V. CRASE
La synérèse. V. ce mot.
SYNA
LV/i'stoii crase, qui a lieu quand, de plusieurs voyelles, la dernière étant rejetée, celles qui restent se confondent ensemble.
L'eïiston synérèse , quand, de plusieurs voyelles une étant rejetée, celles qui restent se prononcent en un seul et même son, comme par exemple en grec egôda, pour egà oida, où, «près le rejet de l'omicron, oméga et iota se contractent en oméga souscrit.
Lacrase synérèse,qu2inà deux voyelles étant contractées , celle qui en résulte se change avec la voyelle restante en une diphthongue; exemple : en grec, tâuto, de to auto, dans Pindare. On voit ici que o a deviennent d, et cet oméga compose avec upsilon la diphthongue Ou.
Uélision crase synérèse, dans laquelle les trois altérations-successivement énoncées cidessus se trouvent mêlées ensemble. Ainsi, dans le mot grec kâia, pour kai eîta, où l'on trouve : une élision, puisque l'i a été rejeté; une crase, puisque a, e ont été contractés eu a; une synérèse, puisque cet a s'est confondu avec lï restant pour former une diphthongue.
SYNALISSE s. f. (si-na-li-se — du gr. synalizà, j'assemble). Bût. Genre de plantes cryptogames, de la famille des lichens.
SYNALLAGMATIQUE adj. (si-nal-la-gmati-ke ■ — gr. sunallagmatikos ; de sunallagma, proprement objet d'échange, contrat; de sun, avec, et de agein ,' mener , conduire). Jurispr. Se dit des contrats qui contiennent obligation réciproque entre lies parties : Les actes synallagaiatiques sous signature privée doivent être faits doubles. (Teulet.) Un contrat entre deux parties est toujours synallaGmaTiquë, lorsque le contraire n'est pas déclaré par une clause précise. (Ohnteaub.) Le contrat synallagmatique et commuiatif exclut toute idée de serment. (Proudh.)
— Encycl. Le droit romain établissait une distinction relativement aux contrats synallagmatiques. Ulpien ne donne même le nom de contrat qu'aux engagements de cette nature : Contractant autem ultro citroque obligationem parère : veluti emptionem , venditionem, locationem, conductionem, societatem. Sous ce point de vue, les engagements unilatéraux neseraientpointdes contrats. « C'est même, dit Duranton, par suite de cette interprétation , adoptée ensuite par différents auteurs, que l'on a dit au conseil d'Etat, lors de la discussion de la loi sur les donations et les testaments, que la donation n'était point un contrat, attendu, disait-on, qu'elle n'engendre pas d'obligation mutuelle ; que c'est un acte, dénomination qui lui a été effectivement donnée par l'article 894, à la place de celle de contrat, que portait le projet de loi. Cette observation n'avait au surplus aucune consistance, puisqu'on allait appeler également du nom de contrats des engagements purement unilatéraux (art. 1103), et, de plus, que la donation peut être faite avec des charges, qu'elle l'est même souvent. Les lois romaines elles-mêmes donn'ent d'ailleurs le nom de contrat à la stipulation et à la donation. »
Bien que l'une des parties ne l'exécute pas sur-le-champ, un contrat ne cesse point par cela seulement d'être synallagmatique ; mais, dans ce cas, l'article 1325 du code civil, qui ne déclare valables les actes sous seing privé contenant des conventions synailagmatiques qu'autant qu'ils ont été faits en autant d'originaux qu'il y a de parties ayant un intérêt distinct , cesse d'être applicable. Dans la vente, au contraire, quand elle est exécutée sur-le-champ soit par le vendeur, soit par l'acheteur, un titre n'est point nécessaire contre celui qui exécute, puisqu'il n'a plus rien à faire ni à donner; il suffit qu'il en ait un pour contraindre l'autre partie à exécuter de son côté la convention.
Pothier divise très-judicieusement les contrats synailagmatiques en contrats parfaits et contrats imparfaits. Suivant cet auteur, les contrats synailagmatiques parfaits sont ceux dans lesquels toutes les parties sont réciproquement obligées dès le principe et contractent ainsi les unes envers les autres des obligations directes et principales ; de telle sorte que, par l'essence même du contrat, chacune d'elles a action contre l'autre pour l'obliger à exécuter son engagement. Les contrats imparfaits sont ceux dans lesquels l'une des parties contracte immédiatement une obligation, tandis que l'autre ne devient obligée que ex posi facto et, partant, a le droit de ne l'être pas du tout; c est une obligation incidente. Ainsi, dans le contrat de dépôt, le dépositaire est, par la nature même de l'acte, obligé de restituer l'objet déposé, tandis qu'il n'a d'action contre le déposant que dans le cas où il a fait des déboursés pour la conservation du dépôt; encore cette action n'estelle point issue du contrat et prend-elle sa source dans le fait des dépenses. Il en serait autrement si le dépôt n'était point essentiellement gratuit, si le dépositaire stipulait un salaire ; ce serait alors un véritable contrat synallagmatique.
