MINISTERES
Justice
Affaires étrangères . . .
Guerre
Marine . . .
Finances
Intérieur
Agriculture et travaux.
Instruction, cultes. . . .
francs.
ANOLETERRE.
liv. sterling.
franc*.
réaux.
— Théol. On a donné, dans le langage théologique, le nom de synoptiques aux Evangiles de saint Matthieu, de saint Marc, de saint Lue, par opposition à l'Evangile de saint Jean, qui l'orme une œuvre k part, parce que ces trois Evangiles présentent une certaine concordance dans les faits et dans le texte même. Il se trouve, dans les Evangiles de saint Matthieu, saint Marc et saintLuc, quarante-deux passages entièrement ou k peu près identiques, dont Schœll a formé un tableau dans son Èistoire abrégée de la littérature grecque sacrée et profane. Cette harmonie des trois écrivains, qui se servent souvent des mêmes paroles ou présentent dans la suite des idées une analogie complète, ne saurait provenir de ce qu'ils raconient des faits dont ils auraient été les témoins ou qu'ils connaissaient par la tradition. Ces ressemblances ne proviennent pas non plus de ce qu'ils se seraient mutuellement copiés; car, dans ce cas, ils ne présenteraient pas les contradictions manifestes qui existent entre eux et ils auraient au moins gardé la même suite chronologique des événements. On en a conclu que ies trois évaiigélisles ont puisé ii une source commune a laquelle on a donné le nom d'Evangile primitif. On croit aussi que leurs rédacteurs se servirent d'une même traduction grecque de cet Evangile primitif et de suppléments différents en langue chaldéeime, qui renfermaient des additions et des augmentations. Ces hypothèses expliquent assez bien le caractère de similitude qui a valu aux Evangiles dont il s'agit lu dénomination de synoptiques; elles expliquent aussi les différences qui s'y trouvent. V. évaNGIlk.
SYNOPTOMATOLOGIE s. f. (si-no-ptoma-to-lo-jî — du préf, syn, et du gr. optomai, ja vois; togos, discours). Partie de lu médecine qui expose les effets ou les accidents des maladies. Il Peu usité.
SYNOQUE adj. (sino-ke — du préf. syn, et du gr. eehein, tenir). Pathol. Se dit d'une lièvre continue particulière : Fièvre synoque.
— s. f. Fièvre synoque : La synoquk simple ne dure guère que quatre jours ; la syno- Q.OB putride va jusqu'à quatorze. (Acad.)
— Encycl. On donne le nom de synoque à une lièvre continue qui ne se lie h aucune phlegmasie appréciable, qui, sauf sa durée, ressemble beaucoup a la lièvre éphémère, se termine à. peu près sans convalescence vers la lin du premier septénaire et rarement se prolonge jusqu'au neuvième ou dixième jour (Grisolle). M. le professeur Bouillaud a prétendu que la synoque était une lièvre sym-
ptomatique de l'inflammation du cœur et des gros vaisseaux ; mais son opinion n'a pas été adoptée, et presque tous les médecins s'accordent à dire que cette maladie ne s'accompagne d'aucuno lésion appréciable des organes.
La synoque apparaît le plus souvent tout k coup au milieu de la santé ; quelquefois, cependant, elle est précédée pendant un ou Îilusieurs jours par des maux de tête, du maaise général et de l'inappétence. Ses symptômes sont ceux d'une fièvre dans laquelle le pouls bat de 90 à 110 pulsations k la minute (v. fièvre). Elle s'exaspère un peu la nuit, comme la plupart des maladies aiguës. Au bout de quatre, cinq ou six jours, elle se termine en général par des sueurs ou des selles copieuses, ou encore par l'excrétion d'urines sédimenteuses. Elle peut aussi se terminer sans qu'on observe aucun phénomène critique. C'est une maladie toujours bénigne.
Elle attaque de préférence les jeunes gens sanguins et vigoureux aux approches du printemps, et souvent à la suite d'excès de table ou de fatigue. A moins de cas particuliers, elle cède au repos, à la diète et à l'usage des tisanes rafraîchissantes acidulés, comme la limonade citrique ou tarlrique.
SYNORHIZE adj, (si-no-ri-ze — du préf.
syn, et du gr. rhiza, racine). Bot. Qui a la radicule soudée avec l'albumen.
— s. m. pi. Classe de végétaux dicotylédones, caractérisée surtout par la soudure de la radicule avec l'albumen, et correspondant au groupe des gymnospermes, qui se réduit aux familles des conifères et des cycadées.
SYNOSTÉOGRAPHIE s. f. (si-no-sté-o-grafi — ila préf. syn, et de ostéoyraphie). Anat. Description des articulations des os,
SYNOSTÉOGBAFHIQUE adj. {si-no-sté-ogni-fi-ka — rad. sy nos teoy rapide). Anat. Qui a rupport à la syuostéu^raptiie.
SYNOSTÉOLOG1B s. f. (si-no-sté-o-lo-jl — du pref. syn, et de ostéologie). Anat. Traité des articulations et des moyens d'union des os.
SYNOSTÉOLOGIQUE adj. (si-no-sté-o-loji-lse — rad. syiwstéuloyie). Anat. Qui a rapport à la synustéolugie.
SYNOSTÉOTOMIE s. f. (si-no-sté-o-to-ml — du pief. syn, et de ostéotomie). Anat. Préparation atiatoiuique des articulations.
SYN03TÉÛTOMIQUE adj. (si-uO-sté-O-tOmi-ke — rad. syiwstéotomie). Auat. Qui a 'rapport k la synostéotomie.
SYNS
SYNOSTOSE s. f. (si-no-stô-ze — du préf. syn, et dp gr. osteon, os). Anat. Jonction des os . par Uv e soudure ! La synostosb crânienne.
