‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 746 sur 1059 · CHAH · texte numérisé non relu

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SUCHET (Louis-Gabriel), duc d'AlbuPera, maréchal de France, né k Lyon le 2 mars 1770, mort au château de Saint-Joseph le 3 janvier 1826. Son père, fabricant de soieries, le lit élever au collège de Lyon et l'initia aux procédés de son industrie, comptant qu'il le remplacerait a la tète de sa maison. Mais, à l'appel de la nation en danger, Suchet, alors âgé de vingt ans, s'enrôla dans la cavalerie, fut élu peu après capitaine d'une compagnie franche de l'Ardèche et devint, le 20 septembre 1793, chef de son bataillon. Envoyé au siège de Toulon, il fit prisonnier le général d'O'ïlara, gouverneur de la place, fut chargé, en mai 1794, de comprimer le mouvement royaliste de Bédouin, puis passa à l'armée d'Italie. Là, il se signala par ton intrépidité k Loano, où il prit trois drapeaux aux Autrichiens, à Lodi, Rivoli, Ca.itiglione , Trente, Arcole, Cereafn oct. 1796), où il fut grièvement blessé, et reçut la mission de porter au général Bonaparte les drapeaux enlevés par sa division dans les derniers mois de la campagne. Après avoir été de nouveau blessé à Neumark (2 août 1797), il reçut le grade de chef de brigade et passa à l'armée

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d'Helvetie sous les ordres de Brune. La bravoure et les talents militaires qu'il montra dans cette campagne le firent désigner pour aller porter au Directoire les vingt-cinq drapeaux enlevés à l'ennemi. Suchet venait d'être nommé général de brigade (23 mars 1798), lorsque Bonaparte l'appela à faire partie de l'expédition d'Egypte. Mais Brune, qui venait de recevoir le commandement de l'armée d'Italie, voulut le garder auprès de lui et le nomma son chef d'état- major. Dans ses fonctions, Suchet s'attacha à améliorer la situation de l'armée, à assurer sa solde, à y raffermir ia discipline. Aussi fut-il maintenu à son poste par joubert, qui succéda à Brune. Mais, peu après, a ia suite de différends qu'il eut avec les commissaires du Directoire, il reçut l'ordre de se rendre à Paris, malgré les protestations de Joubert (février 1799). Arrivé k Paris, il se justifia facilement des accusations portées contre lui. De là, il passa k l'armée du Danube, commandée par Masséna (21 février), et seconda habilement le général en chef dans ses savantes manœuvres à travers le pays des Grisons contre les Austro-Russes. Sur ces entrefaites, Joubert fut chargé de réparer le.s désastres de Scherer en Italie. Un de ses premiers actes fnt de faire nommer Suchet général de division (10 juillet 1799) et de le rappeler auprès de lui comme chef (i'état-major. Après la mort de Joubert à Novi (15 août), il conserva ses fonctions sous Moreau, sous Champiorinet, puis se vit adjoint, comme lieutenant, à Masséna, devenu général en chef de l'armée d'Italie (8 mars 1800). Pendant que Masséna enfermé dans Gènes soutenait un. siège héroïque , Suchet, n'ayant sous ses ordres que 8,000 hommes, dépourvus de tout, tenait Mêlas et ses 40,000 Autrichiens en échec, lui disputait le terrain pied à pied, contribuait par ses habiles manœuvres à décimer ses troupes, empêchait l'ennemi de pénétrer en France et donnait k l'année de secours le temps d'arriver. Sa belle défense du pont du Var le plaça au rang de nos plus brillants généraux et lui valut les plus chaleureuses félicitations de la part du grand Carnot. Après y avoir soutenu deux sanglants assauts le 22 et le 26 mai, il prit l'offensive contre Elnitz, Je battit à diverses reprises, lui fit 15,000 prisonniers, lui enleva trente-quatre canons, rejoignit Masséna et contribua par sa marche rapide sur Alexandrie au succès de la bataille de Marengo. A la suite de la convention d'Alexandrie, Suchet alla occuper Gènes et son territoire, où il resta jusqu'à la reprise des hostilités (6 décembre 1800). Il reçut alors le commandement du centre de l'armée d'Italie, dégagea le général Dupont, fit prisonniers 4,000 Autrichiens à Pozzolo, se distingua également k Borghetto, à Vérone , k Montebeilo et devint, après l'armistice de Trévise (janvier 1801), gouverneur de Padoue. De retour en France après la paix de Lunéville, Suchet fut nommé inspecteur général des troupes d'infanterie dans le Midi et dans l'Ouest, puis appelé à commander une division au camp de Saint-Omer (1803). Après avoir dirigé les travaux du port de Vimereux, il passa en Belgique, où il devint gouverneur du château de Lacken. La guerre ayant éclaté en 1805 avec l'Autriche et la Ruisie, Suchet commanda une division du corps de Lannes, se conduisit brillamment à Ulm, kHollabrunn, et enfonça l'aile droite des Russes k Austeriitz par une manœuvre aussi hardie qu'habile. L'année suivante, pendant la campagne de Prusse, il battit l'ennemi à Saalfelu (9 octobre), eut la principale part au gain dé la bataille d'Iéna, combattit ensuite en Pologne, à Pultusk, à Ostrolenka, et reçut, le 8 février 1806, une dotation de 20,000 francs, avec le grand aigle de la Légion d'honneur. Après la paix de Tilsitt, Suchet fit partie de la commission qui fixa les frontières du grand-duché de Varsovie, puis commanda le corps d'occupation de la Siiésie et fut nommé comte par Bonaparte le 19 mars 1S08. Les préparatifs de la guerre d'Espagneen 1808 lefirentrapp&lerenFranee.

