‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 762 sur 1059 · SUIN · texte numérisé non relu

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cisives subtriangulaires, dont les supérieures sont en cône assez épais, avec un collet, et dont les inférieures sont peu déclives. La canine est peu arquée et se déverse légèrement en dehors. Les molaires sont au norn-

bre de -, et les dernières ont deux collines

transverses. Les pieds ont quatre doigts, et l'astragale ressemble àceluidesbothriodons. On en a trouvé deux espèces dans les calcaires lacustres du Puy.

Les élothériums se distinguent des précédents par leurs molaires en forme de trèfle. La seule espèce connue provient du bassin de la Gironde.

Les chxropotam.es ont - molaires ; les arrière-molaires de la mâchoire supérieure sont composées de deux rangées da mamelons ou pyramides, dont deux principaux h chaque rangée, et un petit accessoire médian, tantôt aux deux rangées, tantôt seulement à l'antérieure. La dent est entourée d'un collet bien marqué et tuberculeux. La mâchoire inférieure porte des canines courtes et aplaties et des fausses molaires comprimées. L'espèce la mieux connue est le c/aeropotame parisiensis, trouvé dans les gypses de Montmartre.

Les hyotkériums ont - molaires , qui présentent de petits appendices antét'ieurs et postérieurs. Les canines sont semblables à celles des cochons pour la forme et la courbure ; mais elles sont plus petites et plus fortes. On en connaît -quelques espèces du miocène et du pliocène.

Les bothriodons ont été étudiés par M. Aymard. La tête, connue tout entière, est allongée, étroite, peu élevée en arrière, fortement evidée en tous sens, principalement à cause de la disposition de l'orbite et de la fosse temporale, qui forment une cavité très-étendue d'avant en arrière, circonscrite par des arcades aygomatiques, composées d'os étroits dans leur hauteur. La crête sagittale est saillante, bien détachée, entraînant la plus grande partie de l'os pariétal. La cavité cérébrale est fort réduite. Les apophyses mastoïdiennes sont courtes, les trous orbitaires simples et les os nasaux courts. La formule

dentaire est : incisives, -; canine, -; molai- '3 ' 1

res, - dont- + T + --

Les incisives sont

grandes; la canine ne les dépasse pas en longueur; les molaires ont leurs deux collines profondément divisées pur un vallon et leurs tubercules principaux en forme de pyramides, dont le bord extérieur est concave et le bord intérieur convexe. Les pieds ont quatre doigts, l'astragale presque en osselet de ruminant. Les formes du corps rappellent les cochons. On en connaît trois espèces, qui appartiennent au miocène inférieur du Puy.

Les kyopotamus, très-voisins des précédents, ont le mamelon interne des molaires supérieures échancré et la dernière fausse molaire supérieure sans arête à la face interne. Les collines transverses sont épaisses et cernées par des arêtes plus étroites et plus droites. Les espèces connues sont contemporaines de l'époque des gypses.

Les anthracothériums sont caractérisés par

- molaires, séparées des canines par une

barre courte. Les molaires ont des tubercules formant deux collines, séparées par un sillon médian peu profond. Les inférieures sont hérissées de pointes coniques obtuses et non arrondies au sommet ; les supérieures ont une couronne carrée, composée de quatre pyramides saillantes, obtuses, et d'un nombre variable de plus petites. Ces animaux ne sont connus que par des fragments assez incomplets et appartiennent au miocène.

Les hyracolkériums ont une dentition trèsvoisine de celle des chaeropotames ; les formes du crâne sont intermédiaires entre celles des damans et des cochons. Un des caractères les plus remarquables est la grandeur de l'orbite de l'œil, qui rappelle celui des lièvres, dont ces animaux avaient la taille.

Citons encore les microchsrus, les acot/iérulums, et les protochxrus, dont les molaires ne présentent pas de petits tubercules, et dont la dernière molaire a une troisième colline.

SUIN s. m. (suain). Techn. Scorie qui surnage à la surface du verre fondu.

— Bot. Nom vulgaire du sureau.

