‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 776 sur 1059 · OH HO - O · texte numérisé non relu

OH HO - O

oa^O- 0(C3"H6)0 — O.

ûo^H H-

= OS

SO

Syn. Acide disulfopropolique. Ce corps prend naissance, en même temps que l'acide sulfobutyrique C4H8S05, lorsqu'on soumet la butyramide à l'action de l'acide sulfurique fumant. Les sels de baryum de ces deux acides sont l'un et l'autre très-solubles dans l'eau et, par cela même, très-difficiles à séparer. Mais, si l'on ajoute de l'alcool absolu à la solution concentrée, le sulfobutyrata

G*H6Ba"S05 se sépare le premier. En continuant la précipitation fractionnée par l'alcool, on obtient à la longue un se! barytique qui, par sa composition, se rapproche extrêmement du tritylènesulfite C3ll6Ba"S206. Par l'évaporation lente de sa solution aqueuse, on obtient ce sel en cristaux très-déliés qui, vus au microscope, paraissent avoirla forme de petites plaques minces couleur de perle,

— Acide phényi.ènesdi.fbreux C6H6S206 = C«HHS03H)*

-°u-~0 — OH HO— 0--u;s

?OS

Syn. Acide disulfobenzolique. Ce corps se produit, en même temps que l'acide sulfobenzoïque, en chauffant la benzonitrile (cyanure de phényle) avec de l'acide sulfurique fumant. Après dilution, on traite le produit par du carbonate de baryum, comme dans la préparation de l'acide éthylènesulfureux. On filtre la solution des sels barytiques qui est très-colorée, on la décompose par l'acide sulfurique. On filtre de nouveau ; on fait bouillir la liqueur filtrée avec de l'oxyde de plomb qui précipite l'excès d'acide sulfurique et . laisse l'acide phénylènesulfureux dans la dissolution à l'état de sel de plomb soluble; on décompose enfin ce sel de plomb par l'acide sulfhydrique qui met l'acide phénylènesulfureux en liberté en même temps que l'acide sulfobenzoîque. On neutralise maintenant le mélange de ces deux acides, qui est débarrassé des impuretés, par le carbonate de baryum, et l'on soumet la solution qui en résulte k la précipitation fractionnée au moyen de l'alcool; le sulfobenzoate se précipite le premier et le phénylènesulfite le dernier.

On obtient beaucoup plus facilement l'acide phénylènesulfureux en chauffant l'acide benzylsnlfureux (sulfobenzolique) [v. phénol] avec de l'acide sulfurique fumant. Ce produit est très-coloré ; mais on peut le rendre incolore, en le convertissant eu se! de plomb et en décomposant ensuite ce sel de plomb par l'hydrogène sulfuré. Le liquide, saturé par du carbonate barytique et évaporé, fournit du phénylènesulfite de baryum

C6H*Ba"S206 sous la forme d'une masse amorphe en apparence, qui cependant, vue au microscope, peut être reconnue pour être distinctement cristalline. Fortement chauffée sur une feuille de platine, elle brûle en dégageant de l'anhydride sulfureux. ■

— Acide naphtylènesulfureux CWH8S*06 = C«>H«(S03I1)*

ou

so<o-o(cûh«",o-o>os

Syn. Acide disulfotmphtolique, acide thionaphtique , acide hyposulfonaplitolique. Berzélius avait obtenu cet acide en petite quantité en même temps que l'acide naphtylsulfureux , en faisant agir l'acide sulfurique sur la naphtaline. Il séparait ces deux corps l'un de l'autre en profitant des différences de solubilité de leurs sels de baryum, le naphtylènesulfite étant de beaucoup le plus soluble des deux. Si l'on sature partiellement la solution étendue des deux acides par du carbonate de baryum pur, le naphtylsulfite se sépare le premier. On complète ensuite la neutralisation du liquide, on concentre celui-ci au bain-marie et l'on y ajoute trois ou quatre fois son volume d'alcool ; le naphtylènesulfite se dépose alors en cristaux grenus. Dusart, en employant une proportion plus considérable d'acide sulfurique et en chauffant à une température plus élevée, est parvenu à convertir intégralement la naphtaline eu acide naphtylènesulfureux. Voici