Mis à la tête du 5° corps d'armée, il franchit les Pyrénées le 20 novembre, prit part au siège de Saragosse et fut envoyé en avril 1809 dans l'Aragon, en qualité de général en chef. 11 reconstitua son armée , y établit une discipline sévère, se montra sage administrateur et s'attacha à se concilier l'estime et l'affection des Espagnols. En même temps, il donnait de nouvelles preuves de ses talents militaires et ne se montrait pas moins habile à conquérir q,u'à organiser la conquête. Après avoir complètement battu le général Biake à Maria (1809), O'Donnell près de Lerida (1810), il s'empara successivement de cette place forte, de Mequinenza, de TorUse, de Tarragone et occupa le Mont-Serrat, après avoir enlevé, sous le feu d'une escadre anglaise, une formidable position. Dans cette série de succès ininterrompus, Suchet avait fait plus de 30,000 prisonniers et pris d'immenses approvisionnements. Il reçut en récompense le bâton de maréchal de France le 8 juillet 1811. Marchant alors sur Murviedro, l'antique Sagonte, il prit Oropeza, remporta mie nouvelle victoire sur Blake et finit par se rendre maître da Murviedro, qui fit la plus énergique résistance (décembre 18U). De 1k, il entra dans la province de Valence, Toujours heureux, il s'empara de cette ville, puis d'Albufera, et soumit en deux mois la province tout entière. Ce fui alors qu'il, reçut le titre de duc d'Albufera, avec le magnifique domaine

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qui en lormait l'apanage (24 janvier 1812). A Valence comme en Aragon, il continua à se montrer habile politique. Il institua une commission de gouvernement composée des Espagnols les plus éclairés et les plus influents. Des députés, des propriétaires, des négociants furent réunis par lui pour voter et répartir avec équité les taxes de guerre, 'et il leur était rendu un compte fidèle et détaillé de l'emploi des subsides avant que de nouvelles charges fussent imposées. Enfin , il empêchait son armée de molester les habitants et de leur trop faire sentir le jouf,r du vainqueur. Bonaparte disait de lui plus tard que, s'il avait eu en Espagne deux maréchaux comme le duc d'Albufera, il eût conquis et conservé la Péninsule. Au mois d'avril 1813, il prit le commandement des armées réunies d'Aragon et de Catalogne, mais il ne put rétablir les affaires après le grave échec subi par" les Français à Vittoria. En ce moment, l'Empire commençait a s'effondrer sous le poids de ses fautes accumulées. Il fallut battre en retraite et quitter l'Espagne. Le duc d'Albufera revint en France et succéda k Bessières comme colonel général de la garde impériale. Il fut chargé, en février

1814, de protéger la rentrée de Ferdinand Vil en Espagne et reçut k Perpignan ce prince, qui lui témoigna» sa reconnaissance delà façon dontilavait fait la guerre à ses peuples. » Louis XVIII comprit Suchet au nombre des pairs de France (4 juin 1814) et le mit successivement à la la tête de la 10e et de la 5« division militaire. Pendant les Cent-Jours, Bonaparte le chargea de défendre la frontière de Savoie et du Piémont. Ayant appris que 100,000 Autrichiens marchaient sur Lyon, Suchet courut protéger cette ville et signa avec les alliés la convention du 12 juillet

