MATIN, INE
— s. m. pi. Groupe de poissons acanthoptérygiens,de la famille des scombéroïdes, ayant pour type le genre stromatée.
STROMATION s. m. (slro-ma-ti-on — mot gr. qui signif. tapis). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des longicornes, tribu des céranibycins comprenant trois ou quatre espèces, qui habitent les régions chaudes du globe.
STROMATOPORE s, m. (stro-ma-to-po-re
— du gr. strôma, tapis, et de pore). Zooph. Genre de fussiles des terrains de transition, rapporté avec doute à la classe des polypiers : Le stromatoi'ORK est une masse calcaire. (Dujardm.)
STROMBASTRÉE s. f. (stron-ba-itré — du gr. slrombos, toupie, et de astrée). Zooph, Syn. deSTHOMBOPK, genre de polypiers, formé aux dépens des astrees.
STROMBE s. m. (stron-be — du lat. strombus, gr. sirombos, tournoiement, tourbillon, toupie, do la même famille que slrobeô, je tourne, je fais tournoyer, slrobilos, toupie, pomme de pin). Moll. Genre de mollusques gastéropodes poctiuibranches, de la famille des ailés, comprenant une centaine d'espèces, répandues dans les diverses mers, surtout dans lès mers tropicales, ou fossiles des terrains tertiaires : L'animal des strombks est semblable à celui des plérocères et des rostellaires. (Dujardin.) Le strombe aile d'aigle est la plus grande espree connue. (A. Rousseau.)
— Encycl. Le slrombe est un animal spiral k tête très-distincta , en forme de trompe large, munie de deux tentacules cylindriques, assez gros, oculés au sommet; yeux gros, vivement colorés, surmontant deux petits appendices déliés, pointus, placés à la partie interne et supérieure des tentacules; pied comprimé, divisé en deux parties, dont la partie postérieure, allongée, porte un opercule long, corné, onguiculé. Coquille venirue, terminée k la base pur un canal court, échancré ou tronqué ; bord droit se dilatant avec l'àgo en une aile simple, lobée ou crénelée à la partie Supérieure et présentant à la partie inférieure un sinus particulier.
Les stromàes sont tous des animaux propres aux mers des pays chauds. On ne sait rien sur leurs mœurs ni sur leurs habitudes. Il
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^st probable qu'ils vivent fort longtemps, car leurs coquilles acquièrent une épaisseur et une pesanteur considérables. On les trouve même encroûtées, à l'intérieur, de couches de sédiments terreux, nombreux et lisses, et recouvertes , à l'extérieur, de petits polypiers et autres productions marines. Il existe des strombes de très-grande taille. On les plaçait autrefois, comme objets d'ornement, dans les salles à manger, surtout quand leur ouverture était vivement nuancée. Ils ne sont plus recherchés aujourd'hui que pour décorer les grottes que l'on construit dans les jardins et pour les collections conchyliologiques. L'espèce la plus commune est le strombe aile d'aigle. Lacoquilte estgrande, turbinée, très-ventrue^ spire très-pointue, hérissée d'une série de tubercules coniques, abord droit très-large, arrondi en dessus. L'ouverture est d'un rose pourpré assez vif, le reste blanc ; cette coquille vient de la mer des Antilles. Le strombe aile d'ange des mers d'Asie et de 1 Amérique méridionale est veiné de blanc et de roux. Le slrombe bouche de sang est de couleur fauve, parsemée de blanc en dehors; le bord droit est rouge et strié en dedans. La columelle est teinte de pourpre et de noir. Le strombe treillissé est de petite taille et de couleur blanche.
Les espèces de strombes fossiles sont peu nombreuses et se trouvent dans les terrains tertiaires de Grignon, de Bordeaux et de Dax, ainsi que dans les faluns de la Touraine.
STBOMBECK (Frédéric-Charles von), magistrat et polygraphe allemand, né à Brunswick en 1771, mort à Wolfenbutten en 1848. Il étudia, de 1789 à 1791, le droit à Helmstœdt et à Gosttingue, et devint successivement membre du tribunal de Wolfenbuttel, président du tribunal civil d'Eimbeck, président de la cour d'appel de Celle, enfin président du conseil d'Etat de Cassel. Depuis 1812, il portait le titre de baron. Après les événements de 1813 et la réaction antifrançaise en Allemagne, il fut révoqué de ses fonctions. Il a traduit en allemand, en tout ou en partie : Ovide, Tibulle, Properce, Tacite, Salluste et Velleius Pitterculus. Parmi les ouvrages originaux de Strombeck, on cite : les Mémoires sur la science du droit allemand (Gœttingue, 1816); Histoire du magnétisme animal (1813); Miroir des princes (1824); Essai de code pénal pour les tribunaux du nord de l'Allemagne (1829; 2° édit., 1834); Histoire de Hennit} Braband, ôourotnesîie de la ville de Brunswick, et de ses contemporains (1829); Mémoires de ma vie et de mon époque (1833-1S40, 8 vol.); Mémoires sur la vie et le gouvernement du roi Charles XIV (1841).