Nous avons dit que la donation n'était point un contrat synallagmatique; elle en prendrait néanmoins la nature si elle était faite avec des charges. Le donataire, en effet, se trouve alors obligé de les acquitter, et il ne saurait éluder cette obligation, même en abandonnant la chose donnée, à moins de stipulation contraire. ■ Il y a, dit Duranton, libéralité
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pour ce qui excède l'équivalent des charges, et contrat intéressé pour le surplus; c'est un contrat mixte, en ce qu'il participe de la nature des contrats que ce jurisconsulte (Pothier) appelle intéressés de part et d'autre et des contrats de bienfaisance. Et, ajoutet-il, Pothier donne avec raison cette qualification à tous les contrats par lesquels celle des parties qui confère un bienfait à. l'autre exige d'elle quelque chose au-dessous de la valeur de ce qu'elle lui donne. » Dans tous les contrats synatlagmatiqnes, la condition résolutoire se trouve sous-entendue pour lo cas où 'une des parties ne satisfera pas a son engagement; néanmoins le contrat n est point résolu de plein droit. Considérés par rapport aux. choses qu'ils renferment, les actes sont également synallagmatiques ou unilatéraux. SYNALLAXE s. m. (si-nal-la-kse). Ornith.
Genre de passereaux, de la famille des grimpereaux, comprenant une quinzaine d'espèces, qui habitent les régions australes do l'Amérique : Les stns.lla.xes son* fort peu connus sous le rapport de leurs mœurs.
(Z. Gerbe.)
— Encycl. Les synallaxes sont caractérisés par un bec grêle, pointu, droit, très-comprimé ; des narines basales, oblongues, couvertes d'une petite membrane voûtée et garnie de plumes a son origine; des pieds médiocres; une queue très-longue, étagée, à pennes larges, terminée en pointe. Les espèces assez nombreuses de ce genre habitent les contrées méridionales de l'Amérique du Sud. Elles se font remarquer par l'uniformité et le peu d'éclat de leur plumage. On sait peu de chose sur les mœurs des synallaxes. Ils se tiennent dans les broussailles et les petits bois, où ils paraissent vivre d'insectes. Ils semblent avoir beaucoup de rapports avec les grimpereaux et les sittelles. On remarque particulièrement le synallaxe ardent, dont la couleur dominante est d'un vert olivâtre nuancé do roux foncé, et qui habite le Brésil, et le synallaxe de Tupinier, qui se trouve au Chili.
SYNANCÉE s, f. (sî-nan-sé — du préf. syn, et du gr. agkos, courbure). Ichthyol. Genre de poissons acanthoptérygiens, de la famille des joues-cuirassées, type de la tribu des synanchinées, comprenant six espèces, qui habitent la mer des Indes et l'océan Pacifique : Les synancéks le disputent même aux pélors par leurs formes hideuses. (E. Baudement.)
— Encvcl- Les synancées, confondues autrefois avec les scorpènes, s'en distinguent par leur tête non épineuse, les palatins et là vomer dépourvus de dents et leurs nageoires pectorales grandes et développées. Elles les dépassent d'ailleurs par leur forme hideuse et par l'aspect dégoûtant de leur peau. Ci genre ou sous-genre ne comprend qu'un petit nombre d'espèces. La synancée horrible ou sorcière a la tête aussi large que longue, les lèvres garnies d'un grand nombre de petits filaments, deux petits lambeaux au bout du museau, le corps en forme de massue courte et grosse, couvert de grosses veines, dont chacune se termine par un petit bouton; sa couleur est d'un brun fauve en dessus, plus pâle en dessous. Elle vit dans les mers de l'île Maurice, et les habitants redoutent sa piqûre plus que celle des scorpions et des serpents venimeux.
SYNANCHIE s. f. (si-nan-kî). Ichthyol. Syn.
de SYtfANCÉK.
SYNANCHINÉ, ÉE adj. (si-nan-ki-né — rad. synancliie). Ichthyol. Qui ressemble ou qui se rapporte à la synanchie ou synancée.
— s. f. pi. Tribu de poissons, de la famille des joues-cuirassées , ayant pour type le genre synancée ou synanchie.
SYNANC1DIE s. m. (si-nan-si-clî — de synancée, et du gr. eidos, aspect). Ichthyol. Genre de poissons acanthoptérygiens, de la famille des joues-cuirassées, voisin des synancées.
SYNANCIE s. f. (si-nau-sî — du prél. syn, et du gr. agehein, serrer). Pathol. Esquinancie produite par l'inflammation des muscles du pharynx.
SYNANDRE s. m. (si-nan-dre — du préf.
Syn, et du gr. anér, mâle). Bot. Genre de plantes, de lu famille des labiées, tribu des stachidées, dont l'espèce type croît dans l'Amérique du Nord. Il Syn. d'ApHÉLANDRE, genre d'acauthacées.
SYNANTHÉ, ÉE adj. (si-nan-té — du préf. syn, et du gr. aulhos, fleur). Bot. Se dit des plantes dont les fleurs et les feuilles paraissent en même temps. Il On dit aussi synanthe.
SYNANTHÉDON S. m. (si-nan-té-don — du préf. sy», et du gr. anthédân, abeille). Entom. Genre non adopté d'insectes lépidoptères crépusculaires, formé aux dépens des sèsies.
SYNANTHÉRÉ, ÉE adj. (si-nan-té-ré — du préf. syn, et de anthère). Bot. Se dit des étamines qui sont soudées par leurs anthères, et, par extension, des plantes qui les portent.
— s. f. pi. Famille de plantes, caractérisée surtout par des étamines soudées en un seul corps par leurs anthères, et plus connue sous le nom de composées : La famille des synaNrHÉRÉBS est la plus nombreuse de toutes. (Th. de Berneaud.) Les synanthérées forment eu-
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viron la dixième partie des plantes vnsculaires et sont répandues sur tout le globe. (F. Hœfer.)