1815, par laquelle cette cité était respectée, en même temps que l'immense matériel d'artillerie qu'elle renfermait restait k la France. Il n'en tomba pas moins en disgrâce, comme ayant servi sous les ordres de Bonaparte pendant les Cent-Jours, fut rayé de la liste des pairs (24 juillet 1815) et ne fut réintégré dans son siège que le 5 mars 1819. Lors des couches de la duchesse de Berry ( septembre 1820), il fut désigné par le roi pour faire partie des témoins qui devaient y assister. Malgré cette marque de faveur, on ne songea point à lui lorsqu'en 1823 on fit la pitoyable expédition d'Espagne. Sa santé, du reste, commençait k être ébranlée par une douloureuse maladie, à laquelle il succomba dans un château qu'il possédait près de Marseille. De son mariage avec la fille d'Antoine de Saint-Joseph, maire de Marseille, ce qui le rendait parent par alliance de la femme de Joseph Bonaparte, le duc d'Albufera eut un fils et une fille, qui épousa le comte de La Redorte. On a publié sous son nom des Mémoires sur la guerre d'Espagne de 1808 à 1814 (Paris, 1829, 2 vol. in -8°, avec atlas). Cet ouvrage, rédigé sur ses notes par le général Saint-Cyr Nuguès, son ancien chef d'état-tnajor, est également remarquable par la sobriété du. style et la sagesse des appréciations. C'est un vrai manuel de l'art militaire. On l'a traduit en espagnol et en anglais.

SUCHET (Louis-Napoléon), duc d'Albufera, homme politique, fils du précédent, né à Paris en 1813. Admis k l'Ecole polytechnique en 1831, il en sortit dans l'artillerie, fit quelques campagnes en Afrique, puis revint k Paris, où il siégea à la Chambre des pairs de 1838 k 1848. A cette époque, il donna sa démission de capitaine et rentra dans la vie privée. Après le coup d'Etat du 2 décembre, il fut élu avec l'appui de l'administration député au Corps législatif par une circonscription de l'Eure (1852), contre M. de Salvandy, et ses électeurs lui renouvelèrent constamment son mandat jusqu'à la chute de l'Empire. Le duc d'Albufera, en bon candidat officie! qu'il était, appuya constamment la politique de l'Empire, excepté lors de la demande en autorisation de poursuites contre M. de Montalembert, qu'il refusa de voter. Depuis le 4 septembre 1870, il a vécu dans la retraite. Le duc d'Albufera a épousé en 1844 une fille du riche banquier prussien, le baron Sehikler.

SUCHOSAURE s. m. (su-ko-sô-re — de suchus, et du gr. sauras, lézard), Erpét. Genre de reptiles sauriens fossiles, du groupe des crocodiliens.

SDCHTËLEN {Jean-Pierre, comte), général et diplomate russe, né dans la province d'Over-Yssel (Hollande) en 1759, mort en 1836. Il était officier dans le corps du génie hollandais, lorsque la czarine Catherine II l'appela en Russie (1783). Il y fut chargé de veillera la construction d'un grand nombre d'édifices publics et dirigea, en qualité de chef de l'artillerie, les opérations du siège de Sweaborg. Le comte Suchtelen est en réalité l'auteur du Précis de la guerre de Finlande, publié plus tard sous le nom de son fils aine, Paul Suchtelen, qui se distingua dans la guerre do Perse et mourut général au service de la Russie. Après la fin de la guerre de Finlande, Suchtelen fut envoyé comme ambassadeur k Stockholm, puis à Paris, et, pendant la guerre de 1813 contre la France, lit partie de la suite du prince royal de Suède. Au rétablissement de la paix , il fut réintégré dans l'ambassade de Stockholm, qu'il conserva jusqu'à sa mort. Il joignait aux talents militaires et diplomatiques des connaissances étendues, surtout dans la numismatique et dans

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l'histoire de la littérature et était en correspondance avec les plus savants bibliographes de l'Europe. Le cabinet de médailles qu'il avait formé, et qui a été, en partie, décrit par Sesturi, passa après sa mort à l'Académie des sciences de Saint-Pétersbourg. 11 possédait aussi une galerie de tableaux peu nombreux, mais choisis, et une bibliothèque, l'une des plus considérables de l'Europe, composée en majeure partie d'éditions de luxe, de raretés bibliographiques et de manuscrits.

