CO*H
CH* = AzH3 + | Ammoniaque CH*
CO«H Acide sueci-
ordinaire.
L'acide §-cyanopropionique destiné à la préparation aie l'acide succinique ordinaire résulte de l'action du cyanure de potassium sur l'acide p-chloropropionique préparé par le même procédé que l'acide a, en partant seulement de l'acide glycériquo au lieu de partir de l'acide lactique. On pouvait supposer que l'acide isosuccinique se produirait encore par la saponification du cyanure obtenu dans l'action du cyanure de potassium sur le chlorure d'éthylidène ; mais c'est l'acide succinique ordinaire qui se produit dans ce cas. Il est donc probable que, dans le cours de la réaction, le dérive éthylidénique se convertit en dérivé éthylénique.
L'acide isosuccinique fond à 130° et se dissout dans 5,4 fois son poids d'eau froide, tandis que l'acide succinique ordinaire ne fond qu'entre 170» et 180" et exige plus de 20 lois son poids d'eau froide pour se dissoudre. A l'état de sel sodique, l'acide isosuccinique ne précipite pas le chlorure ferrique, tandis que, d:ins ces conditions, l'acide succinique ordinaire donne un précipité brun complètement insoluble.
Chauffé à 150», l'acide isosuccinique ne fournit pas d'anhydride comme l'acide succinique ordinaire, mais se résout complètement en anhydride carbonique et acide propionique, d'après l'équation
CH3-C.IJCOSH
Acide isosuccinique.
= C02 -}- CH3 — CH* — com
Anhydride Acide propionique,
carbonique.
Chauffé avec du brome et de l'eau, il se convertit beaucoup plus facilement que son isomère en un dérivé monobromé ; ce dernier, traité par l'ammoniaque, parait donner de l'acide aspartique.
— Isosuccinates. Une solution d'acide isosuccinique neutralisée par un alcali n'est pas précipitée par les chlorures de calcium et de baryum.
L'acide libre fait naître dans les solutions d'acétate de plomb et d'azotate d'argent un précipité caillcbotté qui se dissout lorsqu'on chauffe.
Le sel de baryum C4H*0*,Ba + 2H20, le sel de calcium C'HO*,Ca -f ll20 et le sel de zinc C*H*0*,Zn + 3HsO s'obtiennent par l'action des solutions aqueuses bouillantes de l'acide libre sur les carbouates correspon-
SUCC
dants- Ils donnent, lorsqu'on évapore leur» solutions, des masses indistinctement cristallines, qui perdent leur eau lorsqu'on les chauffe : les sels bary tique et calcique à 200°, le sel de zinc à 115°.
L'isosuccinate de potassium cristallise en aiguilles groupées.
SUCCIN1TE s. f. {su-ksi-ni-te — rad. succin, à cause de la couleur). Miner. Grenat jaune.
SUCCINO -D1BENZO - DISULFOPHÉNYL- DIAMIDE s. f. Chim. Nom donné à des dérivés de la sulfophényl-aïuide. V. ce mot.
SUCCINONE s. f. (su-ksi-no-ne). Chim.
Huile que l'on obtient en distillant le succinate de chaux.
SUCCINOTARTRIQUE adj. (sil-ksi-no-tartri-ke — de succinique et de tartrique). Chim. Se dit d'un éther qui provient du doublement du tartrate neutre diéthylique et de la substitution, dans cet éther nitisi doublé, d'un succinyle diatomique à deux atonies d'hydrogène typique non basique.
— Encycl. V. tartrique,
SUCCINYL-PHÉNOL s. m. (su-ksi-nil-fénol). Chim. Ether phénique de l'acide succinique.
. — Encycl. Le succinyl - phénol, ou éther phénique de l'acide succinique
CW02(OC6H«)2, se produit lorsqu'on chauffe 4 parties de chlorure de succinyle et 5 parties de phénol à 100O dans un flacon muni d'un réfrigérant de Liebig renversé (appareil à reflux). Le produit cristallin de cette réaction se dissout facilement dans l'alcool absolu bouillant et la liqueur filtrée laisse déposer, par le refroidissement, de belles lamelles nacrées. Le succiiiyl-pfwiiol est insoluble dans l'eau, soluble dans l'éther, le sulfure de carbone et la benzine ; il fond à, 118° et distille sans décomposition à 330o. Le brome ugit sur lui avec violence en produisant du tribromosuccinyl-phénol sous la forme d'une poudre cristalline assez semblable à la craie, qui ne se dissout que dans de grandes quantités d alcool bouillant, d'où elle se sépare, par le refroidissement, en aiguilles blanches et molles. La potasse alcoolique bouillante saponifie cet éther avec formation de dibromophénol et de succinate de potassium. Le chlorure d'ucétyle n'attaque pas le succinyl-phénol, même à 100O.