STROMBECK (Frédéric-Henri von), frère du précédent, jurisconsulte allemand, né à Brunswick en 1773, mort à Halberstadt en 1832. Il étudia à Iéna et à Gœttingue, entra dans la magistrature, y occupa diverses fonctions et, en dernier lieu, fut nommé, en 1814, conseiller à la cour d'Halberstadt. Il prit sa retraite en 1831. Ses principaux ouvrages sont : Manuel de la procédure civile en Westphalie (1810-1812, 3 vol.); Explications sur ta procédure et sur la taxe des frais (1S13, 3 vol. ; 3o édit., 1829); Cours de droit civil(iS20, 3 vol. j 3Ç édit., 1829). Il eut une grande part a la publication du Droit provincial des divers pays faisant partie des Etats prussiens (Leipzig, 1827 et années suiv,).
STROMBIDEacîj.(stron-bi-de — de strombe, et du gr. eidos, aspect). Moll. Qui ressemble ou qui se rapporte au strombe.
— s. m. pi. Groupe de mollusques gastéropodes pectinibrancb.es, ayant pour type la genre strombe.
STROMBIDÉE s. f. (stron-bï-dé — de strombe, et du gr. eidos, aspect). Moll. Genre de mollusques gastéropodes pectinibianches.
STROMBIFORME s. m. (stron-bi-for-me — de strombe, et de forme). Moll. Genre de mollusques gastéropodes pectinibranches , formé aux dépens des mélanies, et réuni par plusieurs auteurs au genre etilime,
STROMBILE s. f. (stron-bi-le). Moll. Syn.
de STROMBITE1.
STROMBITE s. f. (stron-bi-te — rad.
slrombe). Moll. Genre de coquilles fossiles, analogue aux strombes : Les stkombites sont plus longues, plus menues et non renflées vers le milieu. (V. de Bomare.) || On dit aussi
STROMBILE.
STROMBLE s. m. (stron-ble). Agric. Crochet muni d'un manche, dont on se sert pour tirer les herbes enchevêtrées après le soc de la charrue.
STROMBODE s. m. (stron-bo-de — du gr.
stombâdês, en forme de toupie). Zooph. Genre de polypiers fossiles, voisin des cyathophylles, et dont l'espèce type se trouve dans les terrains de transition : Blainville ne fait des stromoodes qu'une subdivision du genre aslrée. (Dujardin.) Il Syn. de cyothopliylle et d'ocELLiNiENS, autres genres de polypiers.
STROMBOLI, la Strongyle ou \'JEali insula des anciens, île du royaume d'ittilie, dans la mer Tyrrhénienne, la plus septentrionale du groupe dos Lipari, par 38<> 48' de latit. N. et par 12° 53' de longit. E. Elle fait partie de la province et du district de Messine et est séparée de l'île Panaria par un bras de mer de 12 kitom. de largeur. Elle mesure 8 kilom. de l'E. & l'O., sur 6 kilom. du N. au S. Cette
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tle, de formation entièrement volcanique, consiste en une montagne de 650 mètres d'altitude, portant également le nom de Stromboli, dont le cratère, sans cesse en éruption, jette continuellement des flammes qui s'aperçoivent la nuit à une grande distance en mer, ce qui l'a fait surnommer le fanal de la Méditerranée. Le Stromboli offre ceci de remarquable que ses éruptions n'ont même pas d'intermittences ; les explosions se succèdent les unes aux autres avec régularité, et leur durée est sensiblement égale. Pendant la nuit, le grand nombre de pierres enflammées qu'il projette dans l'air répand une lumière très-grande sur toute l'Ile et au loin sur la mer. Dès que ces pierres sont tombées à terre, la lueur parait s'éteindre jusqu'à ce qu'une autre explosion produise une illumination nouvelle. La lumière que répand autour de lui le Stromboli provient d'ordinaire de la flamme rouge et claire qui sort continuellement du cratère de la montagne et quelquefois aussi des matières en fusion, des laves vitrifiées qu'il déverse sur ses flancs ; aussi eeslueurs ont-elles alors descouleursdiverses. Le cratère du Stromboli d iffère de "celui des autres volcans, l'Etna et le Vésuve par exemple, en ce qu'il est situé, non au sommet, mais à mi-côte de la montagne. Du cratère au rivage de la nier, le sol de l'île est entièrement composé de la même matière, cendres et laves, que la partie conique du Vésuve ; le reste présente quelques régions cultivables et même fertiles. Anciennement, on y récoltait le coton en abondance; cette culture a disparu pour faire place à des vignobles trèspeu productifs. Au midi, à quelque distance de la côte, se dresse un rocher qui parait être entièrement fait de lave et qui n'a pas moins de 20 mètres de hauteur. L'île, dans son aspect général, n'est qu'un pic qui s'élève tout d'un coup à la surface de la mer ; sa circonférence est de 10 milles italiens. C'était autrefois un petit Etat maritime dépendaut d'ubord de Denys le Tyran, puis de Carthage et enfin de Rome, qui s'en empara l'an 250 av. J.-C. EUe a maintenant pour chef-lieu Lipari. La côte, très-découpée et escarpée, présente au N.-E. une petite plaine très-fertile en vins et fruits, avec le village d'Inostra , qui renferme 1,000 hab. Commerce de soufre, pierre ponce, vins et fruits. En 167G, les flottes française et hollandaise, commandées par Duquesne et Ruyter, se rencontrèrent près de Stromboli; les Hollandais furent contraints de se retirer.