SUINDJNUM ou CENOMAM, ville de la

Gaule, dans la Lyonnaise IIIe, capitale des Cénomans. C'est aujourd'hui Le Mans.

SUINT s. m. (suain. — Ménage fait venir ce mot du latin sucidus, humide, qui vient de sucus, suc). Matière grasse, liquide, que sécrètent les bêtes ovines, et qui imprègne leur laine.

— Laine en suint, Laine qui n'a pas été débarrassée du suint dont elle est imprégnée.

— Techn. Syn. de suin.

— Encycl. Le suint est une transsudation naturelle particulière à l'espèce ovine. C'est une substance onctueuse qui suinte de l'appareil pileux ou laineux du mouton. Le suint contient une très-notable proportion de potasse, et l'on a découvert récemment qu'il renferme aussi du cuivre. C'est le second

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produit animal dans lequel la présence du cuivre s'est révélée. Le premier exemple de cuivre associé it l'animal se trouve dans les plumes rouges du turaco.

A Rome, les femmes et les jeunes garçons employaient à s'oindre le visage , au dire d'Hésychius, le suc huileux, c'est-à-dire le suint, que l'on retirait de la toison des jeunes brebis et des agneaux, sorte de cold-eream.

Le suint forme à peu près les deux tiers du poids de la laine brute. D'ordinaire, avant la tonte des moutons, on fait subir à ces animaux un lavage au ruisseau ou en rivière qui enlève la portion la plus solide du suint, environ moitié, de sorte que la toison contient encore un tiers de son poids de matière grasse que le savon dissous dans l'eau chaude peut seul lui enlever. La laine ne peut être travaillée utilement qu'à la condition d'être entièrement purgée de suint.

Le chimiste Maumené est le premier qui ait tiré un parti avantageux du suint entraîné par les lavages au savon des laines en lui enlevant la potasse qu'il contient, au moyen d'uo procédé industriel. Antérieurement, à Reims, le chimiste industriel Houzeau-Muiron séparait le suint et l'huile des eaux de dégraissage au. savon et en fabriquait un excellent gaz d'éclairage. Depuis, on a reconnu que le suint pouvait avantageusement servir pour la fabrication du prussiate jaune de potasse, avec lequel on fait le bleu de Prusse. Cette découverte est due à un Américain, M. Haver, qui n'employait le suint qu'à la fabrication exclusive de la potasse, et qui reconnut qu'en l'employant directement pour la fabrication du prussiate de potasse, la valeur de son rendement se trouvait triplée. 100 kilogrammes de suint sec contiennent 40 kilogrammes de potasse pure.

L'existence du cuivre dans le suint a été Constatée par M. Maumené, qui avait tout d'abord considéré la présence de ce métal comme accidentelle. Ce chimiste affirme qu'il aurait pu extraire plusieurs centaines de kilogrammes de cuivre de l'immense quantité de suint qui lui est passée sous les yeux dans son usine. V. laine.

SUINTANT, ANTB adj. (suain-tan, an-te — rad. suinter). Qui suinte : Boches suintantes.

SUINTEMENT s. m. (suain-te-man — rad.

suinter). Action de suinter : SUINTEMENT d'une plaie. Suintement d'une roche, d'une muraille.

SUINTER v. n. ou intr. (suain-té. — Malgré la parenté presque évidente de ce mot avec suint, d'après liiez, suinter serait pour suiter. Comparez, pour l'insertion de n, cingler pour sigler et ronfler pour'rofler. Quant à suiter, il appartient en réalité a la même famille que suer, car il représente l'ancien haut allemand sultan, nouveau haut allemand schu>itzent allemand sieden, schweifsen, anglais to seeth,to sweat, hollandais sweeten, toutes formes qui se rattachent à la racine sanscrite svid, transpirer, fondre, racine également conservée par le grec idâ, pour sFidâ, et le latin sudare, qui est précisément le type du français suer). S'écouler par transsudation presque imperceptible : Eau Qui suinte à travers les roches, à travers un plafond. Vin gui suinte entre deux douves. Sérosités gui suintent d'une plaie. L'arbre à suif est couvert de baies d'où semble suinter une substance blanche et farineuse. (Volt.) u Laisser transsuder d'une manière presque imperceptible un liquide, une humeur : Tonneau gui suinte. Muraille gui suinte. Plaie qui SUINTE.