SUCCINYL.-TRIBROMOPHÉNOL s. m. (suksi-nil-tri-bro-mo-fé-nol). Chitn. Dérivé brome du succinyl-phénol.
SUCCION s. f. (su-ksi-on — lat. fictif succio, pour suctio; de suyere, sucer, qu'Eichhoff rattache à la racine sanscrite sic, si/c, mouiller, humecter, arroser, répandre. La racine sic est conservée, selon Eichhoff, dans l'allemand saugen, l'anglais to suck et le lithuanien sunkiu, sucer). Action de sucer, d'attirer dans la bouche, en aspirant l'air contenu dans cette cavité : On peut arrêter pur la succion l'effet d'une morsure venimeuse. Lu puissance de succion se trouée d ïexirémit': du nez de l'éléphant. (Buff.)
— Chir. Mode d'extraction de la cataracte liquide, à l'aide d'une aiguille à pompe.
— Physiol. vêgét. Nom donné par les anciens auteurs au phénomène par lequel les plantes absorbent l'eau et les liquides nutritifs : Au printemps, la succion est plus forte qu'à aucune autre époque de l'année. (Bosc.)
— Encycl. Physiol. C'est par le moyen de la succion que l'enfant qui vient de naître non-seulement sollicite et entrelient la sécrétion du lait dans le sein de sa nourrice, mais encore détermine l'afflux dans sa propre bouche d'une certaine quantité du salive dont le lait a besoin d'être imprègne pour que les organes digestifs puissent 1 attaquer convenabement.
— Chir. L'extraction de la cataracte par succion est une opération inventée par le professeur Laugier en 1847 et pratiquée par ce chirurgien. Cette opération se compose de trois temps : 1» rupture de la capsule antérieure, effectuée en introduisant deux aiguilles des deux côtés opposés de la cornée ; si l'on ne veut pas Se servir des deux aiguilles, on n'ouvre la capsule qu'après le second temps; 2° ouverture de la cornée pratiquée avec une aiguille aplatie, tandis que l'œil est tenu en place par l'une des deux aiguilles introduites dans le premier temps, et, qu'on n'a pas retirée ; 3° extraction de la cataracte faite avec une curette tubulée, terminée par un tube de caoutchouc, dontune extrémité est tenue entre les lèvres de l'opérateur, et qui lui permet de régler à volonté la force et la durée de l'aspiration, laquelle doit être continuée jusqu'à ce que la pupille soit devenue nette. Cette opération, abandonnée par le professeur Laugier, a été remise en usage par MM. Teale, Bowntan, Critchett et Lawson.
— Bot. Le mot succion a été pris autrefois, en physiologie végétale, comme synonyme d'absorption. Aujourd'hui, il s'applique seulement à un cas particulier, k l'une des causes de celte fonction. Los bourgeons, en se développant, absorbent ou sucent la sévo qui se trouve immédiatement au-dessous d'eux; ils produisent ainsi un vide qui est
suce
aussitôt rempli par la sève voisine, et ce mouvement se transmet de proche en proche. Ce phénomène est surtout sensible dans les végétaux grimpants connus sous le nom de lianes. On peut, sous nos climats, l'observer aisément dans un végétal de la même famille, le tissus hydrophora, vulgairement notfrmé liane a eau, liane des chasseurs ou des voyageurs.
Cette liane rend, en effet, de grands services aux voyageurs qui traversent les vastes plaines dépourvues d eau ; si l'on opère deux sections transversales, de manière à détaclier un tronçon assez long, la sève s'écoule abondamment par en bas et permet ainsi de se désaltérer. Mais, d'après les observations de Gaudichaud, si l'on se contente de la couper sur un seul point, il sort des deux surfaces de la section très-piu de liquide. Celui-ci continue à monter rapidement dans la partie supérieure, où l'on peut s'assurer que les vaisseaux se vident de bas en haut. Cette ascension ne peut être attribuée à l'action des racines, avec lesquelles le sommet de la liane n'a plus aucune communication, et ces vaisseaux sont d'un calibre trop considérable pour que la capillarité ait ici quelque influence; elle ne peut provenir d'une force placée en bas ni latéralement, mais bien d'une force ayant son siège au-dessus de la section et attirant d'en haut le liquide; 11 n'est pas difficile de reconnaître ici la succion des bourgeons.