STROMBOSCÈRE s. m. (stron-boss-sè-re — du gr. sirombos, toupie; keras, corne). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des charançons, tribu des rhyncophoridesr dont l'espèce type habite Madagascar.
STROMBOSIE s. f. (stron-bo-zî — du gr.
strombos, toupie). Bot. Genre d'arbres, de la famille des rhamnées, dont l'espèce type croît à Java.
STROMEYER ( Georges-Frédéric-Louis ) , chirurgien allemand, né à Hanovre en 1804. Il commença ses études à l'école médicale de sa ville^jjatiile, alla les continuer aux universités de "Bœttingue et de Berlin, et fut reçu docteur dans cette ville en 1826. Il fit ensuite, jusqu'en 1828, des voyages à Vienne, a Londres et à Paris, devint professeur à l'école chirurgicale de Hanovre et médecin de la cour, et fut plus tard chargé successivement d'une chaire de chirurgie aux universités d'Erlangen (1838), de Munich (1841) et de Fribourg (1842). Appelé en la même qualité • à Kiel en 1848, il fut en outre nommé médecin de l'état-inajor général de l'armée du Slesvig-Holstein, lit avec elle les campagnes de 1849 et de 1850, et reçut alors du roi de Danemark la direction du Collège de salubrité du Holstein. En 1854, il revint dans sa patrie avec le titre de médecin de l'étatmajor général de l'armée hanovrienne, et prit, en cette qualité, part à la campagne de 186G, qui se termina au combat de Langensalza. Depuis cette époque, il pratique son art à Hanovre. On a de lui, entre autres écrits : De la paralysie des muscles inspirateurs (Hanovre, 1836), étude physiologique sur les causes ordinaires de ladégénérescence de la moelle épinière ; Documents pour l'orthopédie curative (Hanovre, 1838; 2» édit., 1839), ouvrage dans lequel il explique surtout la théorie du traitement opératif et mécanique des difformités, et expose une nouvelle méthode pour l'opération du strabisme, OjUi a été introduite dans la pratique par Diefienbach, et à laquelle l'Académie de Paris a décerné un prix; Manuel de chirurgie (Fribourg-en-Brisgau, 1844-1867, tomes I«r et II); ' Maximes de médecine militaire (Hanovre, j 1855 ; 2= édit., 18G2); Expériences sur les blés- j sures produites par tes armes à feu en 1866 (Hanovre, 1867), etc.
STROMLING s. m. (strom-lingh). Ichthyol.
Espèce de petit hareng, qu'on pêche dans la mer Baltique. ,
STROMNESS, bourg d'Ecosse, sur ia côte S.-O. de l'île de Pomona, comté des Orcades ; 2,500 hab. Bon port, formant un des meilleurs mouillages de l'Ecosse septentrionale pour les gros navires. Près du bourg, on voit ' des pierres levées, monuments du culte des anciens Bretons.
STROMNITE s. f. (stro-mni-te — de Stromness, nom de lieu). Miner, Substance trouvée
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à Slromness, dans une des Orcades, et qui, après avoir été d'abord considérée comme une espèce nouvelle, a été ensuite reconnue être un simple mélange de carbonate de strontiane et de sulfate de baryte.