— Etre humide ou comme humide à la surface : Le buste de Viteliius regorge d'un triple menton dont le marbre suinte comme une chaire grasse. (Mo" L. Colet.)

— Impersonnellem. ; Il suinte beaucoup d'humeur de la plaie.

— v. a. ou tr. Laisser écouler imperceptiblement : Suinter de l'eau. Suinter du sang. Ses colonnes de palmiers brisés par le vent, ses cocotiers fendus dans toute leur longueur, ses cases suintant la pluie, tel fut le premier aspect de désolation que le jour révéla. (Roger de Beauvoir.)

— Fig. Laisser apparaître, trahir, manifester par son extérieur : Cet homme suintait la haine et l'envie. (Balz.)

SU1NT1LA, roi des Wisigoths d'Espagne du vue siècle. Élu roi par les grands en G22, il marcha contre les Gascons, qui avaient envahi la Biscaye et la Navarre, les délit sur les bords de t'Ebre et conquit sur les Romains la province d'Algarve. Les grands de ses Etats s'étant révoltés et ayant recouru à l'appui de Sisenand, gouverneur de la Gaule Gothique, Suintila marcha contre celui-ci; inuis il fut trahi par ses soldats et détrôné. Il mourut'vers 531.

SUIONES, ancien peuple de la Scandinavie, regardé comme originaire de la Germanie. Il paraît avoir donné son nom à la Suède, qu'on appelait Sueonia au moyen âge.

SUIPACHA, rivière de Bolivie. V. Juan (San-).

SUIPPES, bourg de France (Marne), cheflieu de canton, arrond. et à 23 kilom, N.-E. de Chàlons, sur la Suippes; pop. aggl., 2,085 hab. — pop. tôt., 2,159 hab. Filature de laine, teinturerie, tanneries, fabrication de mérinos. Commerce de bestiaux, lin, cban-

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vre, grains et lainages. Belle église gothique récemment restaurée.

SCIPPES, rivière de France. Elle prend sa source près du village de Somme-Suippes (Marne), dans l'arrondissement de Sainte- Menehould, coule au N.-O., baigne Suippes, Pont-Faverger, Boult, entre dans le département de 1 Aisne et se jette dans l'Aisne à Condé, après un cours de 78 kilomètres.

SDIR, rivière d'Irlande. Elle prend sa source dans la partie N.-E. du comté de Tipperary, coule au S., baigne Cahir, tourne à l'E., passe à Waterford et se joint au Barrow pour former le havre de Waterford.

Cours de 155 kilomètres.

STJISETH (Richard), savant anglais du xive siècle, surnommé le Calculateur. Il vivait sous Edouard III. Il enseigna les mathématiques et l'astronomie à l'université d'Oxford. Vers 1530, il entra dans l'ordre de Clteaux. On cite, parmi ses ouvrages, celui intitulé : Opus aureum calculationum (ex recognitione Joan. Tollentini, Veronensis) [Papiœ (Pavie), per Franc. Gyrardengum, 1498, gr. in-fol.]. Cet ouvrage a été réédité par Victor Trincavelli sous ce titre : Calculator seu calculationum aureum opus ad omîtes scientias applicabile (Venise, 1520, in-fol.). Suiseth a écrit aussi, dit-on, des commentaires sur le Maître des sentences et sur la Morale d'Aristote.

SUISSE, SUISSESSE s. (sui-se, sui-sè-se). Géogr. Habitant, habitante de la Suisse : Le Suisse, naturellement froid, paisible et simple, mais violent et emporté dans la colère, boit du laitage et du vin. (J.-J. Rouss.) Nos Suissesses aiment assez à se rassembler entre elles. (J.-J. Rouss.)

— s. m. Domestique chargé de la garde de la porte d'une maison, et qu'on prenait autrefois généralement parmi les Suisses :

Suisse d'un hàlel. Parler au suisse. Combien d'illustres portes ont des suisses ou portiers, qui n'entendent que par gestes et dont les oreilles sont dans leurs mains? (J.-J. Rouss.)