L'intensité de ce phénomène varie suivant plusieurs causes. La nature de la plante y est pour beaucoup ; on comprend que ses bourgeons absorbent ou soutirent plus ou moins d'eau suivant leur nombre, leur volume ou la rapidité de leur développement. La saison de l'année doit être prise aussi en très-grande considération; au printemps, la succion est plus forte qu'à toute autre époque , tandis qu'elle est très-faible en automne. La température exerce encore une influence très-notable, mais dont l'intensité peut être augmentée par l'éclat de la lumière, la sécheresse de l'air, la force du vent, l'état d'isolement du végétal, etc., ou diminuée par les conditions contraires.
SUCCISE s. f. (su-ksi-ze — dulat. suecisus, coupé). Bot. Nom vulgaire d'une espèce de scabieuse.
SUCCIVORE adj. (su-ksi-vo-re — du lat.
succus, suc; voro, je dévore). Hist. nat. Qui vit de sucs animaux ou végétaux.
SUCCOMBER v. n. ou intr. (su-kon-bé — latin succumbere, proprement être couché dessous; de sub, sous, dessous, et d'un primitif cumbere, être couché, qui est de la même famille que cubare, même sens. Comparer l'allemand unlerliegen, qui est formé de la même façon). Fléchir, être accablé par un faideau : Succomber sous le poids, sous le faix. Cet animal est trop chargé, il succombera.
— Etre accablé, abattu, ne pouvoir plus résister : Succomber sous le mal , sous la douleur. La santé, déjà ruinée par l'intempérance, succombe sous la multiplicité des remèdes. (Mass.) J'ai peur d'avoir embrassé trop d'études : ma santé succombe. (Volt.) Celui qui sait souffrir avec résignation, attendre avec patience, travailler avec constance et fermeté ne succombe jamais à la mauvaise fortune. (De Jussieu.)
Le prudent sait prévoir le danger et s'en tire ; Le sot y succombe et périt.
Lebrun.
Il Etre vaincu, dompté; tomber sous les efforts d'un ennemi : La place ne succomba qu'après trois mois de tranchée ouverte. Bunaparte A succombé non parce qu'il était vaincu, mais parce que la France tien voulait plus. -(Chateaub.) Si la Pologne succombe, la barbarie moscovite peut envahir l'Europe comme un torrent dévastateur. (L. Jourdan.) Bans Vardeur du combat succombent les plus forts.
Bp.izeiix.
— Mourir : Il A succombé après une longue maladie.
— Fig. Perdra son énergie, tomber dans , l'impuissance ou le découragement : Mon
courage succombe. Vous succomberez à la tâche que vous avez entreprise. On mérite de succomber lorsqu'on s'impose de périlleux devoirs. (J.-J. Rouss.) Si les passions renaissaient sans cesse de leur cendre, il faudrait y succomber. (Mm" de Staël.) On lutte quelque temps, puis le courage tombe; Le plus vaillanf chancelle et le faible succombe.
Ponsabd.
Il Céder, être entraîné, cesser toute résistance : Succomber à la tentation. Le seul moyen de n'être pas toujours tenté, c'est de succomber à la tentation. (Destouches. ) Lu démangeaison de vous écrire me prend, et je ne puis m'empêcher d'y succomber. (M"0* do Caylus.) La vanité fait succomber plus de femmes que le goût, le penchant ou les sens. (De Meiihan.) H Etre supprima, aboli; cesser d'exister : Les symboles ne peuvent survivre éternellement, quand les idées qu'ils expriment ont succombé. (H. Rigault.)
— G cumin. Ce verbe se conjugue avec l'auxiliaire avoir dans tous ses temps composés .
SUCCOT s. m. (suk-kott). Relig. Nom que les juifs donnent a la fête des Tabernacles,
suce
SDCCOTRIN s. m. (su-ko-train — du nom de l'Ile de Socotora, où croit cette espèce). Bot. Nom spécifique d'un aloès et de la résine purgative qu il fournit.
— Adjectiv. : Aloès succotrin.
SUCCOWIE s. f. (su-ko-vl — de Succow, botan. russe). Bot. Genre de plantes, de la famille des crucifères, tribu des vellées, dont l'espèce type habite la Sicile et les Iles Baléares.
SUCCUBE s. m. (su-ku-be — lat. succuba; de sub, dessous; cubare, être couché). Théo!. Démon qui prend la forme d'une femme pour se livrer à un homme ; Les succubes et les incubes.
— Adjectiv. : Démon succube. Les poètes ont souvent chanté les amours hermaphrodites du diable, tour à tour incube et succube, et ■la légende fait sur eux les cancans les plus fantastiques. (P. de St-Vietor.)