STROMO, lie de l'Atlantique, la principale du groupe de FéroS, par 62» 10r de latit. N. et 90 30' de longit. O. Elle a 62 kilom. de longueur sur 22 kilom. de largeur, et 364 kilom. carrés de superficie. Climat rude, sol rocailleux. Elle produit de l'orge, ae l'avoine et de bons pâturages; élève de bestiaux. Torshaven, la seule ville de tout l'archipel de Férott et chef-lieu de l'île, est située sur la côte S.-E.
STROMSO, ville de Norvège, formant une des trois parties qui composent la ville de Drammen, dans l'amt ou bailliage de Buskerud, à 36 kilom, S.-O. de Christiania et à l'embouchure du Drams-Ef dans une anso du golfe de Christiania; 6,000 hab. Pêche active. Commerce de bois.
STRONCONE, bourg du royaume d'Italie, province de l'Oinbrie, district et mandement de Terni; 2,917 hab.
STRONGLE s. m. (stron-gle — lat. slrongylus; du gr. stroggulos, rond). Helminth. Genre de vers intestinaux, comprenant plusieurs espèces, qui vivent en parasites chez l'homme, les mammifères, les oiseaux et les reptiles : Les habitudes et mœurs des strongles sont à peu près semblables à celles des ascarides. (A. Rousseau.) Chabert appelle strongles les vers que les naturalistes avaient nommes ascarides longtemps auparavant.
(Bosc.)
— Encycl. Ce genre a été fondé par Frédéric Muller en 1788. Les caractères des strongles sont les suivants : corps allongé, cylindrique, atténué postérieurement; bouche à six nodules; queue simple chez la femelle et terminée, chez le mâle, par une cupule au milieu de laquelle se trouvent les spicules. Le type du genre est l'espèce particulière au cheval.
11 y a plusieurs espèces de strongles. Le strongle rénal est long de oni,V5 à om,80 ; on dit même qu'il peut arriver jusqu'à 1 mètre. Son épaisseur est celle d'une grosse plume; elle atteint, dans certaines circonstances, le calibre du petit doigt. C'est le plus volumineux de tous les vers intestinaux cylindriques. Pendant l'état de vie, le strongle offre une couleur rougeâtre plus ou moins foncée. Le strongle rénul n'a point de renflement céphaiique ; son extrémité antérieure est obtuse et comme tronquée. La bouche se voit au milieu; elle est circulaire et entourée de six nodules disposés en rosette. Le tube digestif est droit, et l'anus est situé à l'extrémité de la queue. Le strongle rénal est unisexué. Les mâles sont plus petits que le3 femelles. La partie dilatée de l'extrémité caudale est en forme de ventouse. On voit au milieu une vésicule renflée, d'où sortent deux spicules longs en forme de soie roide et pointue. La femelte est sans dilatation caudale ; elle a une queue simplement obtuse et légèrement recourbée. Son orifice génital se trouve placé en avant du milieu de la longueur du corps. L'ovaire est simple, en forme de tube et d'une longueur excessive. On a calculé qu'il offrait trois ou quatre fois la longueur du corps. Il u deux orifices : d'une part, l'orifice génital, et d'autre part il s'ouvre dans l'anus. Dans l'acte de la copulation, la ventouse masculine s'étale fortement et s'applique contre le corps de la femelle. Le strongle rénal se trouve dans le rein de l'homme et de plusieurs animaux, tels que la fouine, la martre, le chat. Il est quelquefois entruîué par les urines, mais c'est surtout pendant sa jeunesse. On cite plusieurs exemples de personnes qui en ont expulsé plusieurs par l'urètre. Le strongle rénal se montre souvent dans un rein, 1 autre restant intact; il grossit, replié sur lui-même ; il fait gonfler l'organe, l'enflamme, le détruit, en causant des douleurs atroces. Souvent il peut amener la mort.
11 y a une autre espèce de strongle, c'est le strongle à longue gaine. Le corps de cette espèce est presque égal, droit, d'un blanc brunâtre. L'extrémité céphitlique est tronquée et conique. La bouche présente de quatre à six nodules. Le mâle est long de 0™,006 à om,008 et épais de om,0015; il est légèrement atténué en avant; sa queue parait réfléchie ; elle offre une bourse subcampanulée, bilobée, chaque lobe pourvu de trois rayons. Il n'existe qu'un seul spicule filiforme; son fourreau se compose de deux parties trèslongues, linéaires, finement striées en travers et de couleur orangée. La femelle est longue de om,055 et épaisse de om,001 ; elle est atténuée en avant et en arrière. L'orifice génital est placé au-dessous du sommet de sa queue. Le strongle à. longue gaîne est ovovivipare. Les différences qui se trouvent entre cette espèce et le strongle rénal sont assez grandes. Ces deux genres se distinguent principalement par la bourse masculine entière, avec deux spicules nus, dans le strongle rénal, et par la bourse lobée, avec un spicule à fourreau biparti, chez le strongle à longue gaîne. Cette dernière espèce a été observée dans le poumon d'un enfant de six ans, lequel en portait un grand nombre, les uns libres, les autres adhérents au parenchyme pulmonaire.