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comment il opère : il chauffe fortement 10 parties de naphtaline avec 25 parties d'acide sulfurique , jusqu'à ce qu une petite quantité du liquide, neutralisée par du carbonate de sodium, ne se trouble plus et ne donne plus de dépôt cristallin de naphtylsullite sodique. Quand ce point est obtenu, on étend d'eau la liqueur acide et on la sature par un carbonate alcalin ; la plus grande partie du sulfate de sodium se sépare alors en cristaux, et l'on précipite ce qui reste de ce sel en ajoutant de l'alcool à l'eau mère. Les liqueurs hydroalcooliques filtrées et évaporées donnent des cristaux de naphtylènesulfite de sodium, que l'on peut achever de purifier par une ou plusieurs nouvelles cristallisations dans l'eau.

Séparé de son sel de baryum au moyen de l'acide sulfurique, l'acide naphtylènesulfureux se dessèche dans le vide en une masse lamellaire brune, soluble dans l'alcool, d'une saveur acide et amère tout à lu fois. Il est bibasique.

Les naphtytènesulûtes

CtOH6Mî'S«0« et ClOH«M"S206 ressemblent aux naphtylsulfites (v. naphtaline et Naphtol). Ils ont une saveur aigre et légèrement métallique ; ils supportent une élévation considérable de température sans se décomposer et finissent néanmoins, si la chaleur devient trop forte, par dégager des vapeurs de naphtaline mélangées d'un peu d'anhydride sulfureux. Fondus avec de l'hydrate poiassique, ils se. décomposent avec formation de sulfite de potassium et d'un phénol diatonique, l'alcool naphtyléuique C10H8OS = C10"HS,(OH)S :

C10H6K2S2OB + 4KHO Naphtylènesulfite Potasse

de potassium. caustique.

= 2K2S03 +■ 2H20 -\- CIWIW* Sulfite Eau. Naphtylénate

potassique. potassique.

L'alcool naphtylénique, précipité par un acide de son sel de potassium, et débarrassé ensuite des matières goudronneuses qui l'accompagnent par solution et cristallisation dans l'eau, forme de petits cristaux rhomboé driques, solubles dans l'eau et solubles surtout dans les lessives alcalines. Ses dissolutions alcalines brunissent instantanément au contact de l'air, et fournissent, lorsqu'on les neutralise de nouveau, un précipité noir d'un corps acide dont les solutions concentrées se prennent en gelée, suivant Dusart.

Ou obtient le naphtylènesulfite d'ammonium, par l'évaporation spontanée de sa solution, sous la forme d'une masse grenue; sa solution devient acide lorsqu'on l'évaporé par la chaleur. Le sel de potassium est grenu et peu soluble dans l'alcool.

Le sel de baryum C>0H6Ba"S2O« n'est que très-peu soluble dans l'eau, même à la température de l'ébullition; l'ucool le dissout extrêmement peu. Il reste sous la forme d'une masse amorphe lorsqu'on évapore sa solution aqueuse.

Le sel de plomb Cl0H6Pb"SîO6,2H*O ressemble beaucoup au sel de baryum. Il se dissout facilement dans l'eau ; mais il est presque insoluble dans l'alcool. Il retient, à la température de 100°, deux molécules d'eau de cristallisation, qu'il perd à la température de 220».

SULFURIDB adj. (sul-fu-ri-de — du lat.

sul/ur, soufre, et du gr. eidos, aspect). Chim. Qui ressemble au soufre.

— s. m. pi. Chim. Famille de corps comprenant le soufre et ses composés.

SULFUR1FÈRE adj. (sul-fu-H-fè-re — du lat. sulfur, soufre; fera, je porte). Miner. Qui contient du soufre.

SULFURIPEDE adj. (sul-fu-ri-pè-de — du lat. sutfur, soufre; pes, pedis , pied). Zool. Dont lespieds sont d un jaune de soufre.

SULFURIQUE adj. (sul-fu-ri-ke — du lat.

sul/ur, soufre). Chim. Se dit d'un des acides du soufre : L'acide sulfurique est un liquide très-caustique. (Acad.) Un professeur de chimie disait que la civilisation d'un pays est en rapport avec sa production d'acide sulfurique. (Paul de Rémusat.) Il Se dit de quelques autres combinaisons où entre le soufre : Ether sulfurique. Chlorure sulfurique.

