‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 71 sur 1059 · SANG DE DIEU · texte numérisé non relu

SANG DE DIEU

, — s. f. Par la sambleu, Syn. de palskmbleu :

Par la sambleu! messieurs, ja ne croyais pas être

Si plaisant que je suis. . ,

Molière.

SAMBOANGAN, ville forte del'Océanie, sur la côte S.-O. de l'Ile de Mindanao, ch.-l. des possessions espagnoles dans l'Ile; 1,000 hab. Elle est défendue par plusieurs .forts en maçonnerie.

SAM UOR, ville de l'empire d'Autriche, dans la Gullicie, sur la rive gauche du Dniester, chef-lieu du cercle de son nom, à 73 kilom. S.-O. de Lemberg; 11,000 hab. Tribunaux, gymnase; salines, fabrication de toiles; aux environs, mines et forges de fer.

SAMBOUC s. m. (san-bouk). Bot. Bois aromatique peu connu.

SAMBOULA s. m. (san-bou-Ia). Nom que les Caraïbes donnent à un petit panier de brins de latanier, travaillé à jour.

SAMBKAC1TANUS SINUS, nom ancien du golfe de Saint-Tropez ou de Grimaud.

SAMBRE, en latin Sarnara, rivière de France et de Belgique. Elle prend sa source dans la forêt et à 4 kilom. N.-E. de Nouvion (Aisne), baigne Landrecies, Maubeuge et Marchiennes, entre en Belgique, passe à Charleroi et se jette dans la Meuse, à Namur, après un cours de 180 kilom., navigable sur 150; son cours en France est de 80 kilom. Ses principaux affluents sont, en France, les deux Helpa, et, en Belgique, l'Heure, le Piéton et l'Orneau. Un canal la lie au canal de Saint-Quentin et à l'Oise.

SAMBRE-ET-MEUSE, nom d'un ancien département de la République et du premier empire fronçais (de 1795 à 1814), compris entre ceux de Jemmapes et des Ardennes à l'O., des Forêts au S., de l'Ourthe à l'E. et de la Dyle au N. Il était divisé en quatre arrond. : Namur (chef-lieu), Dinant, Marche et Saint- Hubert. Il avait été formé de l'ancien comté de Namur et de la partie N.-O. du grandduché de Luxembourg. A la suite des événements de 1814, il fut donné à la Hollande; depuis 1830, il fait partie de la Belgique.

Sapibre-à-i'Oiae (canal de), voie navigable de France qui a son origine à Landrecies (Nord), sur la Sambre, remonte la vallée de cette rivière, entre dans le département de l'Aisne, franchit la ligne de fuite entre Etreux et Oisy, puis descend l'Oise jusqu'à La Fère. Longueur, 67,032 mètres; 8911,48 de pente, rachetée par 35 écluses; tirant d'eau normal, im,80.

SAMBUC s. in. (san-buk — lat. sambucus, même sens. V, sambuque). Bot. Nom vulgaire du sureau, dans lé midi de la France.

SAMBDCA-PISTOIESE, bourg du royaume d'Italie, province de Florence, district de Pistoie, mandement de Sau-Marcello ; 4,730 hab.

SAMBUCA-ZABUT, ville du royaume d'Italie, dans la Sicile, province de Girgenti, district de Sciacca, chef-lieu de mandement; 8,982 hab.

SAMBUCÉ, ÉE adj. (san-bu-sé — rad. sambuc). But. Qui ressemble ou qui se rapporte au sureau.

— s. f. pi. Tribu de la famille des caprifolincées, ayant pour type le genre sureau.

SAMBUCINE s. f. (san-bu-si-ne — rad. sambuc). Chim. Substance particulière qui existe dans les fleurs de sureau.

SAMBUCUS (Jean), savant hongrois, né à Tyrnau en 1531, mort k Vienne en 1584. Il se fît recevoir licencié en médecine k Pa-

SAMB

doue et devint historiographe des empereurs Maximilien II et Rodolphe II. Sambuci s consacra vingt-deux ans à voyager pour la recherche des manuscrits'et des antiquités, et découvrit huit cents lettres inédites de saint Grégoire de Nazianze, saint Chrysontome, saint Basile, saint Cyrille, un fragment le Pétrone, des Vies des sophistes d'Eunape, etc., ainsi qu'un grand' nombre de médailles précieuses. On lui doit, entre autres ouvrages : Epistolarum conscribendarummelhodus (Bàle, 1552, in-8°); Imperatorum aliquot roiianorum vils (Strasbourg, 1552) ; De imitat'one a Cicérone pelenda ( 1561, in-8° ) ; Embhmata poetica (Anvers, 1564, in-8°), traduits on vers français (1567); Tabula geographica Hungan'as (Vienne, 1566, in-fol); Icônes veterun aliquot et recentium medicorum philosophorumque cum eorum elogiis (Anvers, 1574, in-fol.) ; Apolelesmata (Francfort, 1577, in-8°) ; Carmina etaica (Padoue, in-8°), etc. Ou lui doit, en outre, des éditions de plusieurs auteurs anciens, des huit cents lettres inédit >s de Pères grecs mentionnées plus haut, de VHistoire de Hongrie de Bonfinius (1581, in-fol.), des traductions latines d'ouvrages grecs , etc.