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STRONGOLI, la Petilia des Romains, ville du royaume d'Italie, province de la Calabre Ultérieure Ile, district et à 16 kilom. N.-O. de Cotrone, à 6 kilom. de la mer Ionienne, ch.-l. de mandement; 2,066 hab. Aux environs de cette ville, qui remplace la Petilia ancienne, détruite par Aunibal, on trouve des mines inexploitées do soufre, de mercure, d'argent et d'or.
STRONGYGASTRE s. m. (stron-ji-ga-stre
— du gr. stroggulos, rond; gastêr, ventre). Entom, Genre d'insectes diptères, de la tribu des muscides, formé aux dépens des tachines, et comprenant trois ou quatre espèces, qui habitent l'Europe centrale.
STRONGYLE s. m. (stron-ji-le — du gr.
stroggulos, rond, provenu de la racine sanscrite starg, strag, strang, tresser, étendre, rouler, d'où aussi le grec strangein et le latin Stringere, nouer, serrer, étendre, l'ancien allemand strecchan, étendre, stiicchan, nouer, et l'irlandais sreaugaim, étreindre, etc.). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentamères, de la tribu des nitidulaires.
STRONGYLE, nom ancien des lies Stromboli et Naxos.
STRONGYLIBN, IENNE adj. (stron-ji-Iiain, i-è-ne — du lat. strongylus, strongle). Helminth, Qui ressemble ou qui se rapporte au strongle.
— s. m. pi. Famille de vers nématoïdes, ayant pour type le genre strongle.
STRONGYLION s. m. (stron-ji-li-on — du gr. stroggulos, rond), Entoin. Genre d'insectes coléoptères hétéronières, de la tribu des hélopiens, comprenant deux espèces, qui vivent au Brésil.
STRONGYLOCENTROTE s. m. (stron-jilo-san-tro-te — du gr. stroggulos, arrondi; keniron, aiguillon). Echin, Genre d'échinides.
STRONGYLOCÈRE adj. (stron-ji-lo-sè-re
— du gr. stroggulos, rond ; keras, corne). Entom. Qui a les cornes rondes.
STRONGYLOGERQOE adj. (stron-ji-lo-sèrke — du gr. stroggulos, rond ; kerkos, queue). Erpét. Qui a la queue ronde.
— s. m. pi. Groupe de reptiles ophidiens. STRONGYLOCORE s. m. (stron-ji-lo-ko-re
— du gr. stroggulos, arrondi ; koris, punaise). Entom. Genre d'insectes hémiptères, de la famille des mirides.
STRONGYLODÈRE s. m. (stron-ji-lo-dè-re
— du gr. stroggulos, arrondi ; dèrê, cou). Entom. Genre d'insectes orthoptères, de la famille des locustiens, dont l'espèce type vit au Malabar.
STRONGYLODON s. m. (stron-ji-lo-don — du gr. stroggulos, arrondi ; odous, dent). Bot. Genre d'arbustes, de la famille des légumineuses, tribu des érythrinées, dont l'espèce type croît aux îles Sandwich. "
STRON Gif LOME s. m. (stron-ji-lo-me — du gr. strongulôma, masse arrondie). Bot. Genre de plantes, de la famille des composées, tribu des nassauviées, voisin des triptilions.
STRONGYLOPTÈRE s. m. (stron-ji-lo-ptère — du gr. stroggulos, arrondi ; pteron, aile). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des charançons, coinprenant deux ou trois espèces, qui viveut au Chili.
STRONGYLORHINE s. m. (stron-ji-Io-ri-ne
— du gr. stroggulos, arrondi ; rhin, nez). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des charançons, tribu des érirhinides, dont l'espèce type habite la Tasmanie.
STHONGYLOSOME s. m. (stron-ji-lo-some — du gr. stroggulos, arrondi; soma, corps). Entom. Syn. Ue coccimorphb.
STRONGYLOSPERMB s. m. ('stron-ji-lospèr-me — du gr. stroggulos, arrondi ; sperma, graine). Bot. Genre de pbintes, de la l'am-ille des composées, tribu des s-ènùeionées, comprenant deux espèces, qui croissent à la Nouvelle-Hollande,
STRONGYLOTARSE s. m. (stron-ji-lo-tarse — du gr. stroggulos, arrondi, et de tarse). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des cycliques, tribu des colaspides, comprenant deux espèces, qui habitent la Guyane.