— Eacycl. V. incube.
SUCCULEMMENT adv. (su-ku-Ia-man —
rad. succulent). D'une manière succulente : Mets succulemment apprêtés. Etre succulemment nourri.
SUCCULENCE s. f. (su-ku-lan-se — rad.
succulent). Caractère, qualité de ce qui est succulent : La succulence d'un mets.
SUCCULENT, ENTE adj. (su-ku-lan, an-te — lat. succulentus ; de succus, suc). Savoureux, qui a beaucoup de suc nourrissant : Des mets succulents. Une viande succulente. Un régime succulent, délicat et soigné repousse longtemps et bien loin les apparences de la vieillesse; il donne aux yeux plus de brillant, à la peau plus de fraîcheur et aux muscles plus de soutien. (Brill.-Sav.) Il faut avoir le soin, quand on veut préparer une viande succulente, savoureuse et nourrissante, de faire bouillir l'eau avant d'y plonger la viande. (L. Cruveilhier.)
Plus de cent dieux, de compte fait, Qu'elle a tous nourris de son lait!
O In succulente nourrice!
Scarron.
Qui ne rirait de voir qu'avec un soin extrême L'homme ait invente l'art de se tuer lui-même A force de ragoûts et de mets succidcnls ?
Regnard.
— Fam. Gras, dodu, bien en chair : Vous n'avez point tâché de me faire excommunier pour avoir mis de succulents cardinaux, nus comme la main, en enfer, dans mon tableau du jugement dernier. (Volt.)
— Fig. Riche d'idées, abondant : Un style succulent.
— Bot. Juteux, rempli de suc : Tiges, feuilles succulentes.
— s. f. pi. Nom donné autrefois aux plantes grasses, et en particulier à la famille des crassulacées.
— Syn. Succuleul, savoureux. V. SAVOU- REUX.
SUCCURSALE s. f. (su-kur-sa-le — du lat, succursus, secours). Etablissement qui dépend d'un autre établissement du même genre : Les succursales d'un hôpital, d'une caisse d'épargne, d'un mont-de-piété, d'une maison de banque. Il Se dit particulièrement d'une église construite sur une paroisse, pour suppléer k l'insuffisance de l'église paroissiale : Le prêtre desservant d'une succursale.
— Adjectiv. : Maison succursale. Eglise succursale,
— Par ext. Auxiliaire : Les prêtres sont l'armée succursale du roi d'Espagne. (Mme de Staël.) fi Secondaire : Les pacas ou vigognes sont aux lamas une espèce succursale, à peu près comme l'âne l'est au cheval. (Buff.) il Vieux en ce sens, qui, d'ailleurs, s'éloigne trop de l'étymologie.
— Encycl. Législ. D'après l'article 62 de la loi du 18 germinal an X, qui régit actuellement la matière, une église ne peut être érigée en succursale sans l'autorisation expresse du gouvernement. Cette autorisation est accordée par un décret du chef de l'Etat. La succursale, indépendante comme la cure, peut également avoir des chapelles ou des annexes sous sa dépendance. Lorsque l'éloignement de la succursale ou la difficulté des communications l'exige, il y a lieu, d'après le décret du 30 septembre 1807, d'ériger une annexe. On doit alors procéder à une instruction en vue de constater l'importance de la population, la superficie du territoire, la distance de l'église paroissiale et l'état des routes ou chemins.
D'après une circulaire ministérielle du îl août 1833, les pièces à produire à cet effet sont : 1° une demande adressée à l'évêque diocésain, indiquant les motifs de l'érection de l'annexe, le montant du. traitement proposé pour le vicaire et l'évaluation de la dépense annuelle de l'entretien de l'église et du presbytère; 2° le rôle, dressé par acte notarié, des souscriptions volontaires des habitants qui contractent l'engagement de payer, pendant un certain nembre d'années et de leurs propres deniers, le traitement du vicaire et les autres dépenses du culte- 30 l'inventaire des meubles, linge et ornements existant dans l'église (les souscripteurs peuvent stipuler que les objets qu'ils achèteront demeureront leur propriété); 40 les délibérations du conseil municipal de la commune et du conseil de fabrique; 5° l'état de
suce
I la population certifié par le sous-préfet ; 6° un certificat fourni par le service des ponts et chaussées, constatant l'état des voies de communication et la distance entre la localité où doit être établie l'annexe et la succursale; T<> l'avis motivé de l'évêque du diocèse; 8<> l'avis du préfet en forme d'arrêté. Le dossier est ensuite transmis au ministre des cultes, qui le renvoie, avec un rapport, à l'examen du conseil d'Etat. Un décret est ensuite rendu, s'il y a lieu.