SUCHTÉLÉNIE S. f. (su-ktè-lé-nl — do Suchtelen , savant allem. ). Bot, Genre de plantes, de la famille des borraginées, formé aux dépens des cynoglosses, et comprenant deux espèces , qui croissent dans les régions du Caucase et 1 Asie centrale.

SUCRUS s. m. (su-kus — nom égyptien du crocodile, qu'on fait venir de Souk, dieu égyptien). Erpét. Nom spécifique d'un crocodile qu'on croit être celui qu adoraient les Egyptiens.

— Encycl. V. CROCODILE.

Sueinio, ancien château de France (Morbihan), dans la commune deSaint-Gildas-de- Rhuys, k 30 kilom. S. de Vannes, k l'entrée de la presqu'île de Rhuys. Le château de Sueinio, dont le nom primitif, Soucy n'y ot, annonce un séjour de plaisir, fut construit en 1250 parle duc Jean le Roux. Pris par Charles de Blois au cours de la guerre de la succession de Bretagne, il tomba en 1364 dans les mains du comte de Montfort. En 1373, il était occupé parles Anglais, lorsque Duguesclin l'emporta d'assaut et en passa la garnison au ni de l'épée. Sueinio fut le rendezvous d'où partirent, en 1270, pour la croisade le duc Jean 1er, sou fils et leurs troupes. C'est k Sueinio que naquit en 1393 le connétable de Richemont. En 1491, Anne de Bretagne fit don du domaine k Jean de Ohàlons, prince d'Orange ; confisqué plus tard par François 1er, qUj en laissa l'usufruit a la célèbre Françoise de Foix, dame de Châteaubriant, Sueinio fut donné par Henri IV à Gaspard de Schomberg, colonel général des reîtres. Au xvn<= siècle, il fut possédé par la princesse de Conti et le duc de La Vallière. On le voit figurer pour la dernière fois dans l'histoire en 1795, époque où une division de l'année royale détachée de Quiberon et sous le commandement de M. de Tinteniac vint débarquer devant la forteresse et s'en empara.

Le château de Sueinio dresse ses hautes murailles jaunies par les siècles au bord de l'Océan, au milieu de grèves sablonneuses. Cette situation pittoresque ajoute encore à sa majesté. L'édifice affecte la forme d'un pentagone régulier, jadis flanqué de huit tours ; cinq subsistent encore aujourd'hui, légèrement modifiées au xve siècle. La porte d'entrée, ouvrant dans la courtine orientale, offre tous les caractères de cette dernière époque ; deux écussons se détachent au-dessus de la baie arquée et entre les coulisses du pont-levis, dans des encadrements formés de quatre angles et d'un nombre égal de demi-cercles. Un second rang d'encadrement présente un lion casqué, accroupi, portant au cou une targe aux armes de Bretagne, tenant une lance en pal et accosté de deux cerf* couchés et affrontés au pied d'un arbre. A l'intérieur, les nervures de deux salles basses situées près de la voûte d'entrée désignent ces pièces comme appartenant à la construction primitive, c'est-k-dire au xm0 siècle. La tour cylindrique flanquant le portail à droite et occupant le centre de la courtine est du xivg siècle dans les assises inférieures. C'est dans l'étage supérieur de cette tour, restaurée et remaniée au xve siècle, que se trouvait la chapelle du château. Les meneaux flamboyants d'une fenêtre k demi ruinée suffisent k en donner ia preuve. Au surplus, les logements intérieurs ont subi de telles dévastations qu'il est k peu près impossible aujourd'hui de juger de leur aménagement originaire. L'extérieur de la forteresse, et sa remarquable enceinte dédommagent heureusement des regrets inspirés par un pareil vandalisme. Outre la tour voisine de la porte et dont nous avons parlé, il faut signaler deux autres tours occupant les deux extrémités de la courtine orientale. La courtine du nord , avec sa tour centrale, est sans contredit la partie la plus ancienne du château; l'appareil en est petit et irrégulier; les pierres du revêtement sont rongées par le temps, leur base minée par les eaux. Tout ce côté pourrait bien être contemporain de ia fondation, moins toutefois la grosse tour du nord-ouest, appelée encore dans le pays la tour Neuve, beau donjon cylindrique, construiten matériaux de choix au xve siècle. Les côtés ouest et sud de la forteresse, avec leurs bastions, sont les parties les plus modernes et les plqs curieuses. Il faut aussi mentionner la variété des consoles des mâchicoulis, l'ogiva dessinée au-dessus des encorbellements, enfin les casemates voûtées du rez-de-chaussée, où l'invention de la pondre fit pratiquer au xv<* siècle d'étroites ouvertures pour braquer des canons. Les ruines du château de Sueinio appartiennent aujourd'hui k M. Jules de Krancheville, dont un ancêtre , Jean de Francheville, est désigné dans une charte de 1480 comme capitaine de Sueinio pour le duc de Bretagne François II.