STRONGYLOTE s. m. (stron-ji-lo-te — du gr. stroggulos, rond). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de ia famille des charançons, comprenant- trois ou quatre espèces, qui habitent les régious chaudes de l'Amérique.
STRONGYLURE adj. (stron-ji-Iu-re — du gr. stroggulos, arrondi; aura, queue). Erpét. Qui a la queue arrondie.
— s. m. pi. Groupe de reptiles sauriens, de la famille des lacertiens , caractérisé par une queue arrondie.
STRONSAY, île d'Ecosse, dans le groupe des Orcades, au S. de l'île Sana et à l'E. de l'île Eda, par 590 8' de latit. N. et 5» de longit. O. ; 10 kilom. de longueur sur'9 kilom. de largeur; 2,300 hab. Elle posséda deux bons mouillages. Sol peu fertile; sources minérales ferrugineuses. Fabrication de soude.
STROimAH, village d'Ecosse, comté d'Ar-
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gyle, sur le loch Stuart, à SI kilom. S.-O. de Kort-Williara; 1,807 hab. Fabriques de pailles tressées. Aux environs, mines fie plomb où, en 1790, Itirwan et Hope ont découvert la strontiane.
STRONTIANE s. f. (stron-si-a-ne — de Strontian, nom d'un lieu d'Ecosse où se trouve cette substance). Miner. Oxyde de strontium : La sthontiane se trouve, comme la baryte, à l'état de sulfate ou de carbonate. (A. Maury.)
STRONTIANIQUE adj. (stron-si-a-ni-ke — rad. strontiane). Chim. Qui renferme de la strontiane.
STRONTIANITB s. f. (stron-si-a-ni-te — rad. strontiane). Chim. Carbonate de strontiane.
— Encycl. La strontianite est une substance blanche ou blanchâtre, quelquefois blanc verciâtre, cristallisant dans le système prismatique rectangulaire droit en cristaux dérivés d'un prisme rhomboïdal. Elle raye le calcaire et est rayée par la fluorine. Sa densité est 3,65. Elle se compose d'un équivalent de strontiane et deux d'acide carbonique, avec des traces de chaux, d'oxyde de manganèse et d'eau. Soumise à la calcination, elle donne une matière un peu caustique. L'acide azotique la dissout avec effervescence. Ce minéral , rarement cristallisé , est ordinairement aciculaire ou fibreux et toujours en petites masses. On le trouve près du village de Strontian (Ecosse), d'où il tire son nom, près de BraunsdorfF (Saxe) et dans quelques autres localités.
STRONTIQUE adj. {stron-ti-ke — rad.
strontium). Chim. Qui a rapport au strontium, qui tient du strontium : Oxyde sthon-
TIQUE. SuZ/ure STB.0NTIQUE. Se/îSTRONTICjUKS.
STRONTITE s. f. (stron-ti-te). Chim. Un des noms de la strontiane.
STRONTIUM s. m. (stron-si-omm. — V.
strontiane). Miner. Métal jaune, qui n'existe, à l'état naturel, que dans la strontiane ou oxyde de strontium.
— Encycl. On obtient le strontium en décomposant le protoxyde de strontium (strontiane) par la pile. Le strontium est jaune clair comme le laiton; il est malléable; sa densité est 2,5. 11 doit être conservé dans l'huile de naphte. Le spectre du strontium est caractérisé par l'absence de raies vertes. C'est un des métaux les plus répandus, d'après l'analyse spectrale.
— Protoxyde de strontium ou strontiane.
Cet oxyde est solide, d'une couleur grisâtre, spongieux comme la baryte, attirant comme elle l'humidité et l'acide carbonique de l'air. Mis en contact avec l'eau, il dégage beaucoup de chaleur et forme un hydrate qui renferme dix équivalents d'eau. Les artificiers se servent de l'azotate de strontiane pour préparer le feu rouge de Bengale, qui est un mélange de 40 parties de cet azotate, 13 parties de fleur de soufre, 10 parties de chlorate de potasse et 4 parties d'oxysulfure d'antimoine.
La strontiane se trouve dans la nature, soit à l'état de carbonate, soit à celui de sulfate. Le carbonate se présente en longues aiguilles tantôt blanches et éclatantes, tantôt assez grosses et vertes ; on le rencontre surtout en Ecosse et en Saxe. Les cristaux de strontiane sulfatée sont ordinairement transparents, incolores ou d'une couleur bleu de ciel, quelquefois d'un blanc laiteux. La strontiane sulfatée affecte aussi la forme de niasses sphéroïdales aplaties, d'un gris verdâtre. Elle est le plus souvent associée au gypse et au sel gemme, comme en Sicile, à Salzbourg, a Bristol, etc.
