‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 872 sur 1059 · TAGE · texte numérisé non relu

TAGE

trèe de la taie, au S.-E., se trouve la langue de terre de Dolgaïa-Koça, et, au N.-O., la langue de terre de Biels-Saraï.

TAGANTT, oasis du grand désert de Sahara, habitée par les Maures Dowiches. Il est difficile de bien définir sa position. Elle semble cependant se trouver à l'est de Bakel (village des bords de la Falémé, affluent du Sénégal), et les Maures disent qu'il y a sept journées de marche de Tagantt à Bakel.

Cette oasis renferme des puits d'eau douce, des arbres fruitiers, tels que le dattier, des pâturages pour les troupeaux et un sol propre à la culture du mil et du froment. Il y a dans le Tagantt des étangs et des marigots poissonneux. On y trouve de grands villages, et la plupart des cases sont construites en bois. Le Tagantt renferme une assez grande quantité d'autruches, des lions qui attaquent les camps des Maures pour s'emparer des troupeaux , des pintades et des antilopes, plus rares qu'au bas du fleuve, des girafes, dont les Dowiches mangent la viande avec délices. On présume qu'il existe des mines de sel gemme dans cette oasis. Les Dowiches les ont, paraît-il, exploitées autrefois; mais ils prétendent en avoir retiré un revenu tellement exagéré que l'on ne peut guère ajouter foi à leur assertion. Peu de voyageurs ont visité le Tagantt, et on est obligé de s'en rapporter à ce qu'en racontent les Maures eux-mêmes, avec cette exagération qui caractérise tous leurs récits.

TAGAPOLA, une des petites lies Philippines, à 45 kilom. O. de celle de Samar,

TAGARA, ville de l'Inde, dont les anciens historiens et géographes grecs citent fréquemment le nom. Elle fut connue d'eux vers le temps où Ptolémée Philadelphe envoya Dionysius dans l'Inde pour prendre des informations sur la contrée, ses produits et son commerce. Arrien, dans son Périple de la mer Erythrée, la cite comme une ville produisant surtout des étoffes. Elle était le centre du commerce du Decan et se trouvait située à environ dix journées de Plithana ou Pluthana, Le trafic s'effectuait par la voie de Barygaza ou Baroutch. La mention de Plithana sert à déterminer assez exactement le véritable emplacement de Tagara. car il est difficile de ne pas reconnaître dans cette première ville la cité actuelle de Pultanah, sur le Godavery. Or Tagara, suivant les témoignages des anciens géographes, était à dix journées à l'est de Pluthana. En cherchant dans cetle direction et a cette distance, on trouve aujourd'hui une ville appelée Deoghir, ville renommée pour sa pagode et actuellement nommée Doutel-Abad. Les données empruntées à Arrien sont corroborées par l'autorité de Ptolémée, qui écrilseulement Paithana pour Plithana. Il résulte des détails que nous a transmis Arrien que Tagara était, à l'arrivée des Grecs, c'est-à-dire il y a environ deux mille ans, la capitule d'un vaste district appelé Ariaca. Ce district comprenait la plus grande partie du territoire d'Aurang-Abad. Au commencement du 1er siècle, le siège du gouvernement fut transporté par le rajah Salbahan de Tagara à Pattan. On a même cru pouvoir retrouver le nom de ce prince dans les transcriptions grecques, fort inexactes assurément : Siripolemxus, Siropolentxus, etc. Dans le dialecte du Decan, le nom Salbahan devient Satibanam et Salivanam, ce qui aiderait à rendre compte des formes grecques.

TAGAROT s. m. (ta-ga-rô). Ornith. Un des noms du hobereau, appelé aussi tagekot.

TAGASCH (Ala-Eddyn), sultan du Kbarism. V. Takasch.

TAGASTË, ancienne ville de Numidie, à l'E., entre Hippo-llegius et Sica-Venerea; pairie de^saint Augustin. Aujourd'hui Souk- Harras, Son emplacement a été découvert en 18«.

TAGAUT (Jean), chirurgien français, né à Vimeux (Picardie), mort à Paris en 1546. Il fit ses études médicales à Paris, y prit le grade de docteur-régent (1524) et professa pendant longtemps la chirurgie à la Faculté, dont il fut durant quatre années consécutives le doyen. Tagaut se montra un ennemi déclaré des empiriques et des charlatans qui avaient recours à l'astrologie judiciaire. Il mit de nouveau en latin, en la paraphrasant, la Chirurgie de Guy de Chauliac et rajeunit ce bréviaire depuis si longtemps usuel. Il fut publié sous ce titre : Melaphrasis in Guidonem de Gauliaco (Paris, 1545, iu-8°). Cet ouvrage n'est pas le seul de Tagaut. Nous lui devons encore les suivants : Commenlariorum de purguntibus medicamentis simplicibus libri duo (Paris, 1537, in-4«) ; De chirurgica institutions libri quinque (Paris, 1543, infol.).

TAGB1LAHAN, ville de l'Ile de Bohol, archipel des Philippines; 7,000 hab.

TAGE s. m. (ta-je — gr. iagos; de tassa, je mets eu ordre). Antiq. gr. Sorte de dictateur thessalién.

TAGE, ancien Tagus, en espagnol Tajo, en portugais Tejo, fleuve de la péninsule Ibérique. 11 prend sa source en Espagne, dans une montagne trés-élevée de la sierra d'Albarracin, connue sous le nom de San-Felipe, sur la limite des provinces de Cuença, de Guadulaxara et de Teruel (Aragon et Cuença),

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