TA HO
rois macédoniens. Us donnèrent alors le nom de tagos h leurs magistrats ordinaires. C'est ainsi que les peuples en décadence aiment k se tromper eux-mêmes sur leur situation en décorant de noms pompeux, les faibles restes de leur pouvoir.
TAQUA s. m.(ta-gou-a). Bot. Nom indigène du phytéléphas des Andes.
TAGIUHY, rivière de Brésil (Rio- Janeiro) - Elle coule d'abord k l'E., puis au S., est navigable et se jette dans 1 Atlantique, visà-vis de l'Ile Maranibaya, après un cours peu •étendu.
TAGUAN s. m. (ta-gou-an). Mamm. Mammifère rongeur, du genre palatouche, qui vit daus l'Inde et aux Philippines : Les taguans femelles ont moins de poils blancs que les mâles. (V. de Bomarc.)
TAGDAB.AL-DO-NOP.TB, rivière du Brésil
(Mato-Grosso). Elle coule k l'E., forma de grandes sinuosités et se jette dans l'Uruguay, par l"o de latit. S., après un cours d'environ 320 k'.lom.
TAGU1N, rivière de l'Algérie. Elle prend sa .source duus'le Djebel-Amour, coule du S. au N. et se joint uu (Jliêlif. Sur ses bords, k 300 kilom. S. d'Alger, le-; Français battirent Abd-el-Kader le 16 mai 1843.
TAGULO, bourg et portde la Malaisie.dans l'île de Mindanao, sur la côte occidentale de la baie Illana.
TAGUZGALPA, district de l'Etat de Honduras, confédération de l'Amérique centrale, qui est limité k l'E. par le Xagua et s'étend jusqu'au Puntasma. Il est arrose par un grand nombre de cours d'eau, notamment par le Xagua, le Tinto, le Barbo, le Pantasina et le Poyais. Le sol, généralement plat, est couvert de savanes et de forêts.
TA1IAMURAT1I, roi de Perse, de la dynastie des Pisclidadiens, qui appartient beaucoup plus k la légende qu'a lhistoire. Il était surnommé DlT-bend (le lieur des dives et des magiciens), parce que, disait-on, il les enchaînait après les avoir domptés. Son plus redoutable adversaire, le géant Argenk, a ce que raconte la légende, étendait sa domination s-ur un« partie de la montagne de Caf (le Caucase). La capitale de cet empire était Ahermat), et Argenk recevait ses vassaux dans un palais tout étincelant d'or, de pierreries et. de peintures, où se trouvait une galerie ornée des portruits de toutes les créatures douées de raison qui avaient précédé le premier homme sur la terre. On appelle bialban la langue et l'écriture, inconnues aux enfants d'Adam, qui étaient celles des dives, des péris et des géants. Tahamurath, dans l'intervalle des luttes qu'il soutint contre ces rebelles, voulut rivaliser de magnificence avec le roi préadamite Gian-beii-Gian, l'industrieux értificateur de Al-Ehéram (la décrépite), une des pyramides d'Egypte. Il en construisit donc deux autres, Al-Hermani, qui sont les deux plus grandes de ces pyramides, près de l'emplacement où s'élevait Monf (Memphis), une des deux métropoles da Mizraïm (les deux Egyptes). Les quatre faces de Al-llertnani répondent aux quatre points cardinaux, et celle de ces faces où ie temps a laissé de plus profondes empreintes est exposée au maiisi, vent froid d'une ex- ,trême violence, qui souille de la Nubie, chasse les nuages, raréfie l'air e,f rend plus intense la chaleur naturelle des corps. (Masoudi, lo Livre de l'indication et de l'admonition.)
TA-HA1VG-CHAN, chaîne de montagnes de Chine. Elle se détache des monts Inchan, en Mongolie, pénètre dans la Chine propre, entre le département de Ta-tchoung, dans le Chan-si, et celui de Sina-hoa, daus leTchi-li, se dirige au S. et sépare ces deux provincea. Elle court jusque dans le N. du Ho-nan.
TAI1ANNÉH, ville de la moyenne Egypte (Atiieh), sur la rive droite du Nil et a 1 embouchure d'une vallée de la chaîne Arabique, au milieu des ruines d'une ville que l'on croit être l'ancienne Cynopolis, k 14 kilom. N. de Miniéh.
Ta-Hlo, ou la Grande étude, le premier des quatre livres classiques delà Chine. V. Confucius et Mencius.
TA-HO-C1JOU1, rivière de Chine (Kouangtoung), dans l'Ile de Haï naw. Elle sort du flanc méridional de l'Ou-tché-chan, coule d'abord au S.-E., puis à 1 E., passe k 1 kilom. au N. de Ling-ehoui-hian, puis au pied d'une montagne qui lui donne le nom de Polichoui, se divise bientôt en deux branches, qui forment l'Ile des Cotonniers, et va se jeter dans la baie de Choui-keou-kiang.
TAHOUÉ, marigot du Sénégal, à l'entrée duquel se trouve l'ancien poste militaire de Richard-Toit. Ce marigot communique avec le lac Panié-Foull. Il est navigable pour des bateaux plats en toute saison ; pendant les hautes eaux, il l'est même pour des navires calant 4 k 5 pieds. C'est par ce marigot que l'on communique avec le comptoir de Mérinah-Gen.
