SULTANE
Eh bon t bon ! bon !
Que le via est bon !
Buvons & nos sultanes.
Saurim.
— Ane. modes. Robe longue, faite d'une riche étoffe, et ouverte par devant.
— Art culin. Sultane à la Chantilly, Sorte de grillage en sucre filé, dont on recouvre certains entremets de pâtisserie.
— Mar. Vaisseau de guerre turc.
— adj. Omit b. Poule sultane, Nom vulgaire de la talève.
— Encycl. Les femmes des sultans sont désignées en Turquie sous les noms de première, seconde ou troisième femme. La sultane aseki est l'épouse préférée, ou celle qui, la première, a donné ud fils au sultan. Elle ne devient pas l'épouse légitime du sultan, parce que celui-ci n'en a jamais; ce n'est qu'une concubine favorite qui a le pas sur les autres femmes du sérail. Son règne dure autant que l'amour du sultan. On a vu des 'sultanes asekis conserver leur supériorité jusqu'à la mort de leur fils, héritier du sultan régnant. Le titre de.su/fane se donne au;-si aux filles du Grand Seigneur ; elles le conservent Hprès leur mariage, et les filles qui
SULZ
naissent d'elles reçoivent le nom de kanoun sultanes ou princesses du sang.
On appelle sultane validé la mère du sultan régnant. La sultane validé jouit d'une considération particulière et exerce une grande influence sur la marche du gouvernement. V. SULTAN.
Sultane GrUemine (HISTOIRB DE LA), par
l'abbé de Voi^enon (1773). Ce conte fait suite au Sultan Misapouf et, dans l'édition de 1785, est même marqué comme sa seconde partie. C'est, en effet, la réponse de la sultane au sultan. Confidences pour confidences. Si le sultan a subi différentes métamorphoses, la sultane n'a pas mieux été favorisée du destin, et, si Misapouf a connu d'autres anneaux que celui de sa femme, Grisemine, de son côté , ne l'a pas attendu pour apprendre l'usage du sien. Quoique fort gai et fort amusant, ce second conte ne se soutient pas à la hauteur du premier, surtout comme originalité. L'auteur l'avouait luimême en ces termes : « Je fais moins de cas de l'histoire de la princesse Grisemine que de celle du sultan Misapouf, et ce n'est pas ma faute si elle diffère de genre, de style et de ton. » Nous lui reprocherons en outre de se répéter. Ainsi, dans le Sultan Misapouf, le prince, changé en baignoire, découvre sous cette forme des charmes qui ne sont rien moins que charmants ; dans la Sultane Grisemine, la princesse, changée [horresco referens!) en vase de nuit, n'a pas lieu de se montrer plus enthousiasmée de ses découvertes. Nous noterons un passage assez singulier sous la plume d'un abbé. ■ Vous avez donc vu un capucin? demande le sultan. Dites-moi, je vous prie, comment cela est fait? — Seigneur, répond Grisemine, c'est une espèce d'animal qui tient le milieu entre le singe et l'homme, qui a autant d'orgueil que d'incapacité et qui pue le moine à faire vomir. — Diable I s'écrie le sultan ; ce portraitlà n'est pas appétissant; il n'y a que l'orgueil qui puisse en faire la consolation; car, lorsqu'on en a, on se passe de tout. » Néanmoins, la Sultane Grisemine, envisagée sans comparaison avec le Sultan Misapouf, qui lui fait tort par son voisinage, est un conte léger et spirituel, qui ne manque ni d'imagination ni de charme.
Sultane» (lks trois), comédie de Favart. V. Trois sultanes (tes).
SuLTANI s. m. (sul-ta-ni — rad. sultan). Métrol. Monnaie d'Egypte; valant de 5 à fi francs. I) Monnaie de Tunis, dont la valeur est plus élevée d'un tiers. Il Monnaie d'Algérie qui valait 8 fr. 37.',
SULTANIE s. f. (sul-ta-nl — rad. sultan). Géogr, Province gouvernée par un sultan : Sultanie de Damas, d'Alger.
SDLTANIÉH, ville ruinée de la Perse moderne, dans l'Yrak-Adjémi, à 130 kilom. O. de Kasbin ; autrefois résidence des rois. 11 n'en reste que des monceaux de ruines, au milieu desquelles les mosquées seules ont été conservées.
SDLTANIÉH -HISSAR ou SDLTANIÉH-KA- LESSI, c'est-à-dire Vieux-Château, ville de la Turquie d'Asie, dans l'Anatolie, paehalik de Khoudavendiguiar, à 60 kilom. S.-O. de Gallipoli, à l'entrée des Dardanelles et à l'embouchure d'une petite rivière, qui paraît être l'ancien Rhodius d'Homère ; 13,000 hab. Château fort et batteries rasantes qui commandent l'entrée des Dardanelles.
SULTAN1N s. m. (sul-ta-nain). Métrol. Autre forme du mot sultani.
SULTER. C'est, dans la mythologie Scandinave, le nom du couteau de la déesse Hela. C'est la personnification de la fringale.
SULTHAN-ED-DACLAH (Abou-Schoudja), roi de Perse de lu dynastie des Bouides, mort k Chiruz en décembre 1024. Il succéda, en 1013, k son père l'émir Boha-ed-Daulah et prit le titre d'émir. En 1015, il destitua et fit mettre à mort Abou-Galeb Fakhr-el-Molouk, son lieutenant dans l'Irak. Sulthan vainquit ensuite son frère Abou'l Fewares, gouverneur du Kerman, qui s'était révolté, lui pardonna ensuite et lui rendit son apanage (1018). Moins heureux lors de la révolte de son autre frère Abou-Aly-Al-Haçan (1020), Sulthan fut forcé de conclure (1021) un traité par lequel il renonçait à la souveraineté de l'Irak en faveur d'Abou-Aly-Al-Haçan (qui avait pris dans l'intervalle le titre de Moscberefed-Daulah) et de céder à* Abou-Taher Khosrou la possession absolue de Bassora et de l'Ahwaz.
SULZ, ville du Wurtemberg, cercle de la forêt Noire, k 56 kilom. S.-O. de Stuttgard, ch.-l. du bailliage de son nom, sur le Necker ; 2,785 hab. Importante saline; fabrication de produits chimiques. Etablissements de bains d'eaux salées. On pense que c'est aux environs de Sulz que Valentinien battit, en 368, les Alémans révoltés.
SULZBACH, bourg de France. V. Soultz-