SYNANTHÉRIE s. f. (si-nan-té-rî — du préf. syn, et de anthère). Bot. Etat des étamines qui sont soudées par leurs anthères. Il Classe de végétaux, comprenant ceux qui ont les étamines soudées par leurs anthères. Syn. de syngénésib.
SYNANTHÉRINE s. f. (si-nan-té-ri-ne — du préf. syn, et du gr. antheros, fleuri). ïnfus. Genre d'infusoires systolides ou rotateurs, formé aux dépens des vorticelles.
SYNANTHÉRIQUE adj. (si-nan-té-ri-ke — rad. synanthérie). Bot. Qui a les anthères réunies. Il Etamines synanthériques , Celles dont les anthères sont soudées l'une à l'autre par les côtés en un tube que traverse le style.
SYNANTHÉROGRAPHE s. m. {si-nan-téro-gra-fe — rad. synanthérographie). Celui qui s'occupe de synanthérographie, qui décrit les synanthérées : Ce savant synantbé- Rographe n'attribuait à ce genre qu'une seule espèce, habitant, dit-on, les Indes orientales. (H. Castille.)
SYNANTHÉROGRAPHIE s. f. (si-nan-téro-gra-ft — de synanthérée, et du gr. graphà, j'écris). Description des plantes de la famille des synanthérées.
SYNANTHÉROGRAPHIQ0E adj. (si-nanté-ro-gra-fi-ke — rad. synanthérographie). Qui appartient à la synanthérographie.
SYNANTHIE s. f. (si-nan-tl — du préf.
syn, et du gr. anthos, fleur). Bot. Soudure accidentelle, anomale d'une fleur avec d'autres fleurs ou des parties voisines.
SYNANTHROSE s. f. fsi-nan-tro-ze). Chim.
Matière sucrée, isomérique avec le sucre de • canne, que l'on rencontre dans les tubercules de plusieurs plantes de la famille des composées, particulièrement lorsqu'ils sont mûrs.
— Encycl. La synanthrose est une variété de sucre qui accompagne toujours i'inuline dans les tuoercules des synanthérées ou composées. On la rencontre dans toutes les périodes de la végétation ; mais elle est surtout abondante quand les bulbes sont arrivées à maturité. Le dahlia variabilis est la plante qui fournit ce corps avec la plus grande abondance et dans l'état le plus pur ; mais on peut utiliser a sa préparation Vhelianthus tuberosus, qui est aussi très-avantageux.
Pour obtenir la synanthrose, on traite le jus fraîchement exprimé par l'acétate de plomb; on enlève l'excès de plomb par l'acide sulfbydrique, on neutralise la liqueur par le carbonate de magnésium, après l'avoir filtrée, et l'on évapore jusqu'à consistance d'extrait. On épuise ensuite le résidu par l'alcool, en continuant l'opération aussi longtemps que la solution alcoolique possède le pouvoir rotatoire. On évapore ensuite la liqueur alcoolique et l'on traite de nouveau le résidu par de petites quantités d'alcool (qui ne doit pas être absolu). La liqueur ainsi obtenue est décolorée par le noir animal et versée ensuite en filet mince dans un mélange d'alcool absolu et d'éther. Le précipité blanc, amorphe, volumineux, est recueilli sur un filtre, lavé avec un mélange d'alcool et d'éther et finalement desséché dans le vide.
La synanthrose Ci*H2SOH, isomère du sucre de canne, est déliquescente, facilement soluble dans 1 eau et dans l'alcool étendu, insoluble dans l'éther; elle ne réduit pas les solutions alcalines cuivriques ou ne les réduit qu'après avoir été altérée par l'ébullition. Les acides étendus la transforment, comme cela a lieu pour le sucre de canne, en un mélange de dextrose et de lévulose et intervertissent, par suite, son pouvoir rotatoire. Le pouvoir rotatoire de la synanthrose intervertie est a= — 54°, 09. Ce pouvoir rotatoire n'est point influencé par la température. Le goût de la synaathvose est faible, mais n'est pas doux; après l'inversion, cette saveur devient douce. Ce sucre n'est pas directement fermentescible ; la levure de bière n'agit sur lui que lorsqu'il a été dédoublé en dextrose et en lévulose. Entre 140° et 145°, la synanthrose brunit, dégage du gaz et donne du caramel, de la glucose et de la lévulosane probablement inactive optiquement. Les alcalis caustiques ne la brunissent pas à froid. L'acide sulfurique concentré la colore moins fortement qu'il ne colore le sucre de canne. L'azotate d'argent y fait naître à froid un précipité blanc qui se réduit par la chaleur et même simplement lorsqu'on le dessèche. Les sels de cuivre et le chlorure mercurique ne la précipitent pas; l'azotate mercurique y détermine la formation d'un précipité blanc volumineux qui ne se dissout pas. L'azotate mercureux et la solution de Millon se réduisent au contraire instantanément, même, à froid, sous son influence. Les acétates neutre et basique de plomb ne la précipitent pas ; les eaux de chaux et de baryte ne la précipitent qu'en présence de l'alcool. La synanthrose ne se combine point avec le chtorure de sodium ni avec les autres sels neutres; le chlore et les hypochlorites la décomposent; à la distillation sèche, elle donne de l'oxyde de carbone, de l'anhydride carbonique, du
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gaz des marais, de l'acide acétique et de 1 acétone. Elle forme un hydrate Cl8Hs*0>t + H«0
dont l'eau de cristallisation ne peut pas être éliminée an bain-inarie sans que la synanthrose elle-même s'altère ; elle paraît former un composé semblable avec l'alcool. Le composé barytique C^H^OUBa est facilement décomposé par l'anhydride carbonique ; il est très-peu soluble dans l'eau, insoluble dans l'alcool et facilement soluble dans les acides étendus. Le composé plombique CHHisonpb est plus stable que le composé barytique et se dissout avec facilité dans l'acide acétique et dans les solutions d'acétate de plomb.
