‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 808 sur 1059 · V. ABUSER · texte numérisé non relu

V. ABUSER

— Surpreudre, étonner. V. ÉTONNER.

SURPRIS, ISE (sut-pri, î-ze) part passé du v. Surprendre. Pris a l'improviste : Il y a des gens à qui la faveur arrive, comme aux autres un accident; ils en sont SURPRIS les premiers. (La Bruy.) Qui ne veut rien prévoir est surpris; qui prévoit tout est misérable. (St- Evrem.) Dans les armées , lorsqu'on craint d'être surpris par l'ennemi, on place uh dé sur un tambour et l'on voit ce dé sauter à l'approche de la cavalerie. (A. Martin.)

— Attaqué ou pris inopinément : Poste surpris par l'ennemi. Place surprise par l'ennemi.

— Pris furtivement, par adresse :

Le baiser est donné, mois il parait surpris.

Saint-Lameert.

— Capté, obtenu par artifice : Le président

SURP

doit empêcher gîte le vole de la Chambre ne soit surpris. (Dupin.)

— Etonné : Je suis surpris de ne pas le voir, qu'il ne soit pus venu, de ce qu'il n'est pas venu. Nous sommes aussi peu surpris de notre élévation qu'étonnés de celle des autres. (Sajiial-Dubay.)

Je suis surpris sans doute, et c'est avec justice.

Racine.

C'est un méchant : il me tint l'outre fois Propos d'amour dont je fus si surprise Que je pensai tomber tout de mon haut.

— Substantiv. Faire le surpris. Feindre l'étonnement :

Rien ne vous sert ici de faire le surpris.

Corneille.

— Syn. Surpria, confondu, conjrterué, etc.

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