— • Employé, vêtu et armé à la mauière des anciens Suisses de la garde, et chargé de faire la police d'une église et de précéder le clergé dans les processions : Hallebarde, canne d'un suisse. L'église retentissait du bruit que faisaient les carrosses, les bedeaux, les suisses. (Balz.)

— Loc. fam. N'entendre pas plus raison qu'un Suisse, Ne tenir compte d'aucune représentation. Il Autant vouloir parler à un Suisse et se cogner la tête contre un mur, C'est peine perdue, ce sont des observations inutiles.

— Prov. Point d'argent, point de Suisse, On ne peut rien avoir sans argent; se dit à cause des soldats suisses mercenaires :

On n'entrait pas chez nous sans graisser le marteau. Point d'argent, point de Suisse, et ma porte était

[close.

Racine.

— Hist. Sujets des Suisses, Nom donné autrefois à des habitants qui ne jouissaient pas de tous les droits des états.

— Hist. milit. Nom donné aux soldats de nation suisse qui servaient en corps dans les armées étrangères, Il CeHf-Suisses.Comrjagnie suisse, créée en 1496 par Charles VIII, et qui servit en France jusqu'en 1792, fut réorganisée en 1514, en IS15, et conserva ce nom jusqu'en 1817. il Nom donné à chacun des soldats qui faisaient partie de ce corps : Un Cent-Suisse.

— Corara. Petit fromage blanc, semblable à ceux de Neuchâtel.

— Mamm. Nom vulgaire d'une espèce d'écureuil, du groupe des tamias : Le suisse se tient à terre et s'y pratique une retraite impénétrable à l'eau. (V. de Bomare.)

— Erpét. Espèce de couleuvre, il Nom donné a La salamandre terrestre en Bourgogne.

— Ichthyol.

vaudoise.

Nom vulgaire du dard ou

— Mamm. Espèce de rongeur.

— Entom. Nom vulgaire dulygie aptère.

— Hêver à la Suisse, Ne penser a rien, se laisser aller à de vagues rêveries. Il Vieille loc.

— adj. Qui a rapport à la Suisse ou à ses habitants : Peuple suisse. Costume suisse.

— Hist. Confédération suisse, Ensemble des Etats qui forment la Suisse, il Alliés suisses, Nom donné autrefois à quelques Etats et princes souverains qui, sans faire partie de fa confédération, s'étaient placés sous sa protection immédiate.

— Anecdotes. Voltaire rapporte qu'à la bataille de Spire on défendit à un régiment de faire aucun quartier. Un officier allemand demanda la vie à un des nôtres : c'était un Suisse. « Monsieur, demandez -moi toute autre chose; mais, pour la vie, il n'y a pas moyen, a Cette naïveté passa de bouche en bouche, et l'on rit au milieu du carnage.

Un Suisse, entendant parler d'un homme mort a cent ans comme d'une chose extraordinaire, dit : « Voilà une belle merveille I si mon père n'était pas mort, il aurait actuellement cent vingt ans. >

On demanda à un suisse si son maître, qui

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était un gros financier, y était. Le suisse répondit que non. a Quand reviendra-t-il? » lui demanda-t-on encore. Le suisse répondit : « Quand Monsieur a donné ordre de dire qu'il n'y est pas, on ne sait pas quand il reviendra. »

On proscrivit en même temps en Suisse la Pucelle de Voltaire et le livre De l'esprit par Helvétius. Un magistrat de Bâle, chargé do la censure et de la recherche de ces ouvrages pour les saisir, écrivit au sénat : « Nous n'avons trouvé dans tout le canton ni esprit ni pucelle. »

Mme de Montespan, qui venait de succéder à M'ie de La Vallîère dans le cœur de Louis XIV, alla voir une de ses amies qu'elle ne trouva point. Elle recommanda bien au suisse de dire à la maîtresse du logis qu'elle était venue. « Me reconnais-tu bien? ajoutât-elle.— Pardi, répondit- il, c'est vous qui avez acheté la charge de MHn de La Val-

lière. »