SAMB UC Y (Gaston de), ecclésiastique français, né à Milbau en 1764, mort en 1850. Reçu dans les ordres, il fut déterminé, per les craintes que lui inspira la Révolutim, à quitter l'habit ecclésiastique pour se faire simple ouvrier tourneur. Il profita de sa nouvelle situation pour visiter des détenus dans les prisons et hnit par être arrêté. Relâché après le 9 thermidor, Sambucy fut nommé directeur de la chapelle de Napoléon I«r; il fut ensuite aumônier du comte d'Artois, titrée qu'il conserva lorsque le comte d'Artoi.i fut devenu le roi Charles X.

SAMBUQUE s. f. (san-bu-ke — du lat. wmbucus ou sabucus, sureau. Le lithuanien bukas, qui a le même sens, indique un eonnosé avec le préfixe sanscrit sam, sa, avec, en latin cum, en grec suit, et, comme en sanscrit b/tû/ca signifie un trou, sambhûka ou sabhûka exprimerait parfaitement !e caractère du sureau, qui se distingue par ses tiges creuses. Le latin nous aurait ainsi conservé un composé purement sanscrit, ou, jour mieux dire, aryen primitif. Ce fait curieux serait mis hors de doute par le persan schubûqah, sureau, si l'on était certain que ce mot n'est pas une importation étrangère, ce que peut faire soupçonner le qaf ou q, qui ne figure guère que dans les termes emprui tés à l'arabe. Pictet dit ne pas savoir juscu'à quel point te grec sambukê, sambux, espace de harpe, et sampsuchon, nom étranger d'une plante odoriférante, se lient à sambuc.ts). Mus. anc. Sorte de harpe en usage chez les Hébreux.

— Art milit. anc. Machine de guerre consistant en une échelle portée sur un chariot et surmontée d'une plate-forme.

— Ency cl. Art milit. anc. La sambuque était une machine de guerre en usage chez les anciens pour escalader les murailles des villes assiégées. Ce nom lui venait, au témoignage de Plutarque et de Polybe, de ce que les cordes qui entraient dans sa construction étaient disposées de manière à imiter celles de l'espèce de harpe tétracorde nommée sambuque. C'est ce qui explique pourquoi les traducteurs cosignent souvent la sambuque par ces mots : o La harpe des assiégeants, i On modifiait, au reste, la forme de cette machine sel an les circonstances; il parait cependant qu'e le consistait, comme pièce principale, dans u le plate-forme ou plancher assez grand pojr recevoir un certain nombre de soldats, que l'on élevait, au moyen de cordes et de poulies, sur le haut d une charpente composée d'échelles, qui la soutenaient au niveau de la hauteur des murs. Végèce a traité de oïs sortes de machines dans des endroits fort obscurs et que l'on a tout lieu de croire tro > qués. On peut distinguer les sambuquis de terre et les sambuques de mer, selon qi.e les places assiégées étaient des forteresses ordinaires ou des places maritimes, ou, si l'on veut, selon la manière dont l'engin était amené sous les remparts, manière qui dépendait de la nature de la place et qui nécessitait, dans le cas de place maritime, l'emploi de galères, ainsi que cela eut lieu au fameux siège de Syracuse par les Romains.

La sambuque de terre était un pont-levis ou un pont à bascule; elle surmontait un9 bastille ou une tour roulante que construisaient sur place ou qu'amenaient les assiégeants ; ce pont était retenu par des cordes, et quand on était arrivé assez près des murailles, il pouvait être abaissé au moyen de poulies sur ces remparts, dont il ouvrait l'accès à l'ennemi. Polard, qui a voulu renouveler ce genre de machine, composa la sambuque d'une eche.De de 30 pieds.

La sambuque de mer est assez bien connue par la description qu'en a laissée Polybe (150 av. J.-C.) e.t que nous nous contenterons do transcrire :

i Au siège de Syracuse par Marcellus l'an 214 av. J.-C, if y avait huit galères a cinq rangs de rames, d'un côté desquelles on avait été les bancs, aux unes à droite, aux autres à gauche, et que l'on avait jointes ensemble, deux il deux, par les cotés où il n'y avait pas de bancs. Ces galères, poussées par les rameurs du côté opposé à la ville, approchaient des murailles les machines appelées sambuques, dont voici

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