TAHOOBA, ville ruinée d'Algérie, province de Consuintine. o Elle présente ses ruines, dit M. A. Berbrugger, sur les pentes mamelonnées de la rive droite d'un ruisseau, lequel prend naissance k une fontaine qu'on trouve sur la route, à 4 kilom. de Tamatmat, et qui
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va se jeter dans la Medjerda, direction N. Le mamelon le plus rapproché de ce ruisseau offre des pentes rocheuses escarpées sur trois faces abordables seulement du côté opposé. Ce mamelon est couronné par un petit fort, dont les restes sont la partie la plus intéressante de ces ruines. >
TAIIOURAOUÀ, petite lie de la Polynésie, une des Sandwich, à environ 20 kilom. S.-O. de celle de Moom, par ïl° 4' de latit. N. et 1970 io' de longit. E.
TAHUREAU (Jac-ques), poëte français, né au Mans vers 1527, mort dans le Maine en 1555. II descendait par sa mère de Bertrand Du Guesclin. De bonne heure il cultiva les lettres, puis suivit la carrière des armes, fit une ou deux campagnes contre Charles-Quint vers 1552 et se rendit ensuite à Paris, où il s'adonna à la poésie et vécut dans l'intimité des postes du temps, Jodelle, Denisot, Joachim du Bellay, Jean de La Péruse, Mellin de Saint-Gelais, etc. Après avoir obtenu de brillants succès parmi les beaux esprits, Tahureau retourna au Mans, s'y maria et mourut peu après, n'ayant que vingt-sept ans. On a de lui, outre une traduction en vers.de YEcclësitisle et divers poèmes manuscrits : Poésies {Poitiers, 1554, in-8°); Sonnets, odes et mignardises amoureuses de l'admirée 11554, in-8°) ; Oraison au roi de la grandeur de son règne et de l'excellence de la tangue française (Paris, 1555, in-4°); Dialogues non moins profitables que facétieux (Paris, 1562, in-8), souvent réimprimés, et dans lesquels il se moque avec gaieté de plusieurs sottises accréditées de son temps,. Ces dialogues sont des discours moraux et satiriques, dans lesquels, selon l'expression de Delaporte., > la facétie se trouve industrieuseroent entremêlée, • et traitant du caractère des hommes et des femmes, de l'amour, des croyances et préjugés populaires, etc. Tahureau s'élève ensuite contre la philosophie d'Epicure et même de Platon, contre l'astrologie et l'alchimie, contre la rapacité des gens île loi et le charlatanisme des médecins, et enfin contre les subtilités théologiques. A toutes ces erreurs, qu'il signale avec perspicacité, il en substitue d'autres ; mais ces dialogues, d'ailleurs assez bien écrits, peuvent servir a constater les opinions dont la controverse agitait les esprits à l'époque où l'auteur écrivait, et donnent une opinion très-avantageuse de l'instruction et des connaissances variées de l'auteur. Le recueil de ses poésies a paru sous le titre de Poésies mises toutes ensemble (1574, in-80). On trouve dans les vers de Tahureau, surtout dans ses poésies erotiques, rie l'aisance et de l'harmonie. Pour donner une idée de sa manière, nous citerons cette épigramme contre une courtisane :
Ne t'esbahis plus si Nérée Vend si cher maintenant l'amour; Elle veut avoir, la rusée, De quoy l'acheter à son tour.
— Son frère aîné, Pierre Tahureau, s'adonna à la jurisprudence et à la poésie, il composa quelques écrits qui ne sont pas parvenus jusqu'à nous.
TAÏAUT inteij. (ta-iô). Véner. Cri du chasseur quand il voit partir la béte ;
Mon étourdi se met à sonner comme il faut
Et cria à pleine voix : . Tatuul! Infant! laiaul! •
Moliéku
TAÏBOA s. m. (ta-i-bo-a). Ichthyol. Poisson du genregobie, qui vit dans le Pacifique, sur les côtes de l'île d'Otaïti : ieTAÎBOA a le corps comprimé et d'une forme gui imite celle d'un fer de lance. (firoussonnet.J
TAÏCOUN s. m. (tu-i-kounn). Chef du pou^ voir temporel au Japon.
— Encycl. Le tuïcoun a son siège à Yeddo. Ce fut seulement vers la fin du xne siècle de notre ère que la haute fonction de taïcoun devint héréditaire dans la famille ou dynastie d'Yoritomo , pour passer plus tard, au commencement du xviie siècle, dans la famille de Yeyasou, dont les descendants la possèdent encore. Primitivement, le taïcoun portait le nom de siogoun quand il commandait les années, et, de nos jours encore, les deux titres de siogoun et de taïcoun représentent le même souverain, niais caractérisent ce souverain exerçant les attributions militaires ou les attributions civiles. D'abord généraux en chef de l'armée sous les ordres du mikado, qui était en possession de toutes les prérogatives de la souveraineté, les siogouns, après avoir réprimé les révoltes des grands vassaux, se firent payer leurs services en dépouillant peu à peu le mikado de son autorité politique et prirent le rôle de maires du palais, rôle qu'ils ont conservé jusqu'à nos jours. Mais ils ne purent opérer cette révolution sans respecter l'indépendance locale des plus puissants vassaux et reconnaître leur droit à figurer dans les conseils de l'empire. Le Japon possède donc ainsi deux souverains : l'un, le mikado, est spirituel héréditaire; l'autre, le taïcoun, également héréditaire, est temporel. Son pouvoir est limité par un conseil de princes. De ce mécanisme il résulte que le taïcoun, chef du pouvoir exécutif, est l'empereur réel du Japon, quand il est de force à tenir en respect les grands vassauxtqui exercent une véritable souveraineté dans leurs fiefs. Mais il n'est plus que l'instrument des princes lorsqu'il se laisse dominer par eux. Dans ces dernières