiés le révélaient comme un savant du premier ordre, et peutêtre Salvolini fùt-il devenu une personnalité scientifique hors ligne, si une fluxion de poitrine ne l'eût emporté à l'âge de vingt-neuf ans. On a de lui : Des principales expressions gui servent à la notation des dates sur les monuments de l'ancienne Egypte, d'après l'inscription de Rosette (Paris, 1835, in-s°); Campagnes de Ramsès le Grand contre les Schéla (Paris, 1835, in-go); Analyse grammaticale raisonnée de différents textes anciens égyptiens {Paris, 1636, in-4°), ouvrage remarquable, que la mort prématurée de l'auteur l'empêcha de terminer.
SALVONI (Pierre-Bernard), poète italien, né k Parme en 1723, mort en 1784. Il fit ses études an séminaire de Pise, puis il fonda à Plaisance une imprimerie qui lui servit à publier ses propres œuvres. Salvoni se lia avec Métastase et devint membre de l'Académie des Arcades, sous le nom de NMaivo Eurilenge, ainsi que de plusieurs autres sociétés littéraires. Devenu l'agent général de la maison Sforza Cesarini en Lombardie, il quitta Plaisance pour aller habiter en 1766 sa ville natale, où il fut en même temps directeur de la poste aux lettres. Bien que Métastase ait beaucoup loué ses talents poétiques, Salvoni n'était en réalité qu'un fort médiocre poète. Nous citerons de lui : Masinissa, tragédie (Plaisance, 1744, in-S°) ; Recueil de poésies (1745, in-s°); Compositions dramatique? écrites par ordre de ta cour de Saint- Ildefonse (1753, in-S°) ; les Combats des amants (Parme, in-4"), comédie représentée dans cette ville en 1772. Salvini a réuni la plupart de ses œuvres sous le titre Cl Œuvres poétiq ues (Plaisance, 1777, 2 vol. in-80).
SALWYN (William), jurisconsulte anglais
SALY
né en 1774, mort en 1855. En sortant de l'université de Cambridge, il s'adonna à l'étude de la jurisprudence. Il publia, en 1806, un manuel de droit intitulé : Salwyn's nisi prius, qui compta rapidement onze éditions. Il fit paraître ensuite, en collaboration avec Maule, six volumes des décisions de la cour du banc du roi, sous ce titre : Maule and Salwy'n reporta. Successivement recorder à Portsmouth, membre du conseil du roi (1827), trésorier de Lincol's Inn (1840), il fut chargé d'enseigner au prince Albert la législation anglaise.
SALY (Jacques-François- Joseph), sculpteur français, né à Valenciennes en 1717, mort à Paris en 177ô. Elève de Pater et de Gilis, puis de Guillaume Coustou, il remporta successivement le second et le premier prix de sculpture (173S). Reçu membre de l'Académie royale en 1751, Saly accepia, en 1754, le titre de directeur de l'Académie de peinture de Copenhague et resta jusqu'en 1775 dans la capitale du Danemark, II était depuis peu de temps <Je retour à Paris lorsqu'il mourut. Ses principaux ouvrages sont : Stimson renversant les colonnes du lemp{e; David présenté à Sauf; Faune portant un chevreau; Statue équestre de Frédéric V, érigée sur la place Frédéric à Copenhague ; Statue en marbre de Louis XV, élevée en 1752 sur la place publique de Valenciennes et détruite pendant la Révolution ; le buste de Pater, au musée de Valenciennes, etc. On a de lui deux brochures : Description de la statue équestre de Frédéric V (Copenhague, 1771, in-8») ; Suite de la description du monument consacré à Frédéric V (Copenhague, 17*3, in-8").
SALYAVATE s. f. (sa-li-a-va-te). Entom.
Genre d'insectes hémiptères hètêroptères, de la famille des réduviens, tribu des réduviides, dont l'espèce type habite la Guyane.
SALYES, SALLUVII ou SAUCES, peuple ligure de la Gaule Narbonnaise, au N. de Marseille, entre le Rhône et les Alpes. Leurs villes principales étaient Arelate (Arles), Tarasco et Glannm. Ce furent les démêlés des Salves avec les habitants de Marseille qui amenèrent pour la première fois les Romains en Gaule, où ils fondèrent Aquss Sextiœ (Aix).