La synanthrose empêche la précipitation des oxydes de cuivre, de fer et de chrome. L'oxyde ferrique récemment précipité à froid se dissout dans une solution de synanthrose, •et , par l'évaporation , il se réduit k l'état d'oxyde magnétique en même temps que de la glucose prend naissance. Sous l'influence de l'acide chromique ou du bioxyde de plomb, la synanthrose donne de l'acide formique. Avec l'acide azotique étendu et chaud, elle donne de l'acide saccharique et de l'acide oxalique.
Traitée par un mélange d'acide sulfurique et d'acide azotique concentré, fait dans la proportion de S à 2 1/2 parties du premier pour 1 partie du second, la synanthrose se convertit en un composé nitré explosible, soluble dans l'alcool, moins soluble dans l'eau que la synanthrose pure. Les acides acétique, butyrique et tartrique produisent à lono les mêmes composés qu'avec la glucose. Par l'action prolongée de l'acide chlorhydrique et de l'acide sulfurique, il se forme de L'acide glucique et finalement des composés mimiques.
SYNAPHE s. f. (si-na-fe — gr. sunaphê ; de suu, avec, et de aptâ, je joins). Mus. anc. Résonnance de diatessaron ou quarte qui se fait entre les cordes homologues de deux tétracordes conjoints.
— s. m. Entom. Genre d'insectes lépidoptères nocturnes, de la tribu des pyralides,
— s. f. Genre d'insectes diptères némocères, de la famille des tipulaires, dont l'espèce type habite l'Allemagne.
SYNAPHÉE s. m. (si-na-fé — du gr. suiia' pheia, adhérence). Bot. Genre d'arbustes, de la famillo des protéacées, tribu des conosperuiées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent en Australie.
SYNAPSION s. m. (si-na-psi-on). Bot.
Genre de plantes cryptogames, de la famille des mousses.
SYNAPTASE s. f. (si-na-pta-ze — du gr.
sunapto, je réunis). Chim. P'erment que lVn trouve dans les amandes, et dont l'action sur' l'amygdaline produit l'essence d'amandes amères.
— Encycl. La synaptase est une substance dont nous devons la découverte k MM. Robiquet et Boutron-Charlard, qui la firent connaître pour la première fois en 1830. Ces chimistes, dans une étude sur la formation de l'essence d'amandes amères , découvrirent que cette dernière ne préexistait pas dans Ies,amandes, mais que sa production était due à 1 action d'une substance particulière ,- d'un ferment dont la nature n'est encore qu'imparfaitement connue, sur l'amygdaline. Ils donnèrent à ce corps le nom de synaptase ou d'étuuisine. Ce ferment se rencontre aussi bien dans les amandes douces que dans les amandes amères, bien qu'il n'y ait que ces dernières qui produisent l'essence de ce nom. Ce fait s'explique par l'absence d'amygdulina dans les amandes douces ; aussi, lorsque l'on vient h frotter le blanc d'une amande douce avec de l'amygdaline, on sent se dégager une forte odeur prussique. Le phénomène qui'se passe dans cette transformation d'amygdaline en hydrure de benzoyle, ou essence d'amandes amères, n'est point connu ; on peut cependant s'en rendre compte en examinant l'équation suivante:
CWH27AzO«! -f 4HC
Amygdaline. Eau.
= CtWOS + CUzH + (C12H1201Î)*
Hydrure Acide Glucose.
de benzoyle. cyanhydrique.
L'albumine produit aussi cette réaction, mais avec une extrême lenteur.
La synaptase est une substance blanche ou d'un blanc jaunâtre ; elle est amorphe et a, comme aspect extérieur, celui de la gomme ; elle est soluble dans l'eau et se coagule lorsque l'on porte sa solution à une, température de + 60°. Lorsque l'on fait bouillir une dissolution de synaptase, on voit se former uu précipité blanc et grenu qui, par le refroidissement, se dissout tout entier dans la liqueur surnageante. La partie coagulée renferme qne quantité considérable de substances minérales constituées par des phosphates magnésiens ou par des phosphates calcaires ; on y trouve jusqu'à 59,11 pour 100 de ces sels, rfi on filtre la liqueur bouillante, on ne trouve dans celle-ci que les produits de la décomposition de la synaptase ; k proprement parler, l'émulsine ne se coagulerait dotu; pas par la chaleur, mais serait complètement décomposée. Nous devons ces expériences à M. Bull.
La synaptase possède une odeur assez faible, plutôt désagréable qu'agréable. Sa saveur est nulle. Elle présente quelques ana-
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logies avec l'albumine ; ainsi elle serait, suivant certains auteurs, précipitée de ses dissolutions par l'alcool; mais ce qui pourrait servir a la distinguer de cette substance, c'est la propriété dont elle jouit de se redissoudre dans l'eau après sa précipitation par l'alcool. Suivant quelques chimistes, ce n est pas à cette substance qu'appartiendrait lu propriété d'être précipitée par l'alcool, mais bien aux phosphates qu'elle contient en asseg grande quantité, comme nous l'avons dit précédemment. Dans la préparation de la synaptase, on ne peut arriver à la débarrasser de ces sels qui y sont dissous, grâce à l'état acide de cette substance. En effet, cette dernière rougit presque toujours le papier bleu de tournesol.