STROPHADE s. f. (stro-fa-de). Bot. Genre de plantes, de la famille des crucifères, tribu des sisymbriées, comprenant deux espèces, qui croissent en Orient.
STKOPIIADËS, nom ancien des Iles Strivali. Ce nom leur fut donné, d'après la mythologie, parce que Zéthé et Calais, poursuivant les Harpies, y furent arrêtés par une voix inconnue qui leur enjoignit do rétrograder.
STRÛPHALOSIE a. f. (stro-fa-lo-zî). Moll. Genre de mollusques brachiopodes.
STROPHANTE s. m. (stro-fan-te — du gr.
strophos, tordu; anthos, fleur). Bot. Genre d'arbustes, de la famille des apocynées, tribu des éohitees, comprenant une douzaine d'espèces, qui croissent dans les régions tropicales de l'ancien continent.
STROPHE s. f. (stro-fe — gr. slropkê ; de si replia, je tourne). Littér. Stance, fragment d'une ode pendant lequel le chœur, chez les Grecs, tournait dans un sens, pour revenir en sens contraire dans la stance suivante, qui s'appelait antistrophe : La STROPEB et l' antistrophe des chœurs de la tragédie grecque correspondaient probablement à certaines (/anses déterminées. (Lnmenn.) Il Aujourd'hui, Division de l'ode marquée par un repos important, et dont le rhythme est presque toujours reproduit dans les autres divisions : Il ne reste pas une pierre des temples de Lesbos, mais trois strophes de Sapho ont défié le temps.' (Mme L. Colet.)
— Encycl. Les odes des premiers lyriques et de Fiudare, comme les chœurs de tragédie, se chantaient avec des repos symétriques. Une marche réglée d'avance accompa-
STRO
gnait ce chant j pendant la première évolution, ou le premier tour, on chantait la strophe ; pendant la seconde évolution, ou retour, on chantait l'antislrophe. Pour rompre la monotone alternance de la strophe et de Vantistrophe, Stésichore imagina l'épode, qui se chantait au repos, sur un mètre différent. Le cheeur reprenait ensuite son mouvement de strophe, pour revenir en antistrophe et s'arrêter de nouveau en épode, et ainsi de suite jusqu'à la fin du poëme. Cette innovation devint la règle habituelle des poètes lyriques.
Les strophes les plus usitées chez les Grecs et les Latins furent les strophes alcaïque , saphique, asclépiade, archiloquienne, alcmanienne, ïambique et trochaïque. La strophe alcaïque se composait de quatre vers : deux alcuîques, un ïambique dimètre hypereatalectique et un daetylico-troehaïqiie. En voici un exemple tiré d'Horace (ode xxix, A la Fortune), qui a employé dans trente-sept odes ce genre de strophe :
0 cuva, gratum qux régis Antium, Pressens vel imo tollere de yradu Morlale corpus, vel superbos Vertere. funeribvs triumphos.
La strophe saphique, dont Horace a fait usage dans trente-trois odes, était formée de trois vers suphiques, suivis d'un adonique :
Jam salis terris nivis atquc dirx Orandinis misit Pater, et, rubmte Déliera sacras jaculatus arecs, Terruit urbem.
C'est d'après la plupart des grammairiens de l'antiquité que nous disposons ainsi la strophe saphique et que nous lui donnons quatre vers. Cependant, il faut prendre garde que très-souvent il y eut connexion entre le troisième vers saphique et l'adonique par lequel se termine la strophe. Nous ne possédons que onze strophes de Sapho, et trois fois cette connexion y existe. Catulle, qui imita si fidèlement les Grecs, a laissé dix strophes saphiques; nous y trouvons deux fois le troisième vers fondu avec te quatrième. Chez Horace, quatre fois la fusion a lieu, et dans ce cas, comme chez Sapho, le dernier mot du troisième saphique se trouverait coupé en deux si l'on voulait le séparer de l'adonique. Vol taire, dans une Lettre à M. de Ckabanon, s'est égayé sur
I ce sujet avec plus d'esprit que 'de justesse, et nous pouvons dire, avec M. Quicherat, que
i ce n'est pas la faute de Pindare et d'Horace si nous ne savons pas scander leurs vers.
Il y avait deux sortes de strophe asclépiade, l'une que l'on trouve neuf fois , l'autre sept fois, chez Horace. La première se composait
; de trois asclépiades et d'un glyconien :
Jam veris comités, qxue mare tempérant, \ Impettuni animas tiniea Tkraziss;
Jam nec prata rigent, nec fluvii strepuni Hiberna nias turgidi.