SALYLIQUE adj. (sa-li-li-ke). Chim. Se dit d'un acide ainsi nommé par Kolbe et Lautemann, et qui serait un isomère de l'acide benzoïque.
— Encycl. Le nom d'acide salylique a été donné par MM. Kolbe et Lautemann à un acide obtenu par eux et qu'ils ont cru isomère de l'acide benzoïque. Chiozza avait jadis observé qu'en traitant par l'eau le produit de l'action du perchlorure de phosphore par l'acide salicylique, on obtient un acide chloré isomérique avec l'acide chlorobenzoïque
CWCIO*.
Kolbe et Lautemann ont vérifié ce fait d'isomérie et ont désigné cet acide chloré sous la nom d'acide chlorosalylique; examinant ensuite l'action de cet acide sur l'amalgame de sodium, les mêmes chimistes ont trouvé que l'ucide chlorosalylique échange facilement son chlore contre de l'hydrogène, tandis que la chose n'est plus aussi facile lorsqu'on part de l'acide chlorobenzoïque. Le produit de la substitution du chlore à l'hydrogène de l'acide chlorosalylique fournit un acide que MM. Kolbe et Lautemann ont cru isomérique avec l'acide benzoïque et qu'ils ont nommé acide salylique.
L'acide salylique prend naissance lorsqu'on réduit à chaud l'acide chlorosalylique par l'amalgame de sodium. On le précipite par l'acide chlorhydrique de la solution alcaline et on le purifie par cristallisation dans l'eau. Il forme de petites aiguilles qui, vues au microscope, ne présentent pas du tout la même forme que l'acide benzoïque. Il est plus volatil que ce dernier, fond à peu prés à la même température (ll9°aulieu de 121°), se dissout beaucoup mieux dans l'eau, une partie de ce corps n'exigeant à 0° que 237 parties d'eau pour se dissoudre, tandis que l'acide benzoïque en exige C07 parties; plusieurs salylates métalliques diffèrent aussi des benzoates par leur forme cristalline.
Green, en faisant agir l'acide azoteux sur ■ l'acide diazooxybenzamique, a également obtenu un acide qu'il croit isomérique avec l'acide benzoïque et identique avec l'acide salylique de MM. Kolbe et Lautemann.
D'un autre coté, d'après Reichenbach et Beilstein, ledit acide salylique, qu'il soit préparé par l'une ou par l'autre des deux méthodes précédentes, n'est en réalité que de l'acide benzoïque impur. Lorsqu'on le distille avec l'eau, qu'on le convertit ensuite en sel je sodium, qu'on le précipite avec l'acide chlorhydrique et qu'on le fait cristalliser une seconde fois, il offre tous les caractères de l'acide benzoïque. Il en est de même de ses sels et de l'acide nitré qu'on prépare en le dissolvant dans l'acide azotique fumant.
Grilbe, en soumettant le salicylate diméthylique à l'action de la potasse, a obtenu un acide C8RS08 qui n'est rien autre que le véritable acide méthylsalicylique C7I15(CH!>)o3 correspondant à l'acide éthyllactique Ouhours a obtenu de l'acide salicylique dans la même réaction, ce qui dépend de la quantité de potassa employée et de la température. Les éthers phéniques étant saponifiables, on comprend, en effet, qu'avec un excès d'alcali et une température élevée on réussira
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à remplacer par du potassium le méthyle substitué à l'hydrogène phénique.
L'acide méthylsalicylique de M. Grâbe cristallise en grandes laines peu solubles dans l'eau froide, facilement solubles dans 'eau bouillante et dans l'éther. Sa solution est trèsacide et ne donne point avec les sels dis fer la réaction caractéristique de l'acide sa'.yliçue (probablement parce que l'hydrogène phénique de cet acide auquel est due cette réaction est ici remplacé par un radical méthyle). Il fond k 99° et se résout en partie par la distillation en anhydride carbonique et en anisol. Le inéthylsniicylate d'éthyle traité par la potasse donne de l'alcool mèthyl que et de l'acide éthylsalicylique
C9H10O3 = (CWO)" j ^lVi.
SALZ A ou SALTZA, le Juvavus des Romains, rivière de l'empire d'Autriche. Elle prend sa source dans les montagnes qui séparen; le Tyrol de l'Autriche proprement dite, coule à l'E., puis au N., baigne Salzbourg, reçoi. la Saale, sépare la Bavière de l'Autriche eJ se jette dans l'Iiin, au-dessus de Draunau, après un cours de 260 kilom., navigable sur in.