On avait défendu à un suisse de laisser entrer personne aux Tuileries. Un bourgeois s'y présente. « On n'entre point, dit le suisse. • — Aussi, dit le bourgeois, je ne veux point entrer, mais seulement sortir par le pont Royal. — Ah ! s'il ne s'agit que de sortir, reprend le suisse, passez. »

Un capitaine suisse faisait enterrer pêlemêle, sur le champ de bataille, les morts et les mourants. On lui représenta que quelquesuns des enterrés respiraient encore et ne demandaient qu'à vivre, i Bah 1 dit-il, si on voulait les écouter, il n'y en aurait pas un de mort. >

Suiatea (LE SERMENT DES TROIS), tableau

de Steuben. On sait qu'au temps où les trois cantons gémissaient sous le joug sanguinaire de Gessler, bailli d'Albert d'Autriche, Arnold de Melchthal, Walther Furst d'Uri et Wernher de Stauffacher, gentilhomme de Schwitz, victimes des atrocités de leurs baillis, se réunirent dans la prairie de Im-Grâthlein, et là, dans le silence de la nuit, sur les bords du lac de Waldstetten, en présence des montagnes d'Unterwalden et d'Uri, sans autres témoins que l'astre pâle qui les éclairait, firent en 1307 le serment de sacrifier leur vie, de

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ne jamais s'abandonner et d'emploj'er tous leurs moyens pour obtenir la délivrance de leur pays, dont l'acte de courage et d'adresse de Guillaume Tell donna le signal. Tel est le sujet suivi pas à pas par M. Steuben dans la composition du Serment des trois Suisses. « Ce tableau, remarquable par son clair-obscur, par la vérité de son effet, par la pose noble et vigoureuse des personnages, a fait le plus grand honneur à M, Steuben et peutêtre inspiré l'admirable chef-d'œuvre de Rossini. Dans tous les cas, il n'a pas nui à la mise en scène, car les costumes des trois Suisses et leur position au moment solennel du serment sont calqués sur cette œuvre. Elle parut au Salon de 1824 et fait aujourd'hui partie de la collection de la famille d'Orléans. Elle a. été gravée par Réveil, dans le Musée de peinture, et souvent Sithographiée.

SUISSE ou CONFÉDÉRATION HELVÉTI- QUE, en lîdmHelvetia, en allemand Schweiz, république fédérative de l'Europe centrale, bornée au N. par le grand-duché de Bade, dont elle est séparée par le Rhin ; au N.-Ë. par le lac de Constance, qui la sépare du Wurtemberg et de la Bavière ; à l'E. par le Vorarlberg, la principauté de Lichtenstein et le Tyrol ; au S. par les Alpes Rhétiques, qui la séparent de la Lombardie, et par les Alpes Pennines, qui la séparent du Piémont ; à l'O. par les départements français de la Haute-Savoie, de l'Ain, du Jura, du Doubset par l'ancien département du Haut-Rhin, dont elle est séparée pur les Alpes, le lac de Genève, le Rhône, le Jura et le Doubs. Comprise entre 3° 44'-8° 5' de longit. E., et entre 450 50'-47° 50' de latit. N., la Suisse mesure 3ï0 kilom. de l'E. à. 10., de l'extrémité orientale du loc des Grisons à l'extrémité occidentale du Léman, et 204 kilom. du N. au S., de l'extrémité septentrionale du canton de Schaffhouse à l'extrémité méridionale du canton du Tessin. Son étendue territoriale est, d'après les données du bureau topographique fédéral, de 41,418 kilom. carrés. Sa population s'élevait, en 1836, à 2,190,258 hab. D'après le recensement de 1870, cette population est do 2,669,147 hab. Capitale, Berne, siège du gouvernement fédéral. Avant 1848, Berne, Zurich, Lucerne étaient alternativement, chacune pendant deux ans, la capitale de la confédération. Le tableau suivant indique, par cantons, l'étendue territoriale, le chiffre de la population totale et le culte des habitants :

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