Considérée comme un titre ecclésiastique, une succursale constitue, comme une cure, une personne civile capable de posséder, d'acquérir, de contracter des engagements. Elle a pour représentant légal le desservant, qui administre les biens de la succursale et les emploie 'à son usage personnel. La succursale diffère sous ce rapport de l'église paroissiale, qui est représentée par le conseil de fabrique pour la gestion de ses intérêts matériels.
Les conditions nécessaires pour l'érection d'une succursale sont : la proposition de l'évêq>ie, celle du préfet, une population d'une certaine importance, l'existence d'une église et d'un presbytère ou la justification des moyens de loger le desservant. A cet effet, les pièces qui doivent être adressées au ministre des cultes sont les suivantes, d'après les circulaires des 26 août 1812 et 12 août 1844 : îo un certificat du maire constatant que, -dans la commune ou dans la section de commune qui sollicite une succursale, il existe une église et un presbytère en bon état, et, à défaut de presbytère, l'engagement pris par le conseil municipal d'as?>urer un logement convenable ati succursaliste; 2° un inventaire des vases sacrés, linge, ornements et objets religieux que possède l'église; 3° un tableau indicatif des villages, hameaux, maisons isolées que comprendra la circonscription de la succursale, du nombre total des habitants, et de celui des habitants de la paroisse dont il s'agit de les séparer; 4° un plan, en double expédition, visé parlévêque et par le préfet, de la circonscription de la succursale, dans le cas où son périmètre ne doit pas être exactement celui d'une commune; 5° l'indication, faite par l'ingénieur des ponts et chaussées de l'arronuisseinent, de la distance qui existe entre les diverses sections de la circonscription proposée et l'église dont elles dépendent actuellement, ainsi que des difficultés de communication existant entre cette église et les sections intéressées à l'érection de la succursale; 60 l'avis du conseil municipal de la commune qui sollicite la succursale ; 7° les délibérations du conseil municipal de la commune cheflieu de la paroisse actuelle et du conseil de fabrique ; 8tt l'avis motivé de l'évêque diocésain ; 90 l'avis en forme d'arrêté du préfet du département. Un décret du chef de l'Etat est ensuite rendu, s'il y a lieu, sur le rapport du ministre des cultes.
« Quand il s'agit, dit M, de Berty, de transférer le titre de succursale d'une église à une autre église de la même commune, la translation peut être ordonnée par l'évêque, de concert avec le préfet, en vertu des articles 75 et 77 de la loi du ls germinal an X, sans l'intervention d'un décret du chef du pouvoir exécutif. Ce n'est qu'en cas de dissentiment entre les deux autorités diocésaine et départementale, ou u'opposition du conseil municipal et des habitants, qu'il est nécessaire de recourir au gouvernement; mais, s'il y avait lieu de transférer une succursale dans une autre commune, un décret serait indispensable. Dans ce dernier cas, on devrait ajouter aux pièces à produire les délibérations du conseil de fabrique et du conseil municipal de la commune qu'on voudrait priver de la succursale.
Les biens des succursales sont régis parles mêmes règles que les biens des cures.
D'uprès un arrêt du conseil d'Etat dus mars 1827, l'érection d'une succursale est un aete purement d'administration publique et ne saurait être l'objet d'un pourvoi au conseil d'Etat par la voie contentieuse. V. desservant.
SUCCURSALISTE s. m. (su-kur-sa-li-ste — rad. succursale). Prêtre desservant une succursale.
SUCCUSSION s. f. (suk-ku-siTon — lat. suecutio; de succutere, secouer). Action de secouer.
— Môd. Mode d'exploration, consistant k secouer vivement le malade, pour agiter Jes liquides contenus dans la poitrine et leur faire produire un bruit de fluctuation que l'oreille peut saisir : La succession n'est applicable qu'à un petit nombre de maladies. (Choniel.)
Il Dans l'ancienne médecine, Pratique employée dans certaines lésions de l'épine dorsale^ t qui consistai ta attacher le malade à une échelle, puis à le laisser tomber brusquement vers le sol, du côté de la tête ou du côté des pieds, selon les cas.
— Encycl- Le bruit produit par la succussion est analogue à celui que rend une bouteille à demi pleine de liquide lorsqu'on l'agite. Bien qu'Hippocrate , Morgagni et quelques autres auteurs aient signalé le bruit donné par la succussion dans les épanchements thoraciques, il n'en est pas moins vrai que c'est k Laënnec que nous sommes redevables de la connaissance exacte de ce signe, tombé d'ailleurs dans l'oubli et ma! in-