SALZBERGER (Zacharie), hébraïsant et paléographe israélite, né à Goch, dans la Prusse rhénane, en 1800, mort k Bruxelles en 1663. Instituteur israélite à Ruhrort et dans sa ville natale, il se fit connaître par des t'avaux publiés dans ta revue Heriha de Munich et fut nommé directeur de l'école israélite de cette ville, puis secrétaire de la commission qui était établie pour examiner la question do l'émancipation des Israélite, I émancipation que Salzuerger n'avait cessé de réclamer dans la Heriha. Nommé, en 18m9, | professeur à l'école supérieure Israélite à I Bruxelles, Sulzberger fut, à partir de 181.5, | chargé de travaux paléographiques aux ar- \ chives de cette ville. Il a publié beaucoup le travaux de théologie mosaïque, d'archéologie allemande et de paléographie dans les Arciiives Israélites de Paris, dans les A miales pow le mosaîsme de Geiger, dans la Jlevue israilite de Philijjpson, la Hertha de Munich 3t dans les Travaux de la commission de siafiitique belge.
SALZBOURG ou SALTZBOGRG, la Juvav'a ou Juvavium des anciens, appelée Satisburgum en Jatin du moyen âge, ville forte < o l'empire d'Autriche, chef-lieu du duchéde scn nom, autrefois capitale d'une principauté ecclésiastique de l'empire d'Allemagne, à 275 kilom. S.-U. de Vienne, sur la Salza, dont elle tire son nom, par 47° 48' delatit. N.,.'et 10° 41' de longit. E. ; 18,000 hab. Archevêché, séminaire, lycée (jadis université, 1623-1810,1, gymnase, école polytechnique élémentaire, deux bibliothèques publiques, deux abbayes de bénédictins, collections d'art et collections scientifiques. Fabriques de cotonnades, amidon, cuivre, tabac, fil de fer, poteries, glaces ; forges de fer. Important commerce de transit; commerce de sel, métaux.
Salzbourg est bâtie dans une ravissante situation sur les deux rives de la Salza, qu'on 3' traverse sur un pont de 123 mètres de longueur sur 13 de largeur. Elle est défendue par les hauteurs fortifiées du Hohen-Salzbourg, par des rochers inabordables et par un chateai très-fort; les rues sont étroites et tortueuses, mais bien pavées, et les maisons, dont les toits sont généralement à l'italienne, présentent l'apparence de la construction la plus solide. Cetto ville possède beaucoup d'édifices remarquables, la plupart de style italien. En première ligne se place la cathédrale, un des plus beaux monuments qui existent en Allemagne. Elle est construite sur le modèlo de Suint-Piorro de Rome et elle en a les proportions.
Le palais, siège du gouvernement et autrefois de l'archevêque-prince de Salzbourg, est magnifique. Un autre palais dit palais d'été, que 1 on nomme Mirabelle, est orné d'un beau jardin et d'une chapelle qui attirent l'attention des amateurs et des curieux. A une très-petite dislance de la ville est un autre château de plaisance appelé Klesheim, et une belle faisanderie que l'on nomme le Belvédère. On sent dans tout cela l'influence italienne. On remarque aussi à Salzbourg un bel amphithéâtre d'anatomie, construit sur le modèle de celui de Montpellier, et le tomtieau de Théodore Parucelse, dans l'église de l'ancien couvent de Saint-Etienne. L'histoire fait mention d'un événement malheureux arrivé en 16G9 à cette ville par l'éboulemeut de la montagne à laquelle elle était adossée. Tous les moulins et une partie de la ville du côté de la porte Saint-Nicolas furent écrasés, et cinq cents personnes périrent sous les ruines.