SYNOTE adj. (si-no-te — du préf. syn, et du gr, oas, oreille). Tératol. Se dit d'un monstre dont la tête, incomplètement double, offre une face commune et, du côté opposé, deux oreilles contiguQs ou confondues.en une seule oreille médiane.
— s. m. Monstre synote.
— Mamm. Genre de mammifères chéiroptères.
SYNOTIE s. f. (si-no-tî — rad. synote). Tératol. Conformation des synotes.
— Bot. Division des glaïeuls, genre d'iridées.
SYNOTIEN, IENNE adj. (si-no-ti-ain, i-ène — rad. synotie). Tératol. Se dit des monstres par synotie.
SYNOTIQUE adj. (si-no-ti-ke — rad. synotie). Tératol. Qui a rapport k la synotie.
SYNOUM s. m. (si-no-omm). Bot. Syn. de
SYNOON.
SYNOVIAL, ALE adj. (si-no-vi-al, a-le — rad. syiiovie). Méd. Qui a rapport k la synovie : Capsules, glandes synoviales. Sacs synoviaux.
— Encycl. Capsules synoniales. Eilea se présentent sous la forme d'une membrane mince, transparente, étendue sur les surfaces articulaires et aux endroits où glissent beaucoup de tendons. Elles enveloppent les articulations à la manière d'un bonnet qui couvre la tête sans la contenir dans sa propre cavité; c'est-à-dire qu'elles sont adhérentes par leur face externe aux surfaces diarthrodiales, tandis qu'elles se répondent k ellesmêmes par leur face interne. Elles présentent donc une grande analogie avec les membranes séreuses, et la synovie qu'elles sécrètent est destinée à adoucir les frottements articulaires. Leur constitution anatomique est très-simple ; elles sont formées d'une trame celluleuse, peu vasculaire, pourvue de quelques fibres élastiques et tapissée k l'intérieur d'une couche d'épithélium pavimenteux. Les synoviales tendineuses et celles qui portent le nom de bourses muqueuses ont la même structure. Ces dernières sont interposées normalement entre la peau et certaines parties osseuses saillantes (comme le trochanter, la rotule et l'olécrane), sujettes à des frottements réitérés. Elles se développent aussi accidentellement, et dans des régions très-différentes, chez les ouvriers dont le travail entraîne des pressions fréquemment renouvelées contre certaines parties du corps.
— Glandes synoviales. On donne quelquefois, mais à tort, ce nom k des pelotons roiigeâlres intra-articulaires, que Havers regardait comme les organes sécréteurs de la synovie. Ces prétendues glandes ne sont en réalité que des lobules de tissu adipeux riche en capillaires, soulevant la capsule synoviale.
SYNOVIE s. f. (si-no-v? — du préf. syn, et du gr. dan, œuf. La synovie a été ainsi ap-
f)Olée par Paraceine par comparaison avec e blanc d'œuf). Anat. Humeur spéciale sécrétée par des membranes qui tapissent les articulations mobiles, et servant k faciliter le jeu de celles-ci.
— Encycl. Anat. et physiol, La synovie est une humeur bianche, plus consistante que la sérosité, filante, visqueuse, sécrétée par les membranes et capsules synoviales. Elle est tantôt citrine, tantôt incolore. Elle tient en suspension quelques cellules épithéliales et renferme une matière organique particulière distincte de l'albumine. Elle joue, dans les phénomènes de flexion et d'extension des membres les uns sur les autres, le rôle des graisses et des huiles que nous employons pour favoriser le glissement des diverses pièces de nos machines. Elle maintient en même temps le poli des surfuees articulaires. Les analyses les plus récentes ont démontré que 100 parties de synovie contiennent 93 parties d'eau. Elle contient, en outre, de la synovine, une matière filandreuse considérée Comme de la fibrine par les uns et comme une espèce de mucosiue par les autres, du chlorure de sodium, du phosphate de chaux, des carbonates ou lactates alcalins et des traces de diverses matières grasses et extractives. Chez le bosuf, la synovie présente une composition très-variable, selon que l'animal est reste longtemps à l'état de repos ou qu'il a marché. Dans certains cas, les membranes synoviales sécrètent, avec la synovie, de la fibrine ; dans d'autres, elles donnent naissance à des kystes qui se remplissent de synovie, qui constitue alors une gelée hyaline, tenace, trés-lilauto, parfois colorée eu rose.
SYNOVINE s. f. (si-no-vi-ne — rad. synovie). Chim. Substance particulière extraite de la synovie.
SYNOVITE s. f. (si-no-vi-te — rad. synovie). Pathol. Inflammation des membranes synoviales.
SYNPHYLLIE s. f. (sain-fil-lî — du préf. syn, et du gr. phullon, feuille). Bot. Syn. de curanga, genre de personnées.
SYNSOMATIQUE adj. (sain-so-ma-ti-ke — du préf. syn, et du gr. sùma, corps). Hist.
SYNT
nat. Qui fait partie de la même classe de corps.
SYNSPORÉ, ÉE adj. (sain-spo-iê). Bot.
Syn. de syspork.
SYNSTIGMATIQUË adj. (sain-sti-gma-ti-ke — du préf. syn, et de stigmate). Bot. Se dit du pollen, lorsqu'il forme une niasse terminée inférieurement par un fil ayant k son extrémité un corpuscule qui adhère au stigmate.
SYNSTYLÉ, EB adj. (sain-sti-lé —du préf. syn, et de style). Bot. Dont les styles sont soudés en une sorte de colonne.
SYNTACTIQUE adj. (sain-ta-kti-ke — du préf. syn, et du gr. tassd, je range), Linguist. Se dit de certaines langues américaines.