La synaptase est égalemement précipitée de ses dissolutions par le tannin, les eaux de chaux, de baryte, de strontiane- Les acides na la précipitent vpoint. L'acide chlorhydrique, en agissant sur la synaptase, forme une dissolution transparente. Ces dernières propriétés la distinguent aussi de l'albumine. La dissolution d'iode colore la solution de synaptase en rose très-foncé, sans cependant produire de précipité.
L'acétate de plomb précipite entièrement la synaptase de ses dissolutions. Eu effet, si l'on vient à filtrer les liqueurs, le liquide qui traverse le filtre n'opère plus la transformation d'amygdaline en essence d'amandes amères ; tandis que la production d'hydrure de benzoyle a parfaitement lieu quand on met en contact l'amygdaline et le précipité plombique. Cette dernière remarque est fort importante, car certains auteurs prétendent que la synaptase n est point précipitée par l'acétate de plomb et, dans la préparation de cette substance, conseillent de précipiter les matières gommeuses des amandes par ce même réactif, l'acétate de plomb.
Si on laisse en repos une dissolution claire d'émulsine, elle se trouble en fort peu de temps et laisse dégager une odeur fétide ; il se précipite une matière blanche floconneuse. La synaptase coagulée par l'alcool cesse d'agir sur l'amygdaline. Le même phénomène se produit quand, dans ses dissolutions, elle a été coagulée; mais chauffée à l'état sec, â -f- 100°, elle conserve encore cette propriété. Dans les produite de la décomposition de la synaptase, on a rencontré de l'acide lactique.
En 1833, MM. Robiquet et Boutron-Charlard ont fait l'analyse de la synaptase. Le résultat de leurs recherches les a conduits à établir comme suit la formule de ce corps:
C20HîSAz*O3*.
MM. Thomson, Richardson et, d'autre part, M. Bull ont fait également t'analyse de cette substance. Voici les résultats de ces diverses analyses avec les chiffres extrêmes qu'elles ont données dans les expériences multiples fuites par les chimistes que nous venons de citer :
Thomson et Richardson.
Carbone 48, 78 48,40
Hydrogène . . . 7,79 7,68
Azote 15,81 1S,G4
Soufre ' ' ' •
Oxygène 24,62 25,28
Bull.
Carbone 43,59 43,74
Hydrogène 6,96 7,33
Azote 11,64 U.40
Soufre 1,25 j ,. „
Oxygène 36,56 ( ___
Comme on le voit, MM. Thomson et Richardson n'ont point trouvé de soufre, tandis que M. Bull, dans les résultats de son analyse, en note une certaine quantité. Ce dernier chimiste a toujours obtenu des cendres par la calcination de la synaptase ; les proportions de matières minérales ont varié da 22 à 35,8 pour 100. Dans les différentes an a-, lyses, on n'en a point tenu compte,
MM. Thomson et Richardson ont obtenu de la synaptase un acide particulier, auquel ils ont donné le nom d'acide émulsique. Ils l'obtiennent en faisant bouillir la synaptase avec de la baryte caustique ; pendant la réaction, il se dégage de 1 ammoniaque, ce qui arrive toutes les fois que l'on, traite la synaptase par un alcalin.
Un fait remarquable est le suivant: le suc gastrique modifie la synaptase et l'empêcha d'agir sur l'amygdaline. Nous devons la connaissance de ce fait à M. Bernard, qui a fait l'expérience de la manière suivante : il prend deux jeunes chiens à jeun, fait la section des nerfs pneumo-gastriques à l'un d'eux, administre k ces.deux animaux une quantité égale de synaptase ; une demi-heure après l'ingestion de ce ferment, il leur fait avaler une égale quantité d'amygdaline. Il remarque le fait suivant : l'animal chez lequel il avait fait la section des pneumo-gastriques a tous les symptômes de l'empoisonnement par l'acide prussique et meurt au bout de peu de temps, tandis que l'autre ne se ressent de rien, n'éprouve rien des accidents indiqués. Pour obtenir la synaptase, on se procure un tourteau d'amandes douces parfaitement privées de leur huile grasse, on le délaye dans
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huit fois son poids d'eau froide, on soumetle mélange à la presse ; le liquide qui en découle est abandonné au repos à une température de + 20° ou + 25°. Au bout de vingtquatre heures, on remarque que la liqueur s'est séparée en deux couches ; la couche supérieure a l'aspect de la crème, et est constituée par de la caséine; la couche inférieure est aqueuse et transparente ; elle renferme la synaptase ; à l'aide d'une pipette, on enlève la couche inférieure ; on la laisse de nouveau vingt-quatre heures en repos ; on sépare la nouvelle couche de caséine qui s'e.-it formée à la partie supérieure ; on renouvelle ainsi celte opération jusqu'à ce que l'acide acétique ne donne plus de précipité dans lu liqueur aqueuse, ce qui indique l'absence de caséine ; on traite alors cette liqueur par de l'alcool, qui précipite la synaptase sous forme de flocons blanchâtres ; on laisse déposer, on décante, on lave à l'alcool absolu à différentes reprises ; on fiiit dessécher dans le vide sur du chlorure de calcium ou de l'acide sulfurique monohydraté; on obtient ainsi une substance jaunâtre amorphe, ayant l'apparence de la gomme: c'est la synaptase. Malgré tous les soins que Ion prendra dans sa préparation, malgré les purifications qu'on lui f fera subir, on n'obtiendra jamais cette sub- t siance d'un blanc parfait ; la beauté du produit sera en raison inverse de la quantité ! que l'on aura préparée.