L'archevêché - principauté ecclésiastique n'avait été, dans l'origine, qu'un évêché fondé vers l'an 710 par saint Rupert, apôtre de la Bavière. Le diocèse fut formé de celui deLoich, que les Huns avaient ravagé et détruit. Les évêquos de ce nouveau siège furent élevés à la dignité archiépiscopale en 799 par le pape Léon III, quand il se rendit au camp de Charleinagne a Puderborn pour l'appeler on Italie, et, à ce titre, ils prétendirent à la primutie sur les évoques de Passait. Ces prétentions donnèrent lieu à un procès qui fut porté, vers lo milieu du X.c siècle, devant le pape Agapot II. Lo pontife décida que les évoques de Salzbourg, auxquels il ne donna
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que ce titre, représentaient les anciens mé- ! tropolitains de Lorch, et qu'en cette qualité ils relevaient de la Bavière ; mais en même 1 temps il déclara que les évoques de Pa^sau seraient indépendants de Salzbourg et métropolitains eux- mêmes du duché d'Autriche. ' Cette décision n'empêcha pas les archevêques de Salzbourg de persister a réclamer pendant plusieurs siècles leurs droits de suprématie sur l'Eglise de Passau. Le pape Grégoire VII les leur reconnut et fit plus encore : il accorda aux archevêques de Salzbourg la singulière qualité de légats-nés du saint-siége en Allemagne; le premier prélat gratifié de cette dignité fut l'archevêque Gebhard, comte d'Helfenstein, son partisan déclaré contre l'empereur Henri IV.
On distinguait autrefois le diocèse du territoire de Salzbourg. Le premier, beaucoup plus étendu, n'avait rapport qu'au gouvernement spirituel ou à la juridiction ecclésiastique; le second, qui comprenait les terres dont l'archevêque était souverain, était borné, au nord, par la Bavière, à l'occident par le Tyrol, au midi par la Carinthie, à l'orient par l'Autriche. Il avait à peu près, comme le duehéou province allemande actuelle, 60 kilomètres de longueur et environ 48 de largeur, et il comprenait quarante bailliages qui dépendaient du cercle de Bavière, et quelques terres enclavées dans celui d'Autriche.
Les prérogatives de l'archevêque de Sulabourg étaient très-étendues. Il était le premier des princes ecclésiastiques et séculiers, et avait rang immédiatement après les électeurs dans les diètes et dans toutes les cérémonies où. les Etats de l'empire assistaient en corps. Il pouvait disposer de tous les bénéfices de son diocèse, vacants dans les mois papaux. Depuis lasécularisation de l'archevêché de Magdebourg sous l'influence du luthéranisme triomphant, il prenait le titre de primat de Germanie. Ses suffragants étaient les évêquos de Ratisbonne, de Freysingen, de Trente, de Brixen,de Chiemsée.de Gurk, de Seckau et de Lavant. Il confirmait les quatre derniers lorsqu'ils étaient élus, sans qu ils eussent besoin de l'aveu du saint-siége pour leur installation»^ pour l'exercice de leurs fonctions. 11 avait, do plus, le droit de porter l'habit des cardinaux. Enfin, avant l'érection de la Bavière en royaume, il était directeur du cercle de Bavière, conjointement avec le duc de ce nom et directeur du collège des princes, k la diète, alternativement avec l'archiduc d'Autriche.
Le dernier de ces archevêques-princes exerçant le pouvoir temporel et spirituel à la fois se nommait Jérôme-Joseph-François de Paule, comte de Colloredo-Walsêe-et-Mels,. et était tout à la fois archevêque-prince de Salzbourg, prince du Saint-Empire romain, chanoine de Salzbourg, de Passau et d'Olmutz, prince-évèque de Gurk, codirecteur du cercle de Bavière, directeur du collège des princes du Saint-Empire romain, etc., etc.; il fut un des plus violents adversaires de la Révolution française. L'archevêché -principauté de Salzbourg fut sécularisé définitivement en 1802, éiigè en duché sans duc propriétaire et ne relève plus aujourd'hui que de l'ordre civil et politique de l'Etat dont il fait partie.
Un événement important de l'histoire do Salzbourg sous la domination de ses archevêques-princes ne doit pas être passé sous silence, à. savoir l'expulsion en 1731, par l'archevêque-prince , comte de Fiiiniuti, de 30,000 sujets pour cause de religion, dont les deux tiers ullèrent peupler quelques cantons déserts de la Prusse ; une autre partie se dispersa en Allemagne, et le reste passa en Amérique.
Salzbourg fut pris par les Français en 1809. Cette ville est la patrie de Mozart.