— Encycl. L'adjectif sulfurique sert à désigner un anhydride acide qui n'est autre que le tiioxyde de soufre SO3, un acide qui résulte de l'action de l'eau sur l'anhydride précédent, un chlorure et un chlorhydrate qui proviennent de la substitution partielle ou intégrale du chlore à l'oxhydryle de l'acide.

— Anhydride sulfurique SO3. Syn. Acide sulfurique anhydre. Ce composé prend naissance : 1° par l'oxydation directe de l'anhydride sulfureux (v. sulfureux). Lorsqu'on fait passer un mélange parfaitement sec de ce gaz et d'oxygène à travers un tube de porcelaine chauffé au rouge et rempli d'éponge ou de noir de platine, la combinaison de SO* et de O a lieu, et l'anhydride sulfurique produit vient se condenser dans un I récipient bien sec et bien refroidi placé à l'autre extrémité du tube. Récemment, M. Scheurer-Kestner a reconnu que la même oxydation s'opère lorsqu'on dirige un mélange de gaz sulfureux et d'air à travers une masse de colcotar (peroxyde de fer) chauffée au rouge. Il avait même pensé qu'il y avait

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là une méthode de préparation industrielle de l'acide sulfurique, qu'il pourrait substituer à la méthode ordinaire. Malheureusement, il n'en a rien été ; les produits sont trop peu abondants, et cette expérience reste simplement une jolie expérience de laboratoire. Le mélange d'anhydride sulfureux et d'oxygène s'oxyde encore en fournissant de l'anhydride sulfurique par l'action d'une succession considérable d étincelles électriques. On voit le volume gazeux diminuer petit à petit, tandis que des cristaux d'anhydride sulfurique se déposent sur les parois de l'appareil.

2» L'anhydride sulfurique prend encore naissance par la décomposition, sous l'influence de la chaleur, des sulfates acides anhydres ou disnlfates ; ainsi, lorsqu'on chauffe au rouge le sulfate acide de sodium NaHSO*, ce sel perd de l'eau et se transforme en disulfate de sodium Na*S'W. Ce dernier, chauffé à une température encore plus élevée, se dédouble en sulfate neutre de sodium et en anhydride sulfurique qui distille ; 2SHNaO* = H20 + SSNa*û7 Sulfate acide Eau. Disulfate de sodium. sodique.

S2Na207 = SNaSO4 + SO3 Disulfute Sulfate neutre Anhydride

sodique. de sodium. sulfurique.

Les sulfates ferrique, platinique, antimonieux et bismuthique absolument secs dégagent aussi de l'anhydride sulfurique par la chaleur.

3° L'anhydride sulfurique se produit aussi par l'action de la chaleur sur l'acide sulfurique de Nordhansen. Ce corps n'est autre chose que de l'acide disulfurique ou disulfate d'hydrogène H2S20^; il se dédouble en acide sulfurique ordinaire ou sulfate neutre d'hydrogène H2S0*- et en anhydride sulfurique SO3, par une réaction absolument semblable à celle dont nous avons donné l'équation a propos du dédoublement du disulfate sodique. Il suffit, dnns cette dernière équation, de remplacer le symbole du sodium par celui de l'hydrogène pour avoir l'équation du dédoublement de l'acide de Nordhausen. Seulement, la décomposition de l'acide de Nordhausen s'opère k mie température infiniment plus basse que celle du disulfate sodique. De plus, c'est un produit commercial qu'on se procure facilement, tandis que le disulfate sodique doit être préparé et est d'une préparation difficile. Aussi, c'est ordinairement de l'acide de Nordhausen qu'on se sert dans les laboratoires pour préparer l'anhydride sulfurique. On chauffe cet acide à une douce chaleur dans une cornue de verre et on reçoit les vapeurs d'anhydride dans un récipient convenablement refroidi, où elles se condensent. Il faut avoir grand soin d'opérer dans un appareil dont toutes les jointures soient à l'émeri. Les bouchons organiques seraient immédiatement carbonisés et altéreraient la pureté du produit, lequel, formant de l'eau à leurs dépens, se convertirait en acide sulfurique impur plus ou moins noir.

40 Enfin, on obtient encore de l'anhydride sulfurique en distillant de l'acide sulfurique concentré avec de l'anhydride phosphorique. L'anhydride sulfurique distille, et il reste un résidu vitreux d'acide pyrophosphorique

H2SO* -H psos = SO» + 2HPO»

Acide Anhydride Anhydride Acide

sulfurique. sulfurique. sulfurique. métaphos-

phorique.

