‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 73 sur 1059 · SAMN · texte numérisé non relu

SAMN

tous ceux qui, outre des talents particuliers, en ont montré aussi dans la poésie (vingt et un noms). Il n'est question que dans le cinquième livre des poëtes de profession et des écrivains les plus éloquents de la Perse (cent trois noms en tout) ; Masslana-Diami , l'autour du Béhaistan , figure en tète; le centième est un certain Gauvassi-Khorassani , qui n'improvisait pas moins de cinq cents vers en un jour, et qui, parvenu à l'âge de quatre-vingt-dix ans, se vantait d'avoir déjà produit, dès l'âge de quarante ans, une pile de 1,550 volumes. Le sixième livre traite des Turcs et des poëtes de cette nation (rien que dix-sept noms; c'est peu, mais l'émir Ali-Schir ^y trouVa sa place). Dans le septième livre sont réunis enfin les noms de dix-sept Arabes ou Persans devenus fameux par leurs bons mots. Presque tous les personnages cités dans le Présent sublime vivaient encore à l'époque où Sam- Mirza composait son recueil, ou bien n'étaient morts que depuis le commencement du X" siècle. « On n'en pourrait excepter qu'un petit nombre, dit Silvestre de Sacy, qui eussent terminé leur carrière à la fin du siècle précédent. La plupart des articles sont, du reste, très-courts ; ils ne contiennent ordinairement que le nom du poëte, celui de sa patrie et du lieu de sa résidence, la date de sa mort et quelques distiques de sa composition. ■>

On ignore, au reste, en quelle année naquit Sam-Mirza ; mais il vivait encore l'an 957 de l'hégire (1550 de J.-C).

SAMMONACODOM, dieu suprême des Siamois. Ce nom parait être une altération du sanscrit cramana Gautama, l'ascète Gautama, qui était le titre pris par Bouddha à l'époque où il quitta sa famille.

SAMMONICUS (Quintus Serenus) , savant romain, mort à Rome en 212. Il acquit de vastes connaissances et se livra à des recherches sur les moeurs et les coutumes de la Rome ancienne. Fort-riche, en relation avec les plus hauts personnages , un des familiers de Géta, il avait réuni, d'après Capitolin, une bibliothèque de 62,000 volumes, et Alexandre Sévère, qui prisait fort ses œuvres, les avait choisies pour ses lectures particulières. Il fut tué dans un festin par ordre de Caracalla. Sammonicus passe pour l'auteur d'un poëme sur la médecine, publié, pour la première l'ois, sous le titre de Q. Sereni Sammonici de medecina prscepta saluberrima (Venise, 1488, in-4°) et souvent réédité depuis. Ce poëme, qui comprend 1,115 vers hexamètres et 65 chapitres, renferme un foule de préceptes curatifs tirés de Pline, de Dioscoride, pour la plupart ridicules, puérils et inspirés par des idées superstitieuses. La versification en est soignée , mais la latinité se ressent de la décadence des lettres à l'époque où il fut écrit. La meilleure édition de ce poëme est celle d'Ackermann (Leipzig, 1786, in-8°). Panckoucke en a donné une traduction dans sa Bibliothèque latine-française. — Le fils de Sammonicus, également appelé Quintus Serenus, jouit de la faveur d'Alexandre Sévère, fut le précepteur de Gordien le Jeune et légua a ce dernier l'immense bibliothèque de son père.

SAMN1TE s. m. (sa-mni-te). Hist, Nom donné à certains gladiateurs romains.

— Encycl. Certains gladiateurs étaient désignés sous le nom de tamnites. L'opinion la plus répandue et la plus probable, c!est qu'ils furent d'abord des prisonniers de guerre du Samnium. Suivant une autre opinion, les habitants de Capoue, en haine des Samnites, avaient donné par mépris leur nom à une classe de gladiateurs. D'autres enfin pensent qu'ils furent ainsi appelés parce qu'ils se servaient d'armes semblables à celtes des Samnites. Ils portaient un casque à aigrette et un scutum, c'est-à-dire un grand bouclier quadrangulaire convexe; leur jambe gauche était couverte d'une ocréa, l'autre était nue. Dans les commencements, ces gladiateurs ne furent employés que dans les festins, où ils combattaient, pour le plaisir des convives, avec des armes émoussées. Ils n'étaient donc alors que des gladiateurs de parade. Plus tard, ils devinrent gladiateurs d'arène et furent exposés aux mêmes dangers que les autres. Le plus souvent, les samnites furent des esclaves; mais il y en eut aussi de condition libre; on vit même, à une certaine époque, des chevaliers se dégrader jusqu'à exercer ce triste métier. Dans tous les cas, libre ou esclave, le samnile, comme tous les gladiateurs, devait une obéissance absolue au laniste. V. ce mot.

SAMNiTES, peuple guerrier et pasteur de l'Italie ancienne. Il habitait le Samnium et se divisait en plusieurs tribus : les Caracènes ou Pentres au N., les Hirpins au S. Les Samnites étaient de race sabine et renommés par leur bravoure. Après avoir pris Capoue et subjugué la Lucarne, ils soutinrent une lutte longue et acharnée contre les Romains, dont ils' furent les plus dangereux ennemis. V. Samnium (guerre du).

SAMNIUM, contrée de l'Italie ancienne, située entre la Campanie au S., le Latium à l'E., les Frentans au N. et l'Adriatique à l'E. Les villes principales étaient Aulluena, Bovianum, Beneventum, Caudium, etc. Conquis par les Romains après plusieurs guerres mémorables, le Samnium devint sous l'empire une province du diocèse d'Italie. Son terri-

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