Des conciles ont été tenus à Salzbourg en 1310, 1340, 1380, 1420, 1451, 1456, 1400, 1549, 1569 et 1S48. Ces conciles provinciaux s'occuperont de régler des points de discipline ecclésiastique, de réformer les moeurs du clergé, de garantir au clergé la possession de ses biens et tous ses privilèges, etc. Ils n'offrent rien de bien particulier; le plus digne d'attention est celui de 1420, qui s'occupa de rédiger un long règlement destiné à rétablir la discipline ecclésiastique qui avait presque complètement disparu, tant était grande la corruption des mœurs du clergé.
SALZBOURG (DUCHÉ de). Ce duché, qui forma momentanément, en 1849, une province séparée de l'empire d'Autriche, forme actuellement, avec l'Autriche au-dessus de l'Enns, un des quatorze grands gouvernements de l'empire. Il confine au N. à la Bavière et à l'archiduché d'Autriche; k l'E., à la Styrie; au S., à la Carinthie et au Tyrol, qui le limite aussi à l'O. ; superficie, 7,370 kilom. Les Alpes Noriqucs, qui s'étendent dans sa partie méridionale, envoient dans le reste do la contrée de nombreuses ramifications d'où descendent plusieurs cours d'eau, dont le plus important est la Salza. Son climat est rude pendant l'hiver et très-chaud dans les vallées pendant l'été. Le -duché produit principalement du blé, de l'orge et do l'avoine ; sur lo penchant des collines s'étendent do beaux pâturages qui nourrissent un nombreux bétail et des chevaux de belle race. Exploitation importante de sel géminé, fer, cuivre, plomb, marbre et arsenic ; sources
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thermales fréquentées, principalement collos de Gastein. La population (150,000 hab.) sa livre à toutes les branches de l'industrie agricole, a l'exploitation des mines, ii la fabrication des toiles, do la bonneterie et des lainages. Dans les vallées de Salzbourg , comme dans celles des Alpes Cottienues, on rencontre un grand nombre de crétins.
SALZBOURG, ville de l'empire d'Autriche, dans la Hongrie, comitat de Saros, k 4 kilom. S.-E. d'Eperiès; 4,150 hab. Raffinerie de sel.
SALZBREZELN s. m. (salz-bre-zèln). Nom donné, en Allemagne, a, des petits pains que l'on fuit bouillir en pâte dans l'eau avant de les mettre au four, et que l'on roule dans du sel en poudre fine quand on défourne : On n'emploie pas la farine de froment la plus blanc/te, la plus fine et de la meilleure qnalité,parce que les salzbiîkzeln se font sur un levain de première ayant peu d'apjirét cl que, au moyen de l'ébullition dans l'eau, ils acquièrent des propriétés qui donnent plus de blancheur à leur pôle. (Malepeyre.)
SALZBRUNN, village do Prusse, province de Siiésic, régence et à 60 kilom. S.-O. de Breslau, sur la petite rivière de Salzbach ; 2,000 hab. Sources alcalines salées très-renominées et dont les bains sont annuellement fréquentés par 2,000 malades. Fabrication do toiles; mines de houille. Environs très-pittoresques.
SALZE s. f. (sabze). V. salse.
SALZE (GROSS-), ville de Prusse, province de Saxe, régence et à 14 kilom. S.-E. de Magdebourg, cercle de Kalbe; 2,7S0 hab.
Tribunal de ville et campagnes; pénitencier. Sources salines et établissement de bains. Fabriques de savon.
SALZGRUB, KOLOSZ ou KLOSMARKT,
bourg de l'empiro d'Autriche, dans la Transylvanie, cercle et à 15 kilom. E. de Klausenbourg; 2,000 hab. Riche mine de sel gemme, la plus anciennement exploitée de la principauté.
SALZMANN (Jean-Rodolphe), médecin, né en 1573, mort en 1656. Il devint professeur ix la Faculté de médecine de Strasbourg et doyen du chapitre de Saint-Thomas. On lui attribue une vingtaino de dissertations soutenues sous sa présidence et dont llefter a donné la liste. Il est, en outre, l'auteur des opuscules suivants : Consul latio medica de curaiulo melaucholico (Strasbourg, 16 1 1, in-80);' Dedimta fraclorum ossium (Oppenheim, 1611, in-S°) ; Èxercitationes mediern ex Feruclio (Strasbourg, 1023, in-8») ; De itnatomicis quibusdam observationibus epislola (Uliu, 1028, in-4°) ; Uiscursiis psychologicus de vita et vwrle hominis (Strasbourg, 1612, in-4°); Varia observata anatomica (1C69).