— Propriétés. L'anhydride sulfurique cristallise en belles aiguilles blanches, déliées, formant des groupes qui ressemblent à des barbes de plume ou à des étoiles et qui, réunis, forment une masse op&que d'une apparence d'asbeste. Il est tenace et difficile à casser. Lorsque, après avoir été amené à l'état liquide ou gazeux, il s'est solidifié de nouveau et que sa solidification est récente, il fond à 18° environ. Mais, au bout "d'un certain temps, qui n'est pas très-long, il se transforme en une autre modification et ne fond plus alors qu'au-dessus de 100°. Il émet, du reste, des vapeurs en fondant et retourne à sa modification première. A l'état de fusion, il forme un liquide plus épais que l'acide sulfurique concentré et probablement incolore quand il est pur; mais, d'ordinaire, il présente une teinte brunâtre due à des matières organiques qui l'ont coloré. Il bout à 35°. Sa densité à l'état solide est de 1,9456 à 13° (Morveau) ; celle de l'anhydride liquide est de 1,97 à 20» (Bussy). Sa densité de vapeur, d'après une observation de Mitsoherlich, est égale k 3,01, la densité calculée est de 2,76. On a, ou effet : '

— Réactions. îo L'anhydride sulfurique possède une puissante affinité pour l'eau, dans laquelle il se dissout en formant de l'acide sulfurique. Lorsqu'on le projette dans l'eau par petites portions, il fait entendre un bruissement analogue à celui qui se produit lorsqu'on plonge un fer rouge-dans ce liquide. 11 charbonne proinpteinent le bois, le papier et les composés organiques en- général, qu'il détruit. Toutefois, lorsqu'il est complètement sec, on peut le tenir pendant un instant entre les doigts sans inconvénient. Mais il ne tarde pas à absorber l'humidité atmosphérique et exerce alors une action corrosive très -douloureuse.

2o IL n'altère pas la couleur du papier bleu

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de tournesol ni d'aucune autre substance végétale, s'il ne renferme pas la moindre trace d'humidité.

3» Il se dissout sans altération dans le disulfure de carbone anhydre, en formant une solution claire qui fume k l'air et se solidifie k une basse température en formant une masse entrelacée et déliquescente.

4° L'anhydride sulfurique est mnuvais conducteur de l'électricité et n'est pas décomposé par le courant électrique que produit une batterie de 14 éléments Bunsen ; mais,,s'il est dissous dans l'acide sulfurique concentré, il se résout par l'électrolyse en oxygène, qui se rend au pôle positif, et en soufre, qui se rend au pôle négatif. Suivant les proportions d'anhydride et d'acide qu'on emploie, il arrive que le soufre, au lieu de se déposer à l'état métalloïdique, réduit une portion de l'acide en passant lui-même à l'état de gaz sulfureux. Il se dégage dans ce cas de l'anhydride sulfureux au pôle négatif.

50 Sous l'influence d'une forte chaleur rouge, l'anhydride sulfurique en vapeur se dédouble en anhydride sulfureux et en oxygène : 2 volumes de SO3 donnent dans ces conditions 2 volumes de SO*' et 1 volume d'oxygène, en tout 3 volumes.

60 Le phosphore prend feu, a la température ordinaire, dans la vapeur d'anhydride sulfurique ; il forme de l'anhydride phosphorique, et te soufre déplacé se dépose sur les parois de l'appareil dans lequel la combustion a lieu sous la forme d'une croûte épaisse.

70 Lorsqu'on dirige, à la température ordinaire, un courant d'hydrogène phosphore sur de l'anhydride sulfurique, il se dégage de l'anhydride sulfureux en abondance, et les parois du vase se recouvrent d'une couche ronge, qui est de l'oxyde rouge de phosphore suivant les uns et du phosphore amorphe suivant les autres.

8° L'acide sulfhydrique sec décompose l'anhydride su Ifurique avec formation d'acide sulfurique et séparation de soufre. Une partie de ce soufre se dissout dans l'acide formé qui prend une couleur bleue :

4SO3 + 3H*S = 3H*SO* + S» Anhydride Acide Acide Soufre.

sulfurique. sulfhy- sulfurique.

drique.