L'autre sorte de strophe asclépiade était composée de deux asciepiades, d'un phérécratien et d'un glyconien :
Dianam tenerx diciie virgines; lnlonmm, pucri, dicile Cynthium,
Lalonamque supremo
Dilçclmn pcnilus Joui.
Citons encore la strophe archiloquienne, formée d'un grand archiloquien et d un ïainbieo-trochaïque :
Solvitur acris hiems grata vice verts et Favont, Trahutitque siccas mackinse carinas.
La strophe ïambique , qui comprend un Ïambique trimètre et un ïambique dimètre : Deatus ille qui prend negotiis, Ut prisea gens mortalium.
Pour les autres strophes employées par les lyriques grecs ou latins, nous renvoyons aux recueils spéciaux sur la versification. On y Verra combien ces coupes étaient variées, et quelle richesse, quelles ressources cette variété offrait à la poésie des anciens,
La versification française n'est certainement pas auï.si bien pourvue, sous ce rapport. Toutefois, elle est loin de la pauvreté que lui supposent ceux qui ne la connaissent pas à fond. Ses strophes, comprises généralement dans les limites de quatre et de dix vers, se combinent et se modifient de cent manières par la longueur différente des vers et l'entrelacement variable des rimes. Les effets les plus beaux et les plus divers en ont été tirés par de grands poëtes et d'habiles versificateurs. Ronsard et la Pléiade, Malherbe, J.-B. Rousseau et les grands lyriques contemporains, Lamartine et V. Hugo, sont ceux chez lesquels on doit surtout étudier le parti qu'il est possible de tirer d'éléments très-simples en apparence.
La strophe lyrique par excellence , dans la poésie française , est la strophe de dix vers de huit pieds, composée d'un quatrain a rimes croisées, commençant par une rime féminine, de deux rimes féminines plates et d'un second quatrain, qui diffère du premier en ce que les deux rimes féminines sont encadrées par les deux rimes masculines :
Que ûirci-vous, races futures,
Si quelquefois un vrai discours
Vous récita les aventures
De nos abominables jours?
Lirez-vous, sans rougir de honte,
Que notre hnpMté surmonte
Les faits les plus audacieux
Et les plus dignes du tonnerre,
STRO
Qui firent jamais à la terre Sentir la colère des cieux?
Malherbe.
Le Nil a vu sur ses rivages De noirs habitants des déserts Insulter par leur cris sauvages L'astre éclatant de l'univers.
Cris impuissants I fureurs bizarres!
Tandis que ces monstres barbares Poussaient d'insolentes clameurs, Le dieu, poursuivant sa carrière, Versait des torrents de lumière Sur ses obscurs blasphémateurs.
Lefranc IlE PoiiriaHAK.
L'agencement des rimes dans une strophe construite de cette façon est très-harmonieux ; quelques poëtes ont essayé d'obtenir les mêmes effets en mettant des rimes masculines à la place des rimes féminines, et vice versa, ou en croisant autrement les rimes, mais sans grand succès. On construit de la même manière des sfropAesde vers de sept pieds (l'ode Sur la prise de Namur, de Boileau, est composée dans ce rhythme) et même des strophes d'alexandrins; Victor Hugo en a donné quelques beaux exemples dans ses Odes et ballades; mais, jugeant que ces dix alexandrins seraient un peu lourds, il a allégé la strophe en ne donnant que six ou huit pieds au quatrième et au dixième vers.
Les deux modifications les plus harmonieuses de ta strophe que nous avons donnée en exemple sont ies suivantes: dans le premier cas, le dernier vers de huit pieds est remplacé par un alexandrin; dans le second, les rimes féminines plates sont changées en rimes triples , ce qui donne à la strophe plus d'envergure :
Grand Dieu I daigne sur ton esclave Jeter un regard paternel :
Confonds le crime qui te brave.
Mais épargne le criminel ; Et s'il te faut un sacrifice', Si de ta suprême justice L'honneur doit être réparé, Venge-toi seulement du vice En le chassant des cœurs dont il s'est emparé! J.-B. Rousseau.
Dans son éloignernent nocturne Rouie avec un raie effrayant Quelque épouvantable Saturne, Tournant son anneau flamboyant.
La braise en pleut comme d'un crible; Jean de Pathmos, l'esprit terrible, Vit en songe cet astre horrible Et tomba presque évanoui ; Car, rêvant sa noire épopée, 11 crut, d'éclairs enveloppée.
Voir fuir une roue échappée Au sombre char d'Adonal.