SALZMANN (Jean), médecin français, né a, Strasbourg en 1S72, mort dans la même ville en 1738. Il lit ses études médicales dans sa ville natale, vint ensuite à Paris, consacra trois ans à des voyages en France, en Suisso et en Allemagne, et, à son retour à Strasbourg en 1700, se fit recevoir docteur. Successivement professeur d'anatomie, de chirurgie et de pathologie, doyen de la Faculté, membre de plusieurs sociétés savantes nationales et étrangères, il apublié plusieurs opuscules académiques, dont les plus intéressants sont : De articulatinnibus artuitm; De chirurgia curtorum; De sanguinis in fœtn ciiculo, De Xtatibus vit ai hwnaitx et mutalionibus in iis contengentibus ; De vena portx; De aure humana; De tumoribus quibusdam scrosi'! externis ; De ossificatione prxternnturali; De verme naribus excusso; De noeo memhra amputandi modo; De luxalione assis femoris rariore; De vesicx urinarias hemia; De podagra; De gtanduta pineali lopidescenle, etc.
SALZMANN (Frédéric-Zacharie), horticulteur allemand, né en 1730, mort à l'otsdam en 1801. Il parcourut dans sa jeunesse presque toutes les contrées do l'Europe en exerçant sa profession; puis, après avoir été suecessivemeiiî commissaire do l'urinée prussienne pendant la guerre de Sept ans et aubergiste, il entra comme jardinier de la cour au service du roi de Prusse Fndério II. On doit à Salzmann : Pornologia (Postdam, 1774, in-8°) ; Instruction sur les végétaux potagers et tes herbes à é/.ices (Berlin, I7S1, in-8°) ; Art des Hollandais d'obtenir des végétaux précoces (Berlin, 1783, in-8°).
SALZMANN (Chrétien-Gotthilf) , célèbre pédagogue allemand , né à Sœmmerda en 1744, mort en 1811. Après avoir étudié la théologie k Iéna, il devint, en 1768, pasteur de Rohrborn et, en 1772, ministre de l'égliso Saint-André, à Erfurt, où il acquit rapidement une grande réputation comme prédicateur. La lecture des ouvrages de Rousseau et de Basedow attira de bonne heure son attention sur l'éducation de la jeunesse, et, plus tard, les soins qu'il eut à donner à l'instruction de ses propres enfants le mirent à même de reconnaître; les défauts des méthodes en usage. Salzmann réso'ut dès lors do se vouer tout entier à leur réforme, résigna, en 1781, ses fonctions ecclésiastiques et devint professeur de religion et aumônier du Philanthropinum de Dessau. H renonça, en 1784, à cet emploi pour établir sur la propriétj de Scbnepfcuthal, qu'il avait achetée dans le duché do Gotha, une maison d'édu-
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cation pour les enfants Appartenant aux classes élevées de la société. La réputation qu'il s'était déjà acquise par ses écrits, le concours de sa femme et d'un grand nombre de collaborateurs éclairés, tels qu'André Bechstein, le philologue Lenz, Glatz, Guths Muths, Weissenborn, Blasehe, les trois frères Ausfeld , etc., et enfin L'excellent régime adopté à Schnepfenthal tant pour la vie matérielle que pour la vie intellectuelle des élèves, eurent bientôt fait de cet établissement l'institution pédagogique la plus célèbre de l'Allemagne et y attirèrent une foule d'élèves de toutes les contrées de l'Europe.