SYNAPTE s. m. (si-ua-pte — du gr.sunaptês, joim). Entoin. Genre d'insectes coléoptères pentaméres, de la famille des sternoxes, tribu des élatérides, dont l'espèce type habite l'Europe.
— Echin. Genre d'échinodermes, du groupe des holothurides, comprenant une' douzaine d'espèces, presque toutes des mers tropicales, et dont une seule vit sur les côtes de la Manche : Les synaptes ont leur surface couverte de petites pointes ou de crochets calcaires recourbés en hameçon. (Dujardin.)
SYNARCH1E s. f. (si-nar-chî ~ du préf.
syn, et du gr. arcltia, comimindement). Gouvernement simultané de plusieurs princes administrant les diverses parties d'un Etat.
SYNARCHIQUË adj. (si-nar-chi-ke — rad.
synarckie). Qui a les caractères de la synarchie: Goti vemement synarchique.
SYNAFGIS s. m. (si-nar-jiss — du préf.
syn, et du gr. argos, brillant). Entom. Genre d'insectes lépidoptères diurnes, de la tribu des papilionides.
SYNARMOSTE s. m. (si-nar-mo-ste — du préf. syn, et du gr. armos, jointure). Kntom. Genre d'insectes coléoptères pentaméres, de la famille des carabiques, tribu des scarabées arénicoles, comprenant deux espèces, originaires de l'Ile de Madagascar.
SYNARTHRE s. m. (si-nar-tre — du préf.
Syit, et du gr. arthron , articulation). Bot. Genre de plantes, delà famille des composées.
SYNARTHROÏDAL, ALE adj. (si-nar-tro-idal, a-le — rad. syuurthrose). Anat. Qui a rapport, qui appartient à la synarlhrose : Articulation synarthroïdalk.
SYNARTHRON s. m. (si-nar-tron — du prêt', syn, et du gr. arthron, articulation). Bot. Genre de plantes, de la famille des composées, tribu des sènécionées, formé aux dépens des séneçons, et comprenant plusieurs espèces, qui croissent aux lies Maurice et de la Réunion.
SYNARTHROSE s. f. (si-nar-tro-ze — du préf. syn, et du gr. arthron, articulation). Anat. Nom générique de toutes les articulations qui se font par continuité des surfaces osseuses et sans mobilité possible à l'état normal.
— Encycl. Les synarthroses se présentent sous trois aspects différents, d'après lesquels on leur donne le nom de sutures, harmonies et gomphoses. Les sutures sont tantôt dentées, ainsi qu'on peut le voir le long de la suture sagittale des pariétaux, et tantôt éeailleuses, comme le bord supérieur du temporal. On dit qu'il y a synart/trose pur harmonie lorsque les surfaces au contact l'une de l'autre sont rugueuses et simplement juxtaposées. C'est ce qui existe, pur exemple, entre le sphénoïde et l'apophyse basilaire de l'occipital. On nomme gomphose l'implantation des dents dans les alvéoles des maxillaires. On donne eutin le nom de synarlhrose pur schindylèse à l'articulation du vomer avec les palatins.
SYNASPISME s. m. (si-na-spi-sme — gr.
synaspismos ; de sun, avec, et de aspis, bouclier). Antiq. gr. Ordre serré de la phalange, dans lequel les boucliers formaient une sorte de rempart.
— Bot. Genre d'arbrisseaux, de la famille des euphorbiacées, tribu des crotonées, formé aux dépens des crozophores, et dont l'espèce type croît à la Nouvelle-Calédonie.
SYNASSE s. f. (si-na-so — du préf. Syn, et du gr. asson, proche). Bot. Genre de plantes, do la famille des orchidées, tribu des néottiées, dont l'espèce type, peu connue, croît au Pérou.
SYNATHROÏSME s. m. (si-na-tro-i-sme — gr. sunaihroismos ; de sun, avec, et de athroiiem, accumuler). Littér. Kigure par laquelle ou accumule dans une phrase plusieurs termes dont la signification est corrélative,
SYNA
comme plusieurs adjectifs, plusieurs verbes ou plusieurs propositions complémentaires.
SYN AU LIE s. f. (si-nô-11 — gr. sunaulia ; de sun, iivec, et de aulé, flûte). Hist. anc. Concert de plusieurs joueurs de flûte qui se répondaient alternativement.
SYNAXAIRE s. m. (si-na-ksè-re — rad.
synaxe). Recueil abrégé de la vie des saints.
SYNAXE s. f. (si-na-kse — gr. sunaxis, assemblée ; de sunagà, je réunis, qui est composé de sun, avec, et de agô, je conduis, je mène), Hist, relig. Assemblée des premiers chrétiens. Il Nom donné anciennement à la cène ou communion chez les grecs.
— Encycl. Le mot synaxe étant radicalement synonyme de synagogue a exactement le même sens; les chrétiens l'adoptèrent afin de différencier, même par le langage, leurs* assemblées de celles des juifs. Les premières sectes chrétiennes, celle des ébionites, par exemple, qui suivaient exactement la loi mosaïque comme Jésus l'avait fait lui-même, n'employaient pas ce terme et appelaient leurs assemblées des synagogues. Plus tard, le nom de synaxe fut même quelquefois donné à la synagogue juive par des auteurs chrétiens et modernes. Ainsi, pour ne parler que d'un seul, nous citerons l'archevêque bulgare Théophyluete, qui vivait, selon toute probabilité, au X." siècle^ Ce prélat, dans son commentaire du 22e chapitre de saint Matthieu, reproche aux Juifs d'avoir en recours, pour la garde du tombeau de Jésus, à l'étranger Pilate plutôt qu'à la synaxe.