90 Le mercure métallique, chauffé avec de l'anhydride sttZ/unij'Ueyenlève à ce corps une portion de son oxygène et le réduit à l'état d'anhydride sulfureux, en même temps qu'il passe lui-même à l'état d'oxyde mercurique, lequel, s'unissant à une portion encore indécomposée de l'anhydride sulfurique, forme du sulfate de mercure. Le fer chauffé au rouge décompose les vapeurs d'anhydride sulfurique avec formation de sulfure de fer et d'oxyde ferrosoferrique ; le zinc, dans les mêmes conditions, donne un mélange d'oxyde et de sulfure de zinc.

10° Lorsqu'on fait passer des vapeurs d'anhydride sulfurique sur de la baryte ou de la chaux chauffée au rouge sombre, les deux corps se combinent avec une vive effervescence et se convertissent réciproquement en sulfate de baryte ou de chaux.

1 10 Le monosulfure de potassium bien sec, mis en contact avec un excès d'anhydride sulfurique fondu, donne lieu k une violente réaction dans laquelle il se produit du disulfate de potassium et de l'oxyde sulfureux :

5SO' + K*S = K2S*07 4- 4SO* Anhydride Sulfure Disulfate . Oxyde

lalfurique. potassique, potassique. sulfureux.

La galène est de même convertie, quoique plus lentement, en sulfate de plomb par l'anhydride sulfurique fondu. Il se dégage de l'anhydride sulfureux dans cette réaction, et du soufre est rois en liberté. Ce soufre se dissout dans l'excès d'anhydride, qu'il colore en bleu :

2S03 + Pb"S - Pb"SO* + SO* + S Anhy- Sulfura Sulfate Anhy- Sou-

dride de de dride tre.

sulfu- plomb. plomb. sulfu-

rique. reux.

Le sulfure d'antimoine natif se dissout plus promptement que la galène dans l'anhydride sulfurique fondu, avec formation d'un liquide bleu, dégagement de gaz sulfureux et production de sulfate antimonieux, qui se sépare k l'état de sous-sel insoluble quand on ajoute de l'eau au produit. Le sulfure ferreux, les pyrites de fer et les pyrites de cuivre sont sans action sur l'anhydride sulfurique fondu.

12° Sous l'influence du pentachlorure de phosphore, l'anhydride sulfurique donne de l'oxychlorure de phosphore et du chlorure sulfurique :

SO3 + PCI* = POCI3 -f- SOï.Cl»

Anhy- Percblo- Oxychlorure Chlorura

dride rure de de sulfurique.

sulfu- phosphore, phosphore.

rique.

13° L'anhydride sulfurique en fusion dissout le soufre en proportions variables, en formant des solutions brunes, vertes et bleues; la solution brune est celle qui renferme le plus de soufre, et la solution bleue est celle qui en renferme le moins. On obtient ces solutions en plaçant dans un tube de verre de la fleur de soufre et de l'anhydride sulfurique par couches alternatives, scellant le tube k la lampe et le chauffant à une température comprise entre 16u et 19". L'eau les décompose avec formation d'acide

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sulfurique, dégagement d'acide sulfureux gazeux et dépôt de soufre métalloïdique.

140 L'anhydride sulfurique se combine avec un dixième de son poids d'iode en formant un composé cristallisable d'un vert tendre.

15° La vapeur de peroxyde d'azote (AzO2) est rapidement absorbée par l'anhydride sulfurique. Si TactioD est modérée au début, qu'on ait soin de ne faire arriver l'hypoazotide que "cntement et de refroidir le vase dans '«quel la réaction se fait et qu'on achève ensuite l'opération en chauffant jusqu'à ce que la saturation de l'anhydride soit complète, il se produit une masse cristalline blanche. Cette masse fond à une douce chaleur sans se décomposer et répond à peu près à la formule AzOï,SOs. Fortement chauffée, elle se décompose, dégage de l'oxygène ainsi qu'un peu de peroxyde d'azote, et, si l'on cesse de chauffer dès qu'a cessé le dégagement d'oxygène, il reste un composé cristallin dur, semblable au premier par son aspect, mais en différant par sa composition. Ce composé répond à la formule Aza03,2SOs et se produit en vertu de l'équation

2[Az02,S03] = AzS0»,S08+ O.