Comme les gendres et les tilles de Salzmann et plus tard son troisième fils, Charles, prirent une part active à la surveillance et à l'enseignement de l'école, celle-ci ressembla bientôt à une grande famille, dont Salzmann était le chef et le maître vénéré. On a de lui plusieurs ouvrages qui se distinguent par la clarté et la simplicité du style ainsi que par la sagesse des pensées. Nous citerons, entre autres : le Petit livre de l'écrevisse ou Exposé de la déplorable éducation que l'on donne aux enfants (1781); Charles de Karlsberg ou De la misère humaine (17B3-1786, 6 vol.) ; le Messager de Thuringe (178S et années suivantes) ; le Ciel sur la terre (1797), etc. Parmi ses écrits qui sont plus spécialement destinés à la jeunesse et qui ont été publiés en recueil à Stuttgard (1845-1846, 12 vol.), on remarque : Sébastien Kluge ; Conrad Kiefer ou Méthode d'une éducation raisonnable de la jeunesse; Henri Gottsckalk; le Petit livre de ta fourmi ou Méthode pour une éducation raisonnable des instituteurs ; Joseph Schwarzmantel (Joseph au manteau noir). — A la mort de Salzmann, la direction de son institution passa à son fils, Charles Salzmann, qui fit preuve du même zèle et de la même ardeur que son père. Le jour du cinquantième anniversaire de la fondation de l'établissement, Charles Salzmann fut nommé conseiller aulique par le grand-duc de Saxe; il reçut plus tard de l'université d'Iéna le diplôme de docteur en philosophie. Depuis 1848, il a cédé la direction de l'école à son neveu, Guillaume Ausfeld.
SALZMANNIE s. f. (sal-zma-nl — de Salsmann, botan. allem.). Bot. Genre d'arbrisseaux, de la famille des rubiacées, tribu des cofféacées, comprenant des espèces qui croissent au Brésil.
SALZCNGEN, petite ville murée du duché de Saxe-Meiningen, ch.-l. du bailliage de son nom, sur la Wera, à 31 kilom. N.-O. de Meiningen; 3,500 hab. Exploitation de sources salées.
SALZWEDEL, ville de Prusse. V. Solt-wedel.
SAMACCHINI (Orazio), peintre italien, né à Bologne en 1532, mort en 1S77. Il étudia d'abord sous la direction de Pellegrino, puis il se rendit à Rome et fut employé par Pie IV à la décoration de la chapelle Royale. De retour à Bologne, il s'efforça de créer une manière originale, exempte de l'imitation de l'école romaine, qu'il craignait de reproduire trop exactement. Samacchini léchait à l'excès ses tableaux. Des retouches incessantes ont détérioré sa Purification de l'église Saint- Jacques, à Bologne, qui, sans ces repentirs, serait une toile du premier ordre, comparable aux chefs-d'œuvre des plus grands maîtres. Heureusement, l'artiste rachète cette puérilité du détail dans ses tableaux par la grandeur, la hardiesse et la touche primesautière de ses fresques. Ses Prophètes de la voûte de Saint-Abbondio, à Crémone, peuvent compter parmi les plus belles compositions de la peinture murale.
SAMADÈRE s. f. (sa-ma-dè-re). Bot. Genre de plantes, de la famille des aimaroubées.
SAMAH (al-ben-MeliK aL-Kh.aula.ny-), sixième émir arabe d'Espagne (718), mort en 721. A des talents supérieurs pour la guerre il joignait de vastes capacités administratives et le goût des arts et des sciences. Il embellit Cordoue, y attira les savante, poliça l'Espagne et contint les violences des soldats. Il composa pour le calife une description complète de la péninsule sous les rapports de la topographie, de la population, de l'agriculture, etc. Ebloui par l'espoir de conquérir nos belles provinces méridionales, il franchit les Pyrénées, fortifia les places que les musulmans possédaient dans la Narbonnaise et subjugua tout le pays jusqu'à Toulouse. Il fut tué sous les murs de cette ancienne capitale des Wisigoths, qu'il était à la veille de prendre d'assaut, en combattant contre l'armée du duc d'Aquitaine. 11 eut pour successeur en Espagne cet Abd-el-Rahmnn qui pénétra bien plus avant dans l'intérieur de la France et fut vaincu par Chailes-Martel sur les bords de la Loire, près de Poitiers.
SAMAKOV, ville de la Turquie d'Europe,' ch.-l. d'un livah du pachalik de Nissa, dans la Roumélie, à 97 kilom. 0. de Philippopoli ; 5,000 hab. Mines de fer, usines k fer, fabriques d'armes, d'ancres de vaisseaux et divers articles en fer qu'on expédie principalement à Constantinople,
SAMALHOHT ou SAMANHOUT, village de la moyenne Egypte, sur la rive gauche du Nil, a 97 kilom. S. de Beny-Souyef. Desaix y battit les Arabes en 1799.
«rv.
SAMA
SAMAUE s. f. (sa-ma-lî). Ornith. Syn. de