‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 863 sur 1059 · TABARIN · texte numérisé non relu

TABARIN

TABURNUS, montagne de l'Italie ancienne, dans le pays des Samnites, sur les frontières de la Campanie, auprès de Caudium , lieu où une armée romaine fut obligée de passer sous le joug avec les consuls qui la commandaient.

TABUBON s. m. (ta-bu-ron). Ichthyol. Nom vulgaire du squale-marteau.

TABDRUHYNA, rivière du Brésil (Mato- Grosso), comarca d'Arinos. Elle descend du versant septentrional de Campos - Parexis, coule au N.-N.-O. et se joint an Juruena par la droite, après un cours de 105 kilom.

TAC s. m. (tak — Scheler croit que ce mot est analogue à l'expression clou, qui représente le latin clavus, d'où aussi la maladie dite claoeau ou clavelée. Il rattache le mot tac à la même famille que le gaélique tac, cornique tach, clou, anglais tack, pointe, crochet, toutes formes qui appartiennent sans doute à la même racine que le gothique tahian, anglo-saxon iaecan, hollandais taeken, anglais to la/ce, allemand taeken, prendre, saisir, savoir la racine sanscrite daç, inordre, d'où aussi le grec daknô, même sens, ou peutêtre aussi la racine sanscrite lag, tig, assaillir, atteindre, à laquelle Eiclihoff rattache le grec thigd, ihinganâ, et le lithuanien tyuku, russe tykaiu, même signification). Epidémie

TACA

qui régna a Paris en 1441, et qu'on appelait

aussi HORION.

— Art vétér. Maladie contagieuse de la peau, qui attaque les moutons, les chiens et les chevaux.

— Erpét. Nom vulgaire de la salamandre aquatique.

TACAMAHACA s. m. (ta-ka-ma-a-ka). Bot.

Un des noms du peuplier buumier et de tu résine qu'on en retire.

— Pharm. Nom vulgaire de quelques gommes-résines, produites par des végétaux de groupes très-divers, il On dit aussi tacamaque. Il Adjectivem. : On avait cru que ta résine tacamaqvjb pouvait provenir du genre fagarier. (Th. de Berneaud.)

— Encycl. Ce nom s'applique à un grand nombre de résines différentes.

— Tacamahaca jaune huileux. Cette résina était autrefois confondue par les Hollandais avec la résine animé. Elle se présente sous deux formes distinctes. La première est en larmes ou en morreaux irréguliers, variant en grosseur depuis celle d'une noisette jusqu'à celle de on>,055 & 0™,080 en tous sens. Ces morceaux sont un peu opaques, jaunes, recouverts d'une poussière blanchâtre; leur odeur est celle du cumin, leur saveur est ainère. La seconde ne diffère de la précédente que parce qu'elle parait avoir fait partie de bâtons cylindriques.

— Tacamaliaca huileux incolore. Vendu autrefois pour de lu résine élumi et de l'encens de Cayenne, il est en bâtons denii-eylindriqùes amincis aux extrémités, incolore. On l'attribue à l'icica k"ptaphylla, qui doit être l'icica Guianensis d'Aubiet, l'icica tacamahaca de Humboldt et Bouplund, arbres ou variétés d'arbres produisant, par incisions, le tacainaque jaune huileuse. Il est vrai cependant de dire qu'où a encore attribué cette dernière à l'icica decandra.

— Tacamahaca jaune terreux. On le vend aussi sous le nom commercial de résine animé. Il est en masses très-considérables, la plupart aplaties, ayant à l'extérieur l'aspect de morceaux de plâtre noirci. L'intérieur est jaune, de différentes nuances disposées par couches.

— Tacamahaca rougeâtre. C'est le tacamaque de Monardès. Il est eu larmes détachées, dont les plus petites ressemblent, par leur couleur jaune un peu rougeâtre, au tacamaque jaune huileux. Les grosses larmes sont irrégulières, grisâtres et farineuses à leur surface, brunâtres à l'intérieur, non transparentes, il ressemble à l'encens d'Afrique.

Ces deux dernières espèces sont aussi fournies par des icicas.

— Tacamahaca angélique en coque ou sublime. Suivant Pomet, il vient de Madagascar, du Brésil suivant Bergius. Il est renferme dans de petites gourdes coupées en deux et recouvertes ensuite de feuilles de palmier. Il est d'un gris blanchâtre à l'extérieur, d'un gris jaunâtre ou rougeâtre à l'intérieur; sa poudre est d'un gris jaunâtre. Son principal caractère réside dans son od-ur, que Guibourt compare à celte de l'angélique.

— Tacamahaca ordinaire ou Baume focot.

.Cette sorte est en mus-.es jaunâtres ou rougeâtres, formées par l'agglomération de pentes larmes molles et transparentes et mêlées des débris d'une écorce jaune, trèsmince. Cette résine est araère, inodore en masse et à odeur analogue à celle de la précédente quand elle est en poudre. Ces deux tacamahacas ne sont pas fournis par des icicaribas.

— Tacamahaca de l'île Bourbon, Baume vert ou Baume Marie. Ce dernier est produit par le catophyllum tacamahaca de Wild (gutufères). Il est sous la forme d'une masse molle, gluante, verte, à odeur analogue a celle du fenugrec.

L'emploi thérapeutique des tacamaquos est celui de la myrrhe, de l'encens, etc. Leur usage est aujourd'hui peu fréquent.

TACAMAQUE s. m. (ta-ka-ma-ke). Pharm.

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