Ce dernier corps peut être considéré comme du disulfate de nitrosyle ou azotyle et être écrit (AzO)2Sî07 = (AzO)aSO*,SO». Il prend encore naissance lorsqu'on fait passer des vapeurs d'hypoazotide (peroxyde d'azote) à travers de 1 anhydride sulfureux liquide : 2SC-2 + 4AzOa = (AzO)aSaOT + Aza03 Anhy- Hypo- Disulfate Anhy-

dride azotide. d'azotyLe. dride

sulfu- azoteux,

reux. „

D'après Brùning, il se produit aussi dans l'action du bioxyde d'azote sur l'anhydride sulfurique :

3S03 + 2AzO = (AzO)SSîOf + SO* Anhydride Bioxyde Disulfate Anhy-

sulfuriqun. d'azote. d'azotyle. dride

sulfureux.

Enfin Weber a reconnu que ce corps se forme directement lorsqu'on fait passer une série d'étincelles d'induction à travers un mélange bien sec d'oxygène, d'azote et d'anhydride sulfureux. Il se dépose alors sur les parois du vase sous la forme d'une masse cristalline qui a l'apparence de la neige. Le même chimiste a obtenu du disulfate d'azotyle en faisant passer un mélange de gaz sulfureux et de vapeurs d'hypoazotide à travers un tube de verre fortement chauffé, ou en dirigeant un courant de gaz sulfureux sur de l'azotate de plomb bien sec, maintenu à une température élevée.

16° On obtient un composé d'anhydride et de chlorure nitreux AzOCÎ.SO3 en faisant passer jusqu'à saturation sur de l'anhydride sulfurique les gaz, préalablement bien desséchés sur du chlorure calcique, qui se dégagent de l'eau régale bouillante. Ce corps est blanc, cristallisutile en lames et ressemble à l'acide stéarique. Modérément chauffé, il fond sans se colorer; mais, à une température plus élevée, il jaunit et se décompose. Sous l'influence de l'eau, il se dédouble en acide sulfurique, acide chlorhydrique et produits de décomposition de l'acide azoteux. L'acide sulfurique concentré le dissout avec dégagement d'Hcide chlorhydrique ; lorsqu'on chauffe la solution, il distille un liquide qui est surtout constitué par de la chlorhydrine suVurique ou chlorhydrate sulfurique

OH

17° Le gaz ammoniac est absorbé par l'anhydride sulfurique, avec formation de sulfamate ammonique. V. sulpamiqhb.

18° Chauffé à 100° avec du tétrachlorure de carbone, l'anhydride sulfurique se convertit en chlorure pyrosulfurique S20SC12. Il réagit de même sur le chloroforme, à la température ordinaire, avec formation de chlorure pyrosulfurique, d'oxyde de carbone et de chlorhydrine sulfurique. Le brome réagit d'une manière analogue.

Le chlorure pyrosulfurique, encore connu sous le nom d'oxyde ou d'anhydride chlorosulfurique, parce qu'on peut le supposer dérivé de l'anhydride sulfurique SO3 ou S206 par substitution de Cls à O, comme on peut le supposer dérivé de l'acide pyrosulfurique S2Ha07 par substitution de deux Cl à deux OU, se produit encore dans l'action du chlorure de soufre sur l'anhydride sulfurique, ou, d'après Rosensliehl, lorsqu'on distille un mélange d'anhydride sulfurique et de chlorure de sodium sec et pulvérisé et qu'on rectifie ensuite le liquide obtenu. C'est une huile incolore, d'une densité de 1,762 (Bosensliehl), de 1,818 à 16» (Rose). Il bout entre 144» et 148°. L'eau le décompose avec violence ; il charbonne rapidement les substances organiques. Avec les manganates, il dégage du chlore. Avec les chromâtes alcalins, il donne de Toxychlorure chromique Cr02,Cls :

K2Cr0* + S2OSC12 = K*SS07 +• CrO^C!* Chromate Chlorure Disulfate Oxychtorure potassique. pyro- potassique, chromique.

sulfurique.

Avec l'acétate de sodium sec, il donne du chtorure d'acétyle.

Lorsqu'on chauffe le mélange d'anhydride sulfurique et de tétrachlorure de carbone (c'est-à-dire le mélange qui sert à préparer le chlorure pyrosulfurique) avec de la ben-

SO

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