Parmi les Pères qui emploient le mot synaxe pour assemblée, Cyrille de Jérusalem se présente en première ligne. Dans sn l^e catéchèse, il parle des synaxes qui avaient lieu le jour de l'Ascension, comme ies^dimanches, et fixe dans quel ordre les leçons doivent y être lues. Ordinairement, les assemblées où les catéchèses étaient prononcées n'étaient point appelées synaxes ; ce nom était réservé aux réunions tiu dimanche et des jours de fête, où l'instruction était précédée et Suivie de la psalmodie. Cette distinction se trouve exprimée d'une manière plus ou moins claire dans plusieurs passages de saint Cyrille, qu'a rapprochés Touttée dans sa savante préface mise en tête de l'édition des ceuvres de saint Cyrille (édit. Venet., 1763). Ailleurs, saint Cyrille presse les chrétiens de fréquenter les synaxes après leur baptême aussi bien qu'auparavant : ■ Assiste avec zèle aux synaxes, non-seulement aujourd'hui que les clercs l'exigent de toi, mais aussi après la grâce (du baptême) reçue. En efiet, si, avant que tu l'eusses reçue, cette assiduité était bonne et louable, est-ce donc qu'elle cesserait de l'être parce que la grâce t a été donnée ? Si, avant d'être planté, tu avais besoin d'être arrosé et cultivé, cela ne t'est-il pas plus nécessaire encore après ta plantation ? » Dans la 4e catéchèse, le même Père recommande pour les synaxes la pureté du corps et la propreté des vêtements.
Tous les Pères grecs emploient la même expression quand ils parlent des assemblées des fidèles ; et d'abord saint Chrysostome : « Pourquoi, dit-il, m'épuisé-je en efforts et en paroles si vous devez toujours être semblables à vous-mêmes, si les synaxes n'opèrent rien de bon en vous? Mais, disent-ils, nous prions. A quoi servent leurs prières si elles ne sont pas accompagnées des œuvres? » 11 insiste sur cette pensée dans une autre homélie : « 11 ne fallait pas que, à peine sortis de la synaxe, vous entreprissiez des œuvres indignes de la synaxe; mais, aussitôt rentrés dans vos maisons, vous deviez prendre en main le Livre (Bi6\o«), appelervos femmes et vos enfants à la communion de ce que vous aviez entendu, et ensuite vous livrer aux affaires de la vie présente. »
Les Pères de l'Eglise emploient aussi le mot synaxe dans le sens de célébration des mystères. Le terme n'est que légèrement détourné de son sens radical; au lieu de désigner la,réunion d'un certain nombre de personnes, il exprime ce qui sa fait dans cette réunion. D'après le commentaire de Paehymère, cette acception du mot synaxe serai t même la plus ancienne : ■ Par synaxe, dit ce paraphraste, il faut entendre, non la congrégation du peuple, comme plusieurs l'interprètent aujourd'hui, mats la conjonction avec Dieu, c'est-à-dire la communion. » Vers le vo siècle, on rencontre aussi le mot synaxe dans les règles monastiques, où il est synonyme de collecte, employé précédemment pour désigner les assemblées ecclésiastiques. Cassien appelle 'synaxe l'assemblée des moines réunis pour la prière et la psalmodie ; dans ce cas, le vocable conserve encore sa signification radicale. Plus tard, il la perdit ; et ce qu'il y a de curieux, c'est qu'alors on lui chercha une étymologie nouvelle. Les moines désignèrent par synaxe l'office ecclésiastique (Du Cajige, Ad voc. Synaxis). La glose dit : Synaxe, chant des heures, ou cet'.e heure où le soleil descend de son axe, comme si l'on disait Sans axe, et dicitur'giiasi sine axe. Ou lit dans la règle de saint Benoît : ■ La synaxe du soir se termine par quatre psaumes avec antiennes. ■ Celle de Colomban porte : i Sur la synaxe, c'est-à-dire sur le cours des psaumes, plusieurs choses sont & distinguer... » La règle de saint Donat dit : » Que celui-là fusse pénitence qui a oublié l'humiliation dans la synaxe, » c'est-à-dire à
SYNC
l'office. On trouve ailleurs la distinction entre la synaxe matinale et la synaxe vespertinale (Mabillon, Liturg. gallican., p, 109).
SYNBATHOCRINE s. m. (sain-ba-to-krine — du préf. syn, et du gr. bathos, profondeur; krinon, lis). Echin. Genre d'échinodermes, du groupe des crinoïdes, dont l'espèce type est un fossile d'Angleterre.
SYNBRANCHE s. m. (sain-bran-che — du préf. syn , et du gr. bragehia , branchies). Ichthyol. Genre de poissons malacoptèrygiens, delà famille des anguilliformes, formé aux dépens des murènes, et comprenant plusieurs espèces, qui habitent les mers des pays chauds.
SYNCALYPTE s. m. (sain-ka-li-pte — du préf. syn, et du gr. kaluptâ, je couvre). Entom. Genre d'insectes coléoptères pentaméres, rie la famille des clavicornes, tribu dos byrrhiens, dont l'espèce type habite l'Angleterre et l'Europe centrale.
