‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 705 sur 1059 · STUC · texte numérisé non relu

STUC

s'établit à Boston, qu'il ne devait plus quitter. Parmi ses œuvres lesplus remarquables, on cite les portraits de Washington, de John A dams, de James Madisùn et de James Monroe. La ville de Philadelphie possède un grand nombre de portraits de cet artiste, entre antres celui de JfD« Greenlaf. L'Atheneum de Boston et le collège d'Harvard sont aussi en possession de quelques-unes des meilleures toiles de Stuart, Si nous en croyons son compatriote "Washington AUston, qui a laissé une grande réputation dans la peinture américaine, il savait admirablement profiter des effets de lumière et d'ombre etrendre avec une rare vivacité de coloris les tons les plus délicats de la chair. Son nom est demeuré tellement populaire parmi ses compatriotes que, de nos jours encore, ceux-ci visitent avec vénération le Petaquamscott Pond, petit lac entouré de rochers escarpés, sur les bords duquel s'élève la maison qui a vu naître l'artiste.

STCART MILL (John), célèbre économiste et philosophe anglais. V. Mill.

STUART- WORTLEV (Emmeline, lady), femme de lettres anglaise, née en 1806, morte à Beyrouth (Syrie) en 1856. Elle a écrit un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : Palmes (1833, in-12); Je Visionnaire (1836, in-8°) j Fragments et physionomies (1837, in-S°) ; Jairak, mystère dramatique (1840, in-12); Clair de lune, comédie; Lilia Bianca, conte d'Italie (1841, in-12).

STUARTIE s. f. (stu-ar-tl — de Stewart, botan. angl.). Bot. Genre d'arbrisseaux, de la famille des camelliacées, tribu des gordoniées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent aux Etats-Unis et au Japon.

STCBBE (Henry), écrivain anglais, né à Partney, près de Spilbye, en 1631, mort en 1676. Il étudia à Oxford, servit de 1653 à 1655 dans l'armée parlementaire, fut nommé en 1657 conservateur adjoint de la bibliothèque Bodléienne et perdit cette place en 1659 pour avoir, dans plusieurs écrits, attaqué le clergé et l'université. En 1661, il lit un voyage à la Jamaïque. De retour en Angleterre, il se fixa à Warwick et y exerça la médecine, ainsi qu'à Bath, sa résidence d'été. Il a publié plusieurs écrits politiques et un ouvrage intitulé: les Légendes ne sont pas de l'histoire (1670, in-4»), dans lequel il attaque la Société royale de Londres.

STUBBS ou STCBBE (John), légiste anglais, né vers l'an 1541. Il eut la main droite tranchée par le bourreau pour avoir, dans un écrit satirique intitulé Découverte d'un gouffre, etc., attaqué le projet de mariage de la reine Elisabeth avec le duc d'Anjou. 11 ajouta depuis lors à son nom le surnom de Sema. Il a traduit du français les Méditations de Théodore de Bèze sur le psaume I<>r et sur les psaumes de la pénitence. — Philippe Stubbe, que Wood croit être le père ou le frère du précédent, a écrit VAnatomie des abus et d'autres ouvrages contre les vices de son temps.

STUBBS (George), anatomiste célèbre et peintre d'animaux, né à Liverpool en 1736, d'après Chalmers en 1724, mort en 1806. 11 a écrit un ouvrage intitulé The anatonty of ihe horse {VAnatomie du cheval). Cet ouvrage fut terminé en 1766. Après sa mort, il a paru trois livraisons de son Tableau de l'anatomie comparée de la structure du corps humain, d'un tigre et d'un oiseau ordinaire, avec 30 planches. Cet ouvrage devait avoir six livraisons. Parmi le3 tableaux de Stubbs, on cite le portrait du chien Philis, gravé par Benjamin Green, et le Chien d'arrêt épagneul, dans un paysage découvert (The spanish pointer), gravé par Wooliet. On a encore de Stubbs les cinq gravures suivantes à l'eauforte : le Chevat et le lion, la Lionne et le lion, la Lionne et le cheval, le Lion et le cerf, le Masque du cheval brun, avec la généalogie de ce cheval.

STUBCHEN s. tn. (stubb-chènn). Métrol.

Mesure de capacité usitée dans plusieurs parties de l'Allemagne, et valant : à Brème, 3»t,187; a Brunswick, 3l't,739; à Stralsund, 3li',883.

STUBENDORFFIE s. f. (stu-bain-dor-fî — de Stubendorff. savant allem.). Bot. Genre de plantes, de la famille des crucifères, tribu des vellées, dont l'espèce type habite la Songarie.

STUC s. m. (stuk — du vieux haut allemand stucchi, croûte, qu'il faut sans doute rattacher à la même famille que l'allemand stecken, stocken, anglais io stick, couvrir, savoir la racine sanscrite sthag, couvrir, cacher). Enduit imitant le marbre : La voûte de ta coupole de Saint-Pierre est divisée en seize compartiments ornés de stucs dorés et de tableaux en mosaïque. (H. Beyle.)

— Encycl. Les stucs sont susceptibles d'acquérir un très-beau poli et des couleurs variées, en même temps qu'une grande dureté, qualités qui les rendent comparables aux marbres. Les anciens connaissaient la composition et l'emploi du stuc. Ils en formaient des corniches, des ornements sur les plafonds et les \outes eu maçonnerie, comme on le voit par les ruines du temple de la Paix, de la villa des empereurs et de la villa Adrienne. On en enduisait aussi les voûtes en bois pratiquées sous les planchers ou la charpente de» combles.

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