SUCKLING (sir John), écrivain anglais, né

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àWUton,enMiddlesex,enl608oul609,mortà Paris le 7 mai 164 1. Il fut élevé au collège de la Trinité, à Cambridge, Après la mort de son père (]627), qui était contrôleur de la maison du roi Jacques I", il fit des voyages sur le continent. En 1G31-1632, il servit comme volontaire dans l'armée de Gustave-Adolphe. De retour en Angleterre, il figura a la cour de Charles 1er, fut membre du Long Parlement, conspira la délivrance de Strafford et fut pour ce motif obligé de s'enfuir en France. On a de lui quatre pièces de théâtre, des ballades et un opuscule intitulé : la Religion expliquée par la raison. Ses œuvres ont été publiées pour la première fois en 1646 (in-80). Le libraire Tonson en a donné, en 1719, une édition, réputée la plus correcte. En 1836, il a paru une édition choisie des oeuvres de Suckling.

SUCKOW (Charles-Adolphe), romancier et théologien allemand, connu sous le nom de Poagnrn, né à Munsterberg (Sil'sie) en 1802, mort en 1847. Il étudia la philologie et la théologie à Breslau, devint en 1850 privatdocent, puis, en 1834, professeur extraordinaire à la Faculté de théologie évangélique de cette ville et y fut, en outre, élu pasteur de la cathédrale. Il avait débuté en littérature par deux nouvelles publiées sous un pseudonyme : Histoires d'amour (Breslau, 1829) et Germanos (Breslau, 1830), qui furent réunies plus tard (1833). Le mérite de la première de ces œuvres fit croire qu'elle avait pour auteur le célèbre Louis Tieck. , quoiqu'elle n'eût de sa manière que la form>3 et qu'elle différât complètement, quant au fond, de ses productions habituelles. Parmi les autres écrits du même genre que l'on doit à Suckow, il faut encore citer: Idus, nouvelle insérée dans VUrania (1833), et le Manfred de Byron (Breslau, 1839), étude dans laquelle il traite avec talent, mais quelquefois avec assez de légèreté, les rapports entre le théâtre et la musique. Suckow s'est aussi fait connaître comme théologien par des sermons et par deux recueils intitulés : Trois époques de l'Eglise chrétienne (Breslau, 1S30) et Jours mémorables de l'année ecclésiastique chrétienne en une série de sermons (Breslau, 1838). Il avait, en outre, publié plusieurs écrits polémiques et commencé en 1842 le journal le Prophète, duquel fut extrait en partie son A-B-C de la constitution de l'Eglise évorngélique (Breslau, 1846). Dans tous ces ouvrages, il défend la liberté de pensée en théologie et en religion et réclame pour l'Eglise évangélique une constitution libérale et appropriée aux idées du siècle.

SUCKOW (Gustave), chimiste allemand, né a léna en 1803. Il devint, en 1829, prioatdocent et, en 1838, professeur k l'université de cette ville. On lui doit : Die chemischen Wirkunyen des Lichtes (Darmstadt , 1852); Encyklopàdie uni Méthodologie der theorel. Wissenschaften (Halle, 1839 et 1845); Beitrag sur Kenntniss Scandinaoiens (léna, 1841); Die Verwilterung im Mineralreich (Leipzig, 1848); Lehrbuch der prukt. und theoret. Chemie (I8ïl); Minéralogie (Weimar, 1858), etc

SUÇOIR s. m. (su-soir — rad. sucer). Hist. nat. Organe qui sert à sucer.

— Entom. Bouche d'insecte construite de façon que l'animal puisse sucer les liquides dont il se nourrit : Le suçoir d'une mouche.

— Bot. Appareil particulier avec lequel les plantes jSarasites aspirent les sucs des végétaux sur lesquels elles croissent.

SUÇON s. m. (su-son — rad. sucer). Pop. Elevure >jue l'on produit sur la peau en fa suçant fortement ou en faisant le vide dessus avec les lèvres : Se faire des suçons sur le bras. Faire des suçons à un enfant en le baisant.

— Morceau de linge, contenant un morceau de sucre humecté, que certaines personnes donnent à sucer aux nourrissons.

SUCOTAHIO s. m. (su-ko-ta-io). Mamm.

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