SYNCARPB s. m. (sain-kar-pe — du préf.
syn, et du gr. karpos, fruit). Bot. Fruit composé de plusieurs ulricules réunis et à demi soudés en une m;isse unique, comme dans le mûrier : On distingue le syncarpk en capsutaire et charnu. (P. llœfer.)
BYNCARPÉ, ÉE adj. {sain-kar-pé — du préf. syn, et du gr. karpos, fruit). Bot. Se dit des fruits composés de plusieurs carpelles soudés ensemble, comme dans la pomme, l'orange, etc.
SYNCARPHE s. m. (sain-kar-fe — du préf. syn, et du gr. karphos, paillette). Bot. Section des hélichryses, genre de composées.
SYNCARPIE s. f. (sain-kar-pl — du préf. syn, et du gr. karpos, fruit). Bot. Soudure accidentelle de deux fruits, il Genre d'arbres, da la famille des myrtucées, tribu des chamélauciées, dont l'espèce type croit en Australie.
&YNCATÉGORÉMATIQUE adj. ( sain-katé-go-ré-ma-ti-ke — du préf. syn, et de catégorème). Logiq. Qui appartient aux syncatégorèines.
SYNCATÉGORÈME s. m. (sain-ka-le-gorè-me — du préf. syn, elàecatègorème). Logiq. Accessoire d'un catégorème,
SYNCELLE s. m. (sain-sè-le — bas grec sugkellos; du gr. sun, avec, et du lat. cella, cellule). Sorte d'officier qui était placé auprès des grands dignitaires de l'Eglise grecque. Il Syncelle pontifical, Titre donné aux prélats par les empereurs d'Orient.
— Encycl. Hist. relig. Cette dignité ecclésiastique, abolie en Occident, maiî qui subsiste encore dans l'Eglise grecque, nous reporte aux premiers siècles du christianisme. Les évêques, pour prévenir tout soupçon désavantageux touchant leur conduite , prenaient souvent avec eux un ecclésiastique qui les accompagnait en tout lieu, qui était témoin de toutes leurs actions, qui couchait duns la même chambre; c'est pour cette raison qu'il était appelé le syncelle de l'évêque. Dans l'Eglise romaine, ou ne tarda pas a se lasser de ce surveillant incommode; il en fut tout autrement dans l'Eglise grecque, sans doute parce que les fonctions de syncelle changèrent en acquérant de l'importance. Le patriarche de Constantinople en avait plusieurs, et le premier de tous était nommé protosyncelle. La confiance que le patriarche avait en eux, la part qu'il leur donnait dans le gouvernement, le crédit qu'ils acquirent à la cour rendirent bientôt la place de protosynceile très-considérable; c'était un titre pour parvenir au patriarcat, de même qu'à Rome la dignité d'archidiacre. Par cette raison, on a vu quelquefois des fils et des frères des empereurs occuper cette place ; surtout depuis le ix* siècle, les évêques mêmes et les métropolitains se firent un honneur d'en être revêtus. Parmi les personnages qui portèrent le titre de syncelle, se trouvent Démétrius Syncelle, métropolitain de Cyzique; Elias Syncelle, auteur d'hymnes à la Vierge; Etienne Synclle, métropolitain de Nicomèdie ; Michel de Jérusalem et Michel de Constantinople, tous les deux syncelles; enfin George Syncelle, que souvent l'on nomme simplement le Syncelle. Ce dernier, qui fut syncelle du patriarche Tarasius, mort en 806, a laissé une Chronographie ou Chronique, depuis la créalion du inonde jusqu'à Dioctétien.
Peu à peu, les protosyncelles se regardèrent comme les premiers personnages après les patriarches ; ils se crurent supérieurs aux évêques et aux métropolitains et se placèrent au-dessus d'eux dans les cérémonies ecclésiastiques. Leurs prérogatives sont encore aujourd'hui très-grandes; dans le synode tenu à Constantinople contre le patriaiehe Cyrille Lucar, qui voulait répandre dans l'Eglise le calvinisme, le protosyncelle paraît comme revêtu de la seconde dignité de l'Eglise de Constantinople,
SYNCELLE (Georges le), "chroniqueur byzantin. V. GliORGES LE SYKCELLli.
SYNCéPHALANTE s. m. (sain-sé-fa-lan-te — du préf. syn, et du gr. kephalê, tète, anthos, fleur). Bot. Genre de plantes, de la famille des composées, dont l'espèce type croît au Mexique.
SYNCÉPHALE s. m. (sain-sé-fa-le — du préf, syn, et du gr. kephalê, tête). Bot. Genre de sous-arbrisseaux, de la famille des coin-
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posées, tribu des sènécionées, dont l'espèce type croit à Madagascar.
SYNCHÈTE s. f. (sain-kè-te — du préf. syn, et du gr. chaitê, fil). Infus. Genre d'infusoires systolides ou rotateurs, de la famille des hydatinéos, comprenant quatre espèces, qui habitent les eaux douces ou marines : Les synchétks sont peu différentes des hydatines, (Dujardin.)
SYNCHISIS s. f. (sain-ki-ziss — du gr. sugcheô, je trouble). Pathol. V. SYNCHYSis.
SYNCHITE s. f. (sain-ki-te — du préf. syn, et du gr. chitdn, tunique ). Entom. Genre d'insectes coléoptères tétramères, de la famille des xylophages, tribu des colydiens, type du groupe des synchitiniens, comprenant deux espèces, qui habitent l'Europe.
SYNCH1TIN, INE adj. (sain-kituin, i-ne).