SUZE
de 1 argent pour apporter des fleurs d:ms deux pots de porcelaine à La Reynie, qui les casse; comme celle où La Reynie, dans un de ces éclairs de vigueur si fréquents chez les méridioviaux,vient souper chez la cantatrice sans invitation, insulte les convives, compromet Suzanne, si chaste, si pure et si belle jusque-là, et finit par devoir à cette lueur d'énergie qui simule l'amour la récompense refusée à l'amour vrai de M.d'Haubertc-hamp. Ces deux scènes, entre autres, annoncent un vrai talent; elles ne sont pas dans Diderot. »
SCZANNET (Pierre - Jean - Baptiste - Constant, comte de), chef vendéen, né au château de la Chardière (Poitou) en 1772, mort en 1815. Elève de l'Ecole militaire, il entra en 1788 dans les gardes-françaises, éraigra en 1791 et fit la campagne de 1732 dans l'armée de Condé, avec le grade de lieutenant. Etant ensuite passé en Angleterre, il prit part a l'expédition qui débarqua à Quiberon (1705), parvint à s'échapper et alla rejoindre Charette, qui, après la mort de Henri de La Rochejaquclein, cousin de Suzannet, s'était mis à la tête des insurgés royalistes. Charette lui donna le commandement d'un corps de Vendéens, puis l'envoya en Angleterre pour y demander des secours. Peu après son retour, Hoche le fit conduire en Suisse ; mais, en 1797, Suzannet revint secrètement en France pour y conspirer avec les royalistes. De là il passa en Angleterre, puis il retourna en Vendée et y provoqua le mouvement qui éclata en 1799 et dont il prit la direction. Après la pacification de 1800, il fut arrêté et emprisonné successivement au Temple, au château de Dijon et au fort de Joux, d'où il parvint à s'échapper. Bonaparte, pour l'empêcher de faire de nouvelles tentatives de soulèvement, lui rendît sac biens à la condition qu'il irait vivre à Valence. Après l'attentat de Cadoudal, craignant d'être compromis, le comte de Suzannet passa en Allemagne, où il resta jusqu'en 1807. A celte époque, il revint en France, se maria et vécut dans la retraite jusqu'en 1814. Il préparait un soulèvement contre Napoléon dans la Vendée, lorsque eut lieu la capitulation de Paris, suivie de la prise de possession du trône par Louis XVIlt. Ce prince nomma Suzannet maréchal de camp et commissaire extraordinaire en Vendée. A la nouvelle du retour de Bonaparte de l'Ile d'Elbe, il prit le commandement d'un des quatre corps d'armée qui s'organisèrent alors dans l'Ouest pour s'opposer à la résurrection de l'empire, et il périt dans le combat de La Roche-Servière, pendant que Sapinaiid, d'Autichamp et La Rochejaquelein traitaient avec le général Lamurquë.
SUZE (la), bourg de France (Sarthe),ch.-1. de cant., arrond. et à 21 kilom. S-O. du Mans, sur la rive gauche de la Sarthe; pop. aggl., 1,671 hab. -- pop. tôt., 2,458 hab. Minoterie, fabrication de fécule et d'amidon, bougies et poteries. On y voit le3 ruines d'un château dit de Barbe-Bleue, qui appartint au fameux Gilles de Laval, maréchal de Retz ; un pont de neuf arches , construit Sous Henri IV.
SCZE, ville du royaume d'Italie. V, Suse.
SUZE-LA-ROUSSE, bourg et commune de France (Drôme), cant. de Saint-Paul-Trois- Ohâteaux, arrond. et à 34 kilom. S.-E. de Montèlimar, sur la rive gauche du Lez; pop. aggl-, 1,276 hab. — pop. tôt., 2,139 hab. Moulinage de soies, poteries, scierie, fours à chaux, moulins à garance. Le bourg est dominé par un château gothique, dont la tour est entourée de galeries et d'arceaux du stylo le plus pur de la Reriaissauce. On voit aussi à Suze-la-Rousse les ruines d'un prieuré de bénédictins et les restes du château de l'Estagnol, près de l'étang de ce nom.
SUZE (Henri DE), OU plutôt Henri de Bûr-
tfaoïonieiB, canoniste français, né USuze vers 1210, mort à Lyon en 1571. Après avoir fait ses études à Bologne, il alla professer le droit canon à Paris et devint successivement prévôt de Grasse, archidiacre d'Embrun, évèque de Sisteron, archevêque d'Embrun(l25Q), prince de l'empire, cardinal-évèque d'Ostie et de Velletri (1262). Henri de Suze était regardé comme l'un des plus illustres savants de son époque ; Dante le cite sous le nom d'Oitiente ( cardinal d'Ostie ) dans la Divine comédie, et ses contemporains le qualifiaient de Fou» et Splemlor jori», Ses écrits se composent de : Osliensis summa aurea (Rome. 1470, in-fol.); Commentarius in epistolas décrétâtes (Rome, 1470, in-fol.).
SUZE (Henriette db Coligny, comtesse de La), femme de lettres française. V. La Suze.
SUZEAU s. m. (su-zô). Bot. Ancien nom du sureau, usité encore dans quelques départements.
SUZERAIN, AINE S. (su-ze-rain, è-ne — du lai. susum, pour sursum, en haut, au-dessus). Féod. Qui possède un fief dont relèvent d'autres fiefs : Un seigneur suzerain. Il Qui appartient, qui a rapport au seigueur suzerain : Puissance suzeraine
— Substantiv. Personne ayant la puissance suzeraine : Un suzerain. Une suzekainb. Au moyen âge, ta veuve noble qui mariait sa fille sans le consentement de son suzerain était i>ti-